Navya : qui se cache derrière le constructeur français de véhicules autonomes ?

Publié le lundi 13 novembre 2017.
Mis à jour le mardi 11 décembre 2018.
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Il y a ce qu’on appelle des serial-entrepreneurs, qu’on finit toujours par retrouver quelque part à peaufiner de nouveaux projets, et chez Navya, en fouinant un peu, on se rend compte que derrière le lancement de ce taxi (le Cab) ou de cette navette (le Shuttle) autonomes se cachent des hommes qu’on a longtemps vu dans la presse économique ou automobile en d’autres temps et d’autres circonstances.

Car malgré un look plutôt « spécial » du Cab présenté il y a quelques jours, se cachent derrière Navya des hommes, des compétences et du capital de premier ordre, tandis que le lancement du produit a un peu occulté certains détails intéressants, comme l’ouverture d’une usine de production pour le Shuttle dans le Michigan, avec pour ambition de produire dès fin 2017 une vingtaine d’exemplaires de cette navette autonome sur le sol américain.

Christophe Sapet, PDG de Navya, devant le Cab

Revenons aux hommes. A la tête de Navya, on retrouve Christophe Sapet. Ce nom me disait quelque chose, moi qui lit la presse économique depuis la fin des années 80. Justement, la success-story de cet homme là et de son acolyte plus médiatique Bruno Bonnell date de ces années-là. Rappelez-vous, Infogrames cela ne vous rappelle rien ? Cette société de jeux vidéos qui cartonna pendant la décennie 90 était l’oeuvre de ces deux lyonnais visionnaires, certes, mais trop gourmands : après les rachats successifs de Ocean Software, Gremlin, GT Interactive, Hasbro Interactiv ou Paradigm, la société se retrouve lestée d’une dette de 580 millions d’euros alors que la bulle spéculative du début des années 2000 sur les valeurs technologiques et internet explose : une charge trop importante. Bruno Bonnell mais aussi Christophe Sapet doivent quitter l’entreprise qu’ils ont créé, devenue depuis Atari. C’est le début d’une nouvelle carrière.

Bonnell est plus médiatique, Sapet plus opérationnel, mais les deux ont une passion : l’intelligence artificielle et la robotique. Tandis que le premier rachète Robopolis, distributeur de robots, et fonde le fond d’investissement Robolution Capital doté de 80 millions d’euros, le second s’engage dans la voiture autonome en fondant Navya. C’est bien évidemment Robolution qui va investir et soutenir Navya en attendant la seconde levée de fonds, en 2016. Une levée de fonds de 30 millions d’euros, avec des noms prestigieux : Kéolis, Valeo, l’entreprise Qatari Groupe 8 Holding, ou Charles Beigbeder, fondateur et ex-dirigeant de Poweo, et frère du très médiatique Frédéric Beigbeder, par l’intermédiaire de son fond d’investissement Gravitation.

En 2014, un autre lyonnais (car il s’agit bien d’une affaire de lyonnais) rejoint la petite bande : Xavier de la Chapelle. Ce nom vous dit forcément quelque chose, puisqu’il s’agit du fondateur du constructeur automobile éponyme (lire aussi : De La Chapelle Parcours) qui fut par ailleurs PDG de Venturi entre mai 1989 et mars 1992 (lire aussi : Venturi 260). Un homme qui connaît bien l’industrie automobile tout en ayant l’habitude des petites structures et possédant l’esprit d’entrepreneur indispensable à la start-up de l’autonome.

Discrètement d’abord, l’entreprise s’est lancée dans l’automobile autonome avec un premier modèle, baptisé Shuttle. 150 personnes entourent Christophe Sapet dans ce projet ambitieux. En juin 2017, Savya annonce la création d’une usine dans le Michigan, en collaboration avec Mcity et l’université du Michigan. Avec Shuttle, Navya s’attaque au marché des lignes de navettes autonomes dédiées à un parcours précis (et une offre de location pour les collectivité locales à partir de 9500 euros HT mensuels), mais la grande nouveauté de cet automne, c’est la présentation du Cab, un taxi autonome capable d’effectuer des trajets spécifiques, à la demande. L’offre de Navya permet aujourd’hui de répondre aux deux attentes du public ou des collectivités, en attendant le développement, qui sait, de l’automobile autonome destinée aux particuliers.

