Quelle est la nationalité de Bugatti ?

Lundi 5 septembre 2016
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S’il est un débat qui anime aujourd’hui le petit monde de l’automobile, c’est bien la « nationalité » de la marque Bugatti…Allemande pour les uns, italienne pour d’autres, française pour la plupart. Voilà une question épineuse à laquelle je vais essayer de répondre.

Tout d’abord posons les bases : comment convenir de la nationalité sans critère. Est-ce la localisation de l’entreprise et de son siège social qui fait foi ? La nationalité de son créateur ? L’origine de ses capitaux ? Ou bien tout simplement son histoire ? Et si l’ensemble de ces paramètres étaient à prendre en compte pour finalement, au pro-rata, trancher ?

Ettore 01
Ettore Bugatti n’obtint la nationalité française qu’un an avant sa mort, en 1946

Petite question en préambule ? Diriez-vous que la société mondialement connue de vente aux enchères sur internet EBay est une entreprise française ? La majorité (voire la totalité) d’entre vous répondra non, affirmant qu’il s’agit d’une société américaine. Pourtant, elle fut créée en 1995 par le français Pierre Omidyar. Enfin pas tout à fait en fait puisque comme Ettore Bugatti, l’entrepreneur cumule les nationalités : iranienne, française et américaine. Bugatti lui, bien qu’il fut né en Italie, à Milan, en 1881, obtiendra la nationalité française… peu de temps avant sa mort en 1947 (en février 1946 pour être exact). Cela dit, il reçut la légion d’Honneur en 1934 ce qui, sans faire de lui tout de suite un Français, le plaçait déjà dans l’élite de la société française. Ce qui est vrai pour eBay est vrai aussi pour Bugatti Automobile : la nationalité du fondateur n’a pas lieu d’être en vérité, même si l’Italie peut être fier de son compatriote !

La nationalité d’Ettore Bugatti n’entrant pas en ligne de compte, examinons la localisation de l’entreprise aujourd’hui : située en Alsace, sur le site historique de Molsheim, son siège social, son inscription au registre du commerce de Strasbourg, ses statuts de droit français font de l’entreprise, de fait, une entreprise française. D’autant que contrairement à Smart, dont le siège social est en Allemagne mais dont le principal lieu de production est en France, Bugatti cumule les deux en France, ce qui renforce son caractère français.

Considérant que 100 % des capitaux de Bugatti sont allemands aujourd’hui, d’aucuns considèrent qu’il s’agit en fait d’une société allemande. Ce qui est sûr, c’est que Volkswagen AG est bien propriétaire à 100 % de Bugatti Automobile SAS. Mais l’origine des capitaux n’a jamais donné la nationalité d’une marque : par nature fluctuant, le capital pourrait, à terme, être acheté par d’autres, sans que cela ne change sa nationalité. Dit-on de Ducati ou de Lamborghini qu’il s’agit d’entreprises allemandes ? Non. Et pourtant, elles ont le même unique actionnaire que Bugatti : VW. Certains diront que les Veyron et Chiron ont entièrement été conçues avec la technologie du groupe Volkswagen, avec des équipes et des ingénieurs issus de l’entreprise allemande. Cela dit, les groupes automobiles étant aujourd’hui totalement internationalisés dans leur management, difficile de dire qu’il s’agit purement d’ingénieurs allemands ou de technologie allemande : nous diront qu’il s’agit d’une technologie Volkswagen, ce qui est un poil différent !

Ettore, au centre, à Molsheim, lieu de son coeur
Ettore, au centre, à Molsheim, lieu de son coeur (photo André Leroux)

Reste l’aspect historique de l’affaire, et c’est là que cela se corse. Car si Ettore Bugatti s’installe en Alsace en 1902, un rapide coup d’oeil dans le rétro vous rappellera qu’à cette époque, l’Alsace était allemande ! Ses premières voitures sont construites sous l’appellation Dietrich-Bugatti, financées par le baron de Dietrich, industriel alsacien (et donc allemand à l’époque). Après la fin de cette collaboration, c’est avec un autre alsacien (et donc allemand), Mathis, que Bugatti s’associe. En 1906, changement de partenaire, avec cette fois-ci un allié on ne peut plus allemand : Deutz, basé à Cologne. Finalement, Ettore créera sa propre marque en 1909 en Alsace toujours allemande. Les débuts de Bugatti sont donc fortement influencés par l’Allemagne, malgré une collaboration avec Peugeot juste avant la guerre.

