Porsche 911 « 996 » Turbo : performante et accessible

Mardi 9 octobre 2018
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Pour beaucoup de puristes, la Porsche 911 type 996 paie le choix d’un flat 6 refroidi par eau (et non par air), ainsi que son aide à la stabilité (le fameux PSM) rendant sa conduite trop facile, pour d’autres, dont je fais partie, il s’agit surtout d’une question de design. Mais ce qui est sûr, c’est que la 996 n’attire pas autant les collectionneurs que d’autres modèles de 911. Pourtant, cette Porsche n’est pas inintéressante, loin s’en faut, notamment dans son excellente version Turbo qui nous occupe aujourd’hui !

Avec le lancement de la 996 en 1997, Porsche avait pour ambition de rentrer dans la modernité, avec une 911 accessible à tous, et répondant aux normes de sécurité. Avec le lancement du Boxster en 1996, la marque allemande avait enfin réussi à descendre en gamme sans galvauder son image, et la 996 était l’occasion d’unifier la famille avec un regard proche de celui de la Boxster : une proximité avec le « bas de gamme » que les propriétaires de l’un apprécièrent et que les amateurs de l’autre boudèrent. En outre, elle perdait aussi les rondeurs qui faisaient le charme de la 911 jusqu’à l’aboutissement stylistique de la Porsche 993. On avait déjà reproché à cette dernière son aspect « flat nose », mais l’impression était encore plus forte avec la 996 devenue plus consensuelle.

Malgré ces réticences des puristes, Porsche avait cependant un projet : élargir la gamme et élargir la clientèle avec un plan en 3 actes. Entrée de gamme avec un Boxster plus accessible, haut de gamme avec une 911 plus consensuelle, et diversification avec un Cayenne en cours de gestation (et qui sera lancé en 2002). L’objectif était clair : quadrupler les ventes en dix ans ! Pour cela, il fallait aussi que la 911 prenne sa part de travail, et avec la 996, l’objectif sera atteint avec 175 262 exemplaires produits en 9 ans (contre 68 029 exemplaires en 5 ans pour la 993).

Ce fut au Salon de Francfort 1999 qu’apparaissait pour la première fois la 996 Turbo. Là encore, les puristes y virent une régression par rapport à la 993 Turbo : moins bestiale physiquement, elle s’approchait plus d’une GT performante alors que sa devancière jouait l’outrance. Adieu aileron massif, place à un appendice aérodynamique beaucoup plus discret. En revanche, elle gagnait deux entrées d’air latérales du plus bel effet (et fonctionnelles, puisqu’elles participaient au refroidissement du moteur), et un bouclier avant très travaillé, lui donnant ce caractère agressif que sa carrosserie visuellement plus fine ne lui offrait pas (du moins pas autant qu’une 993 ou qu’une 930).

Une 911 Turbo dans sa version USA (en haut) et Européenne (en bas)

En réalité, Porsche avait sciemment décidé de transformer la philosophie de la Turbo. Avec la 996 Turbo, place au Grand Tourisme performant, tandis que le Sport et la piste étaient dévolues aux versions GT3 (1999) et GT2 (2003). Avec sa transmission intégrale permanente et le fameux PSM (Porsche Stabilité Management), il devenait quasiment impossible de la mettre en défaut alors que les précédentes générations demandaient du doigté et de solides notions de pilotage. Là encore, la « trop grande facilité » fit crier au scandale les gardiens du temple, mais à lire les essais de l’époque, il fallait sacrément toucher les limites de la voitures sur route ouverte pour voir les aides type ESP se déclencher. Avantage : la 996 Turbo se conduisait parfaitement sous la pluie, ce que ses devancières supportaient moins facilement. Mieux, contrairement à la 993 qui n’eut droit qu’à une toute petite série de Turbo version cabriolet (13 ou 14 exemplaires selon les sources), la 996 elle proposa à partir de 2003 une version officielle convertible !

Mine de rien, le flat 6, certes refroidi par eau, développait la puissance tout à fait convaincante à l’époque de 420 chevaux pour une cylindrée de 3.6 litres, deux turbos et un couple faramineux de 560 Nm à 2700 tours/minute. De quoi assurer un maximum d’adrénaline à la plupart des conducteurs. Et si cela ne suffisait pas, Porsche pouvait proposer l’option X50, faisant passer la puissance à 450 chevaux. En 2005, cette option devenait un modèle à part entière, appelé Porsche 911 Turbo S, disponible elle aussi en cabriolet !