Le Navya Shuttle est déjà en service à Paris (La Défense), en Swiss (en haut) ou en Australie (en bas)

Pour l’instant, la société est en phase de développement, et les restrictions réglementaires restent encore un frein, mais Navya se positionne, avec ses moyens plus limités certes, mais avec de l’ambition, sur ce marché, lentement mais sûrement. Avec des partenaires prestigieux, des vieux briscards de l’entreprise ou de l’automobile, Navya a réussi à mettre en service près de 50 navettes Shuttle à travers le monde, bénéficiant d’un retour d’expérience unique avec 190 000 passagers déjà transportés sur sites privés ou ouverts. En 2018, ce sera au tour du Cab de rentrer en service en fonction des autorisations réglementaires. On est certes loin des millions de kilomètres effectués par Google ou des objectifs démentiels d’Elon Musk et Tesla dans la voiture électrique, mais les débuts sont encourageants.

Vous pouvez d’ailleurs vous embarquer dans l’aventure en testant le service à la Défense (lire à ce sujet l’article de The Automobilist).

42 commentaires

Super Bee

Le 13/11/2017 à 17:21

Quelle tristesse. Comment peut-on s’enthousiasmer pour ça ? Hormis détruire les emplois des livreurs, taxis, routiers et j’en passe et enlever tout le plaisir de conduire aux amoureux de voitures que nous sommes, à quoi sert cette pseudo innovation ?

wolfgang

Le 13/11/2017 à 17:54

Je suis parfaitement d’accord. Ces gens sont en train de tuer l’automobile et le peu de liberté qu’il nous reste… un jour pas si lointain, on nous interdira de conduire par mesure de sécurité pour faire gagner un peu plus de fric aux sociétés d’assurance. On aura inventé le train individuel en quelque sorte…
C’est atroce.
Mais comme on est dans un monde drogué aux jeux vidéo et au virtuel, les gens trouvent ça bien…
C’est déjà bien parti avec les camions : ils vont passer à la conduite autonome. Un seul chauffeur au lieu de deux à l’international, un salaire en moins, moins de pb de grève…
Dans le même genre j’ai lu qu’on allait bientôt devoir passer un permis pour utiliser une tronçonneuse… bientôt un permis pour faire du vélo aussi ? on a déjà le casque. Reste à en mettre un aux piétons.

pop eye

Le 13/11/2017 à 18:35

Vu le comportement général de l’ensemble des conducteurs je trouve ça plutôt rassurant , car ça ne peut en aucun cas être pire.
Et parler de liberté sur la route c’est là l’un des problèmes majeurs !
Et pour les anti-évolution primaire , on va les remettre à la charrette tirée par des chevaux comme au bon vieux temps ! (mdr)

Eddy123

Le 14/11/2017 à 06:28

Exact… il y avait des ronchons qui étaient contre les trains ferroviaire … la vitesse rendait fou!…
On ne peux lutter contre l’évolution des choses… on ne peux pas vivre comme nos parents qui eux même ne vivaient pas comme les leurs….

Corail77

Le 14/11/2017 à 08:50

Je pense que les technologies développées vont peut-être tuer des emplois (je ne plaindrai pas les excécrables chauffeurs de taxi parisiens) mais, pour le particulier, j’espère qu’il s’agira uniquement d’un dispositif débrayable, qui conduira uniquement lorsque le conducteur le souhaite (bouchons, autoroute…)

Wolfgang

Le 25/11/2017 à 12:41

Si on peut lutter. Il suffit de réglementer, c’est pas compliquer.
On m’interdit bien de rouler, pourquoi ne pourrait-on pas interdire les bagnoles autonomes ?
Et si on avait réservé les téléphones portables aux forces de l’ordre, on aurait beaucoup moins de pb de sécurité sur les routes… tout ça c’est une question de fric. Le fric passe avant tout, et surtout avant la liberté individuelle.

Antoine K

Le 14/11/2017 à 19:35

C’est tellement vrai ! et puis si aime conduire il y a des circuits pour ça… Ceux qui râlent parce qu’on leur « vole » leur plaisir de conduire devrais comprendre une fois pour toute que sur la route même sans véhicule autonome il y a des règles à respecter qui selon moi n’ont rien d’amusant même si j’aime la course. Et puis je considère le fait de ne pas pouvoir faire autre chose pendant qu’on conduit comme une horrible perte de temps.

