Renault 30 : la scoumoune française ?

Publié le mardi 23 février 2016.
Mis à jour le mercredi 10 juillet 2019.
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Ah le haut de gamme automobile français ! Toute une histoire, où la grande se mêle à la petite. Alors qu’avant-guerre, les Bugatti, Delahaye, Voisin, Delage ou Hispano-Suiza, rivalisaient avec les plus luxueuses et puissantes anglaises, il n’en sera plus jamais de même après-guerre. La faute à la décision politique de favoriser la production de petites voitures afin de motoriser la France entière et de relancer la machine par le volume ! Il y aura bien sûr des tentatives, comme Facel Vega (lire aussi : Facel Vega Excellence) qui paiera un lourd tribut pour ses moteurs américains, ou Monica (lire aussi : Monica 560), sans véritable succès.

Sketch de la Renault 30, dessinée par Gaston Juchet !
Sketch de la Renault 30, dessinée par Gaston Juchet !

Les constructeurs français tentèrent pourtant de se maintenir dans ce secteur, et notamment Citroën avec sa DS pétrie de qualité et technologiquement en avance, mais sans avoir les moyens financiers d’investir dans des moteurs plus valorisant pour une clientèle éprise de vitesse et de grosses cylindrées. Chez Peugeot, en gestionnaire prudent, on décidait d’y aller pas à pas, se cantonnant dans la grosse familiale (403, 404, 504) ou développant la gamme par le bas (204). Enfin, chez Renault, on tenta plusieurs formules : rebadger une Nash en Renault Rambler (lire aussi : Renault Rambler) ou bien faire monter en gamme son originale Renault 16 (lire aussi : Renault 16 ). Bref, dans les années 60, le haut de gamme français se cherche.

R30 05

Alors que Citroën croit avoir trouver la martingale en s’offrant Maserati et ses moteurs V6 chantant (mais pointus), Renault et Peugeot décident de s’allier pour enfin s’offrir des moteurs V8 et V6 qui leur permettraient de se battre à armes égales avec les allemandes qui, de plus en plus, s’imposaient comme les championnes du haut de gamme ! L’alliance des deux constructeurs pour produire des gros moteurs entraîne chez l’un comme chez l’autre l’étude d’un modèle haut de gamme : pour Peugeot, ce sera la 604 (lire aussi : Peugeot 604) tandis que chez Renault, on planche sur la Renault 30 !

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Chez Peugeot, on reste traditionnel, et la 604 sera une grande berline 3 volumes, statutaires, et propulsion, motorisée soit par des V6, soit des moteurs diesel. Chez Renault, on va jouer la carte de l’originalité, poussant la logique de la Renault 16 à son extrême, avec une grande berline à hayon, déclinée en R20 pour l’entrée de gamme 4 cylindres, et R30 pour le haut de gamme V6 (mais aussi des turbo diesel à partir de 1982, 2.1 litres et 80 ch). La R30, contrairement à sa concurrente 604, inaugure la traction avec son moteur en porte à faux avant ! En fait, la Renault 30 est l’antithèse de la 604, son négatif.

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Finalement, point de V8 sous le capot des deux berlines françaises. La crise pétrolière de 1973 obligera Peugeot et Renault à revoir leurs plans, en s’alliant avec Volvo pour réduire les coûts, et en abandonnant le V8 pour se concentrer sur un V6 qui aura le défaut, à ses débuts, d’être un peu bancal à cause de son ouverture à 90°. Ce défaut sera corrigé ensuite notamment par l’adoption de manetons décalés, mais pas avant les années 80. Autre défaut : un rendement plutôt faible. Au lancement de la Renault 30 en mars 1975, le V6 de 2,7 litres ne propose que 131 petits chevaux ! En 1978, la R30 TX verra sa puissance heureusement passer à 142 ch. Malgré ses 6 cylindres, la Renault 30 reste bien loin des références allemandes.

