Renault Koleos 2: pour occuper le marché

Publié le mercredi 6 septembre 2017.
Mis à jour le vendredi 5 avril 2019.
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Ces derniers mois, je suis allé deux fois en Finlande : en septembre, pour tester le Seat Ateca, et en juin dernier, pour me frotter au Koleos. Quoi de mieux que les routes en terre du grand Nord pour tester des SUV ? De ces escapades finlandaises, voici le premier de la série, le Renault Koleos, 2ème du nom.

Le Samsung QM5 aura sa version Renault, le Koleos

Autant vous le dire tout de suite, le SUV n’est pas ma tasse de thé : je préfère largement les berlines (surtout si elles cachent bien leur jeu), voire les breaks, et je ne crache pas sur des coupés ou des cabriolets. Mais ces gros trucs hauts sur pattes, bon, je vois pas bien l’intérêt. Voilà pourquoi j’ai décidé de m’y frotter, histoire de voir pourquoi un tel engouement sur nos marchés. Et puis, le Koleos de première génération avait été un mystère pour moi, avec son drôle de look et sa diffusion confidentielle. Je voulais donc voir de mes propres yeux, et conduire avec mes pieds et mes mains, la nouvelle mouture qui m’avait semblé beaucoup plus sexy lorsque je l’avais aperçue au salon de Paris ou à Genève.

Le Renault Koleos 1 était fabriqué à Busan, en Corée du Sud. Le Koleos 2 ne déroge pas à la règle

Le premier Koleos fut présenté en 2006 et commercialisé à partir de 2007 en Asie, et 2008 en Europe. A l’origine, le projet n’était pas dédié à Renault, mais bel et bien à la filiale Renault Samsung Motors, dans le giron du constructeur français depuis 2000. Le QM5 (son petit nom en Corée du Sud) devait offrir à la clientèle coréenne en particulier et asiatique en général un SUV pour compléter la gamme (restreinte) composée jusqu’alors de la SM3 (une Nissan Sunny G10 rebadgée), de la SM5 (une Nissan Teana rebadgée, qui sera aussi vendue au Moyen Orient et au Mexique sous le nom de Renault Safrane II, lire aussi : Renault Safrane 2), et de la grande SM7 (dérivée de la Nissan Teana et de la Maxima).

Le Koleos I, lui, dérivait du Nissan X-Trail de l’époque, et répondait aux désirs d’une clientèle asiatique, mais Renault se dit à l’époque qu’il ferait un SUV à bon compte dans sa gamme européenne, et se décida à le commercialiser dans nos contrées sous l’étrange nom de Koleos (il remplaçait, en quelque sorte, le défunt Scenic RX4, lire aussi : Renault Scenic RX4). Que n’a-t-on pas lu sur ce patronyme à l’époque ! En grec ancien, κολεός veut dire fourreau (il a donné le mot coléoptère, insecte dont les ailes sont protégées par élytres comme un fourreau), puis par extension, vagin, voire couille. C’était malheureux, certes, mais il fallait être un peu vicelard pour aller chercher la définition. Le vrai défaut du Koleos n’était pourtant pas son nom, mais la fadeur de son style. Pour la base technique, la plate-forme du X-Trail ne souffrait d’aucun reproche, et les motorisations Renault non plus. Jamais vraiment mis en avant par Renault (sorte de bouche trou en attendant mieux), le Koleos quittait le marché en 2015, après 400 000 exemplaires produits tout de même, dont seulement 100 000 en Europe, et 36 000 en France.

C’est en 2016 que Renault présente sa nouvelle mouture. Il conserve le nom Koleos malgré les ricanements des moqueurs. Pour Renault, l’origine grecque du nom est balayé d’un revers de main, précisant même que le Koleos 1 n’ayant pas démérité, il était normal d’en conserver le nom pour la version 2. Soit, après tout, pourquoi pas, on s’habitue à tout, d’autant que le Koleos 2 est autrement plus sexy. Comme le 1, le 2 est produit en Corée du Sud, à Busan, et est proposé là bas sous le nom de Samsung QM6.