Antoine K

Le 14/11/2017 à 19:40

Et dernière précision, ça va peut-être supprimer des emplois oui mais en général les emplois supprimés par les technologies sont parmis les plus pénible (ex les robots à la place des ouvriers dans les usines) et dans les même temps certains secteurs se développent ou même de nouveaux métier apparaissent. Ex : les métiers de l’éducatif ne cessent d’accroîtres puisque la population augmente.

Wolfgang

Le 25/11/2017 à 12:38

Pour ceux qui aiment se faire conduire passivement dans des déplaçoirs électriques, il y a des trains. Laissez la route à ceux que ça intéresse.
Considérer que conduire est un plaisir en soi vaut largement autant que pensez que c’est une perte de temps.

Wolfgang

Le 25/11/2017 à 12:36

On ne revient pas à la charrette à boeufs mais au vélo pour le moment…
Les anti évolutions primaires ne sont pas toujours ceux qu’on croit.
Si les écolos pouvaient nous remettre des dinausores dans les rues, ils le feraient volontiers.

Lionel

Le 09/07/2018 à 10:15

Il faut pas oublier que certaines personnes n’aiment pas conduire ou ne peuvent pas (handicap ou peur des autres), après personnes ne vous forcent à prendre une voiture autonome, enfin pour le moment, si ces voitures enlève un abruti dangereux de derrière un volant ça me va!!! Je prends aussi beaucoup de plaisir au volant mais chacun a son plaisir au volant, le mien est de bouffer des bornes quelques soit le véhicule du moment que j’ai le volant entre les mains mais ça ne m’empêche pas de me déplacer en vélo en local car beaucoup plus simple à l’usage pour me garer et presque aussi rapide

Jérôme

Le 13/11/2017 à 18:55

Il faut à mon avis distinguer l’utilisation contrainte de la voiture et l’utilisation plaisir.
Pour l’utilisation contrainte vivement les voitures 100% autonomes de niveau 5 (ce qui n’est pas pour demain quand même) ! Qui prend du plaisir à poireauter dans un embouteillage ? A se taper 300 bornes d’autoroute à vitesse constante ? À stresser tous les 2 mètres en centre-ville ? A errer dans une zone commerciale ? Personne.
Des autos de niveau 3 seront déjà parfaites pour ce genre de situations sans aucun intérêt « automobilesque », en plus de grandement fluidifier et faciliter le trafic.
Pour l’usage plaisir en revanche, point d’autonomie !
De la bagnole à l’ancienne ! Du rapport poids/puissance de malade ! Du moteur qui envoie et qui chante ! Du double débrayage en entrée et du contre-braquage au dessert !
Mais il faut se rendre à l’évidence : la masse se déplacera en autonome, l’auto-passion ne devenant qu’un loisir comme un autre, un peu à l’image du cheval, passé de mode de locomotion privilégié à objet de loisirs en quelques années à peine.
En détruisant des dizaines d’emplois de cochers, palefreniers, maréchal-ferrants… remplacés par les pompistes, mécanos, etc….
Ainsi va la marche du progrès, et c’est tant mieux. A mes yeux du moins.

Paul

Le 13/11/2017 à 19:00

je suis assez d’accord avec ta vision… du moins c’est dans cette direction que l’on va, alors pourquoi la subir et s’apercevoir dans 20 ans que le marché sera dominé par les américains ou les Chinois ? Ne dénigrons pas la recherche française même si elle va à l’encontre de notre plaisir, hein…

Ca me rappelle les notables de ma vénérable ville de Bourges qui au XIXème siècle ont eu peur du train, repoussant l’échéance le plus longtemps possible, pour s’apercevoir que Vierzon était devenu le nœud ferroviaire (excluant Bouges des grandes lignes principales) et Orléans devenue la ville qui compte en région Centre, notamment grâce à sa proximité de Paris rendue possible par le train, et au développement de son université. Bourges ne dispose d’une ligne électrifiée que depuis quelques années ahahaha !

