Peugeot 508 GT SW (2018) : l’avenir dans le viseur ?

Publié le jeudi 7 juin 2018.
Mis à jour le lundi 26 novembre 2018.
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Après la présentation de la berline au dernier Salon de Genève (lire aussi : Peugeot 508 II), c’est au tour du break de se dévoiler cette semaine. Enfin, chez Peugeot, on ne dit plus break depuis longtemps, mais SW, pour Station Wagon. Fabriquée à Mulhouse, comme sa sœur berline, elle sera officiellement présentée au Mondial de l’Auto à Paris, pour une commercialisation début 2019.

Cette nouvelle déclinaison (avant un coupé, on a bien le droit de rêver) est une nouvelle fois la preuve de la bonne santé et de la confiance du groupe PSA. Car si aujourd’hui le groupe cartonne grâce à ses SUV (le duo 3008/5008 essentiellement, mais la sortie des DS 7 Crossback et C5 Aircross en début d’année devrait encore accentuer cette tendance), il s’attaque désormais au reste de sa gamme en déclinant sa plate forme EMP2 sous la forme d’une paire berline/break du plus bel effet.

Même si les moteurs restent des petits 4 pattes turbocompressés, la 508 monte clairement en gamme

C’est peut-être un détail pour vous, mais pour nous cela veut dire beaucoup : en effet, depuis quelques temps on constate que les constructeurs généralistes préfèrent soit la jouer discret sur le segment D, comme Renault avec sa Talisman, soit carrément faire l’impasse sur ce segment, comme Fiat aujourd’hui, laissant les grandes berlines à ses filiales premium Alfa Romeo (lire aussi : l’avenir du Biscione) ou Maserati. Même aux USA, certains décident d’abandonner le créneau, comme Ford qui décide de se concentrer sur les SUV. Voir une marque comme Peugeot, que l’on disait moribonde entre 2012 et 2014, attaquer ce marché avec ambition fait donc plaisir à notre chauvinisme primaire.

Le volume de chargement semble avoir été sacrifié à l’esthétisme… qui blamera Peugeot ?

On a souvent moqué les stratégies erratiques de nos constructeurs nationaux sur ce segment pour ne pas louer la manière dont Peugeot y revient en force. Après une première 508 qui n’a pas démérité (529 441 exemplaires en 8 ans de carrière), honnête berline faisant le job malgré l’absence de moteurs puissants (165 ch au max pour l’essence, 180 ch pour le diesel, et une Hybrid4 proposant 200 ch cumulés), il était temps de repasser à l’offensive.

Cette offensive vient surtout du design. Si la berline est réussie et racée, la SW est encore plus enthousiasmante, avec son arrière quasiment repris à l’identique du concept Instinct de 2017. Surtout, ce design est novateur tout en s’inspirant du passé : calandre verticale rappelant la 505, logo chiffré central rappelant la 504, et feux arrière en clin d’oeil inversé à la 504 Coupé. Pour la SW, l’arrière s’inspire du concept car de Pininfarina dénommé Riviera : un nom qui aurait été plus sympa que SW, tant qu’à piocher dans les souvenirs.

En fait, la 508 SW est la représentation parfaite de la stratégie actuelle de Peugeot, initiée avec la 308, mais vérifiée avec la 3008 : sans gros moteur, jouer la classe et la distinction incitant les clients à s’offrir les versions hautes approchant du premium, augmentant la marge et l’image de marque. Pour une marque généraliste, l’heure n’est plus, comme l’a fait Audi en son temps, aux motorisations soit grosses, soit sportives, soit les deux (lire aussi : Audi V8 et Audi Avant RS2) : cette stratégie pouvait se faire dans les années 80 et 90, plus aujourd’hui, où le downsizing est roi, et où le créneau du gros moteur est squatté par les allemands. Italiens et anglais, grâce à des marques fortement ancrées dans le premium ou la sportivité (Jaguar, Maserati, Alfa Romeo) peuvent prétendre à jouer un rôle dans ce secteur.