Le Samsung QM6 ressemble à s’y méprendre au Renault Koleos 2

Stylistiquement, le nouveau Koleos est dans la veine de ce que présente Renault depuis quelques temps. Toujours basé sur une base de X-Trail (mais le dernier modèle hein!), il reprend habilement les codes déjà vus sur la Talisman (lire aussi : Renault Talisman) ou sur la Mégane (lire aussi : Renault Mégane IV). Pour être franc, je l’ai trouvé assez réussi, bien qu’assez consensuel. Il semble relever de la même philosophie que la Talisman : un modèle de transition, sérieux, séduisant même, fait pour occuper le marché sans chercher à le dominer, en attendant, peut-être, de faire mieux la prochaine fois. Une stratégie pas si idiote qui a valu à Audi de monter en gamme. Pour une fois, Renault n’efface pas tout pour recommencer, mais cherche à durer, s’installer sur des créneaux qui ne lui sont pas naturels, en espérant, petit à petit, s’imposer à l’avenir avec des modèles plus légitimes.

De toute façon, aujourd’hui, la clientèle veut du SUV, alors on lui en donne. Pour le Koleos, il s’agit de la version SUV du haut de gamme Renault, aux côtés de l’Espace (lire aussi : Renault Espace V) et de la Talisman. Dans cette optique, il n’est proposé qu’en version 5 places. Normal, les versions familiales 7 places sont l’apanage du nouveau Scenic (lire aussi : Renault Scenic 4) et du Kadjar.

Le Koleos 2 est proposé en version 2 ou 4 roues motrices. En France, point d’essence, que du diesel avec le 1.6 Dci 130 et le 2.0 Dci 175. Dommage à l’heure où le diesel perd du terrain, de ne pas offrir la possibilité d’un moteur essence, d’autant qu’en Asie, on trouve des Koleos équipés d’un 2 litres 16v de 145 ch et d’un 2.5 16v de 180 chevaux. Ces moteurs sont couplés à la nouvelle boîte X-Tronic, un boîte à convertisseur de couple (type CVT) très prisée des asiatiques, moins des européens. Pourtant, à l’usage, elle s’avère plutôt agréable : enfin disons qu’elle fait le job, particulièrement pour une clientèle pépère, un peu âgée, qui ne demande qu’à rouler sans rechercher le plaisir de conduire.

Paradoxalement, cette boîte s’avère particulièrement intéressante en tout terrain. Oui, en version 4WD, le Koleos est un excellent franchisseur : nous avons pu le tester sur un terrain dédié aux 4×4, le Koleos franchit tous les obstacles, et cette fameuse boîte permet d’y arriver en toute fluidité. Etonnant quand on sait que très peu de clients sortiront des terrains balisés et bitumés.

En Finlande, nous avons pu faire pas mal de kilomètres, sur route ou sur terre, et il faut bien l’avouer, que ce soit en Dci 130 ou Dci 175, le Koleos est agréable, d’autant qu’en finition Intens ou Initiale, il est confortable et bien équipé. Sûrement moins glamour que certains de ces concurrents, ou moins rassurant, voire moins performant, il n’a cependant pas à rougir et a une petite place à prendre pour ceux qui veulent rouler français (bon, ok, il est fabriqué en Corée, mais le losange donne le change), ou qui refusent de rentrer dans le côté « m’as-tu-vu » de certains SUV. Sans vraiment me faire changer d’avis sur les SUV en général, le Koleos s’en sort plutôt bien. A vous de voir !

Photos: Paul Clément-Collin et Renault

 

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24 commentaires

Eddy123

Le 06/09/2017 à 11:54

Je le trouve très beau..

