PSA-Opel : Quand le lion s’offre l’éclair

Mercredi 8 mars 2017
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Ca y est, c’est officiel, PSA rachète Opel (et sa marque sœur anglaise Vauxhall) pour 1.3 milliards d’euros, ainsi que les activités européennes de GM Financial, filiale de financement, en partenariat avec BNP Paribas pour 900 millions d’euros. Grâce à cette opération, Peugeot passe virtuellement (car 1+1 ne font pas toujours 2, comme le rachat de Chrysler Europe en 1979 l’a prouvé) à 17 % du marché européen.

Passé du statut de mort-vivant à celui de prédateur en quelques années, PSA, dirigé par l’ambitieux Carlos Tavares, change de dimension avec désormais 5 marques européennes (Peugeot, Citroën, DS, Opel et Vauxhall), sans compter une sixième en Inde avec Hindustan. Si sa place dans la hiérarchie mondiale ne change pas (PSA restant en 7ème position), cette opération donne au groupe français une stature qu’il n’avait pas aujourd’hui. Fort de son redressement spectaculaire, de ses marges se rapprochant de plus en plus du premium, et du cash flow qu’il dégage, PSA se croit en capacité de réussir là où GM a échoué depuis tant d’années.

J’avoue avoir été dubitatif à l’écoute des premières rumeurs d’un possible rachat il y a 3 semaines. Comme beaucoup d’observateurs du monde de l’automobile, j’étais persuadé que PSA lorgnerait vers des marques ostensiblement plus complémentaires. Cependant, contrairement à beaucoup, je me suis dit que je ne devais pas avoir tous les éléments pour juger du bien-fondé d’une telle opération financière et industrielle.

Bien entendu, l’histoire est jonchée de fusions ratées (et PSA en connaît un rayon, gardant du rachat de Chrysler Europe un souvenir douloureux) : l’une des plus fameuses reste celle de Daimler-Benz et Chrysler. Malgré une complémentarité évidente, jamais les rigoureux financiers allemands n’arrivèrent à transformer sur le terrain leur rêve de grandeur. Les italiens de Fiat eurent plus de chance (ou d’habileté) quelques années plus tard.

Ce qui paraît évident au premier coup d’oeil ne l’est pas forcément dans la réalité, et finalement, il est fort possible que l’inverse soit vrai aussi. On s’attendait donc à ce que PSA se choisisse un partenaire complémentaire en terme de gammes ou de géographie. C’est finalement un constructeur centré sur l’Europe et généraliste que le groupe français a choisi, alors qu’il possède déjà deux marques sur ce créneau.

Mais en regardant de plus près les positions des deux entreprises, l’opération prend un tout autre sens. Si l’Europe est un marché mature au potentiel de croissance limité, il reste essentiel pour un constructeur européen. C’est sur ce type de marché justement qu’il est possible de faire ce que fait Carlos Tavares depuis 3 ans : augmenter les marges. Il vaut mieux vendre moins mais mieux, et faire rentrer du cash. Un cercle vertueux qu’il compte bien appliquer à Opel/Vauxhall. L’amélioration des marges passe aussi par la mutualisation des investissements et des plate-formes : cela tombe bien puisque ce travail en commun a déjà commencé, fruit des accords ratés de 2012 entre PSA et GM (l’Opel Crossland X présenté ces jours derniers en est la preuve). Le rachat permettra de rationaliser encore plus, et de réaliser de substantielles économies (on parle de 1.7 milliards d’euros de synergies d’ici 2026). Les ambitions de PSA pour Opel sont cependant mesurées, avec un objectif de marge opérationnelle à 2% en 2020, et 6 % en 2026, là où Peugeot caracole à 8 % (voire plus si le succès du 3008 se confirme, et si le 5008 suit la même tendance).

Pour une fois, 1+1 pourraient faire 2. Les fusions font réduisent souvent les parts de marché, mais cette fois-ci, la répartitions des ventes en Europe de PSA et d’Opel laissent penser à une complémentarité que personne n’avait regardé de près jusqu’à maintenant. Opel est fort en Allemagne, en Europe du Nord, en Angleterre et à l’Est, tandis que PSA est fort en France et dans l’Europe du Sud. En outre, Opel était pour l’instant confiné par GM en Europe : passer sous la coupe du français pourrait bien lui permettre d’aller chercher des parts de marché ailleurs.

En trouvant un partenaire financier pour la reprise des activités crédit d’Opel, PSA garde la main sur un outil essentiel (le financement) sans sortir trop de cash. Et en ne déboursant « que » 1.3 milliards pour les activités automobiles, PSA fait – a priori – une bonne affaire. D’autant que l’opération ne se fera pas en totalité en cash.

Et puis il y a ce que l’on peut lire entre les lignes du communiqué de presse paru ce matin. D’abord, on apprend que l’accord maintient la fourniture par Opel de modèles vendus sous badge Buick (pour les USA et la Chine) et Holden (en Australie), preuve que cette opération ressemble à un partenariat plus général entre PSA et GM. Ce sentiment est renforcé par la collaboration annoncée des deux groupe en matière de véhicule électrique, et l’accès à la technologie GM/Honda en matière de piles à combustible pour PSA. Rajoutons à cela la possibilité pour GM d’acheter des actions du nouvel ensemble PSA grâce à la détention de bons de souscription d’actions, et vous obtenez un partenariat sans doute plus global que cette opération ne le laisse paraître au premier abord.

