Porsche 968 : l’accident industriel !

Mercredi 6 juillet 2016
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Quand vous produisez 163 192 exemplaires de la 944 entre 1982 et 1991, vous ne pouvez qu’être déçu du rendement du modèle suivant, la 968, avec tout juste 12 776 exemplaires entre 1991 et 1995, conduisant Porsche à abandonner l’idée des PMA (Porsche à moteur avant) initiée par la 928 (lire aussi : Porsche 928). A ce niveau de ventes à Stuttgart, on peut réellement parler d’accident industriel ! Dommage car pour moi la 968 est sans doute l’une des plus séduisantes Porsche !

968 03

Il faut dire que je ne suis pas le plus fervent Porschiste, et que mes choix sont sans doute dictés par une envie de distinction que la 968 procure grâce à sa relative rareté, son architecture particulière, son look, et son côté « vilain petit canard » ! Si les passionnés évoquent parfois les 924 et 944, qui commencent à retrouver grâce à leurs yeux puisque les 911 commencent à devenir inaccessibles, j’en entends rarement parler de la 968, pourtant l’ultime évolution de la famille PMA, et dotée d’un demi V8 de 3 litres de cylindrée (ce qui, pour un 4 cylindres, est assez bluffant).

968 20

Longtemps d’ailleurs, la 968 a détenu le record de puissance pour un 4 cylindres atmosphérique (240 ch) mais aussi celui du plus gros moteur à 4 cylindres tout simplement (3 litres). Mais il n’y a pas que cela qui me botte avec cette 968. Son design est pour moi une totale réussite (mais bon, les goûts et les couleurs hein!). Ce qui ne devait être qu’un restylage de la 944, façon S3, sera in fine un nouveau modèle tant elle était différente.

968 15

Bien sûr, elle conserve la ligne générale et les proportions de la 944, mais elle lui offre un tout autre visage. Le dessin semble plus lisse, les galbes plus naturels, l’impression générale plus moderne. La faute sans doute à ses feux avants, désormais ouverts (mais basculant, comme sur la 928), rappelant ceux de la 959 et de la 993 à venir (lire aussi : Porsche 993), mais aussi à ses feux arrières rouges et lisses ! Les nouveaux pare-chocs avant et arrière rajoutent encore cette impression de nouveauté et de puissance !

La Club Sport, version allégée et optimisée de la 968
La Club Sport, version allégée et optimisée de la 968

968 04 CS

Avec ses jantes Cup et ses rétroviseurs de 911, elle récupère encore un peu plus d’agressivité pour respirer le sport. Entre une 928 très grand tourisme et une 911 (964 puis 993) très… Porsche, la 968 propose une entrée de gamme sérieuse, jolie, efficace et performante. Une entrée de gamme pourtant boudée comme on l’a vu ! Porsche offrira pourtant à la 968 une très jolie version cabriolet (4374 ex), puis une version sportive allégée, la Club Sport (1923 ex) sans réussir à se sortir de la torpeur commerciale.

968 23

Pire, en voulant homologuer la 968 en championnat GT (968 RS), Porsche lance en 1994 une version Turbo S censée se vendre à 50 exemplaires : dopée par un turbo KKK, la Turbo S passe à 305 ch pour des performances ahurissantes… Mais restera l’un des plus cinglant échecs de Porsche, avec 16 exemplaires construits, et seulement 14 de vendus ! La malédiction 968 on vous dit !

La 968 Turbo S: un bide monumental
La 968 Turbo S: un bide monumental

968 06 Turbo S

Non vraiment,quand ça veut pas ça veut pas, et la 968 s’éteindra en 1995 pour laisser sa place à une entrée de gamme bien plus séduisante en 1996 (du moins pour les clients de l’époque) : le Boxster, qui, lui, deviendra un best-seller sans conteste ! Cette même année, Porsche abandonnait la 928, tirant un trait définitif sur les PMA… Définitif ? Pas tout à fait puisqu’en 2003, Porsche lancera le Cayenne qui reprendra forcément l’idée d’un moteur à l’avant : comment faire autrement sur un SUV ?

