Paris : on a volé la ville de mon enfance, merci Madame Hidalgo

Mercredi 19 octobre 2016
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Parisien pendant les 30 premières années de ma vie, j’y reviens ponctuellement depuis mon départ en province il y a dix ans tout rond… J’y vais en train, le plus souvent, et me contente des transports en commun, j’y vais en voiture, parfois, et je vis une galère, et j’aime m’y balader comme piéton. Ce que je vais dire n’a rien de scientifique, mais relève plutôt de la constatation du délabrement d’une ville depuis mes jeunes années jusqu’à aujourd’hui.

J’ai passé de longues années à vivre (y’a pire) soit sur le boulevard Saint Germain, soit ses abords… Je me souviens que, petit, mes parents (qui n’étaient pas des inconscients) me laissaient libre de mes mouvements dans le quartier. Il faut dire que mon père, parisien depuis toujours, avait eu les mêmes habitudes du côté de la Muette, et que ma mère, provinciale devenue parisienne, y voyait la même chose que ce qu’elle avait vécu à Bourges (oui dans le Berry où je vis aujourd’hui).

Pendant des générations, les petits parisiens comme moi prenaient le bus (un Standard 11m TC10 svp, lire aussi : Standard 11 Mètres RATP) ou le métro assez tôt en âge, jouaient dans le quartier, au foot dans les impasses (en face de chez moi, rue Jean de Beauvais), dans les squares (aux pieds de Notre Dame, au Jardin de Cluny ou au Luxembourg), flânaient dans les ruelles de la Montagne Sainte Genneviève, ou se demandaient quelle Majorette choisir rue Lagrange, aux Mille Couleurs !

Le boulevard Saint Germain a toujours été une artère essentielle pour la ville mais, l’ayant fréquenté comme habitant entre 1975 (ma naissance) et 2010 (l’année où mes parents quittèrent Paris), l’ayant habité de 1975 à 1987 puis de 1997 à 2000 (voyez comme je suis précis), je ne peux constater qu’une chose : ce boulevard a bien changé. De « toujours fluide » de mon enfance, permettant à mes parents de me laisser libre dans le quartier sans danger réel, à « toujours embouteillé » aujourd’hui, il y a eu une lente évolution, qui n’est pas le seul fait de Madame Hidalgo.

Les politiques de la ville en matière de régulation de la circulation, d’aménagement de la voirie, et d’écologie responsable (mon œil!) ne datent pas d’hier… Mais depuis bien avant que la gauche n’arrive au pouvoir à la municipalité, on a opté pour une fausse bonne idée : les couloirs de bus, réduisant l’espace au (faux) profit des bus et taxis, voire professions réglementées. Première erreur fatale qui n’existe pas à Londres par exemple. Restreindre l’espace pour fluidifier était déjà une idiotie. Une idiotie reconduite année après année, amplifiée, jusqu’à en devenir dangereuse.

L’autre jour, je traverse mon bon vieux boulevard du Montparnasse, que j’ai fréquenté des années ayant été au collège/lycée à côté… Et bien j’ai failli me faire renverser par un bus, puisqu’à ma grande surprise, le boulevard est désormais séparé en 3 ! Une voie de gauche, une voie de droite, et une voie centrale pour les bus et taxis… Le résultat est effroyable : deux voix embouteillée, et l’équivalent (en espace) libre…

Je me rappelle les informations de la prévention publique : rouler à 150 au lieu de 130 ne te fait gagner que moins de 10 minutes sur un trajet de 100 km… Mais bon, je suis pas scientifique, je m’aperçois que la question n’est pas là… Donner la priorité aux bus et taxis, c’est certes donner la priorité aux transports en commun, mais contraindre aussi tout les autres à de longs… longs, longs trajets. En tant que parisien, je n’ai pas eu besoin de bagnole, car j’habitais intra muros. Mais alors, cela voudrait dire que tout ceux qui circulent à Paris.. n’habiteraient pas à Paris ? Probable… Pas tous of course.

Revenons à mon enfance. A cette époque, mon père et ma mère, travaillant tous les deux, plutôt des métiers sympas (architecte et prof), ne gagnaient pas non plus des millions… loin de là. Mais pouvaient vivre à Paris centre dans des beaux quartiers, avec trois enfants, tout en étant locataire. Faire la même chose aujourd’hui demande soit de s’éloigner, de plus en plus, pour gagner une pièce pour le nouvel arrivant, soit de gagner de plus en plus d’argent. Le 5ème arrondissement de mon enfance était à l’époque bigarré, et cela se ressentait dans notre école maternelle de la rue du Sommerard, et nos amis n’étaient pas tous riches, loin de là… Aujourd’hui, je reviens souvent sur ces lieux de mon enfance, où les parties de foot dans les impasses ont disparu, et où, dans les jardins publics, les nounous pullulent, me laissant un drôle de sentiment : la mixité a disparu, l’autonomie aussi.

Paris a perdu sa liberté, pour « notre confort » à entendre nos édiles. Je me souviens de parties de vélos incroyables avec mon copain Antoine le long du boulevard, qui ne seraient plus possible tellement la circulation est… incoryable. On serait mort 15 fois aujourd’hui, alors que la « population automobile » n’a pas vraiment augmenté. A l’époque, il faut dire, existait des quais sur berges rive droite comme rive gauche, dans un sens pour les uns, dans l’autre pour les autres, permettant de contrebalancer le périphérique circulaire remplaçant les anciennes « fortifs » du temps de mon père.

Un axe circulaire, un axe vers l’Est (rive droite), un axe vers l’Ouest (rive gauche), et des grands boulevards ou rues nord-sud (rue St Jacques, Boulevard St Michel, rue de Rennes à gauche, rue Sébastopol ou boulevard Richard Lenoir). Rajoutez à cela des mini périphérique en plein centre ville, genre « grands boulevards » à droite, boulevard du Montparnasse à gauche, autant dire que le plan de notre ami Haussmann, baron de son état, n’était pas si idiot.

Et bah non. Non contente d’interdire arbitrairement la ville à toute voiture d’avant 1998 (ce qui était déjà hautement contestable, lire aussi : Le diktat de madame Hidalgo), notre « mairesse », pour des raisons obscures, et contre l’avis de tous, a décidé de fermer les quais rive droite, axe majeur qui allait pourtant de la Maison de la Radio (pour faire simple) jusqu’à Bercy d’une seule traite ! Les quais rive gauche avaient déjà été fermés mais ils étaient moins longs, et les voies hors berges étaient suffisamment larges pour accepter le trafic (même si bon, cela a contribué à rendre la circulation pas simple).

La raison ? L’écologie ! Elle a bon dos l’écologie : je ne suis pas un expert, mais j’aime l’automobile, et je sais qu’une automobile pollue moins en roulant qu’à l’arrêt, à bas régime, le moment où d’ailleurs elle consomme le plus, c’est moment où l’on passe du point mort à la 1ère, puis de la 1ère à la seconde, puis de la seconde au point mort, etc etc (pas besoin d’être devin, votre ordinateur de bord vous le dira tout aussi bien que moi : vous consommez, et vous polluez plus)… Hausse de la pollution (je vais même pas mettre de liens tellement c’est évident), hausse de la consommation, où est l’écologie dans cette affaire ? L’autre jour, laissant l’ami Niko rue du Louvre, je me dirigeais vers Odéon où habite ma sœur, qui m’hébergeait : j’ai du me frayer un passage sur les quais d’un côté comme de l’autre, me pinçant le nez, et manquant de défaillir… Et pourtant je suis un parigot, un vrai, que la pollution ou la circulation n’a jamais effrayé.

Je dois être devenue chochotte après dix années en province… Cela doit sans doute expliquer ma réaction devant l’embouteillage, les odeurs nauséabondes, et tout ça… j’aurai du être content, prendre un Vélib, voire une Autolib (lire aussi : Bolloré Bluecar) et prier sainte Anne pour la préservation de mes poumons. Bon comme je suis fumeur, je pourrais pas me plaindre auprès d’elle mais tout de même.

