Peugeot 508 « I » : sans elle point de salut ?

Jeudi 7 juin 2018
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Sur un drôle de marché, alors que la 407 vieillissante n’arrive plus (la faute sans doute à un design daté, mais aussi à l’émergence des SUV et à la suprématie des allemands sur le segment) à sortir de l’eau, et que la 607 partait à la retraite après 168 000 exemplaires (lire aussi : Peugeot 607), la 508 arrivait à point nommé pour remplacer les deux modèles. Pourtant, si ses ventes cumulées n’arrivèrent jamais au niveau de celles de la 407 additionnées à celles de la 607, elle réussira discrètement à dépasser les 500 000 exemplaires pour se hisser au niveau des meilleures diffusions de berlines siglées du Lion.

La 5 by Peugeot Concept, présentée en 2010 à Genève puis à Paris

Voiture de VTC ?

Telle est l’image aujourd’hui de la 508 1ère du nom. Pourtant, cela n’a pas toujours été le cas, et la berline du segment D de Peugeot a su se forger une clientèle de cadres, du moins en France. Ce n’est qu’en fin de vie que les 508 noires ont commencé à pulluler à Paris, avec l’essor des Uber et consorts ! Il serait dommage de lui coller cette image à la peau ad vitam aeternam ! La 508, c’était autre chose !

A sa présentation en 2010, et lors de sa commercialisation en 2011, elle offrait une réponse intéressante au design mou de la 407 (malgré ses qualités routières évidentes) et de la 607 (qui comme toute grande Peugeot qui se respecte, se devait d’avoir des soucis de jeunesse). Discrètement (et c’est un peu le mot d’ordre avec cette 508 « I »), elle inaugurait un design qui trouverait sa plénitude avec la 308.

Après 10 années difficiles (du moins en terme d’image et de design), avec des 307 et 308 hésitant avec la ligne d’un monospace, une 207 hypertrophiée, une 607 dépassée (stylistiquement, hein, entendons nous bien), la 508 peut être considérée comme le renouveau de Peugeot. Certes, la ligne était encore un peu maladroite, notamment en berline, avec son coffre qui semblait s’ajouter par hasard, boursouflant sur des phares positionnés au petit bonheur la chance, mais sa version SW corrigeait cette impression.

Humilité ?

Avec la 508, deux modèles se retrouvaient en un, comme si le segment supérieur occupé par la 607 était définitivement abandonné (Renault fera de même en remplaçant Laguna et Latitude par une seule Talisman quelques années plus tard, lire aussi : Renault Talisman) au profit des allemandes. Erreur stratégique ou humilité salutaire ? Je pencherais pour la deuxième solution. Car malgré tout, la 508 n’était pas une mauvaise voiture.

Son principal péché ? N’offrir que des THP en essence ne dépassant pas les 1.6 (un travers qui perdure avec les nouvelles 508 lire aussi : 508 II SW et 508 II Sedan) et les 165 chevaux. En diesel, c’était 180 chevaux maxi, et l’hybrid4, cumulant le diesel (incongruité) et l’électrique, plafonnait à 200 ch. Un peu juste pour conquérir le monde.

La Chine eut droit à sa version police

Pour le reste, tenue de route, sobriété, fiabilité, qualité de fabrication, faisaient un bond appréciable. Ce n’était certes pas la panacée, mais la 508 se positionnait comme une honnête berline, suffisamment en tout cas pour séduire les loueurs et les entreprises. Elle n’en faisait sûrement pas assez pour faire oublier les 405, 605 voire même les 505 de la grande époque, mais franchement, elle ne manquait pas d’allure.

L’Italie aussi eut droit à sa version « Polizia »

Un redressement spectaculaire

Je ne suis pas dans les entrailles de PSA, et je ne sais pas tout ce qu’il s’est passé entre 2007 et 2014, 7 années difficiles pour le constructeur français, mais j’ai une petite idée. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, Tavares n’a pas réveillé le Lion d’un coup de schlague et de bagette magique. Un certain nombre de choses étaient déjà en place avant même son arrivée, favorisant le retour sur le devant de la scène du constructeur Franc-Comtois. Car dès 2006, les ventes sont en baisse, et Christian Streiff, arrivait avec la mission claire de couper dans les sureffectifs, les coûts, et de relancer la machine. Or 2008 fut une « Annus Horribilis » comme dirait la Reine, avec la crise des subprimes touchant l’intégralité des constructeurs, et un Streiff sujet à un AVC laissant PSA sans gouvernance pendant quelques mois.