968 07

968 02

Aujourd’hui, la 968 navigue dans les eaux troubles de l’occasion et des vilains petits carnards, la rendant particulièrement accessible pour une Porsche de cette puissance. Bien entendu, il vous faudra supporter les regards courroucés des puristes ou les regards étonnés des pékins (qui ne se souviennent déjà plus de ce chiffre maudit). Mais en échange, vous aurez une vraie voiture de sport, même dans sa version la plus basique (240 ch c’était encore quelque chose à l’époque). En cabriolet (bien plus élégant que les 944), vous ferez sans doute tourner quelques têtes, et le logo Porsche fera toujours son petit effet, le tout pour une facture relativement légère (par rapport à d’autres Porsche). Mais ce n’est que mon avis !

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27 commentaires

Benjamin

Le 06/07/2016 à 14:40

Initiée par la 928 ? 924 Plutôt non ?

wolfgang

Le 06/07/2016 à 14:46

Le vrai pb de cette Porsche n’a pas été elle même, mais la concurrence de la M3 à 6 cylindres avec un tarif à raz de paquerettes… Ligne nouvelle, perfs super, sonorité idem.

En face on avait juste ce qui paraissait une 944 reliftée avec une ligne datant de la 924 et tarif pas donné… surtout pour seulement 4 cylindres.

Mais bon, la cote va monter, il n’y a pas de raison qu’elle soit plus mal aimée qu’une 944. ça reste une auto performante avec une répartition des masses excellente et une ligne quand même sympa à défaut d’être très nouvelle.

Greg

Le 06/07/2016 à 15:25

Exact, la M3 « E36 » était qualifiée de « tueuse de Porsche », terme qui s’appréciait tant au regard chronomètre que des ventes!
Après que les préparateurs habituels, Alpina, Hartge, AC Schnitzer et compagnie se soient défoulés sur la 325i qui coiffait alors la gamme E36… Motorsport sonna sans ménagement la fin de la récré avec une M3 d’anthologie qui chassait carrément sur les terres des sportives « de prestige »!

Paul

Le 06/07/2016 à 16:14

C’est vrai, j’aurai du plus appuyer sur l’incroyable concurrence de l’époque, et notamment la M3 E36 ! Mea culpa 😉