Pire, une fois dans le métro, car finalement je suis d’accord pour dire que le transport en commun est plus pratique – nous avons un fabuleux maillage de station qui n’existe pas à Londres (reprenons notre modeste comparaison) -, je m’aperçois que la pollution, selon tous les articles sur le sujet, y est nettement supérieure à ce qu’on aurait ingurgité à la surface, malgré les embouteillage : je comprends mieux ma mère qui a toujours refusé de mettre les pieds sous terre ! Elle se porte comme un charme, approchant les 80 ans… La solution : ne prenez pas le métro, vous vivrez vieux !

Trève de plaisanterie : la politique menée depuis des années, et que nous avons accepté avant même Madame Hidalgo tue notre ville… En tout cas moi je ne la reconnais plus : rues encombrées, impossibilité de se garer, métro saturés (la ligne 13 est flagrante), RER à l’abandon (la ligne A est flagrante), impossibilité de circuler (les boulevards sont flagrants, et le périphérique encore plus), interdiction de circuler (les quais sur berge sont flagrants). Avec pour résultat un Paris embouteillé, un Paris encore plus pollué (oui, l’embouteillage pollue plus qu’un trafic fluide, quelle que soit la motorisation et l’âge du véhicule, c’est universel), un Paris stressé, un Paris que je ne reconnais plus.

Soit j’ai vécu trop longtemps en province, soit je suis un idiot à ne pas voir comme Paris a progressé depuis mon départ en 2006. De moins en moins de loyers accessibles, de plus en plus de tracasseries au jour le jour, des projets idiots (ai-je besoin que ma municipalité m’organise un Paris Plage alors que de mon temps on allait dans tous les parcs, Luxembourg, Buttes Chaumont, Monceau, Vincennes, Bagatelle et le Bois de Boulogne, Saint Cloud, c’était la campagne, pas besoin de la plage), tout cela pour faire de Paris une vaste fumisterie qui fait ricaner toutes les capitales d’Europe ou presque.

Gouverner, c’est aussi trouver le compromis entre les habitants, les touristes, les travailleurs, les voyageurs, l’image qu’on veut donner de soi… Combien d’étranger m’ont parlé de la saleté des rues de Paris plus que des embouteillages : n’y-a-t-il pas quelque chose à faire de ce côté là plutôt que d’enfreindre une certaine liberté de circuler ? Accueillir bien ceux qui viennent nous visiter ne serait pas plus intelligent que de lutter faussement contre la pollution ?

S’il s’agit de pollution, alors il faut une concertation à l’échelle de l’Ile de France, intelligente et incluant les constructeurs automobiles, les gestionnaires de transports en commun (STIF, RATP, SNCF). L’exemple d’Autolib est bon : pourquoi ne pas faire en sorte que tous puissent y trouver leur compte dans la quête d’une baisse de la pollution, au lieu de diviser pour mieux régner. Un récent article de Bruno Roger-Petit sur Challenges (lire aussi: Les ambitions élyséennes d’Anne Hidalgo) montre plus qu’il ne démontre (mais cela reste intéressant) que l’ambition élyséenne d’Anne Hidalgo n’est pas étrangère à tout cela… Faire, faire, faire, peu importe si c’est bon, on ne le saura que des années après, pour présenter un bilan (biaisé) et rafler la mise. (enfin c’est ce qu’elle semble croire) Je suis sans doute trop pur (rire!), mais ça me débecte un peu.

Ce qui se passe à Paris pour le « soi-disant » bien être ressemble à ce que l’on vit un peu partout en France : on se fout de la gueule des gens avec le sourire de l’expert (le faux expert, puisque les études, on les fout à la poubelle), on négocie éventuellement avec les riches pour qu’ils puissent rouler en voiture de collection, mais le peuple basta… On ferme les voies sur berges sans justifications logiques ou scientifiques, mais c’est pour votre bien messieurs dames… Prenez le métro et respirez des Nox à tout va, c’est pour votre santé messieurs dames. Comment ça le parc de la RATP n’est pas encore au normes de pollution ???

Je reviens de Corse (vis ma vis de blogueur auto) et ça me fait penser à cela : « pourquoi tu regardes mon bus comme ça ? Il te plaît mon bus ? »… « non »… « Comment ça il te plaît pas mon bus ??? ».. A décliner avec « voies sur berges piétonnes », « voies de bus » (qu’elle soit au milieu, à droite ou à gauche) et autres conneries qui font que je ne reconnais plus le Paris de mon enfance. Mais peu importe : je n’ai plus les moyens d’y habiter !

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64 commentaires

Jérôme

Le 19/10/2016 à 05:13

+1

Chris

Le 21/10/2016 à 00:47

Bonjour !

Merci pour cet excellent article.

Métro… Luxembourg… Le Paris disparu… À mon avis tu as du voyager dans ces beautés sur la ligne de Sceaux 😉

( photo ici: https://goo.gl/images/DJLKp8)

Tovaritch

Le 19/10/2016 à 07:21

Le but est d’éjecter des villes les bagnoles bruyantes, polluantes, salissantes et dangereuses. C’est une bonne chose. Pour ce faire, il faut rendre la vie des automobilistes impossible et favoriser les transports en commun. Un parisien, sauf s’il est masochiste, n’a pas de voiture. La politique du tout voiture des années 70 c’est fini et c’est tant mieux.

Corail74

Le 19/10/2016 à 09:40

Les années 70 ? Une croissance à 4%, le plein emploi et la joie de vivre, mais qui en voudrait de nos jours !

denis pechon

Le 24/10/2016 à 11:12

haa les belles années, un taux de plomb dans l’air tel qu’en effet les pots d’échappements de maintenant ressortent de l’air plus propre que l’époque….
14000 morts par ans sur les routes..
c’est beau un corbillard tiré par un cheval au père Lachaise
de belles cités rutilantes avec l’eau chaude et froide, chauffage à tous les étages, dont plus personne ne veut en effet aujourd’hui… là on est bien d’accord !

Paul

Le 19/10/2016 à 10:59

je ne suis pas pour une politique du « tout voiture », mais je suis contre une politique qui fait fi des difficultés économiques ou professionnelles des gens. La réalité, c’est que le parisien intra muros n’a généralement pas de voiture, ou ne s’en sert pas à Paris. Pourtant elles viennent bien de quelque part ces voitures ? Une concertation à l’échelle de la région et une réelle politique régionale des transports seraient plus productives qu’une politique parfois déconnectée ou apportant l’inverse de ses ambitions: nuisance sonore, pollution, rallongement des temps de parcours…

Jean Paul

Le 19/10/2016 à 11:16

En réalité, votre souci est la façon de présenter votre constat et d’oublier de parler des solutions 😉
A charge contre Hidalgo (dès le titre) et passéiste… alors que votre vision ne l’est pas. Conclusion : on veut la suite !

Paul

Le 19/10/2016 à 11:22

Elle viendra 😉

fred

Le 29/10/2016 à 11:58

Autant j’aime bcq tes articles sur les bagnoles, autant je trouve tes articles « politiques » ne sont pas terribles car bourrer de mauvaises fois. J’adore la bagnole, nouvelles, anciennes… je suis banlieusard donc concerné au quotidien par les mesures de Mme Hidalgo. Je prends le RER ou va en voiture à Paris. Ce qui me fait sourire c’est la vision assez classique du « c’était mieux avant », genre en caricaturant les embouteillages n’existaient pas avant ! Il ne faut pas se leurrer avec l’augmentation du trafic : ville et automobile ne font pas ménage, d’autant plus dans les vieilles villes européennes. D’autres part, on lit souvent un peu partout « oui les politiques ne font plus rien »… on ne peut pas lui reprocher de s’attaquer à un problème…sa politique est forte, peut-être dérangeante mais le bilan sera à faire à long terme ! Si on fait le parallèle avec les radars automatiques : c’était également un politique forte et peu populaire mais qui a eu un impact sur la vitesse des conducteurs, et les accidents. A l’opposée, par ex sur les loyers exorbitants, la loi sur l’encadrement des loyers est une mesurette, conclusion aucun impact ! Toutes les villes européennes (Rome, Florence, Bruxelles, Londres) vont dans la même direction que Mme Hidalgo. Paris a déjà perdu son coté « capitale in » par rapport à d’autres grosses capitale genre Berlin à cause des conservateurs qui ne veulent rien changer. La rendre attractive, moderne est une mission importante, d’autant plus que bcq de gens dans Paris vivent du tourisme !!!!!! Donc, il fallait initier quelques choses pour atténuer l’impact de l’automobile dans la ville, elle a franchi le pas maintenant soyons intelligent à continuer à proposer des améliorations, plutôt que dire que c’était mieux avant (oui mais avant il y avait moins de voitures en circulations !!!!)

