Renault Laguna Evado Concept: le teasing selon Renault

Publié le samedi 16 janvier 2016.
Mis à jour le mercredi 10 juillet 2019.
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Aujourd’hui, mon enthousiasme pour la Renault Laguna première du nom est un peu retombé, c’est le moins que l’on puisse dire. Mais en 1994, lorsqu’elle est apparue, j’étais relativement enthousiaste : la Peugeot 405 de mon père commençait à dater (lire aussi : La 405 de mon père) et je l’imaginais assez bien s’offrir cette nouvelle Laguna, toute en rondeur mais qui promettait (peut-être) de recevoir des déclinaisons sportives.

Evado 03

D’ailleurs, depuis que Renault nous offrait en pâture l’incroyable Safrane Biturbo (lire aussi : Renault Safrane Biturbo), et des Clio sportives à la sauce Williams (lire aussi : Renault Clio Williams), j’étais persuadé qu’on allait en avoir pour notre argent à tous les niveaux de la gamme. Alors pourquoi pas cette Laguna ? Je ne devais pas être le seul à penser cela puisque le préparateur Hartge, qui s’occupait déjà personnellement de la Safrane, tenta de proposer une version Biturbo de la Laguna, sans succès auprès de la régie, malheureusement (lire aussi : Renault Laguna Biturbo).

Evado 02 1995

En mars 1995, à l’occasion du salon de Genève, Renault nous gratifiait d’un concept car assez sympa, l’Evado ! Bon ok, le nom est un peu pourrave! Mais pour le reste, il était annonciateur de grandes choses. Les pare-chocs enveloppant à la façon de la Safrane Biturbo évoquaient forcément le sport, tout comme les jantes, superbes. La peinture bicolore façon « town & country », le faux bois en moins, lui donnait un petit look rétro, tandis que le toit panoramique (divisé en 4 glaces électriques distinctes) offrait une sensation d’espace bienvenue !

Evado 04

L’Evado était bel et bien un teaser, mais pas du tout d’une éventuelle version sportive. En fait, Renault expérimentait alors les concept-cars de « communication ». Et si certains d’entre nous (dont j’étais) imaginaient une version break haute performance, c’était raté. Pour Renault, l’Evado n’était qu’un avant-goût du break, qui sortirait justement dans le courant de l’année 1995.

Le résultat, la Laguna Break, reste fidèle, mais décevant !
Le résultat, la Laguna Break, reste fidèle, mais décevant !

Les particularités de ce break, à part sa carrosserie 5 portes ? Son toit donc (qui ne sera jamais décliné en série), son système audio (avec rangement pour les CD, youpi!), ses 6 places passagers sur trois rangées, et des phares hyper sexy par rapport à ceux de la berline, et puis c’est tout ou presque… Côté moteur ? Mystère.

Finalement, elle accouchera de la Laguna Break, en beaucoup plus soft côté carrosserie. Mais jamais d’une déclinaison vraiment sportive ! Dommage parce qu’on l’aurait bien vue dans la gamme aux côtés de la Safrane Long Cours (lire aussi: Renault Safrane Long Cours) !

Images : Renault

 

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5 commentaires

Medvejonoc

Le 16/01/2016 à 16:42

Les Evado du Nevada?… 🙂

Désolé, j’ai pas pu m’en empêcher… 🙂 )))

Paul

Le 16/01/2016 à 16:47

Désolé, j’ai pas pu m’empêcher de rire !

Utopiaboy

Le 16/01/2016 à 21:08

Comme vous l’avez déjà dit, rien ne se perd en design automobile. A ce titre, on peut noter que le style de ces jantes sera repris quasiment à l’identique sur la Clio II 1.6l 16V, mais en 14″ seulement…

Greg

Le 18/01/2016 à 16:33

Pas de Laguna sportive en production, donc!
Paradoxalement, la Laguna va s’illustrer en BTCC, les voitures préparées par Williams s’adjugent le titre en 95 (Alain Menu est vice champion) et de nouveau en 97, Alain Menu prenant aussi le titre pilotes avec 12 victoires en 24 courses!

Pendant ce temps-là, dans la vraie vie… le client peut commander une Laguna 2.0 Rti de 140 chevaux…
C’est le moteur modulaire commun à Volvo (par exemple 5 cylindres sur Safrane, 6 cylindres sur S80), remplacé ensuite par le F4R Renault de… 136 chevaux.
Ben quoi, vous n’espériez tout de même pas le F7R de la Clio Williams???

fc30

Le 18/01/2016 à 19:32

Effectivement la relève de la 21 2L Turbo n’a pas vraiment été là, bien que le V6 PRV de 170 Ch. remplacé vers 1997 par le V6 « PR » de 194 Ch. jouait le rôle de haut de gamme, mais avec une toute autre philosophie.

Et ce fut pareil chez les concurrentes 406 et Xantia, les berlines sportives étaient semble-t-il passées de mode au cours des années 90 (mais PSA eut le courage de développer un moteur pour couvrir le trou entre les 2.0 16 soupapes de 135/140 Ch et le V6, avec d’abord un 2.0 turbo 150 Ch. puis le 2.2).
Il est probable que l’échec de l’union Renault – Volvo aient contrarié les ambitions du losange dans le haut de gamme…

A noter qu’en France, le break Nevada na pas eu droit aux finitions / motorisations hautes (au maximum 2.0 RT puis RTE en phase 1, 1.8 16v RXE en phase 2), tandis que sur certains marchés à l’export, il était possible d’avoir un break V6 !

Pour ma part je trouve ce concept car très réussi, et je trouve que la Laguna 1 phase 2 qui en découla 3 ans plus tard a esthétiquement très bien vieilli (et les phares fumés / feux arrière orange sont plus classe que sur les autres Renault de la même époque, qui bizarrement ne les ont pas repris).

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