Contrairement à la 993, la 996 eut droit à une version cabriolet « de série »

Au total, ce furent 21 954 exemplaires de 996 Turbo et dérivés produits, dont 16965 Coupé, 3426 Cabriolet, 600 Turbo S et 963 Turbo S Cabriolet (à comparer aux 6676 exemplaires de 993 Turbo). Grâce à une plus grande polyvalence et à une utilisation plus facile, la 996 réussissait à multiplier par 3 les ventes de la 993. Pas mal pour une voiture soi-disant mal aimée. En réalité, et malgré les réticences de certains, la Porsche 996, en particulier dans sa version turbo, fut un grand succès commercial, totalement cohérente dans la gamme en devenir du constructeur, participant à la croissance infernale du début des années 2000. Le question du design fut ensuite réglée par la 997, revenant à des phares ronds, mais pour le reste, Porsche n’avait pas le choix en passant au refroidissement par eau, afin de passer les normes : c’était le prix à payer pour faire perdurer la 911.

La 911 Turbo S, héritière de l’option X50, se déclinait en coupé et cabriolet

Aujourd’hui, la 996 Turbo offre la possibilité de goûter aux performances et à l’esprit Porsche pour un tarif certes élevé, mais bien moins que d’autres Porsche du même acabit (49 000 euros en 2018 selon LVA pour une Turbo Coupé, à comparer aux 130 000 euros demandés pour une 993 Turbo). On en viendrait presque à dire qu’elle est abordable, surtout quand on sait qu’elle valait 129 765 euros neuve (prix catalogue 2003).

CARACTERISTIQUES TECHNIQUES PORSCHE 996 Turbo

Motorisation

Moteur 6 cylindres à plat « Flat 6 »
Cylindrée 3600 cc
Alimentation 2 turbos
Puissance 420 ch à 6000 tours / minutes
Couple

560 Nm à 2500 tours / minute

Transmission

Roues motrices Transmission intégrale
Boîte de vitesses Manuelle à 6 rapports

Dimensions

Longueur 4435 mm
Largeur 1829 mm
Hauteur 1295 mm
Poids à vide 1560 kg

Performances

Vitesse maxi 307 km/h
Production 21 954 exemplaires (2000/2005)

Tarif

Cote moyenne 2018 49 000 eurors

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28 commentaires

VDR

Le 09/10/2018 à 14:57

Contrairement aux apparences et à l’impression générale, la 996 présente beaucoup de rondeurs, mais s’exprimant d’une autre manière : museau plus rond, arrière plus rebondi, profil acéré. Elle prend tout son sens dans le mouvement.

Rubinho

Le 09/10/2018 à 15:00

La 996 en général est boudée par les ayatollahs de la 911alors qu’elle fu un vraie succes commercial, notamment aux US. Hormis le look exter qui est ce qu’il est, mais bon peut-on dire que l’ensemble de la production mondiale de l’époque est une référence, et un inter qui est tres daté maintenant, c’est la 1ère 911 moderne.
Pour en avoir beaucoup conduit une, c’est une auto attachante, performante, confortable et beaucoup moins piégeuse que les générations d’avant. Bref une auto de quasi tous les jours mais qui savait se transformer en missile. Profitez en avant que la côte ne remonte (ceci dit, les 4S, les targas et les turbos commencent à reprendre du poil de la bête, surtout dans des configurations un peu pointues)

Germain

Le 09/10/2018 à 15:50

La 996 est pour moi la meilleure des 911:
Plus grande, plus spacieuse, plus confortable, plus rigide et plus puissante tout en étant beaucoup moins lourde que la 993.
Plus facile à conduire pour le commun des mortels. La turbo est ma version préférée, aucun angle vifs, une élégance sans agressivité, performante mais sécurisante, un moteur biturbo progressif et une parfaite transmission intégrale qui permet de rouler même sur la neige. Je rêve d’un cabriolet turbo vert foncé intérieur cuir beige, boîte tiptronic et hard top.

Germain

Le 09/10/2018 à 16:02

Les puristes ne comprennent jamais la nécessité de l’évolution: les nouvelles normes de crash test comme de pollution condamnaient la 993 et toutes évolution à partir de cette dernière. De toute façon elle ne parvenait pas à séduire de nouveaux clients ( je parle de ceux qui n’étaient pas encore clients de la marque). Elle était chère et peu rentable à produire. La 996 a été un best-seller absolu, le taux de rentabilité était bon et elle a amenée à la marque de nouveaux clients. Sans la 996 la 911 aurait disparue et la marque aussi je pense.

