Renault Rambler : match perdu face à la DS !

Publié le vendredi 8 août 2014.
Mis à jour le mercredi 5 décembre 2018.
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Les liens entre Renault et AMC ne datent pas des années 80, mais remontent à bien plus loin. Au début des années 60 pour être précis, où un premier accord permettra à Renault de distribuer ses voitures aux Etats-Unis via le réseau d’AMC, et de disposer enfin d’un haut de gamme à moindre frais. Depuis 1955, Citroën truste la place d’honneur au sommet du marché français avec sa DS, tandis que Renault n’a qu’une pauvre Frégate à proposer. Aussi, la Nash Rambler de l’américain AMC vient à point nommer compléter une gamme bien populaire.

Les Renault Rambler sont basées sur les Rambler Classic modèle 1961 (en haut) puis 1965 (en bas)

Surtout, contrairement à la DS, la Rambler dispose d’un 6 cylindres développant 128 ch, et d’un look « à l’américaine » moins perturbant que la grande Citroën. Renault croit avoir trouver la solution, et commence à produire la Rambler à la mi-1962, à partir de kits envoyés d’Amérique. Cette berline est aussi fabriquée en Argentine chez IKA, dont Renault est actionnaire (il en prendra le contrôle en 1967, lire aussi : Renault Torino).

La Rambler de chez Renault est réalisée sur la base d’une Rambler Classic inchangée à part la présence du logo en losange. Comme son modèle américain (puisqu’il s’agissait de modèles en CKD produits dans l’usine belge de Renault, à Haren), elle évoluera à chaque millésime.

Pourtant, la Rambler n’arrivera jamais à s’imposer. Produite de 1962 à 1967, elle ne se vendra qu’à 4000 exemplaires en France. Il faut dire que cette grosse berline coûtait cher à l’achat, mais aussi cher en vignette : née à 18CV, elle finira sa vie à 22CV. Rédhibitoire, malgré une consommation raisonnable.

Esthétiquement, la Rambler évoluera à chaque millésime, tout en gardant ce look très américain qui dénotait vraiment dans la gamme sixties de Renault. A la demande de la régie, Chapron réalisera « l’Ambassador », destinée à supplanter les DS dans la cour de l’Elysée, sans succès, De Gaulle restant fidèle à Citroën et à sa suspension hydropneumatique qui lui sauva la vie au Petit-Clamart.

Finalement, c’est avec la R16, lancée en 1965 (lire aussi: Renault 16), puis la Renault 30 (lire aussi: Renault 30), que Renault trouvera la solution en haut de sa gamme, avec une solution très française : jouer l’originalité avec l’option du hayon. Son arrivée dans la gamme et l’insuccès de la Rambler scella le sort de cette américaine inadaptée au marché français.

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2 commentaires

pierre

Le 30/09/2015 à 15:24

excuses moi de te contredire,
mais je pense plutôt que c’est l’arrivée des marques etrangères en France et particulier un certain Mercedes qui a bien entravé la Rambler.
je m’explique : début 60 les importations de modéles etrangers s’ouvrent dans notre pays, c’est le commencement de la fin du quasi monopole national, qui effectivement disposait des ID/DS mais aussi des Fregate en fin de carrière et peu vendue…. sans oublier les Simca V8 .
Par contre les allemands arrivent en force , un peu ….Opel avec une gamme de 6 cylindres (Kapitan), et surtout Mercedes (avec 2 gammes 200 et les SE) avec des modeles récents et bien motorisés, des prix intéressants et déjà une reputation de haute qualité .
Les importations ont progressivement prit des parts de marché , courant 60 sur les haut de gamme, puis en gamme moyenne (Rekord, Fiat 124….)jusqu’au 50% que l’on connaît de nos jours.

Laurent BUNNIK

Le 04/04/2017 à 21:03

A noter que la dernière année 1967, une carrosserie plus basse et plus moderne a été proposée, avec entre autres une version coupé, sans doute le modèle le plus rare et le plus désirable de la série. Mais c’était trop tard, la messe était dite !

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