Cela dit, Ettore Bugatti devait surtout aimer l’Alsace plus que l’Allemagne, car dès le début de la guerre, il fuit d’abord à Milan, puis à Paris, pour notamment aider à l’effort de guerre français en créant des moteurs d’avions. A la fin de la guerre, il retourne en Alsace pour s’installer à Molsheim, où commence la vraie aventure Bugatti. Celle-ci durera au delà de la mort même d’Ettore, puisque l’entreprise ne fermera ses portes qu’en 1963, date de la fin officielle de l’ère « Bugatti » (l’entreprise était alors dirigée par Roland, le fils cadet d’Ettore) avec son rachat par la société Hispano-Suiza. Petit aparté : Hispano-Suiza était à l’origine une entreprise espagnole, mais l’Etat nationalisa les activités françaises en 1937.

Le logo de la Messier-Hispano-Bugatti mêle l'aigle de Messier, la Cigogne d'Hispano, et l'ovale de Bugatti
Le logo de la Messier-Hispano-Bugatti mêle l’aigle de Messier, la Cigogne d’Hispano, et l’ovale de Bugatti

Dès lors, l’activité automobile de Bugatti est arrêtée, et la société intégrée à ce groupe aéronautique. Au fil des ans, Hispano-Suiza est rachetée par la Snecma (1970). Quelques années plus tard, les activités de Bugatti (roues et freins d’avions) sont rassemblées au sein de la société Messier-Hispano-Bugatti (1977), toujours propriétaire des droits et de la marque Bugatti. Dans les années 80, elle accordera même des droits d’utilisation de la marque et du logo aux Automobiles de La Chapelle (lire aussi : De La Chapelle Type 55).

Lorsque Romano Artioli rachète les droits de la marque pour l’automobile à SNECMA pour 7 millions de francs en 1987, Bugatti aura déjà été 9 ans allemande (dont 5 ans seulement de réelle activité avant-guerre) et 69 ans française (dont 24 ans d’activité purement aéronautique). Dès lors, le siège est installé en Italie, à Campogalliano, près de Modène, ainsi que son usine : cumulant capital italien (bien que le montage financier soit complexe, avec une société de Holding au Luxembourg), statuts italiens, siège social italien et lieu de production italien, la société Bugatti Automobili SpA devient techniquement italienne… Elle ne le restera pourtant que 8 ans, le temps d’une aventure flamboyante mais coûteuse (ruineuse?) et d’une faillite en 1995 (lire aussi pour plus de détails sur l’aventure italienne: L’usine de Campogalliano). En 1998, c’est Volkswagen qui rachète les droits de la marque pour dans la foulée la réinstaller sur sa terre d’origine en fondant, en France, à Molsheim, la société Bugatti Automobile SAS, puis commencer à produire des Veyron à partir de… 2005 !

La nouvelle usine Bugatti à Molsheim
La nouvelle usine Bugatti à Molsheim

On le voit, la majeure partie de l’histoire de Bugatti est française, que ce soit dans l’automobile ou dans l’aéronautique (il faudra attendre 2016 et la création de Safran Landing Systems pour voir disparaître l’utilisation de la marque Bugatti dans l’aéronautique). Seules les années « Artioli » auront vu les activités automobiles devenir totalement italiennes.

L'ancienne usine, devenue Messier-Bugatti puis Safran Landing Systems en 2016, garde l'empreinte de la mythique marque à Molsheim
L’ancienne usine, devenue Messier-Bugatti puis Safran Landing Systems en 2016, garde l’empreinte de la mythique marque à Molsheim

Alors, peut-on dire aujourd’hui la nationalité de Bugatti ? Dans les faits oui : malgré la nationalité de son créateur (italien), ses débuts allemands (avant-guerre), on son actionnaire d’aujourd’hui (allemand), sa localisation, son siège social, ses statuts et la majorité de son histoire ou de sa production automobile (7500 sous l’ère d’Ettore, 450 Veyron sour l’ère VW) sont français ! Mais à bien y regarder, à l’heure où l’Europe a du mal à convaincre ne pourrait-on pas dire tout simplement que Bugatti est l’exemple type d’une société européenne ? Ettore lui-même, qui fut à cheval sur trois pays majeurs de l’Europe (Italie, Allemagne, France) n’est-il pas le symbole même de cette idée transnationale ? Ou bien alors, pour surfer sur l’appartenance régionale, Bugatti n’est-elle pas tout simplement alsacienne, symbole et trait d’union entre l’Allemagne et la France après avoir été un sujet de discorde de 1870 à 1918 ?

Et si on résolvait le problème par une réponse de Normand : Bugatti, société alsacienne, française et européenne !

Amen !