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Son dessin particulier, dû à Gaston Juchet (qui dessina aussi la Renault 16), n’est pas moche. Mais si les français commençaient à se faire à ce type de design, habitués par les R4 ou R16, ce ne sera pas le cas à l’export, où l’on préfère à ce niveau de gamme des carrosseries 3 volumes (ce qui n’empêchera pas Peugeot de se casser les dents avec sa classique 604). Chez Renault, la décision de proposer une Renault 20 plus abordable et moins gourmande sera salutaire. Présentée en novembre 1975, elle permettra de vendre 607 405 exemplaires jusqu’en 1984, amortissant les coûts de développement de la Renault 30. Elle aura même droit à une cousine roumaine, la Dacia 2000 (lire aussi : Dacia 2000). Mais ne se différenciant visuellement de sa grande sœur que par ses phares rectangulaires, elle lui ôtait ce côté exclusif impératif sur le créneau. La 30 aura beau avoir un V6, elle ne réussira pas à se démarquer.

La Renault 20 permettra d'amortir les coûts, mais contribuera à brouiller l'image de la Renault 30 !
La Renault 20 permettra d’amortir les coûts, mais contribuera à brouiller l’image de la Renault 30 !

Si le dessin de la R30 pouvait surprendre à ce niveau de gamme, et si la présence de la R20 pouvait brouiller son image, le vrai problème restera surtout les performances décevantes de la grande Renault. Un exemple illustre bien ce problème : celui de l’unique Renault 30 de la Brigade Rapide d’Intervention de la Gendarmerie Nationale. Dès 1976, le ministère de la Défense s’intéresse à cette voiture, dotée d’un V6 et donc potentiellement apte à intégrer la BRI. Un modèle sera donc commandé à Renault pour test mais ne convaincra pas ! Finalement, la Gendarmerie optera pour la CX 2400, plus performante malgré 2 cylindres de moins, et surtout moins gourmande ! La Renault 30 de la BRI ne restera donc en service que 6 mois à la brigade de Nemours, sur l’autoroute A6 !

Un seul exemplaire de la R30 sera testé par la BRI, sans succès ! On lui préferera la CX 2400
Un seul exemplaire de la R30 sera testé par la BRI, sans succès ! On lui préferera la CX 2400

Cette petite histoire illustre bien la problématique de la Renault 30 ! Son V6 ne lui donnait aucun avantage en terme de performance, et consommait beaucoup trop. Malgré l’aspect pratique de son hayon, sa ligne rebutait certains clients potentiels, ou rappelait trop la « populaire » Renault 20 pour d’autres. Malgré un riche équipement, cela ne suffisait pas pour vraiment émerger sur ce marché qui semblait définitivement fermé aux français : seuls 136 403 exemplaires seront vendus jusqu’en 1983. Sortie la même année, mais vendue jusqu’en 1985, la 604 ne fera pas beaucoup mieux, avec 153 252 exemplaires. Ce double échec français (triple si l’on rajoute la Talbot Tagora, lire aussi : Talbot Tagora) scellera le sort du haut de gamme tricolore.

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Bien sûr, nos constructeurs ne baisseront pas les bras. Ainsi Renault lancera-t-il sa R25 pour remplacer le duo 20/30, avec succès certes mais surtout en France. Malgré un V6 PRV retravaillé et enfin performant, le mal était fait ! PSA connût encore plus de difficulté avec sa XM et sa 605 dont les espoirs furent ruinés par des défauts de jeunesse rédhibitoires ! D’une certaine manière, nos constructeurs continuent à payer leur frilosité du début des années 70, renonçant à produire des V8 et V6 aboutis par peur conjoncturelle, sans avoir de vision à long terme du marché. Aujourd’hui, les constructeurs allemands proposent des L6, V6, V8 ou V12 et réussissent à les vendre, malgré les crises successives. La défaite française est actée depuis longtemps, et désormais, on ne veut plus entendre parler de gros moteurs. Il suffit de voir le discours tenu aujourd’hui par les communicants de Renault pour le lancement de la Talisman : « il n’y aura pas autre chose que des 4 cylindres » (lire aussi : Renault Talisman). 40 ans après, les choix stratégiques en demi-teinte se paient encore au prix fort !