En 2009, c’est Christian Varin qui reprend le flambeau, avec la lourde tâche de redresser la barre. La 508 dont le projet était déjà lancée fait partie de ce plan de reconquête, tout comme la 308 un peu plus tard. Mais la crise de 2008 se fait sentir cruellement en 2012, avec un premier souci de trésorerie, qui oblige Varin à s’allier à GM. Une alliance qui capotera dès 2013, et laissera PSA exsangue et sans solution. Il faudra l’intervention de l’Etat, l’attitude salutaire de la famille Peugeot prête à être diluée pour sauver l’entreprise, et l’entrée au capital de Dongfeng pour sauver ce qui pouvait l’être.

Et la 508 dans tout cela ? Mine de rien, elle assurait un minimum de 50 000 voitures par an à forte marge, même si l’on était pas dans le premium, et la stabilité de ses ventes permirent à Peugeot de rentrer sereinement dans les années 2010. Car en économie, on le sait, parfois, la crise de trésorerie n’est pas une crise en soi : il y a un besoin de cash ponctuel, du notamment aux investissements nécessaires à la 308, tandis que le reste de la gamme vieillissait ou assurait le minimum (la 207 se vendait, mais les marges étaient faibles par exemple).

Elle fait le job

Dans ce contexte, la 508 a continué a faire le job, occupant les usines de Rennes aux côtés de la C5 II qui faisait elle aussi de la résistance sur le même créneau (elle aura elle aussi atteint 530 000 exemplaires, ce qui nous fait deux berlines de segment D qui, en cumulé, atteignent le million, autant le dire). Et ce sont les succès des ces deux bagnoles qui font dire aujourd’hui aux marketeurs et ingénieurs de PSA qu’on ne peut se passer d’un marché d’un million de bagnoles sur moins de 10 ans (2008 pour la C5 II, 2011 pour la 508).

La RXH, hybride diesel dont les chevaux étaient partis brouter ailleurs mais pas sous le capot

On est tous des patrons automobiles de comptoir, moi le premier, mais PSA, avec deux voitures vendues au total à plus d’un million d’exemplaire, n’était pas dans la même situation que Renault, dont les Laguna (351 000 exemplaires entre 2017 et 2015) et Latitude aux chiffres confidentiels et ridicules, avaient prouvé qu’elles n’avaient plus leur place sous cette forme. Aujourd’hui, la légitimité de Peugeot reste intacte, grâce à la 508 I, tandis que la dernière grande Renault, malgré l’esbroufe de la Vel Satis, s’appelle en réalité Safrane.

Bref, la 508, en fait, c’était un peu la mûle de Peugeot et du groupe PSA : une bonne voiture, pas sexy, mais capable de tenir son rang, se vendant correctement avec des marges intéressantes. Aujourd’hui, monter dans une 508 vous fait comprendre la différence avec une 407, niveau finition, et ce malgré des moteurs moins nobles (la 407 eut droit à l’ES9 211 ch, et aux V6 Diesel 2.7 204 et 3.0 240!!!).

Mais la vraie question aujourd’hui c’est celle-ci : achèteriez-vous aujourd’hui une 508 I « d’occase » ? C’est un peu le problème de ces générations de voitures « entre deux » qui sont moins excitantes que leur héritière, et moins nostalgique que leur devancière ! Entre une 605 et son V6 à 24 soupapes (lire aussi : 605 SV24) et une 508 HDI, mon cœur fera rapidement le choix.

Une chose est sûre : l’idée de Peugeot de coller un moteur électrique à un moteur diesel, dans la définition Hybrid4 offrant 4 roues motrices, donnait une voiture toute molle dont on se demandait où étaient passés les chevaux. Pourtant, elle eut la palme d’or de mes enfants avec son toit panoramique innovant. Le luxe se niche parfois dans les détails !