Pour s’y retrouver dans l’histoire aéronautique de Bugatti, je vous conseille la lecture de cet excellent site : http://www.acam.asso.fr/histo/histo_messier00.php

Crédit photo : DR, André Leroux (http://leroux.andre.free.fr/), Acam (cf lien ci-dessus) et Bugatti Automobile SAS

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47 commentaires

Pierre

Le 05/09/2016 à 13:36

Elargissons le débat, quid de la Rambler ?

(je nie toute responsabilité, si les commentaires tournent au pugilat :p )

Paul

Le 05/09/2016 à 13:37

ahahha… attention alors… quid de la Jeep Cherokee XJ alors 😉

Benjamin

Le 05/09/2016 à 13:45

Non mais là on parle de Bugatti quand même. Franchement non ! Parlez pas de Renault Rambler et Renault Cherokee !

Paul

Le 05/09/2016 à 13:54

le rabat-joie 😉

Pierre

Le 05/09/2016 à 14:40

L’aura de la marque est certes différente, mais la problématique est exactement la même :p

Marc Limacher

Le 05/09/2016 à 13:49

Comme on dit chez moi (35km du Haut Rhin), l’Alsace c’est pas vraiment la France, donc c’était pas non plus vraiment l’Allemagne à l’époque.
🙂

Paul

Le 05/09/2016 à 13:54

tu n’es donc pas loin de ma conclusion « normande » 😉

grandga

Le 14/12/2018 à 07:48

L’Alsace n’a jamais été la France et n’a jamais été l’Allemagne…

Hopplà !

Bugatti par contre, comme Lamborghini, Seat ou Skoda, c’est du 100% Wolfsburg .
Y a pas (encore) de pièces pour Ducati à récupérer sur les chaines de l’usine aux 4 cheminées…

Nabuchodonosor

Le 05/09/2016 à 14:12

Dans ses pérégrinations la marque Bugatti a eu la chance de réussir a passer sous le giron d’un grand groupe comme V.A.G, ce dernier choisissant de la laisser baigner dans ses racines tout comme il le fit pour Lamborghini et Ducati de l’autre côté des alpes, comprenant sans doutes qu’une marque ce n’est pas qu’un logo, mais aussi une histoire, des hommes, un affect qui lui permettent de maturer son capital dans son berceau d’origine.

Paul

Le 05/09/2016 à 14:20

pour cela, VW est plutôt malin je pense 😉

Greg

Le 05/09/2016 à 14:14

Le zèbre est-il blanc à rayures noires ou noir à rayures blanches?
Mon chauvinisme primaire me porte à croire que Bugatti est une marque Française, pour les raisons historiques présentées par Paul, et je pense que c’est aussi le message que VW veut faire passer:
-rachat du chateau de Molsheim pour y installer -au moins juridiquement parlant- le siège social
-choix de patronymes de pilotes français pour nommer les 2 modèles
-choix de noms majoritairement français donnés aux variantes de la Veyron: Pur Sang, Sang Noir, Faubourg par Hermes, Grand Sport, Sang Bleu, La Finale…

En définitive, c’est peut-être le groupe VW qu’il convient de considérer comme Européen, avec ses marques allemandes, espagnole, anglaise, italiennes (je mets un pluriel pour Lambo et Ducat’) et… française!

Paul

Le 05/09/2016 à 14:20

Je n’avais pas vu les choses comme ça et c’est bien dommage, car tu résumes en fait ma pensée: VW a bien compris qu’il fallait que Bugatti soit une marque française… Et VW n’est plus une marque allemande, mais une marque européenne voire mondiale, qui se fout de sa nationalité (malgré l’actionnariat encore puissant d’un Land Allemand) mais qui ne se fout pas de l’image, et donc de l’histoire ! Bien vu pour le choix des noms des modèles ou des séries spéciales, qui jouent à fond la marque française… On peut déplorer le côté « marketing » de l’affaire, mais je pense que Bugatti aujourd’hui cherche à faire ce que les marques estampillées françaises (Renault ou PSA qui ont pourtant des actionnaires japonais ou chinois puissants au capital et qui produisent presque plus ailleurs qu’en France mais qu’on considère comme françaises sans aucun doute) ne font pas ou plus: représenter une certaine élégance française, le luxe à la française, la haute couture etc ! Vraiment bien vu !

rubinho

Le 05/09/2016 à 14:40

C’est clair… et puis comme on a pas les moyens, ça coûte pas plus cher de se dire que c’est made in France 😉

Paul

Le 05/09/2016 à 14:48

pas faux… cela dit vu la politique de VW pour franciser Bugatti (nom des modèles et noms des séries spéciales), il faut croire que c’est aussi un avantage 😉

Nabuchodonosor

Le 05/09/2016 à 14:42

Et puis le fardier de Cugnot, était français nom de Dieu !
🙂

Jota

Le 10/09/2016 à 18:08

Déjà à l’époque il y avait les Galibier, Ventoux ou encore Aravis. Je pense que ce cher Ettore se sentait bel et bien français!