Marco

Le 21/12/2016 à 22:49

Tout à fait d’accord avec toi ! Ces articles politico-nostalgiques sont nuls à chier… Il devrait se contenter d’écrire des articles du niveau de la 5ème sur l’automobile et encore ! : jamais trop loin d’un correcteur automatique…
Cdt

gtman

Le 21/12/2016 à 23:27

Quelle remarque pertinente !
Le niveau 5e semble déjà trop difficile pour vous.
Vous finissez par l’abréviation de cordialement ?
Pourtant vous faites preuve d’une absence de cordialité complète : drôle de comportement.
Allez troller ailleurs.

Havana Brown

Le 21/10/2016 à 12:11

Tovarich fait un peu dictateur marxiste-léniniste à la Ivan the Terrible.

Wolfgang

Le 22/10/2016 à 13:53

Le PC s’est opposé à l’interdiction des autos « anciennes ». Et en Russie on est 1 000 x plus libre qu’à Paris quoi qu’en disent les journalistes et autres ONG à la solde des USA.
Gérard a bien raison…

martin

Le 23/10/2016 à 08:57

Plus libre en Russie…..faudrait peut être pas pousser.

denis pechon

Le 24/10/2016 à 11:13

vas y, n’hésite surtout pas, et n’oublie pas la caméra sur le pare brise pour filmer tes accidents…

Wolfgang

Le 22/10/2016 à 13:26

Je fais comment pour mes déplacements professionnels en province dans des endroits sans transports ? j’y vais en trottinette électrique ?

Le parc automobile parisien se renouvelle régulièrement et n’a jamais été aussi moderne, aussi peu dangereux, aussi silencieux et aussi peu polluant qu’actuellement.

S’il y a des pb de pollution c’est uniquement à cause des embouteillages qui ont été créés de toute pièce par la mairie à partir du moment où les couloirs de bus ont été agrandis de façon outrancière et que le tram a été mis en place. Ce sont les embouteillages qui ont créé la pollution.
Le jour où je ne pourrais plus avoir de bagnole pour travailler et partir en week end, c’est bien simple, je quitterai Paris pour une ville qui n’est pas gérée par des psycho rigides autophobes adeptes de la dictature soit disant écolo. Quand les gens vont se barrer, ça va faire réfléchir…

Quant à l’article, je conteste le fait que les possesseurs d’autos de collection soient riches. Les autos de collection, ça vaut pas forcément cher et c’est pas forcément une Ferrari. Une Licorne, une Panhard ou une 4 ch, ça vaut pas cher…

Alexandre

Le 19/10/2016 à 09:13

Une solution pour réellement faire baisser le niveau de pollution, de bruit et de circulation de Paris : sortir 10% des entreprises de Paris en augmentant les impôts sur les entreprises par exemple ou le réduisant fortement en petite et grande couronne.
Mais là on touche à la caisse sonnante et trébuchante de la Mairie de Paris ! Alors évidemment …

Jean Paul

Le 19/10/2016 à 10:45

Vous pointez indirectement un souci évident ; le manque de politique concertée (le fameux Grand Paris…) et le parisiano-centrisme de la mairie de Paris (certes compréhensible).

Paul

Le 19/10/2016 à 10:52

oui effectivement, c’est bien le problème: la non concertation et le manque de vision.

Marco

Le 21/12/2016 à 22:51

Le manque de vision ? Faut pas prendre ton cas pour une généralité comme aurait dit Audiard….

Alexandre

Le 19/10/2016 à 11:02

La guerre entre Hidalgo et Pécresse (dans l’ordre alphabétique) n’est pas prête de se terminer : chacune a son projet pour prendre la tête d’une « région capitale » fusionnant les deux entités (ou une partier pour récupérer l’argent du 92) que toutes les deux veulent diriger.
Un grand machin sans pilote et que les franciliens devront supporter avec toujours plus d’impôts.
Ajoutez-y la fusion souhaitée par les responsables du 78 et du 92 pour contrer ces histoires.
Alors les questions de transports là-dedans, c’est de la SF.

Jean Paul

Le 19/10/2016 à 11:14

Pas tant de la SF que ça, puisqu’au départ le Grand Paris était très centré sur le transport (cf la Société du Grand Paris et son supermétro).

Ca a tourné à l’eau de boudin, c’est vrai, mais l’idée de départ vient des transports et de l’aménagement (développement autour des gares).

Dommage.

Wolfgang

Le 22/10/2016 à 13:34

Je suis parfaitement d’accord.
Les gens regardent les conséquences, pas l’origine du pb. L’origine du pb c’est la saturation de Paris parce que tous les jeunes de province viennent pour y travailler.

ça crée des pb de transport, de pollution, des hausses de prix du logement. Hidalgo s’occupe des conséquences en imposant du logement social et des mesures restrictives à la liberté de circuler au lieu de décentraliser.

Si on remettait du travail en province, on aurait plus ces pb. En Allemagne, le travail est mieux réparti. Les capitales régionales sont plus équilibrées, il n’y a pas d’atrophie de la capitale.

Mais bien sûr décentraliser n’est pas dans l’intérêt de Paris. Hidalgo ne veut pas perdre les taxes payées par les sociétés. Pourtant si on regardait, je suis pas sûr que les coûts ne s’équilibreraient pas…

Il y a beaucoup d’entreprises qui pourrait s’installer en province, ce qui serait moins coûteux pour elles. Beaucoup d’administrations aussi… à commencer par le ministère de l’agriculture.

gérard morel

Le 19/10/2016 à 09:38

bravo..Votre constat désolant de la circulation parisienne va vous attirer des adversaires,voire des ennemis. Il est vrai que se rebeller contre les doctrinaires ,les khmers verts n’est pas toujours bien vu,eux qui pensent « qu’au nom de la démocratie,il faut faire taire ceux qui ne pensent pas comme eux » !
Elle sera probablement le dernier grand bastion écolo-bobo-rose de France dans quelques mois..
Les Français n’en veulent plus de ces donneurs de leçons incompétents et dangereux.
J’ai apporté mon obole pour « le boîtier rouge »…Si vous avez l’occasion de pondre un article sur « le vaisseau de la route » :les R25,n’oubliez pas de nous communiquer,si vous les avez,les chiffres de productions des bacarra ,V6 et V6 turbo
merci

Nico

Le 19/10/2016 à 09:54

Agréable à lire cet article, mais pas interessant…
Très bien structuré d un point de vue SEO par contre ! Déformation professionnelle ! ;-)…
Une chose est sûre, vous n aimez pas Madame Hidalgo et vous n’aimez plus Paris…

Paul

Le 19/10/2016 à 10:55

au moins est-il agréable à lire 😉 Il n’est en revanche pas construit dans un but SEO, je n’y connais rien… Ce n’est pas tant maame Hidalgo que je n’aime pas que sa politique: comprenons-nous bien, je ne suis pas contre l’idée de diminuer circulation et pollution à Paris, mais je m’étonne qu’elle s’impose de façon arbitraire et pas toujours scientifique, sans proposer de solutions réelles aux « franciliens » qui circulent à Paris en voiture (car les 3/4 des parisiens intra-muros n’ont pas de voitures ou ne s’en servent pas à Paris) 😉

Nabuchodonosor

Le 19/10/2016 à 09:59

Message perso :

Constatant que les machines à sous automatiques ne savent pas différencier les bons des mauvais comportements sur la route et que trop souvent pour quelques malheureux kilomètres heures de trop elles conduisent par répétition, à laisser sur la chaussée des milliers d’automobilistes qui, faute d’alternatives, roulent sans permis ni assurance dans des autos qui ne conservent plus qu’un lointain souvenir du contrôle technique, j’ai décidé d’apporter mon soutien à la campagne relative à l’amendement « Plus un euro supplémentaire pour les radars » en sollicitant le député de ma circonscription :
http://info.liguedesconducteurs.org/amendement-anti-radars/

PS : Père de famille non militant, n’ayant aucun lien avec cette association pas plus qu’avec l’une de ses voisines, je suis d’avance sincèrement désolé de polluer ce merveilleux blog auto, si d’aucuns le considère.