GM se désengage ainsi d’une filiale qui perd de l’argent depuis 16 ans, avec une humilité tout américaine et pragmatique : « nous n’y arrivons pas ». A l’inverse, PSA et Carlos Tavares se sentent de taille à réussi là où les américains avaient échoué ! Si PSA réussit (ce qui peut fort bien arriver), il en sortira grandi, tandis que GM aura pu, de son côté, consolider son redressement. A l’horizon, on peut voir poindre un mariage plus large de deux constructeurs en très bonne santé. En 2012, l’alliance envisagée était sans doute trop déséquilibrée, PSA trop en difficulté financière, et GM encore trop convalescent. Mais depuis, les deux groupes ont appris à mieux se connaître et à mettre en œuvre des projets en commun, faisant place aujourd’hui à un projet porteur de sens.

Tout ne sera pas facile pourtant. Il faudra gérer la surcapacité industrielle alors que Tavares s’est engagé à ne pas fermer d’usines en Angleterre et en Allemagne. Mais quid des usines espagnoles ou polonaises d’Opel ? Carlos Tavares a montré sa capacité à fermer ce qui devait l’être, comme l’usine d’Aulnay Sous Bois en France. Il faudra aussi gérer le positionnement des marques du nouvel ensemble, et savoir gérer plusieurs challenges à la fois : redressement d’Opel, renouveau de Citroën, relance de DS, et développement de l’ensemble des marques à l’international, et en particulier en Chine. A terme, les accords avec GM permettent d’envisager un retour de l’une ou l’autre de ces marques aux Etats-Unis. Il faudra aussi poursuivre l’internationalisation, notamment en Chine. L’image « allemande » d’Opel peut être un avantage sur certains marchés.

A propos d’internationalisation, PSA est toujours sur les rangs pour racheter tout ou partie du constructeur malais Proton, ce qui renforcerait grandement le groupe en Asie du Sud-Est, complétant parfaitement les opérations indiennes (Hindustan) et chinoises (avec Dongfeng). Dans le cas où PSA rachèterait l’intégralité des activités de Proton, Carlos Tavares, qui fut l’un des artisans de la renaissance d’Alpine chez Renault, s’offrirait une marque de sport à fort potentiel, Lotus, ainsi que son bureau d’étude.

Rien ne garantit le succès de PSA, mais avouez que les grandes ou petites manœuvres en cours aujourd’hui sont assez passionnantes à suivre, et qu’en quelques années, le groupe français pourrait prendre une nouvelle dimension (imaginez les 8 marques dans son escarcelle). Et plutôt que de jouer les devins, ou les donneurs des leçons, je préfère regarder avec bienveillance une entreprise française qui gagne, ou se donne les moyens de gagner. Qui aurait dit qu’un jour Opel passerait sous pavillon français ? Surtout pas moi, mais ce qui se passe en ce moment n’est pas pour me déplaire, alors que le Salon de Genève va ouvrir ses portes. Entre la renaissance d’Alpine, la réussite de l’Alliance Renault-Nissan qui vient d’avaler Mitsubishi, et les ambitions de PSA, on ne peut que se réjouir : la France ne se défend pas si mal en matière d’automobiles.

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52 commentaires

Choco

Le 08/03/2017 à 10:13

Voilà un rachat qui me laisse dubitatif. Faire gagner de l’argent à un constructeur qui perd de l’argent depuis 15 ans en promettant de ne pas tailler dans le gras des effectifs et des usines ressemble à une sinécure.
Je ne sais pas si les économies d’échelles, le pouvoir accru face aux fournisseurs permettra de redresser la barre.
Et puis il y a le fait que les gammes ne sont pas vraiment complémentaires …

rubinho

Le 08/03/2017 à 10:13

Comme tu le dis, ce rapprochement n’a effectivement rien d’idiots ; complémentarité géographique puisque là où un est faible l’autre est fort et vice versa, collaboration technique et industrielle déjà engagée, gamme Opel dont les best-sellers viennent d’être renouvelés et dont les remplaçants pourront bénéficier directement de cette fusion en conception/indus/achat….
La grosses question est avant tout sur le volet industriel ; le groupe PSA était deja en surcapacité (même avec la fermeture d’Aulnay mais qui devait fermer depuis au moins 15ans), idem pour Opel donc une reorganisation industrielle est obligatoire.
Se posera peut être aussi la question des positionnements de marques mais comme dit avant, ces mêmes marques ne sont pas fortes sur les mêmes marchés
Après je ne suis pas sûr qu’il faille prendre en compte Lotus dans cette affaire Proton. Cette marque a une très belle image sur le papier, bcp moins en terme financier depuis toujours, et pas non plus exceptionnelle au niveau marketing et utilisateur (fiabilité….). Tavares a montré qu’il fallait faire des impasses si pas de renta (RCZ par exemple) et même si c est un vrai passionné d’auto, je ne pense pas que sa vision stratégique intègre une marque déficitaire (meme a grand renfort de lancements ou autre….)
Bref, une stratégie de fusion qui va être tres intéressante à suivre 🙂

Antoine

Le 12/03/2017 à 00:09

Selon la dernière interview de Sport Auto, il semble que Lotus ne perd plus d’argent.
L’Evora, vendue assez chère, semble cartonner dans ses versions hautes, et le développement du réseau charge le carnet de commandes.

EmmanuelS

Le 08/03/2017 à 10:14

Absolument d’accord avec l’analyse de Paul qui est aussi la mienne. Je suis passé par les mêmes phases, dubitatif à cette annonce et séduit après présentation des grandes lignes du projet de rapprochement. Attendons la suite des événements, mais je suis assez optimiste car Carlos Tavares est pragmatique, homme d’expérience et passionné d’automobiles, ce qui fait beaucoup de qualités.