Wolfgang

Le 09/10/2018 à 17:39

La 996 n’est à mon avis pas une réussi esthétique. Elle est énorme. Avec les phares qui pleurent. Et le cul qui remonte. Avec des feux rouges mastocs horribles.
Vraiment pas terrible.
Mais le plus grave c’est le moteur. Pas par le fait qu’il soit liquid cooled parce que c’est plutôt mieux pour la fiabilité en principe surtout en ville. Le pb est que ce nouveau moteur a eu des pb de conception graves. Notamment le roulement ims qui a causé des casses moteurs fréquentes sur les 911 et les boxster qui avaient la même architecture moteur. Une des pires Porsche jamais construites. Ce qui explique le prix bas.

Franck

Le 10/10/2018 à 13:18

Ah ! le mythe de l’IMS défectueux. Y avait longtemps !
Bon, d’abord de n’est pas l’IMS qui était défectueux (parfois) mais son roulement à billes qui remplaçait les paliers sur les anciens blocs air cooled.
Ensuite il n’existe AUCUNE statistique sérieuse sur ce défaut. Et si d’aventure il y a eu plus de casse moteur sur les 996 que sur les autres précédente, c’est qu’ils en on produit des wagons. Donc mathématiquement il y a eu plus de casse.
Après on aime ou pas la 996, mais c’est pour moi la dernière 911 un peu compacte qui sied bien à cette gamme de voiture. Avant l’avènement des baleines que sont les 997 (concernées aussi par l’IMS dans les premières gen) et la 991.

ingeniere

Le 10/10/2018 à 16:47

Les statistiques existent aux USA pour les 996 ou Porsche a du prendre en charge le problème; 1% de défaillances sur les moteurs à roulement double (jusqu’en 2000), 8% sur les roulements simples.
Le moteur turbo n’est pas concerné
Les 997 ne sont exemptes de problème de roulement qu’a partir de mars 2005.
c’est quand même une faute majeure de Porsche d’avoir mis dans un moteur un roulement non lubrifié sous pression

Franck

Le 10/10/2018 à 16:58

Vous ne faite reprendre mots pour mots le premier site que l’on trouve via Google quand on tape IMS Porsche. 😉
Cette histoire d’IMS n’est pas inconnue, elle est juste sur-exagérée.

Ferdinand

Le 19/10/2018 à 14:04

Chacun ses goûts, mais il ne faut pas exagérer. La 996 est une réussite indéniable en terme de design. Les lignes sont pures, quasi intemporelles (je suis certain que l’avenir le confirmera) et d’un équilibre rare compte tenu des contraintes liées à l’architecture. Par contre c’est clair que si on la compare aux 911 classiques il y a un saut dans les lignes mais c’est ça l’évolution. Je comprend ceci dit qu’on puisse ne pas adhérer si on est fan des anciennes. Personnellement c’est la première 911 que j’ai trouvé attirante, et encore aujourd’hui je l’aime plus que les autres générations. Par ailleurs, elle n’est pas énorme, c’est faux. Elle est légèrement plus grosse que la 993, mais plus légère. Mais surtout, elle est beaucoup plus petite que les suivantes, notamment la 991 qui elle, oui, est énorme.

En ce qui concerne le moteur, les quelques « statistiques » qui existent parlent de pourcentages très faibles au niveau des moteurs concernés par le défaut, et encore plus faibles pour ceux qui ont été effectivement endommagés par ce dernier. Il ne faut pas oublier que c’est comme ça chez tous les constructeurs quand il y a un nouveau modèle, seulement certains sont moins bons que d’autres pour le cacher. Quand je vois le nombre de 996 qui ont dépassé les 180’000km sans soucis rien qu’en Suisse où je vis (soit facilement 60-70% des 996 en vente), ça montre à quel point le soucis du roulement d’IMS est surfait et instrumentalisé. Sans compter que dans la psychose, énormément ont été changés par précaution, a juste titre ou pas.

Pierre

Le 09/10/2018 à 18:13

La 996 est aujourd’hui ce qu’était la 964 il y a presque vingt ans, trop « moderne » pour être appréciée, et trop « facile » par rapport à sa devancière qui avait marqué les esprits…
Comme quoi l’histoire est un éternel recommencement, surtout chez les fans 😉

Eddy123

Le 10/10/2018 à 06:59

On dirait la nana de Flash Mcqueen….