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35 commentaires

Tanguy

Le 07/06/2018 à 16:49

Dommage de pas avoir parlé de la phase 2 qui la rendait quand même beaucoup plus sexy, et avec un style bien plus moderne, personnellement j’adore cette caisse, dommage qu’il manque de vrais moteurs en effet

Rubinho

Le 07/06/2018 à 17:10

Pour avoir un peu travaillé à l’époque sur le projet, effectivement W2 un nouveau départ pour rebâtir la légitimité de la marque sur le segment après 605/607 et leurs problemes de jeunesse et une 407 au style très/trop clivant (ceci dit, je me rappelle qu’a l’époque sa calandre « béante » faisait couler bcp d’encre alors que les actuelles d’Audi/lexus…. sont bien pires).

Un style sobre, une bonne finition, des équipements au niveau (mais pas en avance certes) et une gamme faite pour coller au gros du marché.
Alors oui cela excluait les gros moteurs mais d’un côté quel mix de v6 y a t il eu sur 406/407/605/607…? Clairement pas de quoi amortir l’installation/adaptation de ces GMP sur une nlle plate-forme surtout à une époque où PSA était au bord du gouffre.
Des choix logiques et raisonnables ont donc du être fait et au final la carrière de cette auto a été plutôt bonne.

Richard

Le 07/06/2018 à 17:42

Petite note … pour l’avoir eu sur une 508 GT SW…. il y avait jusq’en 2014… le HDI 2.2 204CV lié a une BVA6 (qui faisait ce qu’elle pouvait)…

24heures

Le 07/06/2018 à 17:46

Oui, tiens, c’est avec cette version (en berline) que j’ai fait ma top speed ever… 244 compteur sur autoroute allemande… au rupteur.

24heures

Le 07/06/2018 à 17:45

Philippe, pas Christian Varin…

En interne, la légende dit que cette voiture a coûté sa place à Jérôme Gallix, éphémère successeur de Gérard Welter (talentueux pendant longtemps mais qui a fait les années de trop après avoir dessiné la 206) et dont les seules vraies œuvres (de série) auront été les 3008 et 5008 mk1.

Cette 508 a été compliquée à dessiner car pour une des 1ères fois il était intégré dans le cahier des charges le fait de réussir sa commercialisation en Chine (ce qui imposait des dimensions aux places AR qui ont fait plus tard le bonheur des VTC). Une séance COMEX à la Ferté Vidame de passage en revue des projets futurs a crucifié le projet 508 à son stade d’avancement de l’époque, et Streiff a dégagé avec la diplomatie qu’on lui connaissait Gallix, remplacé du jour au lendemain par Gilles Vidal (au vu de ce que sont devenues les dernières Peugeot, je pense qu’on y a gagné)

La 508 a été redessinée mais comme toutes les autos à la genèse compliquée (1007, Cactus, C6…) elle laisse l’impression d’un projet non totalement abouti.

Philippe

Le 07/06/2018 à 21:21

Et hop après Jean-Yves Le Drian c’est le tour de Philippe Varin – Paul tu as bon pour Streiff 😉 !

Alain

Le 07/06/2018 à 21:49

Très bonne analyse, mais la version Hybrid4 en berline est quand même plus performante que les derniers BlueHDi qui ne font que 180ch et 400Nm, c’est mou, ça catapulte moins aujourd’hui et ça consomme plus. Les VTC recherchent les versions Hybrid4 pour la faible consommation, plus de 1500km avec un plein dans les bouchons et la fiabilité, digne des Hybrides de Toyota. Et comme signalé plus haut il y avait la GT avec le 2,2Hdi de 200ch, qui si y avait eu une descendance aurait fait 240ch, mais c’est tristement resté dans les cartons.