Greg

Le 06/07/2016 à 15:14

Je me souviens encore du lancement commercial de la 968, j’ai un dossier de presse dans mes archives.
J’étais alors étudiant mais, c’est sans doute symptomatique de l’accueil frileux reçu par cette pseudo-nouveauté, le concessionnaire avait encore plein de dossiers de presse!
Il faut remonter jusqu’en 1980 et se souvenir que Porsche PERDAIT de l’argent, en raison de ventes dramatiquement en baisse aux USA.
Les autos étaient jugées trop chères par les distributeurs, et les 911 occasionnaient de nombreux retours en garantie, auxquels Porsche semblait peu soucieux de remédier.
Le conseil d’administration écarta Ernst Fuhrmann et recruta Peter Schutz avec la mission reconquérir le marché américain, ce qu’il réussit assez rapidement avec une politique très volontaire.
Schutz décida notamment de relancer la 911 dont le planning de développement s’interrompait après 1981… (raison pour laquelle les problèmes de fiabilité n’étaient pas pris en compte).
Cette décision de promouvoir mamie 911 regonfla le moral des ingénieurs, au détriment des dites-PMA…
Seulement, à partir de 1987, patatras, l’économie américaine entrait en crise cependant que le Mark remontait fortement face au dollar!
Porsche qui était devenu très dépendant du marché US, se retrouvait une nouvelle fois en péril!
A un point que l’on se demandait si la marque allait survivre!
Et du coté des produits, la gamme était désormais très vieillissante, la 911 ayant seulement reçu un nouveau moteur 3.2 enfin fiabilisé et cette maudite 959 accaparant tous les efforts du bureau d’études sans aucun espoir de retour sur investissement!
Le développement des PMA avait tout simplement été mis sous l’éteignoir, les USA bénéficiant cependant d’une 928 S2 inconnue en Europe…
Ce coup ci c’est Peter Schutz qui fut remercié, et voici dans quelle contexte ont été développées 2 des Porsche qui comptent parmi les moins aimées: la 911 « 964 » (pas épargnée coté fiabilité…) et la 968 qui nous intéresse…
Dans un véritable « état d’urgence », et avec des moyens assez limités en ce qui concerne la 968 (la 964 étant une toute nouvelle auto déguisée en 911, comme un « mulet » que l’on camoufle sous les traits du modèle qui va être remplacé…)
On lui a tout reproché, à cette 968: encore et toujours le prétendu « manque de noblesse » du 4 cylindres, la trop grande proximité avec la 944 elle même issue du vilain petit canard 924…
Et pourtant dans la presse d’époque les essayeurs étaient enthousiasmés par ses performances et son tempérament!
Je me souviens de la 968 Club Sport à un prix canon sous les 300.000 francs mais je vois dans la pub que c’était carrément 275.000 francs!!!
Le moteur 4 cylindres affichait donc une cylindrée record de 3 litres, comme 4 fois la Suzuki DR 750, le plus « gromono » de l’époque (avant la 800!)
Et pourtant il était crédité d’un « velouté » comparable à un 6 cylindres.
Il bénéficiait d’une distribution à calage variable aussi simple qu’efficace (décalage des 2 AAC en jouant sur la tension du brin de chaîne entre les 2 pinions) et d’un collecteur d’admission variable MAIS sans aucune pièce mobile, fruit d’un travail en soufflerie sur les résonances et les flux de pression internes…
Une super auto à saisir en passant outre les préjugés 😉

wolfgang

Le 07/07/2016 à 11:20

Et pourtant la fiabilité s’est dégradée depuis ! et le service après vente aussi !
Les 6 à eau de 1ère génération sont déplorables. Mal conçus. Le roulement d’AAC derrière le volant moteur ne tient pas. Les coussinets de bielles, moyen…
A 150 000 km tout au plus c’est rincé…
A choisir je prends sans hésiter un 3.2 des années 80 !

Marc

Le 18/03/2017 à 19:08

Bonne analyse.
En complètement il faut savoir que le moteur à aussi 2 arbres d’equilibrage du vilbrequin. En gros pour compensener le balourd de vilbrequin, 2 arbres placés en bas tournent en sens oposés aux poids du vilbrequin. Cela réduit fortement les vibrations… Pour se rapprocher du velouté du 6 cylindres.
Cette voiture était surtout chère à sa fabrication, la m3 plus performantes, les japonaises les dents de plus en plus longues.
La 964 6 cylindres de 3,6l que de 250cv…. Il faudrait pas que le petit 4 cylindres de 3l fasse mieux !
Il n’en demeure pas que c’est une sacrée voitures… Pour ceux qui on dpepassé les 5000tr/min lorsque le calage du variocam redonne la maisn à la puissance au lieu du couple

gtman

Le 06/07/2016 à 16:55

J’ai eu la chance d’en essayer une en 93. Très bon châssis, moteur puissant mais que voulez vous, face à un 6 cylindres BMW de 286 chevaux, côté sonorité il n’y a pas photo !
Autre temps, autres moeurs, j’avais même tutoyé la vitesse max…

gds

Le 06/07/2016 à 18:33

Esthétiquement, la 968 est plus séduisante que la 964, avis subjectif.