Nabulibre.

Jean Paul

Le 19/10/2016 à 10:43

Paul, ce « c’était mieux avant » est indigne de ce blog.

Quelle surprise, la population parisienne augmente, la demande aussi (logements > loyers chers) et le besoin en déplacements également.
C’est ça le « problème ». C’est pour ça qu’il y a des transports en commun. C’est pour ça qu’il y a des bouchons.

A moins de délocaliser 50% de la population d’île de France dans les villes moyennes, j’ai du mal à apercevoir une solution miracle.

En tous cas, ce n’est certainement pas de remettre du transport individuel en propriété (=de la bagnole) partout, mais de permettre à tous de se déplacer facilement. Ca passe plutôt par des transports en commun mieux fichus et pour tous, les modes doux et la multimodalité… le tout dans une politique d’aménagement du Grand Paris vraiment intégrée.

Alors, oui, on peut critiquer une politique de la maire de Paris, bien trop parisiano-centrée, et pas assez ouverte sur la banlieue, mais :
– quel rapport entre passion auto et coup de gueule contre une politique d’aménagement (il y a d’excellents blogs pour ça… avec des gens qui s’y connaissent) ?
– je me fiche royalement d’Hidalgo, mais pourquoi toujours parler d’elle ? Pourquoi cet acharnement ? D’autant plus que vous le dites vous-même, on est là sur une tendance de fond.
– le monde évolue, prenez un peu de recul et essayez de comprendre pourquoi on en est là et ce qu’il est possible de faire de mieux pour le bien de tous à court, moyen et long terme. Ca sera déjà mieux que de râler sur « madame Hidalgo » en hurlant que c’était mieux avant.

Paul

Le 19/10/2016 à 10:51

Il ne s’agit pas tant de dire que c’était mieux avant, mais plutôt de constater que si tout est fait pour écarter la voiture de Paris (et je ne suis pas fondamentalement contre), rien n’est proposé en échange. C’est aussi constater que la création de bouchons provoque nuisance sonore et pollution. Et si je me fiche d’Hidalgo, je constate qu’elle est en grande partie responsable de cette politique du « faux » bien être, imposé à la population. La plupart des parisiens n’ont pas de bagnole car cela ne sert à rien (et moi-même je n’en ai jamais eu lorsque j’habitais Paris). C’est donc que le problème vient d’ailleurs. On interdit, sans proposer de solution: pas de parkings aux entrées de Paris, et des transports en commun déplorable notamment hors de Paris. De vous à moi, l’idée d’un péage urbain me semble plus intéressant (et modulable selon les revenus) qu’une sorte de décision sans raison scientifique créatrice de pollution alors que le but était l’inverse… 😉 Quant à ce que j’écris sur ce blog, j’ai encore la chance de pouvoir le décider: ne liront que ceux que cela intéresse 😉

Jean Paul

Le 19/10/2016 à 11:12

Vous voyez quand vous voulez 😉
Autant votre article me donne envie de fuir, autant cette réponse, construite, réfléchie, mesurée, me donne envie de rester et d’en lire plus.

Quant au contenu du blog, loin de moi l’idée de dicter le type de contenu de BR.
Je vous donne simplement mon avis de lecteur régulier : vous livrez des papiers fouillés sur votre domaine, c’est dommage de publier à côté des contenus pauvres techniquement, peu détaillés et plutôt hors sujet.
Si vous écrivez des choses intéressantes sur l’aménagement et les transports (vous semblez en être capable au vu de votre réponse ci-dessus), je serai lecteur !

Paul

Le 19/10/2016 à 11:19

Je ne prétends pas faire une encyclopédie, et nombre de mes articles se basent justement sur des histoires, de la nostalgie, ou des constats. Ce petit coup de gueule, comme d’autres déjà parus sur BR, sont aussi d’une certaine manière « ma liberté » 😉 Après, il y a effectivement beaucoup à dire sur la politique de transport et l’aménagement urbain en Ile de France ou ailleurs, et cela m’intéresse beaucoup. Si ce « coup de gueule » n’est volontairement pas étayé (car il s’agissait de mettre en avant l’impression déplorable que me laisse Paris que j’ai quitté il y a dix ans et dont je vois les changements peut-être plus facilement qu’un parisien qui y vit tous les jours), mais ne vous inquiétez pas: j’y reviendrai sans doute de façon plus constructive, ou du moins plus « scientifique » 😉

Denis pechon

Le 20/10/2016 à 07:53

Je suis de tout coeur avec Jean Paul, cet article n’à fait jaillir qu’une seule remarque : un côté RÉAC pur jus, mu par on ne sait qu’elle motivation obscure de casser toute velléités de changement, de préserver sa situation. Remettons l’église au milieu du village.
Paris en tant que ville ancienne voir parfois un tantinet moyenâgeuse n’à pas été prévue pour accueillir 2 + 10 millions d’habitants. Le développement urbain périphérique est structurellement anarchique depuis la création des viles nouvelles laissant s’empiler au gré des compétences concurrentes des îlots économiques et commerciaux sans liens logiques, ORLY sans gare feroviaires, etc etc… Le grand Paris est selon le parti au pouvoir une tentative de reprise en main politique de la ville de Paris ou de la region, il n’en sortira pas grand chose avant 2040…
Donc rien ne sert de brailler, passons au concret. Le RER A saturé et fatigué, oui, il est en cours de restructuration mais une coupure de ligne est impossible sauf aux extrémités, et encore : 20 ans de travaux au rythme actuel… pour exemple.

Paul

Le 20/10/2016 à 09:51

Cet article n’est que le prolongement d’un premier ou j’exprime déjà clairement une chose: je suis pour la restriction automobile en ville à condition d’une réelle préparation des solutions alternatives, de la population, et en concertation avec la population. Au lieu de cela, deux mesures hautement contestables: l’interdiction de circuler avec des véhicules d’avant 98, et la fermeture des voies sur berges, sans plan B, ni justification réelle, juste pour dire « j’agis ». Et c’est en cela que mon « paris d’enfance » a disparu: aujourd’hui, tout n’est que bouchon, le bd St Germain bouché dès 17h le soir, et je ne parle même pas des quais…; Tout ça pour pas grand chose. Changer les choses: oui ! faire n’importe quoi: non ! Est-ce vraiment réac ?

gtman

Le 21/10/2016 à 00:23

Réac ? Le genre de parole typique du gars à court d’arguments.
Peut-être que les français devraient aller voir ce qu’il se fait dans une ville comme Barcelone : de grands axes bien dégagés sur lesquels il est très facile de traverser la ville (je n’ai jamais consommé aussi peu dans une grande métropole) et en même temps un réseau de transports en commun très facile à utiliser et des pistes cyclables. En bref, une place pour chacun sans que cela se fasse au détriment de telle ou telle catégorie.