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Alors quel est l’intérêt aujourd’hui de cette Renault 30 ? Un intérêt historique d’abord : elle est d’une certaine manière le symbole de son époque. Son originalité stylistique est aussi un argument de poids, tout comme son équipement ! Pour le reste c’est à vous de voir. Moi j’avoue que son côté « loser » me plaît, et puis finalement, ces doubles phares à l’avant lui vont bien et suffisent, avec le recul, à la distinguer d’une Renault 20 qui commence à se faire aussi rare sur les routes.

 

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28 commentaires

wolfgang

Le 23/02/2016 à 13:12

Ce serait toujours possible de faire du haut de gamme à l’allemande en france.
Mais il est évident qu’il faudrait pour celà ressortir des cartons une de nos marques prestigieuses.
Bugatti a réussi. Maybach a loupé, pourtant c’était allemand. Mais moche.
Lexus a été créé ex nihilo et a réussi à contrer l’image bas de gamme de Toyota.
On pourrait faire de même en ressortant Delahaye, Delage ou Hispano en y mettant de vrais moteurs. Car la stratégie allemande c’est proposer de gros moteurs pour se construire l’image et ensuite vendre beaucoup de petits.
C’est sûr que c’est pas DS qui va nous faire toucher le haut de gamme allemand.

wolfgang

Le 23/02/2016 à 13:15

Sinon, la R30 elle m’a toujours fait pensé à une 1510 en beaucoup moins joli.
La Simca 1100 et ensuite la 1307 ont été de beaux succès, je pense que Renault c’est dit : on va faire pareil avec des moteurs plus gros. Mais comme d’hab ils ont fait beaucoup moins beau que la finesse des lignes Simca.

Garfield

Le 23/02/2016 à 14:10

Pour apporter quelques précisions:
-quand Citroën achète Maserati, il n’y a pas de V6 à Modène, seulement un V8 2x2ACT.
Alfieri supprime 2 cylindres pour créer le V6 de la SM.
La distribution par chaines centrales (entre rang 2 et 3 sur le V8) est conservée telle quelle, l’angle du V affiche toujours 90°, et le vilebrequin qui comporte 3 manetons doubles positionnés à 120° règle le problème de la régularité de l’allumage!
-Peugeot-Renault-Volvo devaient faire un V6 et un V8 d’où le choix d’un V à 90°, ce qui en soi n’est pas problématique comme le prouve Maserati.
Malheureusement le 6 cylindres hérite d’un vilebrequin calé à 90° comme il se doit pour un V8… mais dont la division par 6 (cylindres) ne donne pas un nombre entier d’où cette périodicité des explosions à intervalles de 90°-150°-90°-150°-etc…
Ensuite ce moteur est conçu pour « tracter » dans les mi-régimes d’où un manque de brio.
Enfin, il est attelé à une boite à 4 vitesses qui le fait tourner inutilement vite sur autoroute.
Fondamentalement, ce n’est pas un mauvais moteur, loin de là, il est compact, léger, virtuellement indestructible…
Mais la R30 et la 604 V6, tout comme la SM (qui souffrait elle d’une fiabilité désastreuse) ont été victimes du renchérissement de l’essence, de la création des limitations de vitesse, et de la création de la supervignette!
Supervignette destinée à protéger le haut de gamme français contre les importations de grosses allemandes…
-la R20 sort après la R30; version simplifiée et économique privée du V6, elle est une bouée de sauvetage destinée à sauver la mise.
Elle se vendra plutôt bien, et son image populaire contribuera à dégrader l’image de sa grande soeur R30…
Et la malédiction continue.
Chez Renault le « haut de gamme » se limite à une Talisman qui ne reçoit que des moteurs à 4 cylindres, mais ce n’est pas mieux chez PSA…
Et les premiers retours ne sont pas franchement élogieux: si le châssis fait l’unanimité pour lui, surtout avec la suspension pilotée et les 4 roues directrices (pack optionnel à 1700€), les performances sont jugées très insuffisantes!