La version Turbo est intéressante (un 0-100 en 5 secondes, mine de rien), je crois que son échec est du à une fiabilité problématique si je me base sur mes connaissances…

Utopiaboy

Le 06/07/2016 à 22:08

Moi aussi j’adore la 968, voiture rare que j’avais la chance d’admirer, régulièrement stationnée dans la rue de mon lycée.
S’il est vrai que Porsche a su moderniser la ligne de la 944 à peu de frais, on ne pouvait pas croire à un nouveau modèle. Je ferai l’analogie avec Alpine, et son A610 esthétiquement trop proche de sa prédecesseure (ligne générale, proportions, vitrages identiques). Avec la 968, le constructeur de Stuttgart n’a même pas cru bon de revoir l’habitacle !
D’autre part, la base mécanique évoluait trop peu, la cylindrée record de 3 litres ayant déjà été obtenue sur la 944 S2 et ses 211cv.
Pour les optiques avant, elles ne sont pas fixes mais se relèvent comme sur la 928.
Pour le reste, tout a été dit, la M3 arrivée peu de temps après lui a fait grand mal, et pas qu’à elle !

Calvinberu

Le 07/07/2016 à 00:03

Porsche a sortie la 968 CS non pas pour faire une auto plus sportive mAis pour faire une auto moins cher…
Pas de clim de cuir électrique , de VE, d’airbag et autre targa. Ca permettait d’être plus concurrentiel face à la M3 E36.

Propriétaire d’une 968CS, je suis bien heureux de passer pour un original sur piste 🙂 (911 et M3 sont communes et pas rapide 🙂 🙂 )

wolfgang

Le 07/07/2016 à 11:22

Il y a un truc intéressant à savoir sur la M3 : c’est le même chassis que la 318 IS.
Si vous trouvez une M3 accidentée pour pas cher et une 318 IS rincée donc aussi pour pas chère, avec 2 vous en faites une !

Eddy123

Le 07/07/2016 à 12:38

Je suis épaté par la la cylindrée du 4 cylindres. .
3l….
Ma voiture à un 4 cylindres de 2.5l… Mais bon, avec 101 poneys… alors les 139 pur sans de plus pour 0.5l, c’est bluffant..

Noté que ce modèle à sûrement été boudé à cause de sa filiation avec sa devancière et un bon sur la tarification. . Similaire à l’histoire de l’A610…

Emmanuel

Le 08/07/2016 à 10:04

Je vais faire encore mon scrogneugneu mais j’ai toujours eu du mal avec la 968. Pas par snobisme mais parce que je trouve qu’il lui manque une identité propre.
Elle m’a touours fait penser à un patchwork de 944 avec un avant de 928. En plus son prix était nettement plus élevé que la 944 tout en restant proche extérieurement.
La 944 reste ma préférée dans la lignée de Porsche 4 cylindres qui sont pour moi des « vraies porsches ».

Greg

Le 08/07/2016 à 13:54

Y’a pas de mal!
C’est exactement ce qu’est la 968: un « replâtrage » de la 944 pour la mettre en phase avec « l’identité visuelle » des modèles d’alors et à venir!
La 944 -déjà rafraîchie une fois avec le bouclier avant de la Turbo- trainaît encore le pare-chocs séparé de la 924, ce qui la renvoyait aux années 70!
Mais la base était excellente, y compris comme le dit Utopiaboy le moteur 3 litres issu de la 944 S2, mais amélioré du point de vue de l’acoustique admission/échappement.
L’intérieur, lui, n’avait nécessité aucune retouche puisqu’il était quasi parfait (la hauteur du volant???) et absolument pas démodé.

Caledonian

Le 18/07/2016 à 16:05

Je suis très surpris concernant les caractèristiques moteur . Pour moi il n’y a eu que des V8 de 4.5l à 5.4 (assez gloutons d’ailleurs). Moteurs qui ne faisaient plus vraiment le poids par rapport à la concurrence de l’époque.

