Porsche 944 : la Porsche des années 80 !

Dimanche 14 septembre 2014
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Au début des années 80, et bien que la pilule ait eu du mal à passer chez les Porschistes, la marque de Stuttgart réfléchis à compléter sa gamme de PMA (Porsche à moteur Avant) et combler le vide entre la petite 924 et la grande 928 (lire aussi : Porsche 928). En 1982 sera donc présentée la 944, qui reste esthétiquement très proche de sa petite sœur la 924, mais corrigera l’un de ses péchés originels en proposant un moteur 100 % Porsche !

Lorsque j’étais petit, j’étais encore loin de ces querelles de chapelle, et si je trouvais la 924 trop proche de la Fuego de chez Renault, je fus conquis par la 944 au look plus costaud, une sorte de 924 dopée à l’EPO. On en voyait bien plus souvent dans les rues que des 911. Je suis d’ailleurs l’anti-porschiste type puisque mes préférences vont plutôt vers les PMA, avec un sérieux penchant pour la 928 et la 968 (lire aussi : Porsche 968).

Si l’on fait abstraction du fait qu’elle n’est pas une 911, la 944 est une vraie Porsche. Elle a pour elle la fiabilité et la qualité de fabrication et dispose donc d’un vrai moteur Porsche contrairement à la 924 qui proposait un moteur Audi. En revanche cela reste un 4 cylindres, mais version grand format, avec 2,5 litres de cylindrée, pour une puissance de 163 ch qui suffisaient déjà pour rendre la 944 sportive, même si aujourd’hui une telle puissance peut faire sourire.

Au fil des ans, des évolutions moteurs feront grimper la puissance à 190 ch (S), 211 ch (S2), Turbo (220 ch) et Turbo S (250 ch) : la course à la puissance est commencée ! Avec le recul, la ligne de la 944 paraît certes un peu datée, mais pas tant que cela. Elle garde un certain charme, une impression de puissance avec ses ailes plus larges que celles de la 924, et finalement vieillit plutôt bien.

Surtout, la 944 est particulièrement efficace, et devait changer des 911 difficiles à conduire à l’époque. En revanche, côté équipement, l’heure n’était pas encore au grand luxe comme on le connaît sur les sportives d’aujourd’hui. Mais peu importe, vous êtes au volant d’une Porsche, fut-elle à moteur avant.

L’argument de vente qui tue : on peut faire ses courses en 944 Turbo !

D’ailleurs, malgré la bouderie de certains inconditionnels du flat 6 arrière, cette 944 ne se vendit pas trop mal, puisqu’entre 1982 et 1991, date de son remplacement par la 968, il s’en écoulera plus de 160 000 exemplaires. Comme quoi ! Entre 1989 et 1991, Porsche nous gratifiera d’une version cabriolet, produite à 6980 exemplaires.

Le Cabriolet en version S2 (en haut) ou Turbo (en bas)

Surtout, elle reste encore très accessible puisqu’on en trouve de forts belles à des tarifs encore accessible, du moins loin des sommes folles à dépenser pour rouler en 911 (même si le prix des pièces détachées pourrait vous rebuter) ! A son volant, vous participerez au renouveau des PMA que je sens depuis quelques années, et deviendrez précurseurs quand les amateurs de Porsche se rendront alors compte qu’une 911 devient inaccessible. A bon entendeur !

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