SRDT

Le 23/02/2016 à 22:19

Le V6 de la SM, le PRV à sa sortie ou le Buick avant 77 avaient un vilebrequin à trois manetons espacés de 120°, c’est au niveau de la mise au point que la différence pouvait se faire mais pour l’architecture ils se comportaient tous comme deux trois cylindres mal calés entre eux.
La fausse bonne idée au lancement c’était surtout le petit carbu simple corps et le double corps commandé par dépression: certainement pratique pour passer les normes antipollution juste avec le simple corps mais pas terrible en agrément, ni en consommation quand le double ouvre en grand.
Plus tard une version avec juste un double corps Weber apparaitra, quelques chevaux de perdus mais enfin une carburation normale.

Le SDECE

Le 23/02/2016 à 15:24

Bon dieu, je me rends compte à quel point le retour de nos colonies et des protectorats, mais aussi les déboires commerciaux naissants du France et de Concorde ont pesé lourd sur le moral des troupes dans l’industrie française durant toutes ces années. Et pourtant nous étions à la pointe de la technologie, nous nous sommes trop repliés sur nous mêmes. Certes, nous avons partagé l’aviation civile et le spatial non sans un certain succès, mais notre régalien fout le camp, même le nucléaire semble aujourd’hui sans avenir; Ah si le Général était encore là.
« Il faut qu’il y ait un idéal. Il faut qu’il y ait une espérance. il faut que quelques part, brille et brûle la flamme de la résistance française ». Allons enfants…

Je me présente à vous : Nom Le SDECE, le reste est marqué du sceau « Secret Défense ».

J2M

Le 23/02/2016 à 18:34

Bienvenue au « Sdèke » comme on disait alors.☺

La R30 présentait vraiment bien, surtout en TX phase 1. Elle était mieux finie que la CX et… point barre.

Mon père, citroëniste invétéré, l’essaya donc à sa sortie en TX et ressortit à moitié hilare et à moitié frustré ( il la trouvait superbe). J’avais 15 ans et donc droit de venir, mais en « place arrière ».

Sur un parcours imprudemment proposé par un vendeur inexpérimenté, le paternel la conduisit comme une conduisait une GS ou une CX : du bout des doigts et à fond.

Oups, rien n’allait.

Très confortable, bien insonorisée, elle cirait et se cabrait dès qu’on envoyait (144cv din) et plongeait au freinage, l’arrière tentant alors la première place…

Un « pif-paf » agrémenté d’un passage à niveau, sadiquement repéré autour de Parempuyre ne fit rire que mon père.

Le vendeur était blanc et moi tout vert.
« Tiens, avec la GS, je le passe à 100… ».

On refit le parcours avec la 2400 Pallas choisie quelques semaines plus tard. Vraiment une autre planète. On en rit longtemps.

Un de ses confrères se laissa tenter par le confort et la renvendit au bout d’un an. Parce qu’en plus la belle buvait sec !

PS (ou PC) : c’était la voiture de Georges Marchais !

Le SDECE

Le 23/02/2016 à 20:15

Merci J2M; T’es d’la taule ?

Mad

Le 25/02/2016 à 15:17

Le pif-paf près de Parempuyre, c’est là où il y a KDI aujourd’hui?