Greg

Le 10/10/2018 à 09:42

Qualités et défauts de la 996 Turbo:
-un véritable « chasseur tous temps », avec des performances ébouriffantes et une grande sérénité quelle que soit la météo
-les performances ébouriffantes vous ramèneront très rapidement… à la pompe à essence, le choix d’une transmission intégrale et d’un minimum de coffre obérant sérieusement la capacité du réservoir, inversement proportionnelle à la capacité du flat 6 double turbo à le vidanger!
Le reste est une simple affaire de goût 😉
Ceux qui peuvent faire face à un tarif autrement plus élevé, pourraient préférer la 996 GT3!
Ce n’est certes plus la même philosophie, mais les performances sont du même acabit, et la GT3 reste fidèle au bloc Metzger largement éprouvé…

Fabien

Le 10/10/2018 à 22:35

La turbo a aussi un mezger !!

lionel

Le 10/10/2018 à 20:06

SVP ne le dites pas à tout le monde que la 996 est l’affaire du moment…une C2 pas trop kilométrée et en bon état se trouve entre 20 et 22 kE, héhé..chut…Ensuite, la forme des feux, ca n’empêche pas de s’amuser.
Pour l’IMS, comme ca a été la psychose, je crois que bcp de gens l’ont changé sur les modèles à risques.

Greg

Le 10/10/2018 à 21:47

Les statistiques font état de 5% de moteurs réellement concernés par le problème.
Les professionnels jouent sur la peur d’une casse moteur désastreuse, pour vendre du palier intermédiaire.
Reste aussi les cylindres fendus en 2, les radiateurs qui rouillent, les bras de suspension arrière…
Mais, sans doute pour ces peurs plus ou moins justifiées, oui, une 996 reste une sacrée aubaine!
La 3.4l des débuts affiche déjà des performances très enviables avec 300 chevaux, et la réduction des coûts de maintenance faisait partie du cahier des charges!
En fait, la lecture du catalogue est édifiante: à chaque page, Porsche présente ses excuses pour les choix opérés!
« On sait que vous allez la détester, alors on vous explique ce que l’on a fait, et pourquoi on l’a fait »!

Fabien

Le 10/10/2018 à 22:42

Les gars renseigner vous un minimum! La 996 turbo comme la gt2 et gt3 ont un moteur metzger indestructible totalement différent des carrera… pas une pièce commune… et il n’y a pas d ims sur un metzger… donc il pourra pas casser !

Silver Car Crash

Le 10/10/2018 à 22:11

Bah c’est ma génération préférée pour moi. Peut-être parce que c’était tout simplement la génération commercialisée pendant la partie de mon enfance où l’on rêve le plus de bagnoles et qu’il y en avait plein dans les magazines que je collectionnais.
Puis la 996 Turbo était la guest star du jeu Need For Speed Porsche 2000, et apparait dans beaucoup de films (même dans un film d’animation comme Cars !), je trouve qu’elle est plus ancrée dans la culture auto que sa remplaçante.
Donc oui, ça me fait super plaisir de voir un article sur cette 996 !

françois

Le 11/10/2018 à 08:43

Suis d’accord avec les avis positifs précédents 😉
Je possède une 996 depuis 6 ans qui reste incontestablement une grande réussite. C’est une vraie Voiture de Sport mais aussi d’une rare polyvalence, relativement légère, compacte et puissante, le cocktail est redoutable même encore aujourd’hui elle ne démérite pas et sur n’importe quel type de route.
Parfois on est attachés aux défauts de bolides capricieux , à la fiabilité aléatoire, au niveau sonore élevé, aux consommations gargantuesques, au budget d’entretien fou ou à la fiabilité aléatoire …on pardonne tout et on trouve tous les arguments du monde pour encenser sa voiture , mais pour la 996 le moindre problème rencontré parfois sur des véhicules à l’entretien très espacé ayant essuyé plus de 10 propriétaires aux ardeurs de pilote en herbe et elle est clouée au pilori.
En 60000 kms je n’ai eu que le vase d’expansion et les biellettes à changer (hors révision annuelle)
Cette génération est boudée à tort et sous côté, j’entends souvent « c’est pas une vraie 911 » je constate lors de rassemblements que très rarement des gens qui s’y intéressent en tant que sportive, contrairement, pour rester dans ses contemporaines… à des Z3 M, des Maserati 3200 gt, Audi RS4, Subaru WRX…. ne jouant même pas dans la même catégorie. Je ne comprends pas toujours ce paradoxe entre des néophytes qui tombent sous le charme et des passionnés automobiles qui lui tournent le dos.
Voilà peut être son grand défaut celui d’une discrétion qui lui gomme des qualités indiscutables et une image entretenue par des contres vérités ainsi qu’une nostalgie inopérante liée à une image écornée depuis son lancement. Elle ne ravira que que ceux qui sauront reconnaitre en elle une vraie sportive qui sera attachante et fidèle.

