Peugeot 206 CC : le cabriolet moderne et abordable.

Publié le mardi 20 mai 2014.
Mis à jour le mercredi 20 février 2019.
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Peugeot avait marqué les esprits avec la 205 (et accessoirement sauvé sa peau), déclinée avec succès à toutes les sauces (de la junior de base à la Gentry de luxe, lire aussi: 205 Gentry, de la Rallye sportive, lire aussi: 205 Rallye, et dépouillée à la Gti des beaux quartiers), y compris en cabriolet (CJ, CT, Roland Garros, lire aussi: 205 Roland Garros, et CTI). Difficile de faire mieux ou plus révolutionnaire. Et pourtant !

La 20Coeur de 1998, prémice de la 206 CC

Sa remplaçante, la 206, a la dure tâche de faire oublier la 205. La S16 n’arrivera jamais à supplanter la GTI dans les cœurs, mais Peugeot, pour mieux tourner la page, aura l’idée de proposer autre chose, qui personnifiera et tirera la gamme 206 vers le haut sans pour autant singer la vénérable et inimitable 205.

Ce coup de génie  sera de proposer à ce niveau de gamme un toit en dur rétractable : seul Mercedes avec son SLK utilise ce concept (lire aussi : Mercedes SLK). En 1998, Peugeot présente donc son concept 20Coeur, préfigurant quasiment trait pour trait la future 206 CC (pour Coupé/Cabriolet). L’heure n’était plus aux GTI et Peugeot l’a bien compris. La 206 CC joue sur une autre carte, et devient la locomotive de la gamme 206 à partir de 2000. La force de Peugeot : avoir senti le vent et avoir su proposer autre chose, lançant une véritable mode du toit rigide escamotable.

La désirable Roland Garros

Peugeot sut aussi jouer habilement de la communication, rappelant qu’elle avait déjà fait appel à cette technologie dès les années 30 avec les Eclipses de Georges Paulin, Pourtout et Darl’Mat (301, 601, 401 et 402). En réalité, le concept de toit rétractable a été apporté sur un plateau par la firme picto-charentaise Heuliez, qui se chargera de la fabrication de la 206 CC. Les 206 étaient prélevées sur les chaînes, envoyées à Cerizay pour y recevoir les transformations nécessaires, et renvoyées à Mulhouse pour finition.

Deux moteurs essence seront proposés, un 1,6 litres 16v de 110 ch, et un 2 litres 16v de 136 ch. Le poids conséquent de la bête (entre 1140 et 1165 kg) l’empêchera d’être une sportive, mais ces moteurs (particulièrement le 2 litres) suffiront à donner du plaisir. En 2005, un 1,6 HDI de 110 ch viendra compléter la gamme (et oui, on n’hésite plus à proposer des diesels sur les versions « loisirs »). Pour avoir une voiture « haut de gamme », il faudra opter pour la version Rolland Garros, apparue en 2002, et disposant d’une couleur spécifique, d’une sellerie cuir et de nombreux « accessoires » typique de la série Rolland Garros.

Non contente d’être une vraie locomotive pour la gamme 206, elle sera aussi un vrai succès commercial puisqu’à l’arrêt de sa production en 2007 (pour laisser la place à la 207 CC), près de 370 000 exemplaires auront été fabriqués et vendus.

Ce succès et cette large diffusion fait qu’aujourd’hui, on peut trouver des 206 CC à des prix très abordables (dans les finitions de base, lire aussi: la 206 CC d’Aurélie). Alors que l’été arrive, une 206 CC peut être un excellent investissement. A vous de voir.

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1 commentaire

Laurent

Le 26/09/2019 à 15:29

A priori une petite erreur dans l’article : Heuliez livrait les « toits-coffres » à Mulhouse, et la voiture était intégralement assemblée à l’usine Peugeot, et non modifiée à Cerizay…

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