968

Le 13/08/2016 à 02:02

Aujourd’hui la 968 à quand même une cote similaire à la 996 3,4 ce qui n’est pas rien. 25/30000 c’est le prix à payer pour un bel exemplaire… Et je ne parle pas des CS qui sont tout à fait déraisonnables (40000 minimum). Aujourd’hui, avec l’arrivée des 718, la 968 à de quoi faire parler d’elle quand 25 ans plus tard on nous sert une Porsche avec un 4 cylindres turbo de 2.0! En 1991, on n’achetait certes pas une 911 et son flat6, mais on avait droit en entrée de gamme à un 3.0 atmosphérique svp… Avec une sonorité autrement plus authentique que ce « bruit » de golf gti artificielle (soit dit en passant la ClubSport de Golf est plus efficace que la 718 sur circuit, un comble!).
La 968, c’est une Porsche, une vraie!

Jean-Michel B.

Le 03/01/2017 à 09:58

J ai acheté il y a quelques mois une 968, j en suis très content.
La voiture est très fiable et très fun à conduire.
Elle prendra de la valeur, un véritable placement. Sa côte augmente d année en année.
Je pense la vendre pour une 911 sous peut mais aucun regret de mon côté

ArnoG

Le 16/05/2017 à 14:10

Bonjour à tous, bonjour Jean-Michel
lecteur régulier de BR depuis 2-3 ans, je m’intéresse de près à la Porsche 968 : polyvalente, équilibrée, capable de se promener en bon 2+2 et de faire un peu de piste à l’occasion,…
Mon actuel Opel Speedster est un jouet qui procure un bonheur intense mais trop égoïste lorsque la famille s’agrandit.

Jean-Michel, si vous pensez vendre votre 968, n’hésitez pas à me contacter 😉

968

Le 16/05/2017 à 14:20

Je vends la mienne si vous voulez…

Setubal

Le 30/09/2017 à 11:20

De mon avis personnel, je trouve que c’est un des plus beaux modèles de chez Porsche , et puis un 3 litres 4 cylindres bien équilibré et coupleux vaut un 6 Cyl, peut être pas par la sonorité caractéristique, mais par le plaisir qu’il procure à l’utilisation.

Il y a eu la série Club Sport allégée , très efficace avec le châssis de la voiture très réussi , et bien entendu les 305 CV de la Turbo S avec 280 km/h en pointe , là on chasse chez Ferrari dans les années 90 !!!!

Pour revenir à mes goûts , je le trouve bien plus agréable à regarder que la 911 du fait de son originalité et de son aspect trapu et agressif ……Oui je sais la 911 est un mythe, je ne le conteste pas, d’ailleurs de coeur j’ai toujours préféré Porsche ( j’ai des origines Allemandes, ceci explique cela ) mais au sujet de la 911, c’est un snobisme ( le proclame ça avec réserves) et c’est vérifiable quand il s’agit d’évoquer les autres productions de la marque qui n’étaient pas des 911 !!! 924, 928, 944, les vilains petits canards……

Setubal

Le 30/09/2017 à 11:42

Juste un petit rajout :

Quand je compare le prix de l’époque 275000 Frs……pour la 968 CS …….comparés aux 325000 Frs de la Safrane Baccara ( j’en possède une, l’ancienne d’un ex ministre socialiste 🙂 ……alors qu’il n’y a rien de comparable entre ces deux voitures , donc une Porsche à prix d’ami à l’époque ….maintenant pour l’anecdote , une 968 d’occase se négocie entre 25000 et 50000 € suivant le modèle et l’état

Julien

Le 30/09/2017 à 12:50

Il y as eu la M3, mais la 968 a aussi affronté les Toyota Supra, et Nissan 300ZX mieux équipé avec de très bon 6 cylindres et visuellement plus moderne.

Christophe

Le 04/10/2017 à 16:56

Mélange raté entre une 928 et une 944… ajoutez-y une pincée de moteur roturier (le plus gros 4 cylindres au catalogue…. un comble…) bref on voit bien les économies faites dans le cahier des charges et ça vous donne … un bide !

968

Le 04/10/2017 à 17:30

Ça c’est un commentaire. En possédez vous une?