Il y a quelque semaine dans les bouchons de la rocade Bordelaises, j’ai croisé un Koleos II en version Samsung. ..
J’en ai été très surpris car même dans le rétro j’ai bien distingué le logo Samsung..
Il était couleur bronze. … bizar. .

Choco

Le 06/09/2017 à 12:27

Toujours moins moche que la première génération, il n’en est pas à mon goût devenu un canon de beauté. Pour m’être assis dedans cet été, c’est vrai qu’on est pas mal installé à l’intérieur. Et je ne l’ai pas trouvé hors de prix. Ce qui coûte en revanche c’est le malus écolo qui va sûrement faire du mal aux ventes sur les motorisations les plus sympas. Après je lui reproche toujours ce côté 4×4 asiatique sans réel caractère : ce que Renault a réussi à dépasser avec le Kadjar. Pas très BR en sommes !

Germain

Le 06/09/2017 à 13:17

Garder le même nom, faut avouer que c’est couillu…lol.
À part ça quand est ce qu’il ont prévu de remettre des cabriolets dans la gamme?

Dindon Millenium

Le 06/09/2017 à 15:10

@Germain: Quitte à refaire des cabriolets, autant avoir un peu de panache et sortir des SUV cabriolets (comme le Nissan Murano, tiens)!
Et puis ça peut plaire à certain(e)s de croiser un Koleos décapoté… 😀

Germain

Le 06/09/2017 à 16:05

Le murano cabrio, je l’adore, dommage qu’il ait été réservé au marché nord américain, et le range evoque cab montre que ça peut marcher

Dindon Millenium

Le 06/09/2017 à 16:17

Oui je le trouvais vraiment cool le Murano (dans toutes ses versions d’ailleurs 🙂 )
D’ailleurs est-ce qu’il est prévu d’avoir un article sur le Murano cabriolet sur ce site à l’occasion?

gérard morel

Le 06/09/2017 à 15:10

j’approuve sans réserve ce genre de reportage publicitaire…Toute peine mérite salaire, et on ne vit pas de bénévolat et uniquement de sa passion.Il est normal qu’on monneye son talent, comme c’est le cas de nos amis de B.R.
De plus ces reportages alimentaires sont trés bien faits et, me semble t-il, honnêtes.Alors continuez pour notre plus grand plaisir !!

Greg

Le 06/09/2017 à 16:01

Positionnement difficile à comprendre…
Plus grand que le Kadjar, mais pas de version 7 places?
L’argument « 4 roues motrices » ne tiendra pas longtemps face à un Duster 4WD renouvelé qui a soigné, c’est Laurens Van den Acker qui le dit, sa présentation intérieure…
Bref, comme tu dis Paul: « pour occuper le marché ».
Et encore… il y’a des valeurs sûres avec une réputation établie de longue date en face: X-Trail, Forester, CR-V, Sorento… pour ne citer que des modèles asiatiques!

S1675

Le 07/09/2017 à 15:02

+1
Je ne m’intéresse pas aux Suv. J’ai lu car sur BR et un peu de culture automobile de masse ne fait pas de mal surtout diluée dans la quintessence du reste du blog très BR 😉

Après cette petite parenthèse j’en viens à ma vraie question qui m’est venue en ouvrant l’article : pourquoi ont-ils renommé le Kadjar ?
Autrement dit comment est sensé se positionner ce véhicule dans la gamme ?

Jota

Le 06/09/2017 à 17:19

Vu en bleu de près il fait assez premium même si le changement de patronyme aurait été bienvenu car l’ancien a souvent été moqué (Top Gear france…).
Le 2.0 dci aurait au moins pu gagner quelques chevaux, il n’a pas évolué (en tout cas sur le papier) depuis 11 ans!
Toujours cette frilosité envers des moteurs plus imposants que l’on ne saurait pas vendre mais qui empêche d’élargir la clientèle.
Renault à du vouloir axer sur les capacités de franchissement dont vous parlez, ce qui est rare sur ces véhicules de nos jours, car j’ai vu avant l’été un parcours de terre rempli de Koleos avec dessus les concessionnaires girondins qui le testaient.