Engrenure

Le 21/10/2016 à 00:29

La population parisienne augmente ? Du tout. Elle était de 2,85 millions d’habitants en 1955 et elle est de 2,23 millions aujourd’hui, soit de peu inférieure au niveau de 1880. La population qui baisse à Paris c’est celle des pauvres et des travailleurs. L’époque où un ouvrier de la rue Mouffetard allait travailler à l’île de la Jatte, comme dans le fameux film de Duvivier, est révolue. De nos jours les smicards parisiens sont priés de regagner leur banlieue le soir venu. Je suis parisien depuis 23 ans. J’y connais maintenant pas mal de monde. Ceux qui travaillent se comptent sur les doigts de la main. Les autres sont des rentiers, des retraités, des oisifs, des touristes en villégiature et des privilégiés de la fonction publique. Ils voient Paris comme un grand parc d’attraction et l’automobile comme un véhicule de promenade. Ils votent Hidalgo.

rubinho

Le 19/10/2016 à 10:56

Tu es très en verve Paul. Et en bon parisien, élevé à la voiture dans Paris (jamais tu n’aurais pu faire prendre le metro à mon père pour aller travailler), 2-routiste motorisé dans Paris depuis que j’en ai l’age et toujours propriétaire d’une auto (oui oui, y a encore des parisiens qui en ont), je ne peux qu’être d’accord avec ce constat.
La politique de la mairesse est faite avant tout pour flatter son electorat, les bobos (mais qui ont aussi des voitures, vous savez les fameuses hybrides qui ne polluent pas , c’est bien connu) et laisser une trace pour son futur poste de dans 2 ans, comme disait les guignols… Mais d’écologie, il n’en ai jamais vraiment question, ou alors c’est un pretexte.
Juste pour exemple dans mon précédent logement, l’entrée de l’immeuble et du parking etait ds 2 rues différentes ; notre bon maire ecolo du 2eme a eu la bonne idée, entre autre, de changer le sens de circulation de nombreuses petites rues pour soit disant laisser la place aux velos, désengorger les gds boulevards (ah, ah, ah…) : bilan de 3 minutes pour aller garer la voiture, on est passé a 15 min (qd ca roulait)… Ecologie quand tu nous tiens 🙂

Nabuchodonosor

Le 19/10/2016 à 12:17

Je vais cette fois tenter de ne pas polluer le débat et vous faire part de ce que je ressens, enfin, façon d’écrire, dans un Paris pas rigolo tous les jours (ahahah, c’est de l’auto-satisfaction).

Il ressort de cette situation d’engorgement actuel dans laquelle les moteurs tournent inutilement à l’arrêt bien plus que de besoin, un paradoxe pour le moins fumeux là encore, si je puis me permettre, la plupart des grandes artères parisiennes ayant été percées sous le Second Empire il y a plus de 150 ans par le Préfet Haussmann sous l’égide de l’Empereur Louis Napoléon pour améliorer déjà des problèmes de circulations qui se posaient, d’air, d’adduction d’eau, d’évacuation d’eaux usées, …etc (les militaires apprécieront mon coetera hygiénique). Paris essuya depuis, trois guerres et une longue queue de révolution industrielle qui lui laissa un gigantesque réseau de transport aérien et souterrain assorti d’une multitude de carrosses tant publics que privés et depuis… rien ou si peu que la substitution des émissions de méthane équidien par celle du CO2 et des autres particules fines produites par la mécanisation; Comme quoi après l’Empire, ça sent pire !

La révolution numérique que nous vivons aujourd’hui, devrait être vécue, me semble-t-il, comme une véritable opportunité, pour mieux gérer les flux actuels bien évidemment, mais au-delà pour tendre conséquemment à leur diminution par une réflexion profonde sur les nécessités de transport dans notre activité quotidienne… Je pense pêle-mêle aux possibilités du télétravail, à la livraison à domicile, à l’échange de services entre personnes, à tous ce que la nouvelle économie nous laisse entrevoir de potentiel et ce faisant susceptible de modifier nos comportements, nos déplacements.

Vaste débat, je vous l’accorde…

McCloud

Le 19/10/2016 à 13:34

Le télétravail aurait déjà dû se développer depuis la mise en place de l’ADSL. Or, on en est encore à en parler, comme de beaucoup d’idées novatrices qui contraindraient certaines mentalités à devoir évoluer. Placer le rapport à la personne avant le rapport aux compétences de la personne fait partie des tares de nos patrons franco-français. D’où cette nécessité d’avoir les gens « sous la main », de les entasser dans des open spaces où on peut les tenir à l’oeil, alors que le même travail pourrait être effectué chez soi et sans les stress conjugués du bruit, de l’entassement et du flicage.
Cela dit, ce sont dans les régions rurales que se développent les échanges de services entre personnes, les livraisons à domicile, et les publics que cela concernerait se sont bien souvent repliés en milieu rural faute de pouvoir encore se loger en ville, avec ce que cela implique de marginalisation. Dans la petite ville où je vis, qui revendique 15.000 habitants, dont l’économie et sur le flanc et où l’emploi est majoritairement précaire, 20% de la population active n’est pas ou plus mobile, et ne peut compter sur des transports en commun quasi inexistants hors du (maigre) tissu urbain.
Le télétravail pourrait désengorger les villes et redonner un nouvel essor à nos réserves d’Indiens et autres conservatoires du Moyen Age… en attendant l’invention de la téléportation. Mais cela se ne fera pas, du moins dans notre pays, tant que cela ne deviendra pas un enjeu électoraliste. Trois fois hélas !

Nabuchodonosor

Le 19/10/2016 à 14:16

Je crois au contraire que la révolution du travail (ou du temps libre, c’est selon) est déjà en route, pour reprendre l’imaginaire automobiliste, là où je vous rejoins est sur l’absence quasi générale de la prise de conscience de nos politiques quant à ces mutations, d’où les choix urbains décriés ici, mal perçus, parce que le diagnostique n’a pas été correctement et publiquement posé.
Et pourtant la période serait propice !
😉

McCloud

Le 19/10/2016 à 17:00

En route oui mais dans des milieux assez restreints, au niveau des prises de position, plus rarement dans les faits, et de toute façon, sans grande chance d’influer sur le cours du réel. Toute initiative qui voudrait innover se heurterait à l’inertie du système en place et à ses garde-fous bureaucratiques, sauf à verser dans le fourre-tout associatif, cette illusion de garant des libertés d’expression et d’initiative qui n’a d’autre enjeu que gratter de la subvention, et que l’étroitesse de sa marge de manoeuvre accule au seul rabâchage de « bons sentiments citoyens », et au mieux, à de laborieuses créations de petits boulots sous contrats jetables.
Qu’on ne prenne pas mon propos pour un étalage de je ne sais quelle idéologie. Ce que j’essaie d’exprimer ici, c’est qu’à travers l’article de Paul se dessinent, à la manière d’une métaphore, les limites d’un système qui est en train de s’étouffer de lui-même, et qu’une classe politique composée d’abruti(e)s qui jouent à avoir le pouvoir et à vouloir le conserver coûte que coûte, comme s’ils se trouvaient devant une console de jeu vidéo, entend laisser perdurer au détriment d’une majorité d’individus, pour le seul profit d’une petite minorité.
On peut redresser le cap à condition de donner non seulement la parole mais aussi la liberté d’initiatives à celles et ceux qui vivent dans le réel, au contact de ses aspérités, en clair, qui savent de quoi ils parlent – et ça va au-delà du seul problème de la circulation à Paris et en région francilienne. Bien sûr qu’il faut amorcer la révolution du télétravail, qui devrait déjà faire partie de notre mode de vie, bien sûr qu’il est temps d’envisager une société sans salariat, puisque l’emploi n’est plus une évidence pour beaucoup d’entre nous, et qu’à côté de ça, il n’y a jamais eu tant à faire ! Mais tant qu’on aura aux manettes des technocrates de la taxe inféodés à des technocrates du profit, et que les enjeux environnementaux se résumeront, comme c’est le cas aujourd’hui, à des restrictions antisociales et à toujours plus de contraintes et de prélèvements, les belles intentions des uns ne feront qu’alimenter les professions de foi des autres (j’entends par là, ces politiciens si prompts à récupérer à leur compte des idées séduisantes qu’ils ne poseront jamais en actes), et ce pour les mêmes bilans, les mêmes constats, et les mêmes désillusions.