Wolfgang

Le 08/03/2017 à 22:40

Tavares est passionné d’auto en effet et ça fait plaisir de ne pas avoir à la tête d’un constructeur un mec qui pourrait le lendemain vendre des crayons de bois et qui ne connait rien au produit.
ça change.
Ghosn est bon aussi soit dit en passant.

Romain Sandt

Le 08/03/2017 à 10:32

Quand GM a vendu Saab, bien que sachant que PSA n’était pas en position de le faire, j’espèrais néanmoins qu’un groupe comme tel le fasse. Saab avait ce que PSA n’avait pas, une bonne image internationale et un réseau global. Une expérience dans le (semi) premium. Des technologies en développement intéressantes ou manquantes à PSA. J’ai été très surpris aussi par l’intérêt de PSA pour Opel. Néanmoins VW AG montre que l’ont peut avoir des marques qui se ressemblent mais s’assemblent. Reste que PSA doit réussir avec DS. J’espère que PSA aura accès à des motorisations, transmissions GM, sans forcément mettre un LS3 dans une DS, mais permettre à Ds de dire oui nous sommes nouveaux… Mais vous ne perdrez pas le plaisir Audi en venant chez nous. Tous ceux que je connais qui s’offrent une voiture  »sympa » vont chez Volvo, Audi, Mercedes, BMW… Pour le moment il n’existe aucune voiture française qui pourrait remplacer Xc70, XC90, Audi A4 Allroad, Audi A6 V6 TDI Quattro, BMW X5, Honda CRV, Land Cruiser… Et pourtant aucuns de ces propriétaires n’est contre les Françaises, juste lorsqu’ils ont voulu investir et se faire plaisir, ils ont dû quitter leurs Peugeot, Citroën ou Renault. Si comme GM avait dit, PSA aura accès au technologies électriques déjà une piste. Mais avec Mitsubishi sous Renault-Nissan adieu l’expertise 4×4 et électrique (ratée). Je suis très curieux de l’avenir de ce rachat. Surtout que ça réussite industrielle et viabilité ne se verra qu’à dans 6 à 10 ans. Je suis aussi curieux de l’avenir de Cadillac en Europe, GM se décidera t’il à offrir à la marque la possibilité de gagner en notoriété, lui officiel des motorisations plus communes, comme des Diesels?

Wolfgang

Le 08/03/2017 à 21:59

des diesels ??? en voilà une idée étrange.
Plus personne n’en veut…
Les acquéreurs de Cad les passent au GPL tout simplement…

l'Ours

Le 08/03/2017 à 10:36

GM se débarrasse d’un boulet déficitaire et dispose désormais d’un peu plus de 1 M$ à investir dans la voiture d’après, ils ont toujours su très bien gérer leurs investissements et leurs filiales.

Eddy123

Le 08/03/2017 à 12:01

Je suis très intéressé par ce rachat… evidemment c’est risqué mais comme le presise Paul, sa peux aboutir à un bon partenariat. .
De plus je pens3 que la volt est une bonne affaire pour Peugeot.. Je pense que les droits doivent sûrement suivre la mariée. .. A l’image de la Premier pour Chrysler. ..
Avec la nouvelle Ds (les photos sont tres alléchantes, je penses quils ont gommés les défaut des précédents modèle avec du « vrai » luxe visuel, j’attends de voir avec impatience et ses rachat… PSA me fait plaisir..

philippe

Le 08/03/2017 à 12:47

Après la fermeture de Bochum en faveur de Sochaux, à qui le tour ?
Pour la complémentarité des marchés ; faux pour la Grannde-Bretagne où Vauxhall est fort mais Peugeot aussi, construit sur les décombres de Rootes (et la fermeture de Ryton).
Le problème c’est surtout l’absence de perspectives sur le très lucratif marché américain.
On voit mal GM US ouvrir son marché à PSA alors qu’il s’approvisionne en petites voitures et petits SUV auprès de sa filiale coréenne.
Il aurait fallu que PSA rachète Mitsubishi pour s’ouvrir le marché US où ce dernier existait encore même si en manque de produits – Mitsubishi était venu trouver Renault pour étudier et produire la remplaçante de la Lancer et une berline segment D pour le marché US, l’idée étant de ne pas se faire happer par un concurrent de Nissan. Mais depuis Nissan a avalé Mitsubishi le problème est réglé mais PSA a vraiment raté un truc ! Cela aura permis de ramener la production des SUV en France alors qu’ils étaient produit chez Nedcar aux Pays-Bas.
Ouille dans le VU quand le contrat Renault arrivera à son terme (2022 ?) baisse de production en vue pour Batilly, mais il est possible que Fiat vienne en remplacement, on les voit mal continuer avec PSA qui s’est d’ailleurs acoquiné avec Toyota pour le Partner. Pour ce qui est du Vivaro, la production se fait essentiellement chez Vauxhall à Luton et c’est justement Fiat qui est venu joindre le mouvement en assurant des volumes à Sandouville avec le Talento.
Pour la fourgonette Opel se fournit chez … Fiat et trouvera sans-doute son bonheur dans la gamme Partner/Bipper.
Pour ce qui est du management, Tavares ayant vécu Nissan de l’intérieur saura user du tact qui convient pour ne pas heurter les Allemands et ne pas faire l’éléphant de Stuttgart dans le magasin de porcelaine d’Auburn Hills qui en cuit encore à la Daimler AG.
Pour Lotus why not ? Il est vrai que Tavares aime l’automobile, il avait passé une alliance assez bizarre avec Caterham qui a été vite dénouée après son départ. Quoi de commun entre l’Alpine-revival et un artisan produisant des répliques de Lotus Seven ?