Olivier

Le 05/09/2016 à 20:38

Et tchèque !!

Emmanuel

Le 05/09/2016 à 14:36

J’aimerai bien considérer que Bugatti est une marque française, vu l’absence de marque sportive nationale mais… il fait bien reconnaître que Bugatti profite des technologies et finances d’un groupe allemand, VAG.
Si les Bugatti disposaient de moteurs développés en France, je reverrai sans doute mon point de vue.

Paul

Le 05/09/2016 à 14:40

pourtant, les Facel Vega, recevant des motorisations Chrysler ou Volvo (en exceptant les Pont à Mousson pas franchement convaincant), sont considérées comme françaises… et les capitaux n’ont jamais donné une nationalité à une société à moins d’en déplacé le siège social et le lieu de production. Pour Bugatti, pourquoi faire différent de Lamborghini ou Ducati, qui elles, restent italiennes ? Sans doute parce que VW a « recréée » la société en 1998 après le fiasco Artioli, et non racheter une société française… soit… De là à dire que Bugatti est allemande, alors autant le dire de Skoda, ou de Seat… Pire, certains chez Volkswagen do Brasil se considère comme faisant partie d’une société brésilienne et non allemande 😉

rubinho

Le 05/09/2016 à 14:48

A ce moment là, Dacia c’est francais 🙂

Nabuchodonosor

Le 05/09/2016 à 14:54

et Simca italien…

Paul

Le 05/09/2016 à 14:55

ou américain, selon l’époque 😉

Nabuchodonosor

Le 05/09/2016 à 15:05

C’est là qu’intervient l’affect : de quelle nationalité étaient les amoureux transi dans la fameuse simca 1000 ?

Emmanuel

Le 05/09/2016 à 15:02

Et pourquoi pas? Les Dacia sont vendues sont la marque Renault dans beaucoup de pays mais ici, le groupe a souhaité garder une hierarchie pour ne pas abaisser l’image la marque.

Emmanuel

Le 05/09/2016 à 15:04

« sous » la marque Renault 🙁

Malo

Le 05/09/2016 à 18:03

Après dire que Bugatti est allemand c’est comme dire que Volvo est chinois, que Jaguar est indien, que Mini, Rolls sont allemands, que Nissan est français etc… C’est pas faux mais c’est pas vrai non plus… En tout cas je suis d’accord avec ta conclusion normande.

Paul

Le 05/09/2016 à 18:13

merci… en espérant que quelques éléments historiques permettront à certains d’être moins tranchés 😉

denis

Le 05/09/2016 à 21:27

oui mais les normands sont ils bien français ?

Paul

Le 05/09/2016 à 21:36

Bonne question qui sera débattue dans un prochain article sur… Alpine ahahha 😉

Greg

Le 06/09/2016 à 09:18

Ça promet un beau débat! 😀
Alpine et le Mont St Michel, les 2 fleurons de la Normandie! 😉

wolfgang

Le 06/09/2016 à 10:52

L’histoire et la tradition c’est la clef pour faire revivre ou perdurer une marque surtout si elle est de luxe. Sinon point d’authenticité et de légitimité possible. Posche et sa 911 c’est l’exemple type : évolution par étapes dans le respect de l’histoire.

C’est pour ça que l’usine Bugatti a été implantée à Molsheim. Ce n’est pas idiot.

Mais pour moi c’est une bagnole de conception allemande.

On parle de Simca. Simca c’était des Fiat rebadgées au début. Mais à partir de la 1000, les moteurs sont français (c’est le père du V12 Matra qui les a conçus) et si Chrysler a mis de l’argent et a fini par prendre le contrôle, les carrosseries étaient aussi bien françaises. Pour moi ce fut une marque italienne devenue française avec un actionnaire US.

Nabuchodonosor

Le 06/09/2016 à 11:41

Je me tue à vous le dire; Tè, même les banquettes de la 1000 furent testées jusqu’à Narbonne par des gens remplis de pizzas Calzones, cong’…
🙂

Daniel

Le 07/09/2016 à 19:59

Quid de la « tradition » et de « l’histoire » de ces marques lors de leur création il y 50 ans 70 ans ou 100 ans ?

pipo

Le 07/09/2016 à 19:31

Et ils paient des impots ou ? Car ca doit donner une idee de la nationalite non?