Sasha

Le 13/04/2018 à 18:47

Je dirais plutôt cote en baisse ces derniers temps (une constatation des petites annonces qui restent en ligne plusieurs mois, et non pas un chiffre sur un magazine), ce qui serait plus raisonnable d’ailleurs. Parce que ce n’est qu’une 944 S2 revisitée, après tout…

J’ai eu une 944 S2 de 2012 à 2014; auto formidable, avec son gros 3L de 211 ch. Un youngtimer utilisable au quotidien et très pratique (y compris pour un célibataire avec deux enfants, si si). Elle m’a servi en voiture de tous les jours pendant deux ans. Son coffre n’est pas très profond mais nous partions facilement en week-end avec, et avec les sièges arrières rabattus j’y casais mon vélo (roue démontée tout de même). Je lui ai mis 40000 km dans la vue en deux ans, mais malgré la fiabilité de l’engin, ses 25 ans commençaient à se ressentir sur des petits capteurs et des relais qui pétaient, le compteur et l’horloge HS, le chauffage tout ou rien, le contacteur de serrure qui affolait l’alarme, l’actuateur de ralenti fatigué… Des petits problèmes tous connus, que j’ai réglés au fur et à mesure, mais j’ai passé beaucoup de temps dessus, et ce qui est acceptable sur une voiture de week-ends ne l’est plus sur un daily. J’aurais aussi pu, comme beaucoup de propriétaires, laisser les défauts tels quels, mais en acceptant de me passer de la clim, de ne pas activer l’alarme, d’avoir un ralenti « yoyo » à froid…

Un peu lassé de mettre le nez dedans une fois par mois, puis franchement affolé par la vitesse de rotation du totaliseur (40000 km en deux ans), je l’ai revendue pour acheter une Saab 9-5. J’avais atteint les limites de la youngtimer en usage de tous les jours.

Deux ans plus tard, en 2016, bénéficiant d’un budget en franche hausse j’avais voulu m’acheter une 968 pour la balade. Une S2, mais plus rondouillarde, une ligne qui plaisait d’avantage à ma femme. J’avais déjà eu l’occasion d’en conduire à plusieurs reprises. C’est quasiment la même auto qu’une 944 S2: même châssis, moteur à peine revisité avec le variocam (mais qui consomme 1L de moins que la S2), un poil plus de puissance à hauts régimes, mais avec une boîte 6, cette mignonne face avant qui rappelle à la fois la 928 et la 993 et cet arrière revisité qui lui va à merveille. Las, en deux ans les tarifs demandés avaient tellement explosé que pour le même prix, nous sommes partis directement sur une 996 3,4L Carrera 4 (dont la ligne, pour le coup, a complètement conquis Madame !). Et malgré tout mon amour pour la 968, on est clairement dans une autre dimension. Alors oui, on fait une impasse sur le chargement du vélo dans le coffre, et sur les moins de 10L/100 également, mais le flat-6 est démentiel, rageur et sonore (en échappement inox), la ligne à couper le souffle, la tenue de route extraordinaire (si si, même avec le moteur en sac à dos), la direction plus incisive etc etc. Jamais je ne me suis pris de coup de stress en sortie de rond-point, ce qui était assez fréquent en hiver avec la S2 et un pied droit un peu optimiste.

Bref, la 968 avait beaucoup d’attrait il y a quelques années lorsqu’elle était abordable, mais aujourd’hui c’est cher payé pour une 944 S2 revisitée, surtout face à cette formidable machine qu’est la 996 (dont, malgré ce que vous lirez de la part de personnes qui n’ont probablement possédé ni l’une ni l’autre, la fiabilité est identique, pour peu que l’IMS ait été changé en préventif pour avoir la conscience tranquille).

Reste la ligne, intemporelle, à l’instar de la 928 ou de la 993, alors que la 944 est tellement typée 80s. Une belle auto… Agréable, confortable, mais dont l’intérêt est maintenant gâché par sa cote trop élevée (patientez, ça redescend un peu).

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