Fraberth

Le 07/06/2018 à 22:37

La plateforme était amortie depuis un moment grâce aux c5 1 et 2 et 407
On peut faire un parallèle amusant:
604 et 607, petits succès
504 best-seller et 508 s’en sort très bien
Et sinon compte les prix, la 508 à surtout remplacer la 607 ( à partir de 30000€) et les versions hautes de la 407 et le 3008 1 a remplacé les gammes basses

zeboss

Le 07/06/2018 à 22:39

L’Hybride RXH n’est pas si molle que ça, si on se met en position « sport »…
c’est même très dynamique sur petite route..
Néanmoins il manque 50cv au réel pour coller le monde à au siège mais l’auto reste d’une grande douceur, er si les journalistes n’avaient pas passer leur temps à démonter le boite robotisée qui se débrouille pas si mal que ça sans mouliner comme les affreuses CVT ou jouer convertisseur comme sur l’EAT souvent à cheval sur 2 rapports.
Sinon qui sait pourquoi le THP1.8 chinois n’a jamais atterri sous le capot en europe ?

zeboss

Le 07/06/2018 à 22:42

oops manque la fin de phrase, la carrière du RXH HY aurait fait plus d’étincelles..
C’est d’ailleurs un des breaks 508 le plus croisé en Allemagne… pour les Peugeot ndlr..

Matt

Le 08/06/2018 à 10:11

Mouais, pour l’avoir essayé dans plusieurs voitures, la BMP6 (comme toutes les boites robotisées à simple embrayage que j’ai pu essayer) ne tient pas la mesure avec une vraie BVA à convertisseur de couple. En particuliers les passages de rapports qui manque de la moindre douceur alors que c’est bien le point fort d’une BVA, surtout sur cette gamme où on cherche le confort.

zeboss

Le 08/06/2018 à 10:45

l’usage de la bmp6 dans l’hy4 lisse les passages de rapports d’une façon bien plus douce.
On peut secouer les passagers dans certaines conditions, certes, mais dans un usage plus spécifique… Guère plus que dans une boite mécanique à embrayage un peu dur…
Et si on joue des palettes, l’effet secouage est bien moindre que celui reproché dans les générations I des Picasso qui à priori étaient désagréables…
Pour avoir deux véhicules avec quasi le même moulin (180 eat6 et hy4 bmp 6) je n’ai jamais l’impression de changer de monde entre les deux… Juste un usage des palettes plus important sur l’hy4 mais pas de mode sport dispo sur le 180 (VU – Expert).
Peut être que d’autre marques ont des boites plus « sympas » que la bmp 6 sur hybride mais qq tests sur la DSG7 par exemple la montre plus lente qu’une boite manuelle sur certains modèles.. Nul n’est parfait..

Matt

Le 08/06/2018 à 11:58

Pour le coup je ne vois pas l’intérêt de prendre une boite « automatique » si il faut jouer avec les palettes? Et pour le coup si c’est l’hybride qui lisse le comportement, je ne vois pas en quoi ça change les défauts de la boite.

Pour les double embrayage type DSG (et aussi l’EDC Renault que j’ai trouvée très bien), à l’utilisation sur des boites neuves je les ai trouvé très bien pour le coup autant en rapidité qu’en douceur. Même si sur ce deuxième point c’est moins « parfait » qu’une BVA, on va dire que la balance rapidité/douceur est plus côté douceur pour une BVA et côté rapidité pour une double embrayage. Par contre leur soucis c’est le vieillissement (quand je vois comment se comportement le Q5 de mon beau frère, sans être une horreur j’ai l’impression que c’est pas la même boite que celles que j’ai essayées neuves…) et la fiabilité (beaucoup de mauvais retours, surtout sur DSG7).

Sylvain

Le 08/06/2018 à 19:35

…Et les boîtes SMG 1 chez BMW…beurk ! A éviter absolument. Les SMG 2 sont guerre mieux…la DKG par contre est bien. Je crois que dans ces boîtes robotisées il est préférable de choisir celles à doubles embrayages….