Wolfgang

Le 08/03/2017 à 22:37

Une bagnole US ça coute que dalle. Je ne suis pas sûr que le marché US est très lucratif. Il y a là bas de super caisses pour 2 x moins cher qu’ici. Pour 16 000 € on a un Voyager avec 290 ch alors qu’ici on a un diesel de 163 ch pour 45 000 €…
Et puis avec les moteurs ridicules qu’on a, pas certain qu’on vende beaucoup là-bas. Quand il y a des cotes à monter sur 400 km, je vois pas trop les 3 cylindres vivre vieux…

Les marchés où il faut être c’est la Russie (en plus ils en cassent beaucoup), la Chine et l’Inde.
Or en Russie, on trouve des allemandes, des asiatiques, quelques Dacia parce que produites sur place, des Dodge mais quasi pas de PSA… et les embargos idiots décrétés par les USA via l’Europe ne nous pas favorables…

Tof

Le 08/03/2017 à 12:48

Et pourquoi ne pas ressusciter Talbot qui pourrait être une machine à volume en devenant la marque low cost du groupe ? Plutôt que de sortir un discret duo 301 / c – élysée , cela permettrait de créer une gamme complète, sans dénaturer l’image des marques actuelles du groupe.

Wolfgang

Le 08/03/2017 à 22:05

Talbot low cost ???
Vous n’avez pas du conduire beaucoup de Talbot.
D’abord les Talbot étaient des autos de luxe, c’est pour ça que Peugeot avait ressorti la marque acquise par Simca.
Les Talbot de l’ère Peugeot n’avaient certes plus rien à voir avec le luxe des anciennes, mais elles étaient largement mieux fichues que la plupart des Peugeot.
Il n’y a aucune raison que ça devienne du low cost. Ce serait justement dénaturer Talbot.
Et de toute façon le low cost ça marge que dalle. Il faut produire à l’étranger et vendre en France pour que ce soit rentable. On gagne sur le nombre, pas sur la marge…

Tof

Le 09/03/2017 à 02:53

Vu le nombre de Dacia qu’on voit sur les routes ça doit être rentable, de plus les coûts de développement sont très bas, puisque les composants proviennent en majorité de la gamme existante, et pour conserver l’image des marques actuelles du groupe, il en faudrait une nouvelle. Talbot étant propriété de PSA, autant l’utiliser et pourquoi pas en faire à terme le Skoda français. Ce serait plus rassurant pour un acheteur européen que d’acheter une Hindustan.

Wolfgang

Le 18/03/2017 à 20:37

La 301 ne dénature rien. Peugeot n’a pas d’image haut de gamme. La preuve c’est qu’ils ont été obligé de créer DS pour tenter d’en avoir une (nom d’ailleurs ridicule alors qu’ils avaient beaucoup de noms de marques prestigieuses à disposition).
L’image de Peugeot dans les années 60/70 c’était bagnole pépère et solide du bourgeois de province ou du commissaire de police.
Dans les années 80 il y a eu le gros tournant 205/405 qui a donné un coup de jeune et une image plus sport.
Dans les années 90/2000 c’est devenu l’usine à diesel insipide avec design plus ou moins caricatural à base de phares disproportionnés. Qualité pas plus mauvaise que chez VW…
Citroën a sorti un Cactus, Peugeot peut très bien sortir la 301 sans aucun dommage pour l’image de marque. Tout le monde sait bien que ces marques disposent de toutes les gammes de modèles à part le luxe…

Marc Limacher

Le 08/03/2017 à 13:40

J’ai partagé les doutes et je partage l’analyse de Paul.

Je pense que le monde automobile change. Tavares estime que PSA ne doit plus être simplement un constructeur automobile. Un assembleur. Il veut proposer un service automobile. PSA a investit dans des start-up de mobilités, site internet de vente et covoiturage, financement etc…c’est très intéressant comme approche.

Tavares est sur une autre idée que celui de Carlos G qui vise à reproduire le modèle Renault/Nissan/Dacia à l’infini désormais (le retour de Datsun sur le modèle Dacia, Mitsu comme Nissan etc..)

Je ne pense pas que le rachat de Mitsubishi par le PSA soit une occasion ratée. Mitsu était un partenaire technique, mais la mentalité était visiblement difficile à faire changer du côté nippon surtout sur la vision de l’automobile d’aujourd’hui. Le rapprochement avec Renault/Nissan est une résultante de cette illusion.

La reprise d’OPEL, est probablement une répétition pour un plus gros poisson, car l’idée est de présenter un autre modèle économique de l’automobile en devenant rentable, mais pas en produisant 10 millions de voiture. En réalité, pour rebondir sur la conclusion de Paul, je pense que l’industrie automobile française avec Renault et PSA invente une nouvelle vision. C’est assez passionnant à vrai dire.

Charly

Le 08/03/2017 à 14:32

« On voit mal GM US ouvrir son marché à PSA… » Ca c’est sur ! C’etait le deal de 2012 : GM voulait sauver Opel grace a l’apport de PSA, et en échange lui ouvrir les marché US / Amerique du sud / Chine.
PSA a joué le jeu mais GM n’a pas tenu ses engagements. Premier echec.
Maintenant GM décide de vendre Opel, obligeant Peugeot a le racheter sous peine de voir ses capacités industrielles partir en chine et se retrouver avec un partenaire contre son gré. Deuxieme echec.
Tout le reste c’est de l’enfumage politique.