Wolfgang

Le 25/11/2017 à 12:49

Je vois mal un pays où on vend des Dodge Chalenger Demon avec des pubs à base de burn passer à l’électrique…
C’est bon pour la Californie à la rigueur…
Les USA aiment la liberté par dessus tout, et ils ont bien raison.
Le seul avantage de l’électrique est politique : indépendance énergétique vu que nous n’avons pas de pétrole. Par contre il va falloir créer des centrales nucléaires pour alimenter les bagnoles et ça personne n’en veut… Hulot vient de faire marche arrière sur le nucléaire à cause de ça… la bagnole électrique c’est une bagnole nucléaire et liberticide. Et comme une montre à quartz, sans aucun intérêt pour un amateur de belle mécanique…

Eddy123

Le 14/11/2017 à 06:39

Idem 😉

Super Bee

Le 14/11/2017 à 09:42

Et bien au risque de paraître réactionnaire, je trouve que toute cette innovation devrait être encadrée dans la mesure où elle va davantage nuire que rapporter. Cette robotisation, cette autonomisation sauvage détruit bien plus d’emplois qu’elle n’en créé et nous rend de plus en plus dépendant et de moins en moins indispensables. Le concept de destruction créatrice, tel que je l’ai appris en économie, est enraillé. Il y a plein d’articles très intéressants à ce sujet.
Et à ce rythme, je pense que l’on finira par devenir esclave d’une technologie que seule une poignée d’hommes pourra s’offrir.

mdr

Le 14/11/2017 à 14:10

Il y a plein d’articles très intéressants à ce sujet contredisant ceux dont tu parles , car ça dépend toujours du point de vu où on se place.
Les ouvriers qui faisait 10 heures par jour sur les chaines de montage , ça te fait encore rêver ? j’en doute ! Les emplois évoluent et le problème à prendre en compte c’est de pouvoir en donner à tout le monde en fonction de la compétence de chacun. Les jobs qui manquent sont ceux qui partent à l’étranger pour de sombre raison économique , en effet une entreprise rentable il y a 10 ans , aujourd’hui, si elle fait le même profit, elle ne l’ai plus .

Super Bee

Le 14/11/2017 à 15:01

C’est un peu facile de limiter ce phénomène aux ouvriers. La virtualisation de notre société combinée à certaines innovations de ce genre rend presque tous les métiers remplaçables. D’ailleurs ici ce sont des métiers du tertiaire qui sont potentiellement menacés (en plus des exemples précédents, il y a aussi les conducteurs de bus, trains, métros, et demain pourquoi pas les pilotes d’avions…).
Bref toutes ces avancées, qui pour moi n’en sont pas ne permettent pas de générer autant d’emplois qu’elles n’en détruisent. Mais tu parles d’articles contredisant mes propos. Je serais ravi de les connaître, afin d’être peut-être un peu plus optimiste pour la suite 😉

Antoine K

Le 14/11/2017 à 19:42

Merci ! Tout à fait d’accord !

Eric

Le 13/11/2017 à 19:30

l’avantage, c’est que ces automates, donc, seront en service 24h/24 et fluidifieraient le trafic;parce que j’imagine une société ou les horaires de travail seraient différents selon le secteur;les enseignants, par exemple dans une plage horaire de 7:00 à 19:00 h,Mais les comptables, plutôt de nuit, allant de 15 à 22h? ..C’est un peu le contre-pied de ma première phrase,-ça peut être viable en voiture individuelle- mais personne n’est parfait ?
Ces engins sont mignons tout plein;en poursuivant la démarche jusqu’au bout serait-il farfelu d’envisager une synergie avec une société de matériaux recyclables, entre autres (comme il y en a au Brésil)question profane ..

Salva

Le 13/11/2017 à 21:45

Attendons les premiers accidents….ça va en calmer certains…

Eddy123

Le 14/11/2017 à 06:42

Cela n’a pas calmé l’automobile, le train, le bateau, vélo.. .. enfin bref tout ce qu’à inventé l humanité. …. les accidents font partie de la vis… des humains ce sont sûrement blessé avec leurs silex. .. il auraient dû ce calmer?

mdr

Le 14/11/2017 à 14:01

L’automobile traditionnel c’est combien d’accident , de blessé , de mort par jour ?
alors pour sûre y’a de la marge ! ! !

La fiabilité du robot est sans commune mesure avec l’humain,
pour commencer,
il peut communiquer et conduire en même temps en conservant 100% de ces moyens.

