Railton Claremont et Fairmile : les XJ-S façon William Towns

Publié le jeudi 14 août 2014.
Mis à jour le mercredi 3 avril 2019.
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J’ai découvert ces autos en 1990 en feuilletant le Hors Série Culte « Salon » de l’Auto-Journal. Je n’irais pas jusqu’à dire que je les avais immédiatement aimées, mais elles représentaient pour moi tellement l’automobile « à l’anglaise », avec cette capacité à recréer sur de l’existant, et où la loi permet l’existence de multitudes de petites marques qui naissent ou disparaissent au même rythme, qu’elles étaient restées gravées dans ma mémoire.

Rédigeant désormais ce modeste blog, je ne pouvais pas ne pas vous parler des Railton F28 Fairmile et F29 Claremont. Présentés en 1989, ces deux modèles ont la même base : une Jaguar XJ-S V12, et un air de famille qui fait parfois penser qu’il n’y a qu’un seul modèle. Et pourtant ! La F28, sensée être « plus sportive », a des passages de roues classiques quand la F29 a les roues arrières carénées. Enfin, sur les deux F29, une a les paupières mi-closes tandis que l’autre a les yeux ouverts !

Pour le look, je vous laisse juge… Les deux modèles paraissent plus longs qu’une XJ-S, et le style est… disons… particulier. Pourtant, leur créateur, Sir William Towns, n’est pas un inconnu : on lui doit l’Aston Martin DBS, ou cette fameuse Lagonda si futuriste (lire aussi : Aston Martin Lagonda).

Rangé des voitures (c’est le cas de le dire) dans les années 80, se consacrant au dessin industriel, William Towns relance la marque anglaise Railton avec ces deux interprétations de l’XJ-S, réutilisant au passage des noms de modèles d’avant-guerre (Claremont et Fairmile). L’intérieur est bien entendu d’un luxe digne d’une anglaise « upper class », et le tarif annoncé en 1991 a de quoi faire frémir les 50 clients envisagés par Railton : 105 000 £, le prix de deux XJ-S.

Ce qui devait arriver arriva : il n’y eut pas beaucoup de clients. A vrai dire, il n’y eut que 3 véhicules produits : une F28 (celle présentée en 1989), rouge, et deux F29 (une bleue, une rouge). De toute façon, William Towns déceda en 1993, et l’aventure s’arrêta là. La F29 bleue fut conservée par la veuve de Towns jusqu’en 1995, puis mise aux enchères en 2000, puis en 2003. Des deux autres, pas de nouvelles. Sans doute font-elle le bonheur de propriétaires discrets !

 

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