Greg

Le 11/10/2018 à 12:13

La malédiction des Porsche à moteur avant… se serait-elle transmise aux Porsche à refroidissement liquide?
Si c’est une Porsche voulue, conçue et fabriquée par Porsche chez Porsche, (la 924 ne cochait qu’une case sur 3…), comment peut-on affirmer de bonne foi que « c’est pas une vraie Porsche »???
Je suis très très fan des 911 « classiques » à air, mais faut pas être neuneu, une 996, j’en ferais très volontiers mon ordinaire! 😉

françois

Le 11/10/2018 à 18:56

Vous avez peut être raison Greg, une malédiction, peut être restera t’elle dans l’ombre encore de nombreuses années, moi je m’en accommode bien puisqu’elle n’est pas pour moi un faire valoir mais belle et bien un plaisir à la conduire…voir piloter.

« pas une vraie 911 » c’est ce que pensent certains, les intégristes, en revanche il est impossible de douter que c’est une Porsche comme vous le dites si justement et vous avez très bien résumé les grands traits de la 996.
« La Passion automobile » est très cloisonnée voir sectaire, elle aime bien classer en catégorie contrairement à Boitier Rouge et j’espère ses lecteurs 😉

Franck

Le 11/10/2018 à 19:14

Je ne vais pas me faire d’amis chez les porschistes, mais je crois que cette passion automobile cloisonnée n’est propre qu’à eux.
Je n’ai jamais vu autant de sectarisme autre part. Et des clubs autos j’en fréquente. Pourtant la gamme est large chez Porsche. Mais pas la peine de leur parler de 996, encore moins de 944 ou pire 924, la 968 ? ignorée, les 912 ? Une blague… et pour les modernes, le Cayenne, la Panamera… à bannir.
Essayez d’aller leur parler dans un rasso comme le Mans Classic d’autre chose qu’une 911 parechocs chromés.
Je fais partie d’un club Mustang, tout le monde est bienvenue, d’une modeste série2 4 cylindres au Fastback 1968 en passant par les Boss récentes ou anciennes. Jamais l’ombre d’un haussement d’épaule selon que le modèle serait décrété inéligible au bon goût.
Donc vive la 996.

a

Le 12/10/2018 à 18:24

Mais vous n’allez quand même pas comparer une mustang (un déplaçoir de frustes cow-boys ) , à la PORSCHE, fringant destrier des gentlemen drivers.

Wolfgang

Le 13/10/2018 à 18:44

Gentleman driver c’est chez Jag.
Rappelez vous plutôt pour qui a bossé le fondateur de Porsche et la kdf wagen…

François

Le 11/10/2018 à 21:11

Tout à fait d’accord avec vous Franck et j’ai pu le constater. Que de la représentation et peu de passion partagée si ce n’est celle de la valeur marchande du véhicule. Même la 944 TURBO CUP un modèle aux chronos redoutables leur donne à peine l’envie de s’y intéresser… Bon attention aux généralités il doit bien avoir des exceptions 😉
La Mustang est une voiture merveilleuse qui donne bien envie 🙂

Jota

Le 11/10/2018 à 22:22

Peut être le regard qui rebute je ne sais pas. S’ils lui avait mis les phares ronds de la 997 et pas ce bloc déroutant pour le porschiste je pense qu’elle serait devenue LA Porsche de l’an 2000 et serait passée à la postérité. Pierre la comparaison avec la 964 est tout à fait juste, je pense qu’elle va prendre encore son temps pour remonter.
Comme elle en son temps elle à encore cette image de Porsche d’occaz destinée au gars qui n’a pas d’énormes moyens mais qui a envie de dire je roule en Porsche.
Les Boxster 1ère génération sont aussi concernés et un jour la côte s’envolera.
J’admire la 911, mais j’ai du mal avec ce grossissement, qui, comme la Mini, lui fait perdre tout son sens.

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