Bigblue

Le 15/06/2018 à 19:08

Je confirme, passé il y a 2 d’un 3008 BMP6 « pénible »à une « vrai « BVA 8 sur XC60, on ne parle pas du tout de la même chose en terme d’agrement, le jour et la nuit…

Greg

Le 08/06/2018 à 10:09

C’est clair qu’avec une nouvelle 508 II très désirable, la 508 I va rentrer, et pour longtemps, dans le « ventre mou » du marché de l’occasion!
Occasion récente pour les premières mains puis vieille bagnole pas chère au fil des ans…
On a tellement l’habitude de les voir en noir, je découvre sur ces photos à quel point la berline était élégante et bien foutue en blanc!
Une berline sans esbrouffe qui n’a pas fait parler d’elle, ni en bien ni en mal (tant mieux) mais un réel succès quand même, le restylage semblant avoir vraiment soutenu les ventes en fin de carrière!

Wolfgang

Le 08/06/2018 à 23:58

La 405 avait une vraie ligne à elle.
La 406 pompait pas mal les bm serie 3
La 407 avait à nouveau une ligne bien à elle
La 508 est pour moi une réussite stylistique. Je l’imagine bien avec l’étoile Mercedes sur le capot. Elle vaut largement une Mercedes C question ligne.
Pour les moteurs, dans quelques semaine on se traînera à 80 par décision du prince, donc abandonnez la puissance… Inutile sauf sur circuit et c’est pas une bagnole de circuit. Les performances d’une r4 conviennent au prince, il ne veut pas plus. C’est la France en marche arrière.

Vincent DK5

Le 09/06/2018 à 01:17

Pour moi cette 508 (surtout avec le restyling) me fait énormément penser a l’esprit Peugeot époque 505(première partie, sans Turbo ni V6) : Une berline classieuse, sans chichi mais bien dessinée, pas « m’as tu vu », motorisée suffisamment mais sans noblesse, confortable. Pas un modèle à faire valoir, mais qui fait le job.
Comme son ancètre qui était au fond une 504 au style plus classique et modernisée(lignes plus tendues, plus germaniques) le cul entre deux chaises(remplaçait la 504 tout en en grappillant sur la 604 jusqu’à en piquer la place et les moteurs) et remplacé par un modèle au style plus affirmé (605).
La 508 a gommé les défauts et exuberances de son ainée 407par du sérieux ,mangé la place vacante de la 607 et va être remplacée par un modèle plus affirmé. La boucle est bouclée !

molodoï

Le 09/06/2018 à 10:22

Peugeot doit se souvenir aussi de ne pas entourlouper ses clients comme il l’avait fait en équipant certains 604 et CX turbo avec des Michelins TRX, au prix exorbitant, à l’usure rapide, et qui dont la taille interdisait de pouvoir les remplacer par un modèle de chez un concurrent.

Pour pouvoir mettre des pneus à prix normal, il fallait changer les jantes. Merci PSA !

Wolfgang

Le 18/06/2018 à 23:19

Pas mal de constructeurs ont eu recours aux pneus milimetriques. Jag par exemple. Ça a été vite abandonné. Faut upgrader les jantes.

fc30

Le 09/06/2018 à 20:44

Je n’ai jamais été fan de la 508 (je lui préfère nettement la C5 II), mais je la trouve plus réussie que la 407 et effectivement je reconnais une certaine prestance, surtout en phase 2. Elle a su se faire une place au moment où son segment était en plein effondrement, les familles étant toutes parties vers les monospaces ou SUV… Reste une clientèle surtout composée de professionnels (ex : Taxi, VTC) ou de flottes recherchant un véhicule statutaire, la première génération de 508 a su répondre à ses attentes, j’espère que sa remplaçante arrivera à la garder (son style est très réussi, mais j’espère que l’absence de version 4 portes en Europe ne sera pas rédhibitoire).
PS : je trouve que l’intérieur de la 508 fait très Renault

Germain

Le 10/06/2018 à 10:00

C’est vrai qu’elle a une image de VTC qui lui colle à la peau, d’autant qu’il y a encore pas si longtemps c’était le seul modèle autorisé sur la plateforme Le Cab, dans une seule couleur et une seule finition (la plateforme VTC faisant ainsi la location des voitures auprès des chauffeurs)

