Porsche 912 : la 911 à quatre cylindres !

Lundi 19 mai 2014
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Tout le monde connaît la Porsche 911, mais plus rares sont ceux qui connaissent sa petite sœur la 912. Il faut dire qu’elle connaîtra une carrière éphémère malgré un relatif succès, notamment aux Etats-Unis. Méconnue, elle revient en grâce aujourd’hui, elle qui fut longtemps méprisée à cause de son flat four roturier.

Porsche avait conquis les cœurs grâce à la 356, une sportive simple dérivée de la Cox avec son flat four arrière. Lorsqu’en 1963 sort la 911, il est clair que Porsche cherche à monter en gamme : plus cossue, mieux équipée et surtout mieux motorisée que la 356 avec son flat six, la 911 est surtout beaucoup plus chère.

Chez Porsche, on se rend compte qu’en lançant la 911 avec un six cylindres uniquement, on risque de perdre des clients. Aussi fut-il décidé de lancer un modèle intermédiaire, doté de la même carrosserie que la 911 (à quelques petits détails près), mais propulsé par le 4 cylindres à plat de la 356, permettant ainsi de proposer un tarif d’appel intéressant. Pour abaisser les coûts, la décoration intérieure est simplifiée. La 912 coûte ainsi 20 % de moins qu’une 911, tout en proposant de nombreuses options (comme la boîte 5 vitesses). La 912 apparaît en 1965, et sera produite jusqu’en 1969, date de la fin de sa production.

La police d’autoroute japonaise fut un temps équipée de 912

Durant ces 4 années, près de 30 000 Porsche 912 furent construites, soient quasiment autant que de 911. La 912, forte de ses 90 chevaux, rencontra surtout le succès aux Etats-Unis. Dès 65 fut proposée (tout comme pour la 911) une version targa. Ce n’est pas donc pas l’insuccès qui provoqua la fin de la 912, mais plutôt le lancement d’un nouveau modèle d’entrée de gamme chez Porsche : la 911 T.

Contrairement à la 912, celle-ci recevait un flat 6 dégonflé. Ainsi la clientèle pouvait-elle goûter au charme du 6 cylindres pour un prix attractif. Adieu donc la 912, qui pourtant réapparaîtra en 1976, sous le nom de 912E. Car entre temps, la crise pétrolière était passée par-là et le besoin se fit sentir à nouveau de proposer une motorisation moins gourmande. Son moteur VW 2 litres de 87 ch n’en faisait pas un foudre de guerre, et pour le coup cette nouvelle 912 ne rencontra pas vraiment le succès, avec à peine 2000 exemplaires vendus.

La Porsche 912 E, rare résurrection de la 912 en 1975

Aujourd’hui, ces 912 sont à nouveau regardées avec intérêt par les porschistes, soit pour leur rareté (la 912 E), soit pour leurs spécificités (la 912) et leur côté vintage. D’autant qu’il est souvent bien difficile de distinguer une 911 d’une 912 grâce au jeu des options. Aussi, posséder une 912 c’est avoir le look d’une 911 pour une utilisation quotidienne bien plus facile et économique. Alors laissez-vous tenter.

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1 commentaire

Valentin

Le 31/05/2014 à 16:13

Étant possesseur d’une 912 je peux vous dire qu’elle est moin économique qu’une 911, l’entretien moteur coûte beaucoup plus chère et on doit beaucoup plus tiré dessus que sur le flat6, on économise juste 1 ou 2 litre de pétrole au 100. L’intérêt principal : plus facile à conduire Grace au poid en moin sur le cul.

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