Rubinho

Le 23/02/2016 à 18:56

Je ne pense pas que l on puisse résumer l’insuccès des français dans le haut de gamme à cette unique absence de Gros moteur.
Les 605 et Xm v6 24s étaient à l époque au niveau des 525i et autre concurrente ; il manquait quoi, 6mois de fiabilisation, mais ca PSa a souvent réussi à se tirer une balle ds le pied au moment de ses lancements ht de gamme (idem pr la 607…), et un peu d image… Qui serait venu si ces voitures avaient été fiables car les ventes au lancement étaient excellentes (on passe aussi les campagnes de presse « calomnieuses » de l époque)
Mais bon, on ne refait pas l histoire ….mais c est sur que tous çes échecs, la politique pro-diesel, ….ont tue les grosses cylindrés françaises…. Mais gardons espoir, regardons Volvo, ils font du haut de gamme avec des 4 cylindres et cela semble fonctionner
Alors rêvons d une remplaçante de la 508 avec le 270ch ou d une talisman avec un badge Renault sport…

J2M

Le 23/02/2016 à 21:08

@ Le SDECE
Non, mais je sais ce que c’était ☺

Lionel

Le 24/02/2016 à 05:30

La planche de bord était quand meme tres loin des standards haut de gamme ! Mon pere avait un 20 TL 1 ère serie et cette façade en carton (Isorel ?) était commune avec la 30 je pense, avec des trous pour le haut parleur coté passager, c’était vraiment cheap.
Mais bon, le compteur gradué jusqu’à 220, ca faisait rever l’enfant que j’étais….une 20 TL, ca devait plafonner à 150 ! 185 pour la 30 TX ?
Il y a eu plusieurs voitures sorties simultanément ou presque qui avait la meme ligne : Simca 1307-1510, VW Passat 1ere serie, Renault 20 – 30, FSO Polonez (merci Giugiaro…).

Jacques Andlauer

Le 24/02/2016 à 07:44

Je suis bien d’accord avec Wolfgang quant à la possibilité de ressusciter des marques françaises de prestige, mais hélas, je pense que les constructeurs français ont raté le coche qu’il aurait fallu prendre à la fin des années 70. Il me semble que l’automobile est aujourd’hui à un tournant de son histoire, marqué par l’électronique et les alternatives énergétiques. J’ai bien peur que les belles motorisations à l’allemande n’appartiennent bientôt au passé – raison de plus pour en profite goulûment tant que c’est possible !

Le SDECE

Le 24/02/2016 à 09:40

@Jacques
Ah, ah les cons, qu’ils viennent seulement nous ramollir avec leur Googlecar et autres robots californiens, il y aura toujours des contre-feux à rallumer, et on y veillera nom d’un béret rouge, d’ailleurs Renault, euh merde, Alpine en prépare un du côté de Dieppe. Rompez !
Signé : Le SDECE

wolfgang

Le 24/02/2016 à 11:59

Je suis d’accord que les grosses cylindrées à l’Allemande c’est le passé, mais pas tellement par le fait que ce sont de grosses cylindrées.
Avec les petits moteurs compressés, on arrive à avoir de sparticules qu’on avait pas avec les gros moteurs, sans compter que ces moteurs ultraperformants de mixer vont s’user beaucoup plus que les gros qui tournent au ralenti. Ce n’est pas un progrès.
Le pb ce sont les émissions polluantes, il suffit de remplacer l’essence par de l’hydrogène et on aura toujours des V12 sympa.
Au lieu de ça on nous enfume avec des batteries ultra polluantes et lourdes. C’est pas ça l’avenir.
Et il faut arrêter de mettre à la casse des autos qui sont encore sous garantie anti corrosion. On est dans le règne de la bagnole jetable, c’est un gaspillage honteux. Aujourd’hui les autos ne rouillent plus, il n’y a pas de raison de ne pas pouvoir les garder 30 ans au moins, si besoin en y mettant des mises à jours mécaniques/pollution que les constructeurs pourraient fabriquer, un peu comme pour les ordi.

Jacques Andlauer

Le 24/10/2016 à 19:58

Nous sommes (déjà) en octobre, mais relisant votre post, je vous donne entièrement raison. Je me régale avec mes L6 3 litres bavarois sans consommer plus de 9,3 litres/100 pour un coupé Z3 et 8,7 litres avec une 330 Ci. Certainement pas des bagnoles jetables ! Bien cordialement !

lorent

Le 26/11/2018 à 14:02

bmw ? pas jetable ? plaisante jacques ?