Même si l’on regrette ce qui nous semblait déjà pauvre, le bon vieux PRV ou le plus récent ESL, avec leurs 6 cylindres, la nouvelle ère est aux petits 4 cylindres turbocompressés pour les généralistes. Et malgré la mauvaise publicité qui en est parfois faite par-ci par-là sur les forums ou ailleurs, force est de constater que le 1.6 THP, tout petit qu’il soit, fait parfaitement le job, se déclinant parfois jusqu’à 270 chevaux sur la 308 GTI et promettant 300 chevaux en version hybride qui ne saurait tarder.

Pour aller se battre avec des constructeurs tels que Skoda ou Volkswagen (appartenant tous deux au même groupe), la 508 « II » semble donc bien armée, d’autant qu’elle bénéficiera d’un avantage naturel sur un des plus gros marché européen, la France. Il faut cependant, sans prendre de la clientèle aux SUV, proposer une réelle alternative : le style de ce break SW en est la preuve, on peut aujourd’hui sortir une belle voiture en France, ne reniant pas son passé tout en respectant les codes imposés depuis des décennies par les constructeurs allemands (ou ceux dans leur orbite).

Pour les clients européens (surtout du Nord), et les french basheurs, il restera un autre choix : l’Opel Insignia, dernier modèle développé sous l’ère GM et qui propose, sur la plate forme E2XX (différente, donc de l’EMP2 de la 508), des moteurs un peu plus sportifs, avec un 2 litres turbo de 260 chevaux fortement sensible au malus. Le temps que DS (avec la DS 8?) et Citroën (avec une nouvelle C5?) sortent leur berline sur la même base, Opel passera ensuite sans doute à une nouvelle Insignia à plate-forme et motorisations PSA ! Pour l’instant, l’Insignia continue de jouer sa partition, en bénéficiant de plusieurs marchés d’exportation intéressant : les USA et la Chine avec la Buick Regal, et l’Australie avec la Holden Commodore. En effet, la vente d’Opel à PSA n’a pour l’instant pas interrompu la fourniture de ces modèles, ce qui ne sera pas le cas de la prochaine génération d’Insignia « by PSA », à moins que mon intuition d’un nouveau rapprochement de PSA et GM dans le futur ne se confirme.

L’Insignia (en haut), l’autre grande berline du groupe PSA, est encore exportée sous le nom de Holden Commodore en Australie (en bas)

Cette réflexion nous amène à un petit aparté : le rapprochement GM/PSA de 2012 s’était avéré catastrophique, malgré 2 projets majeurs sortant aujourd’hui (Opel Crossland X et GrandLand X). GM arrivait en sauveur, et PSA (et notamment la famille Peugeot) n’avait pas vraiment aimé. Le groupe français, déjà en grande difficulté, avait du abandonner le fructueux marché de l’Iran (lire aussi : les constructeurs français face à l’épineux problème du marché iranien). Heureusement, dès 2012, Peugeot avait en préparation son arme secrète du renouveau, la 308. Le divorce consommé, la croissance retrouvée, un actionnariat verrouillé (Famille Peugeot, Etat Français et Dongfeng à égalité), et des modèles renouvelés ont changé la donne : nul doute que Mary Bara regarde avec attention la méthode Tavares chez Opel. Si Carlos réussissait là où tous les GM boys ont échoué, cela pourrait changer la donne.