Wolfgang

Le 25/11/2017 à 12:52

L’automobile n’a jamais été aussi sûre que maintenant.
Et le nombre de blessé et de morts et ridicule comparé aux accidents domestiques et aux suicides. Certains accidents d’autos sont aussi des suicides d’ailleurs…
Combien de cancers dus aux centrales nucléaires ?

MacGivre

Le 14/11/2017 à 00:28

La voiture plaisir c’est quoi ? Ce promener tranquillement sur nationale en admirant le paysage ? Rouler à 250 sur autoroute ? Doubler les chauffeur du dimanche qui osent rouler à 90 sur nationale ? C’est une vraie question, je trolle pas (pas vraiment).
Si voyager sur autoroute pendant des heures juste en regardant le paysage, un film ou en faisant la sieste c’est pas du plaisir ça ^^.
Rouler à vitesse constante programmée (la même pour tous), sans un « pilote de F1 » qui vous colle au cul et fait des appels de phares parce que vous osez doubler un camion et donc êtes sur la seule voie de gauche en respectant les 130 km/h alors que vous devriez rouler bien plus vite, ça c’est pas du plaisir.

mdr

Le 14/11/2017 à 14:03

++++1 absolument !

pour les sensations plaisirs type ‘pilote’ y’a des circuits et c’est ça qui se développera pour ceux qui seront en manque de conduite !

seb

Le 14/11/2017 à 14:47

Il va falloir penser à arrêter de les fermer et penser à en ouvrir d’autres alors, à peine 1 circuit par région ça fait pas lourd pour le nombre de passionné qui aimerait y aller.

Wolfgang

Le 25/11/2017 à 12:54

Ouais bonne idée, parquons dans des zoos les hurluberlus qui osent vouloir conduire pour permettre de transformer la route en une voie ferrée géante réservée aux assistés de la vie.

Super Bee

Le 14/11/2017 à 15:19

Je l’attendais celle-là. Le problème de la plupart des anti-bagnoles, c’est que vous considérez que tous les amateurs d’autos ne vivent leur passion que lorsqu’ils se prennent pour Hamilton sur route ouverte mais c’est faux.
D’ailleurs pour conduire régulièrement sur tout type de parcours, les gens qui me font des frayeurs (doubler par la droite ou trop juste par rapport à la voiture qui arrive en face, non respect des distances de sécurité, etc…) n’ont pour la majorité pas de voitures de passionnés (bien qu’effectivement, on peut parfois être surpris).
Pour moi prendre le volant est toujours un plaisir quelles que soient les conditions.

Alain

Le 14/11/2017 à 16:11

Chacun a sa notion de « voiture plaisir »…
Pour ma part, ce serait pouvoir passer les vitesses (bien que j’adore les boites automatiques!), accélérer quand je le désire, tourner la galette que j’ai devant moi… faire des erreurs… bref tout ce que la conduite autonome m’ôtera comme plaisir.
Et aussi entendre un bruit de moteur à l’accélération, sentir l’essence, tout ce que la voiture électrique m’ôtera par la même occasion.

Je ne suis pas contre ce progrès incontournable, car combien actuellement ont réellement la passion de l’automobile? Surtout dans un pays majoritairement autophobe…

Bref, pour ma part, pas besoin de rouler à 250 km/h, simplement pouvoir rouler par mes propres moyens cela me suffit.

Wolfgang

Le 25/11/2017 à 12:58

Bien dit !
Le plaisir de conduire c’est tout simplement ne pas être passif, décider, choisir.
J’aime conduire, prendre le train ou l’avion m’ennuie fortement.
Et la vitesse n’a rien à voir avec ça.