Mat Ador

Le 19/10/2016 à 16:08

A-t-on des données sur qui utilise le périph’ par exemple ?
Il m’arrive souvent de l’emprunter pour aller d’un point de la couronne à un autre, pour ne pas dire d’un point de France à un autre, et de penser dans la file d’attente que je suis loin d’être le seul. Bêtement je me dis que des petits malins auront leurs itinéraires pour couper par intra-muros et donc qu’une partie du trafic s’y reporte, le chargeant d’autant. Voilà, c’était la petite réflexion d’un non francilien qui constate que (presque) toutes les routes mènent à la capitale…
😉
🙂

Le Sdece

Le 20/10/2016 à 11:58

Désolé Matadore, je n’ai pas de données, mais même si j’en avais je ne pourrais pas vous les donner, étant lié au secret de la grande muette.
signé Le Sdece

McCloud

Le 19/10/2016 à 12:19

Permettez l’avis d’un provincial habitant chez le Moyen Age (voir plus loin).
Le vrai gros mahousse problème de ce pays ce sont ses politiciens, de quelque couleur qu’ils se réclament. Depuis trente ans, des successions de législations, dispositifs, décrets clientélistes et imposés par l’UE, ont rendu ce pays invivable. On veut s’allier l’électorat des proprios ? On libère les loyers, la spéculation explose, de grands appartements et les chambres de bonne de jadis sont sectionnés en studettes-cachots loués à des tarifs frisant l’extorsion de fonds, les proprios se font de l’argent facile à bon compte, ils renvoient l’ascenseur électoral, et aux râleurs, on brandit l’argument-massue des logements (a)sociaux, inaccessibles sans piston, quand ils sont encore relativement vivables (hors des cités infernales où il faudrait être fou pour aller s’installer), et dont les loyers ne sont plus modérés que pour ceux qui ont cessé de les payer. Résultat : plus de place dans les grandes métropoles que pour l’entre-soi des bobos et des nantis. Les actifs se replient en grande banlieue, parfois au-delà, et ça fait du kilométrage, et ça fait tourner l’économie des pétroliers, des multinationales mafieuses auxquelles les maires confient la gestion des parkings, et ça fait flasher les radars.
L’organisation de la société depuis une trentaine d’années, sert les grandes métropoles au détriment des petites et des moyennes, dont celles qui n’ont pas suivi le mouvement, qui se trouvent à l’écart des grands axes, qui ne disposent pas ou plus de voie ferrée, dont les z’élus ne sont pas introduits dans les réseaux ad-hoc, se voient dégradées au rang de réserves d’Indiens ou pire encore, de conservatoires vivants du Moyen Age. Autrement dit, une régression prodédant des phénomènes concommitants de désertification médicale, d’exode des jeunes et des actifs, de disparition des petits commerces et des services publics.
La lecture de votre article, Paul, sans vouloir vous flatter, me renvoie aux clichés de Doisneau, pétris de nostalgie. Non d’une époque fictive « où c’était mieux », « plus cool », « plus sympa ». Mais où il n’y avait pas cette obsession du fric déifié qui pourrit les rapports entre les gens, qui fiche en l’air des vies entières, qui agit le moindre pet du plus insignifiant sous-fifre de crétin d’élu décérébré de sous-préfecture rurale.

J’ai longtemps vécu dans une ville moyenne, Cannes pour la citer. Il y a vingt ans, la population cannoise s’estimait à un peu moins de cinquante mille habitants. Ils sont aujourd’hui près de quatre-vingt mille sur la même superficie, pour une bonne moitié des logements vides les trois quarts de l’année. Les gens vont s’entasser dans des lotissements, des immeubles construits à la va-vite à parfois quarante kilomètres en amont, où ils sont poussés à en prendre pour trente ans de crédit par des loyers qui frisent le délire, et sans garantie de pouvoir conserver indéfiniment un emploi. Certains employeurs refusent les candidatures de postulants résidant à une trop grande distance, par crainte de ne pouvoir en disposer en cas de panne de leur véhicule, ou par gros temps. Mon ex-compagne travaillait à l’hôpital de Grasse, et la folie spéculative nous avait conduits à devoir nous installer dans un hameau de moyenne-montagne à cinquante kilomètres de là, où la température pouvait descendre à – 20 en hiver, avec un enneigement digne d’une station de l’Isère.
Les actifs à salaire de base et médian ne peuvent plus accéder aux grandes métropoles, à moins de consentir à abandonner plus de la moitié de leur salaire à un rentier parasitaire.
Vous m’objecterez qu’on est loin du sujet de l’article, qui est la circulation automobile à Paris, la disparition d’une « douceur de vivre », d’une authenticité. Eh bien je ne le pense pas. Ce qui est vrai pour Paris l’est pour Nantes, Nancy, Nice, Bordeaux, Lyon. Marseille a échappé à la « gentrification » en raison de son climat… très particulier (qui a découragé les bobos de venir s’installer « au soleil » de la Canebière, grâce au TGV -dont au passage, la gare se trouve à Aix- qui leur permettait de monter « briller » à Paris et y remonter les compteurs).
Et on sourit aux argumentaires environnementaux de ces chers z’élus quand on voit ce qu’il en est de la circulation dans ces grandes villes, parce qu’il faut bien venir de quelque part et y retourner quand on ne peut pas vivre et travailler sur place, et des nouveaux interdits électoralistes brandis à l’attention des bons bourges des villes (dont les SUV Merco et Audi carburent évidemment à l’eau plate), en direction des vilains possesseurs de vieilles caisses polluantes, ces horribles pauvres qu’on n’a cessé de chasser hors de nos villes pour se plaindre ensuite de ne plus trouver à pourvoir les emplois faiblement qualifiés…!
Au-delà de la revendication d’une politique des transports intelligente et concertée pour Paris et sa région, c’est sur un choix de société que porte votre article, Paul, un choix de société dont nous mesurons aujourd’hui les conséquences, et les dégâts qu’il a occasionnés, et qu’il continue d’occasionner dans des domaines bien plus vaste que celui du rapport à l’automobile. Gageons que cet article comptera parmi ceux qui vous auront valu le plus de commentaires… dont certains, n’en doutons pas, seront aussi épicés que ceux illustrant les articles de la grande presse de propagande, le Fig, le Nouvel Obs, le Monde, le Point and co.

Nabuchodonosor

Le 19/10/2016 à 12:30

Bravo pour votre pamphlet McCloud, je crois comprendre que nous avons eu à peu près la même idée au même moment.
😉

Emmanuel

Le 19/10/2016 à 13:34

Le problème vient surtout du fait que les maires successifs font semblant d’ignorer qu’un grand nombre de personnes travaillant à Paris…n’y habitent pas!

gérard morel

Le 19/10/2016 à 14:26

bravo au papier de McCloud !!

Mnbee

Le 19/10/2016 à 22:02

Bravo pour ton analyse …

Je visite régulièrement Paris mais moins à present et puis venant par le nord je ne te parle même pas des regards bienveillants du comité d’accueil…

Regrets éternels de ce Paris que tu aimes …

Mnbee from LFLX

sarigue

Le 20/10/2016 à 18:33

« L’exemple d’Autolib est bon »
Ou pas.
– Utilisation de place de parkings pour y mettre des autolib’ (au lieu d’y mettre les véhicules des travailleurs et riverains)
– Véhicules dangereux car silencieux : les piétons ne l’entendent pas arriver
– Véhicules dangereux par le modèle choisis : d’énormes angles morts à l’avant droit et l’avant gauche à cause des montants très larges du pare-brise
– Cher : Abonnement mensuel + Paiement à l’usage, à 11 € de l’heure.
– Pannes et autre dysfonctionnement en série
– etc.