Quentin

Le 08/03/2017 à 15:26

Il faut noter qu’ Opel était proche de l’équilibre en 2016 (GM accuse le Brexit imprévu, mais je pense qu’ils sont mauvais joueurs) et lance les nouvelles Ampera-e, Insigna GS, Crossland X et Grandland X cette année. Il y a donc une probabilité non négligeable pour qu’ils gagnent de l’argent dés cette année.

Racoon

Le 08/03/2017 à 16:39

Bonjour à tous, je commente pour la première fois car à vrai dire j’avais peur de souffrir de la comparaison avec beaucoup d’entre vous, tellement certains sont calés sur l’automobile. En ce qui me concerne, toute la production auto antérieure aux années 80 m’est inconnue, c’est pour cela que ce blog est une vrai mine d’or pour me cultiver.
Pour en revenir au sujet, ça fait plaisir de voir le groupe PSA devenir ambitieux. Il choisissent une stratégie à la VAG. Je pense que c’est la bonne, à condition de positionner leur marques clairement. L’autre option était une stratégie à la RENAULT-NISSAN. Cette dernière à l’air de fonctionner en terme de vente, mais j’ai du mal avec le rebadgeage de DACIA en RENAULT qui ne peut que brouiller l’image de RENAULT (sérieusement, la KWID c’est un mini SANDERO !!!!, et je ne parle même pas du RENAULT DUSTER!!!!).
Idéalement PEUGEOT devrait tendre vers le premium, OPEL devenir l’ancien PEUGEOT et à CITROEN la folie (c’est leur adn) et/ou le sport (il peuvent capitaliser sur le WRC). Pour l’instant dans leur tête, le premium c’est DS mais depuis que je suis monté dans des DS3 et DS4, je trouve que franchement il y a encore du boulot.
Et pas mal l’idée de low cost avec TALBOT.

Quentin

Le 08/03/2017 à 17:46

Les rebadgeages fonctionnent en Inde ou au Brésil car là-bas nos Dacia ne sont pas vues comme low-cost. De plus la majorité des constructeurs y vendent des modèles spécifiques moins coûteux que sur les marchés matures (Chevrolet Onyx, Toyota Etios, VW Gol, Fiat Uno…) voire d’anciennes versions de modèles européens (VV Polo Vivo ou même… Renault Clio 2!).

Eddy123

Le 08/03/2017 à 20:36

Le rebabadgeage est courant et plutôt bien travaillé avec Renault/Dacia.
En Amérique latine Dacia n’existe même pas.. alors autant vendre les Logan/Sandero/Duster et bientôt Kwid..
De plus sur ce marché elle n’ont pas le même positionnement et elles sont plus luxueuses. .
En Inde, idem et il y a même le Nissan Terrano II qui est un Duster…

Non Renault joue bien sont jeux avec les Dacia..

Eddy123

Le 08/03/2017 à 20:28

La Kwid à une plate-forme de twingo 2… Donc. ..

Quentin

Le 08/03/2017 à 21:04

Non, la base cmf-a de la Kwid est inédite et conçue en collaboration avec Nissan, et n’a rien a voir celle de la Twingo 2, elle-même tirée de la Clio 2 puis dérivée pour donner les Logan/Sandero.

Eddy123

Le 09/03/2017 à 05:46

En effet..
Mea-culpa. ..