Alex c.

Le 06/09/2017 à 20:40

A l’origine le nom koleos est apparu sur un concept car en 2000 qui ressemblait déjà à un suv. Lorsque Renault a voulu trouver un nom pour leur premier suv dans leur gamme il ont donc pas cherché bien loin sans non plus chercher à savoir ce signifiait ce patronyme…

pom16

Le 07/09/2017 à 15:37

Le Koleos est tres dans l’air du temps comme tous ces SUV et autre auto haute sur patte … bref, pour moi elle n’est pas du tout BR !

Paul

Le 07/09/2017 à 15:45

Ah si, elle est BR, et je vais te dire pourquoi: d’une part son histoire, venue du vilain petit canard coréen moqué et décrié malgré des qualités indéniables (bon sauf le physique, mais on est pas tous maqués avec des mannequins hein)… Ensuite, elle a un positionnement ambiguë, avec une sorte de modestie de Renault, qui semble presque s’excuser de la sortir, et qui vante (à raison) des aptitudes au franchissement alors qu’on sait que 95 % des acheteurs seront des retraités pépères accros à Renault depuis la R20, mais désireux de monter leur fidélité ET leur réussite avec un gros SUV au losange. Je vous le dis, vue la faible diffusion évidente d’un tel véhicule, ce sera un collector dans 20 ans 😉

pom16

Le 07/09/2017 à 17:30

Collector dans 20 ans ? je serai étonné !
Le SUV est un produit de son temps et qui se vent très bien mais sans autre grand intérêt comme l’on était de nombreuses anciennes populaires. Renault suit cette mode et a bien raison.

(Le pérère apprécie surtout la position de conduite haute comme sur les kangoo , modus, Koleos, Captur et autre de ce genre. Mais c’est pas beau de se moquer des vieux qui ont du mal à se sortir de leur coupé 406 … oups ! je m’égare (lol) )

On aurai pu penser que l’Avantime , finalement même type de véhicule , serai collector aujourd’hui et bien il n’en ai rien !
Celui qui souhaite vendre le sien ne trouve pas d’acquéreur.
Pourtant entre nous, c’est autre chose qu’un banal SUV et pour moi l’Avantime c’est très BR 😉

Paul

Le 07/09/2017 à 17:36

L’Avantime est très BR, si ce n’est LA BR ultime ahah…. La question du « collector » est toujours à mettre en relation avec l’envie du collectionneur… Une Colorale ne coûte rien et pourtant c’est SUV (avant l’heure) et cela ne coûte pas grand chose 60 ans après. Tout est une question de prisme: quels souvenir mon fils qui a aujourd’hui 5 ans gardera-t-il des voitures d’aujourd’hui ? Je ne sais pas… (à part la McLaren of course)

Nono 57

Le 08/09/2017 à 07:42

La notion de « collector » ? N’est elle pas liée, pour beaucoup, a … la surface en metres-carrés disponibles?

Un petit musée personnel ne serait pas pour me deplaire, et l’Avantime y serait en bonne plaçe, au milieu d’une longue liste d’engins divers. Liste qui s’est allongée depuis ma découverte récente de l’univers automobile des pays du Nord nordique, ce qui n’est pas pour arranger les choses, m’obligeant a rajouter a longue liste une Volvo 480 et une Saab 900…

Nono 57

Le 08/09/2017 à 07:34

« une boîte à convertisseur de couple (type CVT) »

Si je peux me permettre et sauf erreur de ma part, la particularité de cette boite ne tiendrait-elle pas plus dans la notion de variation continue du rapport de démultiplication que dans le convertisseur de couple, plus classique ?