Paul

Le 14/11/2017 à 09:55

Attention, pour préciser ma pensée, je n’ai pas dit que j’étais enthousiaste à l’idée de la voiture autonome, j’aime conduire, et si possible un gros moteur avec plus de 4 cylindres et des chevaux ! Mais je regarde avec intérêt l’évolution automobile: les énergies alternatives, l’autonomie. Sera-ce l’avenir ? Je ne sais pas mais si c’est le cas, je me réjouis alors qu’une entreprise française fasse partie de la compétition, lui souhaitant de réussir sur ce marché s’il se développe.
Si j’ai ma préférence, je ne vois pas l’arrivée de nouvelles technologies de façon négative, j’essaie d’y voir le positif, et je suis assez d’accord pour penser que l’avenir risque de changer nos façons d’utiliser la voitures, pour des raisons simples: nos énergies fossiles ne sont pas inépuisables. L’électrique fait partie des solutions. L’autonomie répond pour moi à une autre demande, plus collective: la souplesse d’utilisation pour des systèmes de transports en commun.
Le risque de perte d’emploi est évidemment présent, mais comme dans toute révolution, l’emploi, si on est malin, se reportera sur d’autres activités, nouvelles. On parle de la désindustrialisation de la France, certes, et c’est bien dommage, je suis d’accord, mais on oublie de parler des millions d’emplois aujourd’hui « normaux » pour tout le monde qui n’existaient pas il y a seulement 20 ans. Bien sûr, les transitions sont toujours les plus dures, et je pense que nous sommes justement en pleine transition. Sans être béat d’admiration devant le progrès, regardons le avec objectivité et bienveillance, sans oublier de critiquer quand il le faut.

Eddy123

Le 14/11/2017 à 13:04

De toute façon, on ne pourra pas continuer a avoir une auto pas foyer…
Avec la raréfaction des carburants fossiles et le GROS problème de production électrique qui nous arrive dessus et la surpopulation, il va falloir s’habituer à ce genre d’automobile et autre..
Autant qu’elles soient Françaises. ..

Georges

Le 14/11/2017 à 14:04

Une auto par foyer !!!!!
Et bin moi qui vis en France ça fait plus d’un siècle que c’est plus souvent plus qu’une, deux, trois… .

Par chez moi petite ville de province et dans un quartier populaire, le PLU dit : trois places de parking par nouveau logement.

Eddy123

Le 14/11/2017 à 21:33

Relax.. cest une moyenne. … pas une insulte…

seb

Le 14/11/2017 à 14:44

Je connais des foyers où il y a plus de voitures que de permis, il faudrait déjà tomber à une par foyer avant de voir la majorité des foyers sans voitures donc ça ne va pas être pour tout de suite.

Wolfgang

Le 25/11/2017 à 13:04

Le nombre d’autos ne veut strictement rien dire.
On en conduit une à la fois…
Quand à la raréfaction des carburants fossiles, je me marre.
ça fait 40 ans que j’entends ça. Sauf que les bagnoles consomment de moins en moins et qu’on trouve de nouveaux gisements. C’est pas pour rien qu’Hulot a décidé d’interdire l’exploitation de nouveaux gisements…aucune chance pour ses bagnoles électriques sinon. Sans compter qu’on peut produire à base de végétaux. On peut faire du gaz aussi.
Propagande écolo à 2 balles tout ça…

seb

Le 14/11/2017 à 14:30

Ça me fait penser à mon conseiller d’orientation de 3e, vers fin 90’s, qui m’avait sorti que j’allais faire un métier qui n’existait pas encore. Forcément quand tu as 15 ans et qu’on te sort ça tu te dis que ça ne t’aide pas beaucoup mais 20 ans après tu te dis qu’il avait carrément raison. Là c’est pareil. Qui dit nouvelles technologies dit nouveaux métiers, on s’adaptera comme on l’a déjà fait et comme on le fera encore après. Le plus dur ça sera pour ceux qui ne peuvent/veulent pas s’adapter et qui râleront parce que c’était mieux avant.

mdr

Le 14/11/2017 à 14:17

Dans le même principe , il y a aussi l’Easy Mile EZ10 issu d’un partenariat industriel entre Ligier Group et Robosoft Technology

http://www.ligier.fr/ligier-group/ez10-vehicule-autonome-et-electrique-ligier.html

JCF

Le 14/11/2017 à 23:40

Merci Paul pour cet édifiant article.
Une petite précision toutefois : les premières navettes automatiques ont commencé à rouler dans le quartier de la Confluence à Lyon dès septembre 2016.

Rusty03

Le 02/02/2018 à 02:06

Et là je me rends qu’au milieu des gens de chez Navya avec qui j’ai bu un verre ce soir, il y avait Xavier de la Chapelle avec qui j’ai discuté mais que je n’ai pas reconnu…. Arrrgghh !

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