Olivier S

Le 08/03/2017 à 17:22

Je me demande comment ça doit se passer… Et je ne suis pas encore décidé si c’est bien ou non pour Opel, ou PSA.
.
Une chose est sure: Il n’y a pas pire que GM (ok, accordé: peut-être la Mafia, ou des investisseurs inconnus Russo-Chinois en quête de chaînes de montages et brevets a emballer genre MG-Rover…)
.
Même en Allemagne, Opel n’a qu’une part de marché de 7,3% – des ventes a pertes. Par contre, quand-même en croissance après un constante dégression depuis au moins trois décennies (Opel était une fois leader du marché placé DEVANT Volkswagen au début des années 1970, avec 20% des ventes en RFA!).
.
Les gloires de la marque sont tellement lointaines, qu’aujourd’hui beaucoup de jeunes acheteurs potentiels ne voient pas vraiment d’avantage entre une Opel, une Peugeot-Citroen, Renault, Ford, Kia ou Hyundai, Seat, Skoda, etc…
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Se différant entre eux seulement par la hauteur de remise accordée, le taux de leasing ou la durée de la garantie (et la, Opel c’est perdu d’avance!)
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Bien que la Mokka se vend bien, elle est Made in Korea, effectivement une « Daewoo » / GM Korea, comme le SUV Antara. La production d’une partie du lot des ventes Mokka en Espagne se fait a base de CKD envoyé de Corée. L’Ampera-e est américaine a 100%, tous les brevets Opel ont été emballés chez GM Detroit.
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La Corsa 3-portes produite en RFA de l’est (ex-usine Wartburg a Eisenach) n’a pas de marge. L’Adam, genre Corsa BCBG-wannabe pimpée à la Fiat 500, est en marge, mais avec son nom con et idiot, je suis incertain si ses ventes suffisent pour maintenir un grand site de production a lui tout seul…
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L’Astra n’est plus allemande (British ou Polonais). Les commerciales sont des Fiat Tofas Turque (Combo), des clones Renault Trafic Made in UK (Vivaro II) ou Renault Master Francaises (Movano). La Zafira devient une Peugeot, comme la Meriva.
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Reste l’insignifiante Insignia comme produit « Engineered & Made in Germany » – et cloné comme Buick Regal en Chine et Holden Commodore en terre australe.
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La clientèle privée d’Opel en RFA est assez conservatrice et souvent petit bourgeois, voir milieu travailleur, du genre a ne jamais s’acheter une voiture française.
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En verra si un clone Peugeot fera l’affaire… Mais pour ces « patriotes », peut-être vaut-il mieux un clone Européen PSA qu’une importation Coréene ou US?
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Au Royaume-Uni c’est similaire, Vauxhall a seulement survécu a cause des ventes a grand rabais (sans profits) au grandes flottes d’entreprises – mais l’image de marque ne vaut plus grand chose, même Ford a une image bien plus « British » que Vauxhall-Opel-« GM-Daewoo » (accéléré aussi par la constante querelle avec Jeremy Clarkson de Top Gear, fan public des Ford et détestant les Vauxhall Vectra a mort… ).
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On verra.
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Ça me concerne un peu, car j’habite a même pas 40km du siégé social et de l’usine / ingénierie principale Opel de Rüsselsheim, aussi a 50 bornes de la grande usine de moteurs à Kaiserslautern (qui, lui, produit surtout des moteurs Diesel JTD / CDTI licenciées Fiat…).
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Dans le coin, il y a pas mal de petites et moyennes entreprises qui font bien des affaires avec Opel, et je connais un ingénieur très haut placé au sein de l’ITEZ (Centre de Développement International GM, qui emploie + de 7000 personnes a Rüsselsheim). Déja dans le passé, un nombre d’ingénieurs Opel on déjà changé leurs fusil d’épaule, avec l’emploi à l’HMETC de Hyundai-Kia à Rüsselsheim (pas mal comme choix de site de la part des Coréens!)
.
Par contre, le France n’est pas vraiment touchée, car l’usine de boites automatiques GM Strasbourg avait déjà été vendue a Punch Powerglide en 2012 (dont je connais aussi des collaborateurs). Elle ne dépend plus directement de GM, devenant fournisseur « indépendant » et assurant une partie de production pour ZF (BVA 8), BMW et Changfeng.

Quentin

Le 08/03/2017 à 18:10

Juste une précision : Holden importe bien l’Insigna, mais sous le nom… Insigna. La Commodore est une autre berline, un peu plus grande, mais surtout radicalement différente sur le plan technique : c’est une propulsion, disponible uniquement avec des V6 et V8, et en break ainsi qu’en pick-up! Hélas, son destin est scellé avec la fin de toute(!) la production australienne en 2018. D’ailleurs, si PSA cherche un énième rachat…
Au fait, l’alsacien Punch a été récemment choisi pour équiper la nouvelle Tata Hexa en plus de ses BMW habituelles. Cela se fête!

Olivier S

Le 08/03/2017 à 18:24

La nouvelle Insignia B, dont la production a juste commencée a Rüsselsheim, sera vendu comme Commodore en Australie.
.
C’est la fin de Holden – l’ancienne Commodore V6 & V8 et ute (qui elles dérivent historiquement des Opel Omega et Senator) seront axées en faveur de l’Insignia B importée d’Allemagne dés cette année (moéle 2018).

Quentin

Le 08/03/2017 à 21:01

Et pas seulement de Holden : Ford et Toyota arrêtent aussi leur production locale. Des dizaines de sous-traitants vont devoir se reconvertir ou mettre la clef sous la porte.

Wolfgang

Le 08/03/2017 à 22:27

Insigna ce fut une série spéciale hyper luxe de xj40.
Ils sont même pas fichu de trouver un nom pas déjà pris…

Charly

Le 08/03/2017 à 21:59

« je connais un ingénieur très haut placé au sein de l’ITEZ (Centre de Développement International GM, qui emploie + de 7000 personnes a Rüsselsheim) »
Quand on voit une Opel, on peut se demander a quoi les 7000 ingénieurs passent leurs journées ! Demande lui stp. PSA aussi doit se poser la question…

Wolfgang

Le 08/03/2017 à 22:25

Hi hi
la seule un peu sympa c’était la Tigra, mais ils ont tellement fermé le capot que les joints de culasse tenaient pas…
La Calibra c’était une bonne bagnole de coiffeur.
La Manta peut-être pas trop mal…

Gérald

Le 08/03/2017 à 18:23

OPEU…GEOT c’est le nouveau nom du groupe, on le Lion à avalé le L de travers ? 😉

Olivier S

Le 08/03/2017 à 18:26

POPEL

Ça veut dire « crotte de nez » en Allemand, et c’est la version préférée des blogueurs…

Guillaume D.

Le 08/03/2017 à 20:47

Bon, maintenant qu’on a des groupes français en pleine forme et une sportive qui semble bien accueillie (Alpine), c’est le moment d’asseoir son image avec une berline de luxe! Enfin, pas juste le luxe pour le luxe, mais la berline originale en matière d’innovation: une Talisman+ électrique (il paraît que VW veut remplacer la Phaéton par un VE), une 608 ou une DS9 Hybrid4 rechargeable, ou la surprise du chef chez Citroën…

Wolfgang

Le 08/03/2017 à 22:21

Le rêve.
Tiens je vais échanger ma montre mécanique pour une montre à quartz.
C’est tellement mieux.