Daniel

Le 07/09/2016 à 20:02

Bugatti est Allemand, puisque c’est eux qu’il l’on relancé, j’imagine avec leurs ingénieurs et leur technologies et leurs designers……là c’est pas une réussite, encore moins inspiré que Wv, je crois la super car la plus moche au monde !

Alexandre

Le 07/09/2016 à 23:06

JeJe passe 10min à taper un commentaire sur mon iphoneet bim, plus de réseau. Cette fois, je fais court !

1- seat et skoda sont considérées comme étant espagnole et tcheque alors que leurs voitures ne sont que des rebadgage de vw.

2- Paul nous précise dans son article qu’Ettore s’est rangé du côté français pour l’effort de guerre. C’est un vrai choix de sa part.

3- dernier point, quelle est la couleur naturelle d’une Bugatti 35 ? Bleu france. Et à l’époque, la couleur des voitures était directement une indication de nationalité. On n’a jamais vu une Bugatti 35 ou 37 en blanc allemand…

Oui messieurs, la Bugatti est française !

Corsaire

Le 17/09/2016 à 23:42

Bonne réflexion pour le Bleu Bugatti mais s’agissant du type 35, les six exemplaires alignés en course pour la première fois au GP de Lyon en 1924, étaient blancs.

pipo

Le 08/09/2016 à 20:02

La bugatti 35 est francaiise, c’est une chose sure, l’eb110 aussi par contre la Veyron est 100% allemande ! Une marque a la nationalite de son proprietaire , celle ci a ete relancee a 2 reprise !

Tt

Le 22/07/2017 à 17:56

Bugatti est allemand que vous le vouliez ou pas ces vw qui la relance et qui de cette dernière une marque de prestige les allemand son les n1 dont tout domaine confondu et son de très loin en terme de technologie par apor au marque française qui sere incapable de fair pareille alore ces bien beau d’être nationaliste mais vaut mieux ne pas se mentir .ne fait pas l’erreur de comparer une marque allemande au marque française ce sre comparer un sac gucci a un sac poubelle

Paul

Le 22/07/2017 à 18:01

que les allemands sachent y faire en matière de luxe (automobile hein) et de technologie, c’est une chose… qu’ils soient propriétaires de la marque, c’en est une autre. Que la marque en elle-même soit allemande, je pense que non, peu-importe que sa technologie ou son capital soient allemands, puisque son histoire fait d’elle une marque… française essentiellement. Les allemands eux-mêmes ne s’y sont pas trompés, en installant à nouveau la marque en Alsace 😉

Darpalex

Le 28/08/2017 à 04:08

Ettore est né italien en Italie. Il a créé Bugatti. Bugatti est une marque italienne.
(de nationalité francaise)
(d’origine italienne)
Mais Bugatti « cest italien » 🙂
désolé je suis de nationalité française né en France d’une mère française bordelaise et d’un père français d’origine sicilienne. 🙂

LRT MYR

Le 19/11/2017 à 19:35

L’entreprise Bugatti a été achetée au groupe VW par PSA.

moi

Le 12/02/2018 à 08:24

Bugatti a été vraiment française entre 1946 et 1987

philippeimac

Le 01/07/2018 à 15:52

Dit on de Volvo, Jaguar ou Land Rover qu’ils sont chinois ou indien parce qu’appartenant aujourd’hui à des entreprises chinoise (Geely) pour les uns et indienne (Tata) pour les autres?
Non personne pour le dire donc pourquoi à nouveau ce french bashing autour de la nationalité de Bugatti alors que l’usine et le siège sont en France, que l’entreprise est régit par le droit français?
Ettore avait beau être italien d’origine, ses succès il les a acquis sur des voitures bleues France et non pas silber ou rosso.

Pour moi la nationalité d’une entreprise est une question juridique et dans le cas de Bugatti y’a pas à tergiverse: c’est une boite française au regard des éléments factuels cité précédemment.
Maintenant qu’on puisse déplorer que c’est une marque artificielle recréé par VW oui pourquoi pas mais c’est là un autre débat.

Dany

Le 14/07/2018 à 06:03

La meilleure façon de trancher, c’est de faire un sondage auprès de 1000 français, 1000 allemands et 1000 italiens.

Brillet

Le 27/09/2018 à 21:19

C’est simple, de resumé Pagani à exactement le même souci que Bugatti dans ce cas, la marque est considéré italienne de part sa création en Italie mais le fondateur reste un argentin. N’est ce pas ?

Olivier

Le 14/12/2018 à 09:40

Merci !
Belle présentation de cette histoire européenne…

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