Pierre

Le 20/10/2016 à 21:17

Merci Paul pour tous les sujets que je lis avec plaisir. La liberté de parole en froisse évidemment quelques uns mais au moins, pouvoir s’exprimer librement, c’est ici encore possible.
Francilien jusqu’en 2005, je ne viens plus qu’exceptionnellement à Paris et le plus souvent en train.
L’expérience vécue quand on a besoin d’un billet RER en venant de la Gare du Nord, c’est 5 distributeurs dont 2 en panne et une attente de 20 minutes en moyenne ; d’où achat de carnet de tickets pour ne pas subir la même attente la fois d’après.
L’expérience vécue dans le métro, ce sont des rames, compartiments bondés, des usagers éteints qui respirent un air vicié, mais il ne faut pas en parler.
L’expérience vécue en bus sur les voies royales leur étant réservées, ce sont (bis) des compartiments bondés où l’on est serré comme des sardines.
Semaine dernière, déménagement d’un membre de ma famille sur Choisy le Roi. La voie qui relie Créteil ( Carrefour Pompadour) à Thiais / Belle Epine a été là aussi été passée en voie royale pour les bus. En voiture, j’ai mis plus de 30 minutes pour faire 3 km. J’ai surtout pu constater que les bus sont rares et que devant les arrêts, les usagers n’ont pas l’air ravi du grand progrès social que sont les transports en commun.
Je n’ai rien contre lesdits transports en commun (je les utilise !)mais encore faudrait-il aller jusqu’au bout du geste pour que prendre le bus ne soit pas une purge, que prendre le métro ne mette pas ma santé en danger à la longue (20 ans de métro derrière moi, mais bien plus pour combien de Franciliens ?) .
je n’approuve pas la politique anti-automobile menée par des hommes / femmes politiques surfant sur les tendances à la mode, parce qu’elle n’est qu’un pansement sur une jambe de bois. Je n’aime pas le mot bagnole parce qu’il ne dit pas ce qu’est l’automobile : j’y lis l’auto-mobilité, la liberté de circuler, la liberté individuelle d’aller où et quand je veux et c’est précisément cette liberté qui est menacée. On lit ou entend parfois que la France est le dernier pays communiste et ça n’est pas si stupide ; pour moi, la politique coercitive actuelle pourrait être un des aspects d’un néo-communisme des temps à venir si nous n’y prenons pas garde.
Il ne faut pas s’y tromper : quand nos élu(e)s restreignent chaque jour davantage nos libertés au nom au choix du progrès social, de l’écologie, de la sécurité (ah, la sécurité…), du principe de précaution et j’en passe, il faut bien avoir conscience que tout cela s’applique à vous et à moi, mais pas à eux !
Enfin, il faut quand même avoir à l’esprit que prendre sa voiture, c’est souvent parce que c’est la seule solution pour rejoindre son lieu de travail et pouvoir aussi gérer les impératifs familiaux ; vouloir réduire les opposants à la stratégie coercitive actuelle à des anti-transports en commun, c’est nier les problématiques non résolues à ce jour ; les voies royales avec un bus tous les 20 minutes, il y a de quoi rendre fou les automobilistes qui ne demanderaient pas mieux que de prendre les transports en commun si cela répondait à leur problématique de déplacements…
Dernier exemple en date : à Lille, les élus locaux ont cédé aux caprices des pseudos écologistes (Martine Aubry a bien besoin d’eux, les temps sont durs…) et les sens de circulation ont été remaniés de manière totalement anti circulation automobile. Résultat, des bouchons qui se sont multipliés, des usagers exaspérés, un commerce de centre ville qui vit une situation dramatique et bon nombtre d’emplois en danger. C’est cela, le progrès ?

denis pechon

Le 24/10/2016 à 09:38

votre post cher monsieur est un condensé de contres vérités, je n’ai pas le temps à l’instant d’en reprendre tous les points mais un seul, par exemple : la soit-disant accessibilité du centre ville au voiture favoriserait le commerce….
c’est en effet une théorie allègrement admise, en particulier par les promoteurs des centres commerciaux extra urbains qui vantent leur parking, et leur rond point (payé par les impôts et à destination privée), mais revenons au sujet ; la nouvelle municipalité de Reims, conservatrice pour ne pas employer de mots qui fâchent, a à peine élue utilisé la tronçonneuse pour supprimer les potelets anti voitures sur les trottoirs, remis des places de parking sur les pistes cyclables et fait partager les voies de bus aux vélos. Et le commerce continue de perdre 4% de CA mais ça elle ne s’en vantent pas ! Quand on voudra bien remettre les problèmes dans l’ordre et éviter la réflexion façon café du commerce, ça sera un grand pas pour nous. Les écoles de commerces Hollandaises prennent comme exemple le développement urbain français. Autant le dire de suite, exemple à ne pas suivre, notre maladie convulsive des ZA ZI ZAE ZAC ont purement et simplement vidé les centres villes, instauré une vie extra cité, et surtout dans les grosses agglomérations créé une migration quotidienne & hebdomadaire du citoyen au rythme du boulot / ravitaillement, et option nec plus ultra loisirs (complexe ciné par exemple). Les conséquences sont bien palpables, si on y ajoute une bonne dose de climat d’insécurité, la voiture comme rempart privé, permet de déplacer sa bulle à la cadence des bouchons, et oui le proprio de la R19 Storia est piégé, puisque pour faire ses courses, il doit dépenser son carburant, vu que plus un commerçant de proximité ne peut lui fournir sa pitance quotidienne. Mis à part ses clopes, dispo à tous les coins de rue… (oui parce que le r19 storia driver est gros fumeur…. 🙂 ).

Phil

Le 21/10/2016 à 17:49

Intéressant mais écrire que ce sont les riches qui roulent en voitures de collection reste un raccourci malheureux …

Paul

Le 21/10/2016 à 17:56

Ce que je veux dire c’est qu’à Paris, les plus impactés par la décisionn d’interdire les voitures d’avant 98 sont ceux qui roulent en R19 Storia Diesel par necessité, pas par plaisir 😉

Bobo (rive-droite)

Le 21/10/2016 à 18:48

Ah, ça y’est, la R19 Storia Diesel est devenue collector ?
😉

Wolfgang

Le 22/10/2016 à 13:47

Ma soeur a travaillé à l’hôpital Necker. Je peux vous dire que le bd Montparnasse réaménagé par le PS a été la cause d’un massacre de piéton mémorable. Les bus au milieu du boulevard et en double sens, ça a fait un nombre de victimes incroyable. D’ailleurs ça a failli être supprimé. Aujourd’hui les gens du coins se sont habitués, restent les autres qui sont en danger de mort…

Quant aux quais rive gauche, non seulement ils sont fermés sur un bon morceau, mais en plus, ils ont supprimé une voie pour mettre des bus. Le résultat est catastrophique. Jeudi je me suis retrouvé totalement à l’arrêt pendant 20 min au niveau de l’Alma.
Quant à la piétonnisation de la gare du Nord, c’est tellement une catastrophe pour les riverains et pour se déplacer, qu’ils commencent à devoir envisager de rouvrir à la circulation. C’est pas grave, c’est nous qu’on paie. A part endetter monstrueusement la ville, ces gens ne savent rien faire d’efficace.
A présent ils s’occupent des places. Partout où ça roule et où on pouvait se garer, ils vont foutre leur merde, à commencer par le Panthéon.

pipo

Le 22/10/2016 à 17:29

Un centre ville sans auto ce serait sacrement bien, mais c est juste une question de phylo !
C est come les camions en transit sur nos routes, on pourrait facilements en passer !

Wolfgang

Le 23/10/2016 à 19:50

Ouais et comment on pourrait s’en passer ? en les mettant sur des trains qui marchent à l’énergie nucléaire et qui ont des rails qui ne tiennent même plus.
Les gens qui disent ça ce sont les premiers à être adeptes de la mondialisation de l’économie avec ce que ça implique en transports et en pollution… sans compter qu’ils adorent prendre un boeing pour aller se faire dorer le cul 3 j à l’autre bout du monde en grillant des tonnes de kérozène.
Si on réduisait le trafic aérien, on aurait déjà beaucoup moins de pollution dans le monde et à Paris en particulier.

pipo

Le 27/10/2016 à 18:17

Probablement chauffeur routier non .?
Vu le nombre de camion en simple transit sur nos route, c est assurement le train le plus adapte a ce genre de besoin.
Il est vrai que limiter les echanges, limite naturelement le besoin en transport.

Starluc

Le 25/10/2016 à 17:27

J’ai bcp aimé ce texte : dire que « c’était mieux avant » est une sottise; mais dire qu’une tendance subséquente ouvre vers un monde meilleur tout simplement parce qu’elle est plus récente en est une autre.

Alors, d’où nous vient ce sentiment, commun à bcp, qu’on vit moins bien aujourd’hui et, en particulier, à Paris?