Wolfgang

Le 08/03/2017 à 22:17

A mon humble avis, ils veulent tout simplement profiter de l’image allemande…
La plupart des clients ne savent pas que c’est une fausse allemande.
Pour vendre dans les pays de l’est c’est très important l’image allemande. Ce sont les pays de l’est qui achètent des bagnoles, pas nous…
Les bagnoles françaises ont une image de solidité mauvaise.
Et puis le rapprochement a déjà commencé il y a un moment à mon avis : quand la 308 est sortie je l’ai prise pour une Opel…
A part Opel, il n’y avait rien à acheter en Allemagne, tout est tenu par VW et ça tourne bien. Restait juste Opel qui perd du fric depuis quasi toujours et dont GM était content de se débarrasser.

J’ai horreur des Opel. ça fait partie des pires bagnoles que j’ai conduites… D’ailleurs à part Avis avec qui il doit y avoir un partenariat, y a pas grand monde qui achète ces trucs là… Je garde un souvenir particulièrement atroce de la Meriva et de la Corsa par exemple…

Olivier S

Le 09/03/2017 à 10:55

Avis était un fois détenu a 29% par General Motors. Mais ça fait des années déjà (89 – 96?).
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Tu oublie Ford, une alternative « allemande » au même gré des Opels – surtout la Focus (qui roule bien mieux que les Astras devenues trop obèses).

Quentin

Le 09/03/2017 à 12:12

Justement, la nouvelle Astra a beaucoup maigri et est devenue une référence en comportement routier, un atout de plus pour PSA.

Wolfgang

Le 11/03/2017 à 00:07

C’est vrai, il y a la branche allemande de Ford. Mais je doute beaucoup que ce soit à vendre. ça doit se vendre bien mieux qu’Opel. Et certains modèles sont diffusés partout dans le monde, donc c’est compliqué à vendre.
J’ai un peu roulé en Mondeo, c’est une bonne bagnole.
Et puis pour l’image allemande, Ford c’est pas top. Dans l’esprit des gens c’est très US, même pour la branche allemande.

Docky

Le 08/03/2017 à 23:08

Et que vont devenir les Opel badgées GM (Chevrolet) sur le marché sud américain ? (Je me rappelle cette magnifique corsa à coffre louée à Ushuaia, pare-brise étoilé et moteur 3 cylindres avant l’ère du downsising. Le 4eme hs servait juste à engloutir notre précieux carburant).

J2M

Le 09/03/2017 à 00:11

Mais qu’y a t-il dans la corbeille ? Des usines (en surproduction), des modèles (sans attrait), un bureau d’étude (citez moi une innovation à revendiquer depuis 1945), un réseau clairsemé (en France), une image (floue). Aïe…

Fouad E

Le 09/03/2017 à 05:39

Une bonne synergie et une complémentarité de marché est la clé de reussite de toute fusion automobiles, sauf que Peugeot (PSA) à frôlé plusieurs fois la faillite ces 40 dernières années faute de management cohérent et une certaine suite dans les idées. Bon courage cette fois ci.

YB69

Le 09/03/2017 à 09:19

J’étais aussi dubitatif au début, mais si on regarde l’opération du point de vu d’une poursuite de la dissolution de Union Européenne, telle qu’elle existe aujourd’hui, dans les années à venir, à l’image du « Brexit » alors l’opération prend tous son sens en Europe :
PSA n’avait plus usine en UK depuis la fermeture de Ryton en 2007, elle en aura une, PSA a désormais des moyens de prod en Allemagne et en Pologne.

Quentin.R

Le 09/03/2017 à 13:35

J’avoue que j’étais dubitatif quant à ce rachat… Mais cette analyse m’a permis de mieux comprendre la situation. Espérons toutefois que l’état-major actuelle de PSA ne répétera pas les mêmes erreurs que pour l’épisode Talbot… Episode qui mériterait un livre à lui seul pour être raconter dans le détail (ça m’trotte dans la tête depuis un moment…) 😉
Mais fort heureusement, les gammes Opel & Vauxhall sont quasi-identiques, contrairement aux Simca-Sunbeam de l’époque.
Le truc qui chiffonne, c’est de savoir ce que va faire PSA avec la marque Opel? Va t’il réunir Opel et Vauxhall sous un seul nom?
De plus, les gammes Peugeot et Opel sont quand même assez proche, de même que leur image de marque (généraliste et assez classique), ne vont-elles pas se phagocyter (Je voulais le placer celui-là 😉 )?
Alors quelle image va être donnée à ses nouvelles acquisitions?

Quant à la possibilité d’un hypothétique retour aux USA, je n’y crois pas: le principale problème, ce sont les motorisations. On ne fait même plus de V6, que se soit chez PSA ou chez Renault!!! On se contente de faire des p’tits 3 cylindres turbocompressés…
Ils auraient toutefois pu tenter leur chance il y a quelques années si les moyens (et l’envie sans doute?): à l’époque où Fiat a commencer à vendre sa 500 avec succès outre-Atlantique, il n’aurait pas été négligeable de lancer la DS3 pour la concurrencer… Mais bon, ça fait 25 ans que Peugeot s’est retirer du marché US et autant d’années qu’on annonce un possible retour!!!
D’ailleurs, je comprends toujours pas l’utilité de la marque DS: on joue sur l’image d’un modèle de légende pour créer une marque premium composée de modèles sous-motorisées et sans grand rapport avec l’originale (même pas de suspension hydropneumatique, quelle honte!!!).
On a tendance à oublier chez PSA que la DS originelle est avant tout une Citroën…

