Renault engage 4 Renault 5 au Monte Carlo historique !

Publié le jeudi 21 janvier 2016.
Mis à jour le mercredi 10 juillet 2019.
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Je suis intimement persuadé que les constructeurs automobiles ont tout intérêt à se servir de leur patrimoine pour mieux mettre en valeur leurs marques. Il n’est jamais bon d’oublier son passé, car l’image de marque se construit lentement, et se nourrit, dans l’inconscient du conducteur, des succès sportifs, commerciaux, des difficultés, des échecs, des erreurs ou des anecdotes (drôles ou moins drôles) passés.

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Je remarque que depuis quelques temps, la plupart des constructeurs l’ont enfin compris. Les anniversaires se fêtent en fanfare (60 ans de la DS, 50 ans de la Renault 16 pour 2015, lire aussi : Renault 16), les références historiques deviennent plus évidentes (rappelez-vous, Peugeot ré-interprétant la publicité de la 205 GTI sur la neige poursuivie par un C130 Hercules pour sa 208 GTI), et l’entretien du patrimoine devient une priorité (Ré-oganisation du patrimoine de PSA, restauration active de modèles chez Renault Classic à Flins, rachat et restauration d’une grande partie des modèles Z chez Nissan France, etc).

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C’est donc avec plaisir que j’apprends aujourd’hui l’engagement officiel par Renault Classic de 4 équipages au Monte Carlo historique 2016, dont le départ aura lieu le 29 janvier. Renault y participe depuis 2011, mais j’ai l’impression que l’engagement de 4 voitures donne à cette participation une envergure encore plus forte. A l’honneur cette année, la Renault 5. Sur la ligne de départ, on trouvera une Renault 5 Turbo (lire aussi : Renault 5 Turbo), identique à celle qui gagna le Monte Carlo il y a 35 ans, et qui portera le n°9, comme en 1981. A son volant, une vieille connaissance des rallyes, puisqu’il s’agit de Jean Ragnotti, avec pour co-pilote Michel Duvernay.

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Aux côté de cette belle jaune et noire, on trouvera 3 autres R5, toutes des Renaut 5 Alpine Groupe 2 (lire aussi : Renault 5 Alpine) conduites par Michel Leclère pour la n°1), Alain Serpaggi pour la n°12 et Christian Chambord pour la n°19. Toutes sont passés dans les ateliers de Renault Classic pour une cure de jouvence, ateliers que j’ai pu visiter et qui recèlent de trésors !

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Bref, voilà une bien bonne nouvelle ! Quel meilleur moyen pour entretenir l’image de marque auprès des passionnés que de faire revivre les grandes heures de son passé sportif ? J’apprécie en tout cas l’initiative à l’heure où la crise économique a tendance à faire diminuer drastiquement les budgets superflus (ou supposés tels) !

Images: Renault Classic

 

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2 commentaires

Greg

Le 21/01/2016 à 14:07

Ah, yes, j’adore!
Au Monte Carlo 78, Ragnotti et Fréquelin emmènent leurs « planches à roulettes » à la 2ème et 3ème place au général, derrière la 911 de Jean Pierre Nicolas!
A la suite de quoi, pour marquer le coup, Renault sortira une série spéciale « Monte Carlo » basée sur une R5 TS.
L’une de ces R5 Groupe 2 d’usine sera revendue à un p’tit jeune qui débute, un certain… Didier Auriol.
J’ai eu l’occasion de voir cette auto il y a quelques années, restaurée de nouveau aux couleurs Lavabre Cadet, le sponsor d’Auriol.
Le mécano qui veille sur ce trésor -et d’autres…- m’avait précisé qu’à l’époque, Renault « traçait » la numérotation des moteurs de course mais pas les caisses: impossible de déterminer qui de Ragnotti ou de Fréquelin avait piloté cette auto au Monte Carlo!
Quant à la R5 Turbo, après des débuts très prometteurs entachés par quelques petits soucis de fiabilité, elle remporte donc ce Monte Carlo 1981 sans connaître d’autre problème qu’un vitre cassée coté droit: on distingue -ou pas!- sur certaines photos d’époque la bâche qui l’occulte temporairement.

rubinho

Le 21/01/2016 à 14:13

c’est effectivement une bonne nouvelle…
Ceci dit, les constructeurs francais sont encore bien en retard (pas pour se reconstituer leur patrimoine) mais pour aider les passionnés à retaper leurs autos.
Tous les constructeurs allemands ont su flairer le bon coup en ayant une vraie politique d’offre d’une grande partie ou totalité des PR des anciens modèles : ca coute cher aux clients mais aux moins les réparations sont possibles sans passer par le passage casse/achat d’une 2eme caisse pr pièces…. ou se prendre un « désolé, pièces terminées, on fabrique plus…. »
Ca commence enfin a changer chez PSA puisque je viens de voir la pub pour les pièces Peugeot Classique (ou un truc comme ca), mais longtemps en interne (pour y avoir travailler et débattu sur le sujet), la vision était que c’etait une « con…rie » et que « les anciennes, on s’en foutait »… Comme quoi, y a que les cons qui ne changent pas d’avis, et c’est tant mieux 🙂

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