Les usines Opel du groupe PSA fournissent aussi Buick aux USA (en haut) et en Chine (en bas) avec la Regal

L’annonce rapide du nouveau retrait d’Iran de PSA malgré les ambitions affichées et les investissements réalisés peut être surprenant. Pas si l’on considère qu’une fusion amicale, entre égaux, se prépare depuis longtemps. L’expertise des français dans le redressement d’entreprise et dans la relance de marques (même si le cas DS laisse perplexe et que la relance de Citroën laisse dubitatifs les fanatiques de la marque), dans le design et dans la conquête de nouveaux marchés (hors Chine ou PSA peine) pourrait s’accommoder de la compétence américaine en matière de gros moteurs (V6 ou V8), de sa présence mondiale (des USA à la Chine, en passant par l’Australie ou l’Amérique Latine), et de son portefeuille glorieux de marques.

Le succès de la 508, prélude à une fusion entre égaux entre PSA et GM ?

Tout alors prendrait sens : la berline 508 est typiquement une voiture « mondiale », pas en tant que voiture estampillée Peugeot, mais comme plate-forme compatible avec un sacré paquet de marchés. Les divergences de design entre les marques de PSA prouvent qu’il est tout à fait possible de s’adapter à moindre coût aux désirs de chaque zone. GM, avec une expertise d’un toucher de route « à l’européenne » pourrait, avec l’abandon de Ford, jouer le trouble fête sur le marché américain.

Voilà en tout cas ce que m’inspire la 508 : certes, le renouveau du segment D malgré l’émergence des SUV, mais aussi la confiance qu’a la marque en l’avenir, et le potentiel qu’elle dégage en vue d’une restructuration future inévitable à mon sens. Après l’expérience négative de 2012, mais le succès des projets communs, GM et PSA ont sans doute enfin terminé de se « renifler le cul » ! D’une certaine manière, le succès de la 508 II est donc impératif, au même titre que le redressement d’Opel : en apportant la preuve de sa capacité à s’adapter, le groupe PSA deviendra le partenaire légitime et mondial de GM, de quoi se passer largement des marchés iraniens.

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32 commentaires

P

Le 07/06/2018 à 14:01

Que deviennent les chevrolet astra, corsa, zafira d’Amérique latine? Toujours fournies par Opel? GM compte t’il profiter de la vente d’opel pour relancher les chevrolet coréennes ex daewoo?

philippe

Le 07/06/2018 à 14:05

Bon article comme toujours 🙂
Le retrait d’Iran effectivement laisse à penser qu’il va se passer des choses aux US de la part de PSA. Et il s’en passe déjà puisque PSA fournit en effet des Buick.
Par contre une fusion GM/PSA serait dramatique tant Opel a souffert d’être sous la coupe de Detroit, faisant d’incessant reportings sur leurs choix techniques.
Carlos Tavares a su se faire certes accepter chez Nissan et serait assez adroit pour passer chez GM mais le reste de la maison PSA pourrait prendre la posture d’un Daimler essayant d’avaler Chrysler, ça ne marcherait pas.

Paul

Le 07/06/2018 à 15:10

c’est une bonne question… je pense que justement, Mary Barra est assez fan de Carlos Tavares, et qu’elle lui a laissé l’opportunité de montrer de quoi il était capable avec Opel. Si ça passe, le boulevard est ouvert, sinon… patatra, tout s’écroule, surtout avec l’électrification qui s’annonce et dont GM dispose d’une techno intéressante 😉

Choco

Le 07/06/2018 à 14:13

Je le trouve beau ce break. Même le bandeau de feux sur le hayon me plait.
Je ne sais pas quelle sera la carrière de cette 508 II mais le coup de crayon est réussi.
Et effectivement je pense que l’ambition de Peugeot est de se caler juste sous les allemandes et refourguer des versions hauts de gamme contre une mensualité raisonnable, vu que les voitures se vendent en LOA aujourd’hui.

Paul

Le 07/06/2018 à 15:11

je suis assez d’accord : se placer juste en dessous avec des modèles séduisants, c’est aussi tailler des croupières discretos aux allemands, qui vendent beaucoup plus de 320d que de M3 😉

Franck

Le 07/06/2018 à 16:37

C’est justement parceque l’alternative M3 existe pour la vitrine de la marque que les 320d se vendent… Ce ne sera jamais le cas chez les constructeur français.