Germain

Le 10/06/2018 à 10:03

Conduisez une dans Paris et les boers vous arrêteront en vous demandant, pourquoi le macaron VTC et votre carte pro de chauffeur ne sont pas sur le pare brise

gentry

Le 10/06/2018 à 12:50

Les vitres surteintées dignes d’un officiel africain ne sont pas indispensables non plus!!

allan wagos

Le 10/06/2018 à 16:08

Tant que les constructeurs nationaux n’auront pas compris qu’il faut donner une vraie personnalité à une voiture, que l’on la reconnaisse quelque soit le segment, que l’on baptise d’un autre nom le haut de gamme, que ce haut de gamme ne soit pas timide et franchouillard, ni politiquement correct , que les moteurs soient des multicylindres avec des chevaux, des vrais, et de la mécanique sans complexe,…

Que les finitions ne soient pas du IKEA avec plastocs et contreplaqué vernis ….que la voiture fasse envie, que l’on se retourne sur elle , qu’elle gratifie son propriétaire d’une image avantageuse !!! que l’on ait envie de la voler pour faire un hold up par sa réputation de caisse d’enfer !!!! C’est ça du haut de gamme comme savent le faire nos voisins d’outre Rhin, ou Transalpins ….

La bagnole du notaire de province ou du boucher charcutier de chez nous ne sera jamais celle dans laquelle montera Pénélope Cruz ou Cameron Diaz !!!

Mathieu

Le 11/06/2018 à 17:10

Je suis assez d’accord avec ça même si c’est une façon plutôt extrême de le dire.
J’ajouterai que même si c’est très facile de parler lorsqu’on n’est pas à la tête d’une marque, les marques françaises ont réellement du mal à pérenniser leurs efforts et se construire une image sur le long terme sur le segment des berlines routières.

Le contexte historique, les finances et les stratégies ne sont pas les mêmes mais je pense que la marque Audi (bien qu’elle soit aujourd’hui critiquables à beaucoup de niveaux) est un bon exemple à suivre avec le travail abattu pour entrer dans le cercle des constructeurs « premium » dans les années 1990 : des investissements sans concessions, des vraies innovations, des produits sérieux de bout en bout. Il se sont jeté à corps perdu et ont crû en leur projet du début à la fin.

Daguet

Le 18/06/2018 à 21:57

Tout à fait d accord avec toi. J ajouterai propulsion et moteur longitudinal sont le minimum.

Fabien-911

Le 10/06/2018 à 22:38

Bonjour,
Après une A4 tdi break, je ne voulais plus de VAG et le budget entretient des BMW E61 me faisait peur.
Chauvin à cette époque je voulais acheter français.

Restait soit la Laguna (en GT4 obligatoire, tant qu’à faire, mais trop difficile à trouver en essence) soit la 308 II Sw. Après avoir vu cette dernière je me demandais ce qu’il restait à la 508. J’a l’ai essayé et j’ai compris : espace intérieur, finition…
Donc si vous chercher le profil de la personne qui achète une 508sw thp d’occaz : c’est moi. Trentenaire, 2 enfants, une femme qui déménage la maison à chaque week end en famille, je cherchais une auto avec un moteur correct (pour la passion jai une 325is e30) et un excellent touché de route pour un budget raisonnable. J’ai trouvé une auto qui me satisfait totalement (bien que j’aimerais avoir un 3.0l BMW sous le capot) et à laquelle je trouve des qualités chaque jours.

Une super auto qui n’a finalement pour seuls défauts sa discrétion et son offre moteur faiblarde.

Germain

Le 12/06/2018 à 15:24

Je la trouve assez jolie et équilibrée en berline phase1, en blanc sur les photos elle semble assez aguichante

