Renault Fuego : ne dites à personne qu’elle vous plaît.

Samedi 19 avril 2014
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Dans « Mais qui a tué Pamela Rose », on se gausse de Kad Mérad et de sa Renault Fuego « de collection ». Ce qui devait être un gag devient aujourd’hui réalité, puisque le vénérable coupé du début 80’s est en passe de devenir collector. Il faut dire que déjà à l’époque, elle nous paraissait un brin ringarde, singeant à nos yeux la Porsche 924 (elle-même déjà moquée comme Porsche du pauvre). Elle partait donc sous de dures auspices.

En outre, si elle succédait aux R15/R17, elle arrivait dans une période où la mode des coupés 4 places était déjà passée, laissant la place à la mode GTI. Et là, difficile de lutter face à ces petites bombes puissantes, amusantes et au look soigné, quand on a un avant de R18 et une bulle de verre en guise de hayon. D’une certaine manière, la Fuego est déjà démodée à sa sortie. Enfin c’est l’image qu’on en garde, car mine de rien, le coupé Renault se vendra quand même à plus de 250 000 exemplaires en 6 ans de commercialisation (de 1980 à 1985). Pas mal pour une auto ringarde ! Mais pas suffisant pour Renault qui comptait (délire de comptable?) en vendre 100 000 par an.

Peu importe, la Fuego a gardé cette image, jusqu’à ce qu’on redécouvre ses qualités avec la mode des Youngtimers aujourd’hui. Disponible en essence comme en diesel, elle vaut surtout le détour avec un turbo, qui permet au 4 cylindres 1,6 litres d’offrir 132 ch. En même temps, c’est presque la plus rare (un peu plus de 6000 exemplaires produits), mais pas tout à fait, puisque la Fuego Turbo Diesel l’est encore plus (2824 exemplaires). Il y eut même un projet de cabriolet, réalisé par Heuliez et resté sans suite (lire aussi: Fuego Cabriolet).

L’intérêt d’une Fuego aujourd’hui, c’est son look, intérieur comme extérieur. Avec elle, c’est une plongée au cœur des années 80 qui vous attend, avec des relents des 70’s. Des jantes aux sièges pétales, des couleurs criardes aux plastiques noirs tout au long de la carrosserie, tout est tellement « Régie Renault » de cette époque. Si 1985 sonne le glas de la Fuego européenne, sachez qu’elle continuera à être produite en Argentine jusqu’en 1992 (lire aussi: Renault Fuego GTA).

Lire aussi: la Renault Fuego aux USA

 

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7 commentaires

L'Ornithorynque

Le 14/01/2015 à 02:12

Petit détail : c’est un 1600 turbo le 132 CV (une évo du 1565cc de la 18 turbo de 125 CV), le 2 litres atmo étant celui des 18 GTX / 20 TS & espace).

Voiture pour « garçon coiffeur » disait Auto-Hebdo je crois.

mad

Le 25/05/2015 à 14:40

Pour avoir conduit longtemps un modèle 2 litres (110 ch et non 104 comme la renault 18), je confirme que le « garçon coiffeur » devait quand même être bien accroché à ses ciseaux… Le moteur de la Renault 20 (bloc utilisé par psa sur les 505 et CX) était une référence européenne dans la catégorie « 2 litres » auparavant dominée par des productions allemandes ou italiennes. Associé à une caisse légère et une boîte « courte », ca envoyait pas mal, qu’on se le dise. Ajouté à cela, un train avant et une direction assistée impecables, la voiture était vraiment réussie. D’ailleurs, si me mémoire est bonne, M. Costa avait rédigé un article assez élogieux à ce sujet. Dommage d’avoir jugé utile de décliner des versions totalement sous-équipées et sous-motorisées ! Les français sont-ils spécialistes pour se tirer des balles dans le pied ???

Paul

Le 25/05/2015 à 15:02

c’est souvent l’un des problèmes des constructeurs français: faire dans la demi mesure, ou bien se tirer une balle dans le pieds, c’est selon 😉

didier

Le 10/03/2018 à 20:52

Je confirme pour la balle dans le pied

didier

Le 10/03/2018 à 21:07

Je confirme pour la balle dans le pied ,haï bossé sur le 1600 turbo américain qui était fabriqué chez renault a cleon en Seine maritime il avait une belle injection et nous pauvre petit français un pauvre petit carburateur simple corps qui délivrait tout de même 125 dada j’ose imaginer avec l’injection combien de dada supplémentaire et de couple cetait en 1983

Matthieu

Le 27/03/2018 à 15:23

Et bien raté! La Turbo US à injection sortait 107ch. Les injections n’étaient pas toujours synonimes de performances supérieures, surtout quand elles étaient à destination des US.

greg

Le 24/08/2015 à 15:18

Je ne me souviens plus dans quel magazine de de l’époque, il avait titré « trop bourgeoise pour les sportifs, trop sportive pour les bourgeois »

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