Nabuchodonosor

Le 24/02/2016 à 13:21

Bien d’accord avec vous Wolfgang pour penser et dire tout haut que cette mode du downsizing n’est qu’un leurre qui pousse à la consommation et accélère l’obsolescence programmée. Idem pour l’hybride rechargeable et le tout électrique tant que l’on brûlera du combustible fossile, à l’autre bout du réseau…Sachant que tout cela ne serait pas sans la complicité des pouvoirs publics, élus en tête, bien entendu.
En revanche je n’ai pas bien saisi votre affirmation de substitution de l’essence par l’hydrogène pour perpétrer le cycle de Beau de Rochas, ayant par ailleurs lu que les développements actuels privilégiaient plutôt l’usage de moteurs électrique et de la pile à combustible (PAC) pour le transformer en électricité et vice et versa ?
A vous lire…

Greg

Le 24/02/2016 à 14:05

BMW a expérimenté la bi-carburation essence et hydrogène sur une 750i:
300 chevaux si nourrie au super, la moitié seulement avec l’hydrogène… 🙁
C’était plus simple qu’un montage Pile à Combustible + batteries + moteur(s) électrique(s) mais pas très performant.
La solution hydrogène est plus convaincante si employé avec une PàC et une chaîne de traction électrique (Honda FCX Clarity, Toyota Mirai).

Nabuchodonosor

Le 24/02/2016 à 15:11

C’est bien cela.

luso

Le 25/02/2016 à 13:37

Voici quelques remarques personnelles sur l’échec du haut de gamme français

Non et non le luxe ce n’est pas l’espace contrairement a ce que disait Renault dans une de ses publicité … pour l’Espace justement.

Le luxe est comme le diable et se cache dans les détails.

une série 3 de chez bmw au moins a ses début était plus petite qu’une R18 puis R21 et pourtant bien plus luxueuse

Souffler dans une 405 comme dans un ballon pour la transformer en une 605 n’est pas suffisant pour créer un haut de gamme.

Renault lui conçoit un modèle cheap … puis ensuite essaie maladroitement de le travestir en haut de gamme. Exemple la supercinq, la clio initiale … ou R20/30

Les allemand font l’inversent … ils conçoivent un modele soigné …puis le dépouille en équipements pour proposer une entrée de gamme.

Mais dans le modèle entrée de gamme la qualité des matériaux, les assemblages, les finitions sont au final assez proche entre la version haut de gamme et entrée de gamme d’un même modèle.
Exemple les Golf, Polo…

Le luxe c’est une finition, un moteur, une image de marque.
A ce jeu il faut reconnaître que les allemands sont imbattables : ils ont épuises les français bien sur mais aussi les italiens anglais et même japonnais

Paul

Le 25/02/2016 à 13:52

Je suis assez d’accord avec ton analyse. Je dirai aussi, pour compléter, que les allemands ont su persévérer dans leur stratégie là où les français n’ont cessé de changer leurs fusils d’épaule, réduisant l’efficacité de leurs investissements. A chaque fois, on efface tout et on recommence… Ou alors on refuse l’obstacle (l’affaire du V8 devenu V6 PRV en est la preuve). Des constructeurs comme Lotus ou Maserati dans les années 80 étaient capable de concevoir leurs propres moteurs V6 et V8, tout comme TVR dans les années 90. Je pense que Peugeot et Renault avaient tout à fait les moyens humains et financiers pour des moteurs plus gros. Mais l’histoire marque l’entreprise… Le sauvetage de l’entreprise PSA par la 205 a confirmé tout le monde dans l’idée d’une citadine à fort volume, au détriment des véhicules d’image. Tandis que les allemands optaient pour la solution inverse que tu as parfaitement décrit !

