Mitsubishi Debonair et Galant AMG : raretés exotiques

Publié le dimanche 16 octobre 2016.
Mis à jour le jeudi 11 juillet 2019.
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En ce dimanche d’automne, et après avoir un peu polémiqué sur la Pontiac Aztec (lire aussi : Pontiac Aztec), j’avais envie de vous faire un petit article court, certes, mais insolite (même si d’autres en ont déjà parlé), sur deux AMG méconnues : les Mitsubishi Galant AMG et Debonair V3000 AMG. Oui vous avez bien lu : deux japonaises siglées des trois lettres aujourd’hui le signe des Mercedes les plus sportives de la gamme.

Car si l’officine allemande s’est avant tout spécialisée dans la préparation des modèles à l’étoile, elle n’en est devenue le partenaire exclusif qu’avec la C36 AMG (lire aussi : Mercedes C36 AMG) en 1993, et n’en est devenue filiale à 51 % qu’en 1999. Avant cela, rien n’empêchait AMG de travailler pour qui bon lui semblait, et il faut bien vivre messieurs dames !

Si l’essentiel de la production d’AMG avant 93 porte bien l’emblème de Mercedes, cela n’a donc pas empêché la petite firme de travailler avec d’autres marques… Enfin, pour être précis, une seule marque, cette fois-ci au diamant, et japonaise de surcroît, Mitsubishi. La première collaboration date de 1986, avec un drôle d’oiseau portant le nom de Debonair (!) V3000 AMG. La Debonair est à cette époque le modèle haut de gamme du japonais, tendance limousine. Mais pour lui donner une image plus dynamique, et satisfaire quelques clients un peu fou, Mitsubishi va s’adresser à AMG comme on s’adresse à un fournisseur d’accessoires : un contrat satisfaisant pour AMG qui ne brouille pas son image en Europe (la voiture ne sera vendue qu’au Japon), tout en encaissant du cash à moindre frais.

La Galant AMG, et son 4 cylindres DOHC poussé à 170 ch

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Les modifications de la Debonair sont en effet essentiellement cosmétiques, avec un look plus sportif (grâce à un kit carrosserie et un aileron arrière discret), et des jantes dans le plus pur style AMG de l’époque. Pour le moteur, on reste dans la grande série, avec un V6 3 litres de 200 ch (il semble que quelques modèles « 150 ch » aient aussi reçu le kit AMG), seul l’échappement sera légèrement modifié. Plus étonnant, la version « rallongée » de la Debonair pourra recevoir elle aussi ce kit en 1990, sous le nom de V150 AMG. Les chiffres de « production » (enfin plutôt devrai-je parler de « modification ») ne sont pas connus, mais la voiture est relativement rare à l’époque, et a fortiori aujourd’hui.

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Notez l’immatriculation de la Galant AMG !

Dans la foulée de ce premier partenariat, Mitsubishi va proposer une version AMG de sa nouvelle berline Galant en 1989, et ce jusqu’à la fin de la collaboration entre les deux marques (1990 ou 1991, le doute subsite). Avec la Galant AMG (E33), les modifications seront plus importantes. Outre un kit carrosserie plus sportif, et des jantes toujours dans le style AMG de l’époque, elle reçoit des modifications intérieures (avec une sellerie spécifique ou un volant AMG), mais surtout moteurs !

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Ici point de V6, mais un 4 cylindres DOHC de 2 litres, poussé par AMG à 170 ch. Suspensions et freinage seront aussi modifiés, pour donner une vraie sportive exclusive qui, étrangement, cohabitait dans la gamme avec la VR4 dotée du même moteur poussé à 195 ch : le marketing japonais est parfois difficile à suivre. Côté diffusion, il semble qu’environ 2500 Galant reçurent ces modifications AMG entre 89 et 91. Autant dire qu’il s’agit d’une rareté elle aussi, avec un petit côté plus poussé que la Debonair.

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N’espérez pas trouver de Mitsu AMG en Europe, seul le marché japonais eut droit à ces curiosités de la production automobile. C’est donc sur l’Archipel que vous pourrez trouver votre bonheur. Reste la conduite à droite, et l’éventuelle homologation, mais pour être original, il faut parfois surmonter nombre d’obstacles. A vous de voir !

 

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3 commentaires

Ben

Le 17/10/2016 à 10:22

Intriguant : Sur la photo promotionnelle (ou en tout cas qui semble l’être), les
autos sont présentées en immatriculation française (et même Parisiennes!)

Nabuchodonosor

Le 17/10/2016 à 12:02

C’est peut-être pour échapper à une japoniaiserie fiscale qu’elles étaient livrées avec des plaques françaises « collection » ?
🙂

lusocelt

Le 19/10/2016 à 13:12

Sauf erreur de ma part dans deux ans elles pourront être importées sur le territoire français au titre de véhicule de collection.
Le plus dur pour une fois ce ne sera pas les formalites française mais de les trouver au Japon

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