Je précise, d’abord, que j’habite cette ville depuis 1986…

premier problème : la surpopulation. Ce ne sont pas les voitures qui sont à condamner mais la pléthore de voitures et le fait qu’on leur a sacrifié l’urbanisme pendant des décennies. J’ai voté écolo pendant fort longtemps. Je ne vote plus écolo parce que je m’aperçois que le concrétisation des programmes écolos passe par des « gadgets » ou des choses qui relèvent de l’irrationnel. Je n’entends pas les écolos parler de la surpopulation et de l’urgence qu’il y a à ne plus se reproduire ou à se reproduire de manière raisonnée dans une société qui va vers l’automatisation et d’où l’homme s’exclut lui-même. Au siècle dernier, les femmes parlaient de la « grève du lit » pour éviter d’avoir des enfants qui iraient se faire tuer à la guerre. Va-t-on arriver au même slogan par peur de voir ses enfants devenir miséreux? C’est tout le problème.

-le second problème est ce « libéralisme » qui sévit depuis les années 1980 et dont nos classes politiques n’arrivent pas à se défaire : outre le fait que, comme son meilleur ennemi, le communisme, cette doctrine aberrante aboutit à l’extinction de la mixité qu’a connu notre ami Paul (et que je me flatte d’avoir connu aussi…), elle aboutit également à la perte de la notion d’intérêt général. Ce qui fait que dès qu’un projet de transport public est en gestation, il se casse le nez sur les riverains (qui sont aussi électeurs) et ne se réalise pas : voir l’exemple de la voie ferrée de la Petite Ceinture…

Pistes de solutions :

-reproduction « raisonnée ».

-revalorisation de l’intérêt général au détriment de la démagogie ‘cela va faire mal!).

-mettre le paquet sur la recherche des transports alternatifs et non polluants.

P-ê que, comme ça, on verra moins de 4×4 (autre aberration de la mode!) et nous aurons plus de plaisir à rouler en deuche, Licorne, Panhard et autres Simca…

Mr GLLOQ

Le 13/11/2016 à 04:33

Excellent article qui résume plutôt bien le désamour pour Paris que nous sommes
un certain nombre à ressentir, et à fuir éventuellement…

N’en déplaise à certains, le « C’ETAIT MIEUX AVANT » est une réalité qui ne s’applique
pas à tout bien sur, mais qui s’applique à différents aspects de la vie quotidienne en
France (Et sans doute ailleurs).

Il y a des choses qui étaient mieux avant – et d’autres qui sont mieux maintenant.
A partir de ce constat, il appartient à chacun de préférer tel ou tel mode de vie.
(Je ne dis pas choisir, puisqu’on nous l’impose)

En guise d’illustration, un exemple au hasard :
Préférez vous la notion de sécurité ou de liberté ? A chacun son choix 🙂

Paris souffre de surpopulation, c’est la première raison de tous ses maux. Il appartenait
aux responsables politiques d’anticiper et de délocaliser – il y a 40ans.

Ils n’ont rien fait, le résultat est désastreux (comme celui de l’intégration par exemple).

Bien au contraire, aujourd’hui ils profitent d’une situation enlisée pour stigmatiser les voitures
qui naturellement ont augmentées au rythme de la (sur)population jusqu’à saturation.

Non content de culpabiliser les usagers (comme si nous avions choisi de naître dans un système
qui s’est développé autour de l’automobile et de son réseau routier), ils conditionnent les gens
à gober toutes leurs idioties sur le climat, la pollution en ville, et tous leurs alibis fallacieux.

Et ça se termine par des sanctions et des taxes payés par des millions de citoyens prisonniers
d’un monde automobile qu’ils n’ont pas choisi – mais qui est indispensable à leur survie.

Les transports en communs sont quand à eux saturés, alors personne ne sait ce que l’on ferait
des 40 millions d’automobilistes s’ils mettaient leur voitures à la casse.

Au passage je suis surpris de constater qu’on arrive encore à vendre des voitures neuves en France,
des voitures jetables avec lesquelles les gens perdent un fric fou, pour n’y gagner que des emmerdes !!
(Désormais mon budjet MAX pour une voiture c’est 5000 Euros, d’occasion bien sur !!)

Si ce n’est qu’aucune solution de remplacement n’existe pour le moment, et pas avant longtemps 😉

Paris était une capitale de charme, ou l’on pouvait se déplacer librement, stationner facilement,
ou il faisait plutôt bon vivre lorsqu’on aimait l’urbain, et ou les gens étaient plutôt heureux.

Sans aucun doute, sur ces points, c’était beaucoup mieux avant. C’est un triste constat.

Et je ne parle pas de la honte que je ressens concernant la façon dont les touristes sont traités à Paris.
Surtout depuis que j’ai séjourné dans d’autres capitales du monde.

Et je terminerai en exprimant mon intérêts pour les voitures de sport qui roulent très vite, car je trouve
cela très amusant et j’aimes les sensations que cela procure.
Je vais souvent en Allemagne, pays ou je me sens en grande sécurité sur les autoroutes ou des bolides
roulent à 300kmh, avec un bilan de tués sur les routes très modeste, et qui fut pendant 40ans inférieur à la
France qui la limite depuis 1975. Je vous laisse le soins de réfléchir sur ce constat.

La vitesse de déplacement est l’apanage d’un monde moderne. De surcroit, vous vieillissez moins vite.

Il est grand temps d’éteindre les téléviseurs et de réfléchir par nous même.
Arrêtez de vous fouetter, et cherchez où se situent les causes réelles d’une dégradation de la joie de vivre
qui galope à toute vitesse elle aussi… Un signe de modernité ou de déclin ?

Eric E

Le 23/11/2016 à 00:05

Merci pour ce récit, Paul.
On en parle aussi régulièrement sur The Automobilist, mais mon jeune âge (désolé) et le fait que j’ai toujours vécu dans les Hauts-de-Seine (sauf quand j’habitais en Slovaquie et en Roumanie, bien entendu) font que je n’ai pas ce point de comparaison entre le Paris d’avant et celui du « Paris qui ose », pour reprendre la novlangue de notre âne.

C’est fort triste mais à force d’emmerder les travailleurs et les touristes, on est condamnés au déclin. Surtout si l’édile en place est largement soutenue par de riches groupes privés et des habitants aux oeillères pour laquelle hidalgo sait verser dans un clientélisme nauséabond.

« Monde de merde », comme disait Abitbol.

Leifur

Le 08/12/2016 à 16:34

Rendre la vie impossible aux automobilistes, forcément ça créé de la rage mais lorsqu’on voit, comme actuellement le peu de respect d’une loi de circulation pour un problème pourtant sanitaire … je suis d’accord que les bâtons dans les roues deviennent les meilleures solutions. N’est-ce pas ce qu’on fait quasiment toute les villes du Nord de l’Europe et ce, depuis des décennies ?

Personnellement, je vie en banlieue nord est de Paris et doit me rendre dans le 15e tous les jours, j’ai mis du temps, mais depuis presque 10 ans je fais le trajet en vélo, et la circulation devient de plus en plus agréable pour moi. Les rares fois au début où je prenais ma voiture par feignantisme, je le regrettais car très rapidement la circulation devenait impossible… et pourtant j’adore les bagnoles, mais dès que ça devient une contrainte ou une obligation, je deviens anti.

Pour ce qui est de la circulation alternée, parce qu’aujourd’hui nous sommes en plein dedans … mais ça rejoint l’idée de cet ancien article. Zut à tous ces « professionnels » qui doivent passer par Paris et qui sont en colères car leur entreprise en subit des coûts. Si des particuliers modifient depuis des années leurs habitudes, entendre que des professionnels n’ont pas envisagé la situation en adaptant leur parc laisse fait vraiment rire ou pitié, ceux sont les premiers à râler des lois mais apparemment ils n’ont rien envisagé par eux-même de manière citoyenne et durable. Ils ne sont peut être pas si pro que ça.

Leifur

Le 08/12/2016 à 16:37

Désolé Paul pour les fautes, tu devrais ajouter un plug-in permettant aux lecteurs de modifier leurs commentaires.
J’ai honte …

David

Le 30/10/2017 à 00:38

Alors moi perso une ville touristique ou je ne peut pas aller en voiture je n’y vais pas. En vacance j’ai autre chose a faire que me taper les transports en communs surtout avec 2 enfants.

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