J2M

Le 25/02/2016 à 20:57

Quelques point en complément :

La version US est vraiment sympa, avec tous les accessoires « Ralph Nader », dont les gros pare-chocs. Elle mériterait d’autres développements !

J’ai quelques docs d’époque qui montrent qu’effectivement, le travail fait sur le BRV se retrouvait en bonne partie dans la conception de la caisse, qui était très bien conçue en termes de sécurité passive (zones à déformation progressive, barres dans les portières, tablier solide, etc.).

En fin le style : les premiers protos roulants de la « R23 », comme l’AJ la dénommait, ressemblent beaucoup au dessin qui illustre ce post. Ils font même plus modernes que la voiture de série, et annoncent même la R25, en filigrane.

Cette dernière ressemble beaucoup à la Tatra 613, chroniquée par ailleurs dans BR. Pour avoir vu les deux presque côte à côte à Paris en 91, c’est vraiment plus qu étonnant.

Question : pourquoi ce tardif et décevant recul stylistique ?

Pour la petite histoire, une voiture de présérie fit la couverture de l’AJ en mars 1975, avec des clichés du célèbre Hans Lehmann, qui l’avait débusquée au fin fond de la vallée de la mort.
Des essais de clim et de résistance à la surchauffe ?

McCloud

Le 28/08/2016 à 17:21

Il y a la question de la motorisation, et il y a celle des codes stylistiques de la voiture haut-de-gamme, à quoi nos trois grands constructeurs sont toujours restés désespérément retors. Il y a un style français, un savoir-faire français qui nous est mondialement reconnu dans la joaillerie, la mode, le style, et qu’on ne retrouve pas dans nos productions automobiles. Pour prendre l’exemple de la R20-R30 ou de la CX, on a une berline deux corps avec hayon arrière, solution empruntée aux breaks qui va perdurer avec la calamiteuse XM, la Vel Satis, la C6. La Peugeot 604, la Talbot Tagora adoptent une classique carrosserie trois-corps, mais elles ne suggèrent pas plus que les précédentes une image luxueuse. Pas plus en tout cas qu’une Chevrolet Bel Air/Impala contemporaine. Comparez avec les Jaguar, BMW, Maserati Quattroporte, Cadillac Seville, DeTomaso Deauville de la même époque (même si ces deux derniers modèles ont connu un succès mitigé). On est à des années-lumière au plan du style, de la finition, de l’ambiance à bord. Une haut-de-gamme se doit d’être une voiture d’exception, une carte de visite, elle accroche le regard, elle se distingue de la masse des véhicules, frappe l’imagination, reste dans les mémoires. On va remarquer une Flying Spur, quand on confondra une Talisman avec une Megane, une DS5 avec un crossover japonais.

Frère Misère

Le 24/10/2016 à 19:47

Je la trouvais assez élégante (le modèle 30).
Pas un foudre de guerre, mais moelleuse.
Les concessionnaires filaient un coffret de 2 K7 audio avec les 4 saisons de Vivaldi, pour vanter le silence, le confort de l’auto.
J’étais encore mineur, mais un oncle, con comme ses pieds mais vendeur chez Renault faisait qu’en douce, je lui piquais ses voitures de démonstration pour aller frimer avec ma petite Amie, dans un repaire de cibistes ! 😀

djams

Le 11/01/2017 à 16:43

très belle voiture cette renault 30 , si j’en trouvais une en bon état a juste prix je me laisserais tenté de nouveau. tx ou td même une tx 2l2

Fity

Le 25/03/2017 à 22:23

Bonjour je suis vendeur de ma 2.2 L marron métal avec toit ouvrant élèctrique,152000 km en bon état. Cordialement

james

Le 26/03/2017 à 00:06

bonjour , cela pourrai m’intéresser , contacter moi sur mon mail : mercedes320@orange.fr si vous avez des photo svp .

james

Le 15/02/2018 à 18:07

bonjour , je ne sais pas si vous avez pus voir mon mail , votre voiture est elle encore dispo??

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