MG F : la réponse anglaise à la Mimix

Mercredi 2 avril 2014
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Je ne sais pas ce qui a pris mes copains ou connaissances de l’époque, mais j’ai vu fleurir autour de mois les MGF, souvent en vert anglais, et j’ai pris conscience alors de son succès en cette fin des années 90. On croyais le marché du roadster à l’anglaise définitivement gagné par Mazda et sa MX5 (voir : Mazda MX-5), mais c’était méconnaître MG-Rover, qui alors filiale de BMW, lance la réplique avec cette adorable F, le terrain ayant déjà été tâté avec succès par la BMW Z3 ou la Fiat Barchetta (lire aussi: Fiat Barchetta).

MG 07

Faisant renaître le blason MG (même si la pompe avait été amorcée par le lancement confidentiel et événementiel de la MG RV8, lire aussi: MG RV8), Rover répond avec retard, mais succès, au japonais, avec une formule encore plus « sportive » avec un moteur en position centrale arrière. Pas besoin d’une énorme puissance pour s’amuser, et on retrouve sous le capot arrière des 4 cylindres de 1,6 à 1,8 de cylindrée, et de 115 ch à 160ch pour la MGF Trophy 160 (la plus désirable des F), pour un poids légèrement supérieur à la tonne. Sans en faire un foudre de guerre, cela en fait un jouet bien séduisant.

MG 06

D’autant qu’elle est joliment dessinée, avec des capotes colorés (bordeaux, beige…), des colours so british (vert anglais) ou excentriques (le jaune de certaines Trophy 160). Malgré un tarif supérieur à sa concurrente japonaise (143 000 F contre 119 000 F pour les entrées de gamme en 1996), la MGF se vendra bien entre 1995 et 2002 (77 000 exemplaires). Il faut dire que ce petit roadster sait créer l’événement ou relancer les ventes grâce à de nombreuses séries spéciales, toutes plus équipées les unes que les autres.

MG 04

En tout cas, elle était un bon compromis pour les jeunes cadres parisiens, une vraie alternative amusante aux Z3 trop voyantes, aux MX5 trop répandues, ou aux Barchetta au blason trop connoté. Elle sera remplacé par la MG TF, une version retravaillée et modernisée, mais elle ne suffira pas à sauver MG-Rover, revendu par BMW en 2000, et qui se déclara en faillite en 2005. Cependant, ne croyez pas que la marque a disparu, puisqu’elle vit encore en Chine (MG-Roewe, groupe SAIC), et tente même une relocalisation partielle en Angleterre (on vous en reparlera prochainement).

MG 03

En attendant, vue sa diffusion, il y a beaucoup de modèles à vendre sur le coin coin (pour ne citer que lui), à des tarifs parfois attractifs. Si la conduite à droite ne vous fait pas peur, on en trouve aussi encore moins cher de l’autre côté de la Manche.

Lire aussi: MG à la reconquête de l’Angleterre

Images: MG Rover

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2 commentaires

mad

Le 09/06/2015 à 07:58

La magie britannique : réussir un plat original et inédit avec du réchauffé de la cantine… Techniquement, mieux vaut ne pas trop s’intéresser à l’origine des trains roulants. Quand au moteur, plus banal et grande série tu meurs. Mais le charme opère, la voiture est jolie, légère, agile, exclusive. Un moteur central pour ce prix là, ça ne se refuse pas. Mais attention à l’entretien ! Les moteurs K, sujets à des problèmes récurrents de refroidissement, ne sont plus fabriqués depuis longtemps et la disponibilité des pièces de rechange MG-Rover est très hasardeuse. La version TF échappe aux suspensions « hydrolastiques », mais pas la F qui elle devra être « regonflée » régulièrement sous peine de trainer par terre. Quand à l’accessibilité mécanique, elle relève du cauchemar.

Therenty

Le 07/01/2016 à 20:01

Si je partage une partie des inquiétudes de mad quant à la maintenance d’une F aujourd’hui, notamment la dispo des pièces, je ne le suis pas sur la banalité de la mécanique. Si le K a été diffusé en masse, il proposait pour l’époque des ratios intéressants voir uniques, en terme de puissance spécifique (le 1.4 de 103 ch ne serait pas ridicule aujourd’hui) et surtout de rapport puissance / poids du moteur. Ce parti-pris mécanique a effectivement fait vieillir prématurément des joints de culasse, surtout quand ce K était monté à l’arrière en fait, mais il a surtout fait les beaux jours d’autos plus légères telles les Lotus Élise et Exige S1 et une flopée de Caterham.
Dans ses derniers dérivés VVC, il était particulièrement séduisant dans la F Trophy 160, la ZR160, la TF160 et l’Elise 111S. La complexité de sa distribution variable était étonnamment fiable.

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