Olivier S

Le 09/03/2017 à 13:52

Les DS, c’était avant tout des bagnoles valorisante pour PSA en Chine urbaine sud-est.
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Du bling-bling au prix premium, basé sur des plateformes vraiment bof… Mais c’est a la mode, il faut juste voir le succès de VW-Audi (déclinaison A1 / A3 de Polo / Golf), Fiat (500 et dérivées) et BMW-Mini. Opel l’a tenté avec l’Adam (une simple Corsa maquillée en premium).
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Çà paraît plus que ce que c’est en vérité – et les acheteurs se laissent volontairement payer la poire, même en Europe. En ce qui concerne les marges pour PSA, c’est un coup gagné.
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Comme fan de l’hydropneumatique, je n’achèterait jamais une DS moderne, il n’y a aucun confort de suspension avec – c’est même pire que les Allemandes en version suspension sec sportif!

Quentin.R

Le 09/03/2017 à 15:13

Avec DS, ils ont voulu faire comme les marques japonaises (Honda-Acura, Lexus-Toyota ou Nissan-Infiniti)… il y a 30 ans: des véhicules dit haut de gamme basée sur des plate-formes roturières pour tenter de croiser l’fer avec les Allemands.
Acura, Lexus et Infiniti qui étaient à l’origine des marques principalement diffusées… aux Etats-Unis!

Olivier S

Le 09/03/2017 à 18:09

Bien sur, mais les Lexus et un peu moins les Infiniti ont leurs plate-forme propulsion vraiment premium, et des moteurs puissants et luxurieux.
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Les DS, c’est basée sur des petites caisses PSA traction très bas de gamme, avec suspensions bichonnées vers une calibration sportive genre tuning S-line / M-Paket à l’allemande (ça tape fort dans le c*l a la moindre bosse, bye-bye le confort suprême des Citroën d’antan…)

Quentin.R

Le 09/03/2017 à 19:34

Mais comme je le dis plus haut, le problème en France, c’est qu’on ne fait plus de gros moteurs, apte à animer de grosses berlines pour concurrencer les allemandes. C’est pas avec des 3 cylindres turbo que les français pourront se faire une place sur le marché premium.

Ça me donne l’occasion d’une anecdote: dans les années 60, Citroën avait envisager de créer deux réseaux de vente distinctes à l’image de ce qui se faisait au Japon ou de Fiat (500/Dino), l’un pour les 2/3CV, l’autre pour les DS/ID. L’idée resurgira quelques années plus tard pour les SM et Pallas…
Mais on s’éloigne un peu du sujet de l’article…

Brice78

Le 09/03/2017 à 22:53

Je crains pour Opel que le T a été remplacé par le Z (le logo bien entendu).
Opel est mort depuis longtemps, l’Astra 2005, personne peut nous dire à quoi elle ressemblait. Cette marque n’est devenu malheureusement une jungle de crossbadging afin de pouvoir proposer des modèles au réseau demandeur. Les concessionnaires ne vendent plus car le stock de surpro est vendu en parallèle par les mandataires etc. PSA n’achète juste un logo, une marque comme les chinois se sont offert: Telefunken, Blaupunkt ou encore Thomson (actionnaire ne serait-il pas Chinois?). Également PSA pourra mettre en concurrence les Gaulois résistants avec les Allemands plus compétitifs pour l’employeur… La CGT à Rennes aura de réels soucis à se faire malheureusement.
Je souhaite pour autant que ma vision négative ne sera pas le réalité.

Olivier S

Le 09/03/2017 à 23:19

Les salaires des ouvriers en RFA sont supérieures en RFA qu’en France – au moins en Allemagne de l’Ouest et Autriche (Rüsselsheim, Kaiserslautern et Aspern, grande usine des petits moteurs Opel essence a Vienne).
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Aucune idée sur Eisenach ou les usines anglaises Vauxhall et l’immense usine Opel en Espagne.
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Les usines en Pologne et l’usine moteurs en Hongrie sont naturellement moins chères en coûts « humains ».
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A la fin, c’est la productivité qui compte – le rapport entre salaires bruts et rendement par salarié. Dans ce domaine, les Allemands ne se portent pas si mal que ça, mais surtout en premium – la plupart des assemblages petites voitures ont depuis longtemps quittées le pays, sauf pour Opel (Corsa et Adam à Eisenach)!

Brice78

Le 10/03/2017 à 14:30

Non le salaire brut en RFA est plus bas malheureusement. De plus les emplois des services support sont subventionnés par l’état. De plus les taxes sur les entreprises n’ont rien à voir avec celles en France. Compliqué ce rachat… Pour les 2 parties

SRDT

Le 11/03/2017 à 15:15

On a dit qu’Opel perdait beaucoup d’argent et depuis longtemps en plus, mais pour GM la maison mère l’opération n’était-elle pas rentable? Si Opel utilise la technologie GM ce n’est certainement pas gratuit.

Un bon exemple de société qui perd de l’argent quasi chaque année c’est Euro Disney, sauf que bénéfice ou pas la Walt Disney Company siphonne le parc via des royalties.

Avec les pertes comme excuse plus les synergies attendues PSA devrait quand même pouvoir restructurer Opel sans trop de résistance de la part des syndicats. Il y aura certainement une mise en concurrence des sites en particulier hors France et Allemagne mais comme d’habitude ce sont les sous-traitants qui souffriront le plus.

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