Paul

Le 07/06/2018 à 16:39

Heu, j’étais d’accord avec toi, je ne le suis plus quand je vois que c’est désormais la finition plus que la motorisation qui fait monter en gamme, en marge, et en … powerfull 😉

Franck

Le 07/06/2018 à 16:52

Si c’est c’est le cas, c’est à se demander pourquoi l’offre de motorisation allemande est pléthorique sur chaque modèle. La finition c’est une chose (obligatoire aujourd’hui) un moteur qui souffle, même si on ne l’achète pas, c’est valorisant pour la la gamme. Un peu comme moi qui roule en Saab 9.3 2.0 au quotidien et qui rêve de la même en Viggen…
Bonne chance à Peugeot, mais il y a du très méchant monde en face.

Philippe

Le 07/06/2018 à 21:07

Le moteur « image » que personne n’achète est valorisant pour la gamme mais pas pour les retours sur investissement et l’on voit ce qu’il est advenu de SAAB.
Les Allemands sont aussi passés au downsizing et carrément même au 3 cyl (partagé avec la Mini) pour BMW.

Raph

Le 07/06/2018 à 14:47

Si on ampute cette beauté de 10 ou 15 cm, qu’on lui retire 2 portes, on l’aura notre Riviera…

Plus sérieusement, les designers on bien travaillé. Mais quel dommage de ne pas pouvoir envisager au moins un petit 6L sous le capot :p

Paul

Le 07/06/2018 à 15:12

et si le 6 voire le 8 arrivait dans dix ans, le temps que le Lion se refasse beauté et santé ?

zeboss

Le 08/06/2018 à 10:59

Heuuuu, fin connaisseur du monde auto, pourquoi Paul avancer une telle hypothèse ?
A la limite glisser ponctuellement un plus gros moulin, celui de l’Insignia, sous le capot why not mais on reste en L4.
Carlos Tavares a bien dit qu’il n’y aurait plus de développement moteurs de fortes cylindrées à venir, non ?
Avec les normes anti pollution (heu le Co² n’en étant pas un, ndlr, mais gaz effet de serre) et les malus associés dans nombre de pays, (la Chine par exemple privilégie les moteurs de moins de 1.6l) je doute que le rêve d’une 508 II voir III V6 soit finalisé.
😉
Sinon pour revenir à cette notion d’image, il semble que le rapport entre le nombre de cylindres et la face chic du véhicule commence à sombrer dans la tête de l’acheteur, Volvo n’est plus qu’en L4 et bientôt uniquement hybridés…
TBC

Raph

Le 15/06/2018 à 23:01

8… Soyons sérieux Paul, nous sommes en France !

Mais je ne désespère pas de pouvoir me permettre d’acquérir un Ram tant qu’il passe, de par son statut de VU, au travers des entraves administratives. Une petite bonbonne de GPL et c’est encore mieux :p

Fraberth

Le 07/06/2018 à 15:02

Perso je n’aime pas trop l’idée d’un rapprochement entre les deux, ca risque de mal finir
Psa se fait plein d’argent, ils peuvent racheter JLR qui dégage vraiment beaucoup d’argent.
Le thp date de 2007, ils n’ont pas les moyens de créer un nouveau moteur maintenant ?

