Renault officiellement majoritaire chez Lada

Publié le mardi 1 juillet 2014.
Mis à jour le mardi 2 juillet 2019.
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Le 18 juin est une date décidément symbolique pour les constructeurs français. Alors que Peugeot présentait à cette date sa nouvelle Peugeot 508 à Londres (le clin d’oeil ne pouvait pas être plus appuyé, voire lourd pour un simple restylage), c’est le même jour que l’Alliance Renault-Nissan mettait définitivement la main sur le constructeur emblématique russe Lada (enfin, Avtovaz pour être précis, Lada n’étant que la marque d’exportation).

En fait, Renault-Nissan possède désormais 67 % de la société Alliance Rostec Auto BV (de droit néerlandais) dont l’entreprise publique russe Russian Technologies détient les 33 % restant. Cette société Alliance Rostec détient quant à elle 74,5 % d’Avtovaz. Celle-ci devrait monter à 100 % du capital d’ici à la fin de l’année.

Au total, et depuis 2012, Renault et son allié japonais auront investi 500 millions d’euros pour mettre la main sur le premier constructeur russe (sans compter le premier investissement de 2007 pour 25 % du capital), et espère atteindre les 40 % du marché d’ici à 2016 malgré une baisse des ventes de Lada de 12 % l’année dernière.

La Largus est le seul modèle d'origine Renault produit aujourd'hui par Avtovaz
La Largus est le seul modèle d’origine Renault produit aujourd’hui par Avtovaz

Pour l’instant, mise à part l’introduction du break Largus (une Dacia Logan MCV à peine remaniée), l’influence de Renault ne s’est pas vraiment fait sentir sur la gamme. Mais désormais actionnaire majoritaire (par cascade, Renault possède effectivement plus de 50 % du capital), gageons que la gamme devrait évoluer de façon significative.

Ironie du sort, c’est à un autre constructeur occidental qu’on doit la création d’Avtovaz (nom pris en 1993) et de Lada, puisque c’est Fiat qui fut le partenaire de l’URSS à l’époque pour lancer ce fer de lance de l’industrie automobile russe. L’usine principale de la marque porte d’ailleurs le nom d’un célèbre communiste italien, Palmiro Togliatti.

Lire aussi: Et pendant ce temps là, chez Lada !

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