Comme sur un scooter ou une « mob »‘

On retrouvait le principe en automobileil y a quelques années sur les ford Fiesta CVT, les Nissan Micra, les Fiat « Selecta »… Et sur le fond sur les DAF variomatic

Corail 77

Le 08/09/2017 à 10:03

Pas spécialement fan des récentes, j’apprécie le travail qui a été fait sur l’arrière des véhicules, bien travaillé avec un côté effectivement très « Audi » (similaire au Q5 et Q7 avec un côté plus « latin » moins austère que la rigueur germanique).
En revanche, j’ai vraiment du mal avec ces capots arrondis, et même bombés qui font ressembler l’auto à un cétacé ! Si le capot haut est indispensable sur un SUV, je lui aurais donné des formes plus masculines, plus tendues !

Greg

Le 08/09/2017 à 12:02

J’aime bien sur l’avant dernière photo… donc 2ème photo en partant du bas… les 2 pierres savamment calées devant les roues!!!
Alors, ces messieurs de chez Renault?
On n’a pas confiance dans le frein à main électrique? 😆

Ps: le client d’un certain âge qui peut s’offrir ce véhicule 4×4 et tout terrain… et le choisira précisément pour sa stature surélevée et sa position dominante… fera installer des marche-pieds pour pouvoir en redescendre sans sa casser la figure, marche-pieds qui annihileront les improbables capacités de franchissement!

Nono 57

Le 08/09/2017 à 12:33

Une bonne idée de série limitée : Le Koleos « Stana » 😀

Ou en accessoire post équipement… j’imagine déja la pub, p’tite musique au synthé et tout : « Avant pour acceder au poste de conduite de… la galère… risque de chute… terreur… mais depuis, plus de soucis avec mon monte SUV STANA, je peux désormais… »

Je sors…

PS : Bien vu pour les pierres.

Demangeon

Le 19/09/2017 à 01:14

Non pas STANA, mais Stannah!

Gérald-600

Le 09/09/2017 à 23:56

Pas terrible l’intégration du logo ovale de Samsung avec la découpe à pans coupés du capot prévue pour le losange…
Même pas un capot spécifique, sacrées économies d’echelle…

fc30

Le 10/09/2017 à 19:09

C’est pareil pour la SM 6 (talisman) et le QM 3 (Captur), et je ne serais pas surpris si à l’avenir le losange remplaçait le logo Samsung.
Beaucoup ont rigolé au sujet du premier Koléos mais ce semble être une bonne voiture (et rien que ça, ça en fait une voiture « Boitier Rouge »), qui a eu le mérite d’être fiable, et la face avant reprenait (trop ?) le style des Renault du début des années 2000, alors qu’au même moment il y avait un passage à vide avec la Laguna III.

Greg

Le 11/09/2017 à 12:05

Le Koleos 1er du nom, mis à part le gag douteux sur son patronyme, n’était pas spécialement affriolant mais à mes yeux, un Audi Q3 n’est guère mieux loti, avec la même silhouette courte, haute et pataude…
Comment recycler le vocabulaire de formes d’un Q5, dans un format plus court!
Le profil m’évoque carrément… une grosse Renault 14 boursouflée!
Et ce nouveau Koleos, s’il s’étire sur un format qui laisse s’exprimer la créativité des designers, me paraît pour le coup inutilement surchargé!
C’est beaucoup d’esbroufe pour attirer l’attention sur lui, non?
Pour ne parler que de la face avant:
-la bordure inférieure de la calandre qui remonte en vague après les phares, moi je veux bien, mais c’est pour replonger de plus belle dans la vacuité d’une immense calandre que j’imagine très largement fermée, l’essentiel de l’air frais étant capté par le bouclier béant sur toutes les autos modernes!!!
-la crosse des feux de jour qui souligne l’optique comme la ride souligne l’œil poché…
-manque de bol, le préposé au dessin des anti-brouillards était en désaccord avec l’équipe chargée des optiques, alors il a collé une autre crosse métallisée en dessous, mais dans l’autre sens en signe de son profond mépris!
Ces véhicules, plus je les observe, plus ils me fatiguent…
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