Paul

Le 07/06/2018 à 15:14

le rapprochement que j’évoque serait alors d’égal à égal, et en cela cela changerait la donne. Je pense sincèrement que ce n’est pas le retour en Amérique qui motive PSA pour arrêter à nouveau de commercer avec l’Iran, mais bien un accord plus global avec GM. Un GM qui a arrêté depuis 2011 sa morgue morbide qui aura conduit à la disparition de tant de marques européennes (Saab) ou américaines (Pontiac, Oldsmobile etc)

Fraberth

Le 07/06/2018 à 16:58

Je suis d’accord, mais j’ai juste peur que Psa finisse comme Renault : Renault avait les moyens pour revenir aux USA et s’installer dans le premium. Mais c’est fait bouffer par Nissan
Par exemple il nya pas de retour aux USA sous prétexte que Nissan est très présent mais par contre Nissan s’implante fortement en Europe sans problème

Si psa revient grâce à Gm aux USA, ca’ne serait pas en remplacement de cadillac et buick? Elles ne réussissent pas contre les allemands et japonaises

Philippe

Le 07/06/2018 à 21:01

Renault a quitté les USA – rentables – parce-qu’il n’investissait plus en Europe, il fallait faire des choix. L’histoire se répète puisque de 1999 à 2005 Renault a envoyé ses meilleurs éléments au Japon et investi massivement dans le redressement de Nissan tandis qu’il ne faisait plus rien sur le marché européen. Heureusement la gamme a enfin été renouvelée à partir de 2009 et l’investissement dans Nissan s’est révélé rentable. Le partage des marchés entre Renault et Nissan est rentable pour les actionnaires, il n’y a aucune raison de venir se faire concurrence. Ghosn n’a lancé Renault en Chine qu’après la détérioration des relations entre le Japon et la Chine et la baisse consécutives des marques japonaises sur ce marché où il avait lancé Nissan en 2002. Nissan ne se développe guère en Europe même si le Qashqai – étudié principalement pour l’Europe, invendable au Japon et aux USA – semble durablement installé. Tavares ancien dirigeant de Nissan US saura ce qu’il devra faire et ne pas faire avec les Américains.

Daniel

Le 07/06/2018 à 16:13

…. »on peut aujourd’hui sortir une belle voiture en France »….

Ah bon ?! On a pas de belles voitures en France ???
Vous voulez dire que l’on avait jusqu’à encore peu de temps, pas de copie inspirée du design Allemand, d’un classicisme, d’un conservatisme et d’un ennui à mourrir ? Et que, jusqu’à récemment, seuls les constructeurs Français ne suivaient pas l’école allemande, à savoir, l’horrible tendance à faire : Un design, Une gamme, au lieu d’Un design, Un modèle.

Paul

Le 07/06/2018 à 16:20

Et ho, hein, bon, avouez que la décennie 2000 a été « fracassante » pour le design français, à vouloir chercher midi à 14 heures, avec des Vel Satis, des C6, des 607, des 307 des Mégane etc… je mets d’ailleurs à part la C6, mais bon, y’a un moment faut séduire largement, et les françaises ont eut (souvent) du mal 😉

Philippe

Le 07/06/2018 à 21:14

Louis Schweitzer citait la DS et la CX, la R25, en disant que pour exporter il fallait faire français, qu’une Allemande s’achète à un constructeur allemand.
Je n’ai pas les chiffres de l’export de la Talisman mais je crains que sa germanitude ne l’aide pas à percer sur les marchés anglais ou allemands.

fc30

Le 11/06/2018 à 21:57

En ce qui concerne le marché anglais, c’est vite vu : les Talisman et Espace actuel n’existent pas en conduite à droite, et leurs prédécesseurs ont été arrêtés en 2012 avant même leur fin de vie. Par contre, le Koléos a été réintroduit sur ce marché avec l’arrivée de la seconde génération.
Effectivement, c’est en ayant leur propre personnalité que les françaises se vendent. D’ailleurs, la XM eut les premières années d’assez bonnes ventes en Allemagne.

SRDT

Le 07/06/2018 à 20:22

La couleur choisie me fait penser au Gris fumée métallisé qu’on voyait beaucoup sur les 504.