J2M

Le 13/06/2018 à 17:42

Une fort belle auto de généraliste, à l’instar de la Mondeo, de la Talisman ou de l’Insigna. Ces voitures sont souvent plus ou moins mal motorisées, mais offrent un rapport prix/usage imbattable.
Jusqu’au jour de la revente, car passé trois ans, dont une partie à l’atelier, leur mauvaise réputation leur colle à la tôle. Justifiée ou non, cette « fama » négative est une dimension que leurs géniteurs n’ont jamais prise en compte.
Elle tient davantage à la qualité de fabrication qu’à celles de conception, de présentation ou de prestations.
Trois autres généralistes regrettablement discrets sur le segment retiennent par contre l’attention. Honda, Mazda et Toyota sont très affutés, avec des produits de grande qualité. Il ne reste aujourd’hui que l’offre de Mazda, les deux autres ayant jeté l’éponge. Il faut dire qu’en essayant de remplacer l’excellente Camry par une offre inutilement différente (et pourtant crédible), Toyota ne peut plus assurer une présence rentable sur ce qui est devenu une niche. Dommage, de profundis l’excellente lignée de l’Avensis.
Elle aussi chroniquement sous-motorisée alors que Toyota a tout, et même plus, en rayon.

Bigblue

Le 15/06/2018 à 19:21

Plus de 6 cylindre, certe… j’ai loué il y a un mois un Picasso 3 cylindre 130 bourrins, perplexe sur le coup (failli retourner au comptoir de Hertz pour savoir quesque j’avais fait pour mériter ça) et bien en terme de souplesse et de relance chantante je fus agréablement surpris, un plaisir de conduite retrouvé après des années de mazout, le silence retrouvé et certe un bon 12 litres au cent de SP95 sur les routes du cap corse (tout en 3ème, 4ème maxi…), mais sous la capot d’une 508, je pense que cela fera très bien le job !!!

J2M

Le 16/06/2018 à 10:13

Mouais… Pendant ce temps Toyota envisage l’import de 1000 Camry hybrides, version US, à destination de sa clientèle taxi. Un 2,5 l quatre cylindres hybride avec 200 cv.
Pouquoi la France est-elle depuis si longtemps la patrie du micro-moteur ?

Wolfgang

Le 18/06/2018 à 23:27

On a des normes antipollution qui provoquent les baisses de cylindrées et réduisent le nombre de cylindres.
On ne s’est pas mis à fabriquer des 3 cylindres 1.2 gavés par gros turbo pour le plaisir. Porsche ne passe pas non plus au flat 4 turbo pour le plaisir…
Sur le papier ça pollue moins. Dans la vraie vie ça consomme plus et c’est moins durable. A l’aire de la bagnole jetable c’est pas grave.

Matt

Le 19/06/2018 à 10:30

« Dans la vraie vie ça consomme plus et c’est moins durable » Je ne suis pas d’accord avec le premier point et le deuxième reste encore à prouver…

J’ai eu en déplacement une Fiesta 1.0 ecoboost 100ch, j’ai fait une consommation bien meilleure que tout ce que j’aurais pu espérer, avant de faire la même en roulant pareil sur un moteur atmo de puissance équivalente on a de la route. (moins de 7L en faisant en gros 40% autoroute à 140 compteur, 20% bouchon sur autoroute, 20% nationale, 10% petit trajet et le reste à la conduire comme une voiture de rallye sur une route de campagne).

Et pour la fiabilité ça va bien plus êtes influencé par la quantité de capteur et d’électronique que par la taille du moteur. Contrairement à ce qu’on se dit quand on voit un 3 cylindre d’un litre ce ne sont pas des moteurs qui moulinent. Justement on cherche à les faires tourner le moins vite possible avec un couple disponible très tôt parce que c’est ça qui permet de faire baisser la conso. Pour moi c’est une vieille habitude qui a plusieurs dizaines d’années que de dire que toute les nouveautés qui sortent ne font que baisser la longévité des voitures/moteurs. Quand on est passé aux arbres à cames en têtes, à l’injection mécanique puis électronique, turbo, multisoupapes, calage d’arbres à cames variables, etc etc. Et au final la longévité des voitures n’a pas tellement baissé.

SB

Le 20/04/2019 à 19:27

Pour qui cela concerne, la 508 hybride de 2013 du moins est une vraie voiture jetable. Ni Peugeot ni Bosch qui l’équipe du boitier de contrôle hybride ne sont capables de réparer ce dernier. Pour le faire remplacer, rien que son prix avoisine celui de toute la voiture à ses cinq années ; 6200€ pour un calculateur soit disant hybride !
C’est simplement de l’arnaque.

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