Jérôme

Le 07/06/2018 à 21:18

Je la trouve aussi très jolie cette 508. Les moteurs sont à la limite suffisants en thermique pur, par contre il ne faudra pas se louper avec l’hybride. Une transmission intégrale ( mécanique ou électrique) aurait été un sérieux plus.
Par contré là où j’attends Peugeot au tournant sera au lancement de la 208 II , 308 III, et 508 III . Il faudra que le style sont logique par rapport aux modèles actuels (un peu à l’allemande mais sans y tomber dans les travers Audi et VW ) . Belle évolution par exemple que fut la C5 II, puis plus rien. Peugeot avec ses séries 04 puis 05 et 06 avait un style reconnaissable, sobre et plutôt classe, puis les codes furent cassés avec les séries 7 (pour moi complètement ratée). Bref on a du mal à trouver une logique sur long terme et c’est pour moi un point essentiel à la réussite, pour que Peugeot retrouve ses ‘supporter’ à la BM, Audi, Mercedes ou VW.

zeboss

Le 07/06/2018 à 23:14

si Carlos TAVARES réussi à redresser économiquement Opel en moins de deux ans, ce sera une leçon grandeur nature pour GM.
A priori Paul a des infos pointues, je me souvient que CT ne veut pas parler de la course à la taille pour la première place mais à la talle d’équilibre.
Une « alliance » PSA GM serait contraire à ses premiers vœux, même si il parait impossible pour un groupe automobile de survivre sans être mondial et surtout face à l’arrivée certaines des chinois avec soit des produits bas de gamme pas cher pour pays émergeants ou bien armés façon Geely…
Alors paul, un scoop d’entre les scoop (qu’aucun autre média n’a encore avancé…)

Greg

Le 08/06/2018 à 10:21

Intéressant, Paul, comme toujours!
Ton raisonnement se tient… une alliance/accord de participations croisées aurait du sens.
Du point de vue industriel et commercial.
Pour autant, l’administration américaine autoriserait-elle une montée au capital de GM de l’Etat Français et des Chinois?

zeboss

Le 08/06/2018 à 10:52

L’état « français » n’est plus au capital de PSA, c’est la BPI qui y a pris la place, certes garantie par l’Etat, mais juridiquement c’est un peu différent…
Aux yeux des Américains les détails comptent parfois, enfin quand leur mauvaise fois protectionniste ne se déclenche pas, comme dans le duel Boeing / Airbus…
Ceci dit, l’association n’est quand même pas pour demain et avec un poil de chance, la mèche orange sera retournée à son business immobilier d’ici là…

pcur

Le 08/06/2018 à 16:40

Le logo ‘Peugeot’ est certes un rappel historique mais je le trouve plutôt mal intégré. Au contraire de la précédente 508 j’aurais au final plutôt une préférence pour la berline.

Georges

Le 10/06/2018 à 00:36

Enfin je vois des images qui rendent ce break réussi.
Pour les moteurs 8 cylindres faut pas rêver tout comme des 6, c’est fini quand arrivera l’Hybride. On est en 2018, faut s’y faire.
Un rapprochement Peugeot GM à égalité,………………. .
Il y a d’autres raisons du départ possible (probable) de l’Iran.

Et si je comprends bien l’article, DS est relancé ?

Tofes

Le 13/06/2018 à 19:44

Autre possibilité concernant le retrait d’Iran: Que la 508 intègre un composant américain, comme par exemple une puce Qualcomm Snapdragon 820a pour l’i-cockpit…

Tofes

Le 13/06/2018 à 19:50

Au temps pour moi, le 820a est prévu pour 2020…

Autospeurder

Le 16/06/2018 à 10:04

Merci Paul for your great articles.
The Buick Regal for China is not made in Ruesselsheim, Germany.
It is a sedan exclusively made in China.
http://gmauthority.com/blog/2018/05/the-third-buick-regal-body-style-you-might-not-know-about/

Philippe

Le 16/06/2018 à 10:19

Most of European designed cars are anyway made in China for tax and costs reasons. Maybe Chinese Buicks will now be derived from Korean designed Chevrolet ?

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