Renault Wind : un vent qui porte bien son nom !

Samedi 28 novembre 2015
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Je me souviens très bien de ce salon de Paris 2004, où Renault nous avait présenté une Wind Concept plutôt alléchante. Allions-nous avoir un équivalent français des Mazda MX5 (lire aussi : Mazda MX5) ? Je l’espérais en tout cas, et l’incroyable succès du petit roadster nippon laissait croire qu’un marché existait pour ce type de véhicule. Mais les années passèrent sans que Renault ne saute le pas. Jusqu’à ce que le nom de Wind resurgisse par miracle en février 2010, au Salon de Genève. Cependant, du concept Wind, il ne restait plus que le nom. En lieu et place d’un concurrent de la Miata, Renault nous pondait un cabriolet dérivé de la Twingo 2, déjà fort peu réussie stylistiquement (mais le style, c’est très subjectif, je l’avoue).

La première Wind m'avait donné beaucoup d'espoir d'une concurrente française à la MX5: restée sans suite !
La première Wind m’avait donné l’espoir d’une concurrente française à la MX5 restée sans suite !

Lancée en 2007, la Twingo 2 rompait avec l’originalité stylistique de la révolutionnaire Twingo 1 (lire aussi : Renault Twingo 1) pour présenter une ligne d’une banalité affligeante. Avec cette deuxième mouture, Renault rentrait dans le rang au grand dam des amateurs de la première Twingo. C’est sans doute pour rendre plus fun ce modèle, et pour dynamiser l’ensemble de la gamme, que Renault s’est décidé à en proposer un dérivé cabriolet… 2 places !

Wind 05

Pourtant, l’histoire récente du marché du petit cabriolet avait montré que la configuration « deux places » n’était pas en phase avec les attentes de la clientèle. L’échec de l’Opel Tigra Twintop (fabriquée chez Heuliez) aurait du mettre la puce à l’oreille des décideurs de Renault, tandis que le succès des 206 CC (lire aussi : Peugeot 206 CC) puis 207 CC montrait qu’une configuration 4 places (et ce même avec un petit coffre) était plus susceptible de rencontrer le succès. Renault aura beau ensuite argumenter sur la taille du coffre de sa Wind, et sur son toit rigide « rotatif », elle n’en demeurait pas moins limitée sur son marché. Pour réussir avec seulement deux places, il faut une toute autre ligne, et un concept plus proché de la Wind de 2004 qu’un dérivé de Twingo déjà pas très sexy !

Wind 08

Parfois, il vaudrait mieux s’abstenir, mais chez Renault à l’époque, on y croit à mort. A tel point qu’on envisage d’en vendre 75 000 par an, au minimum ! Si c’est pas de l’enthousiasme ça, je ne m’y connais pas ! Comme le notait mon collègue du Parisien Matthieu Turel (lire aussi : Renault Wind Le Parisien), Renault ne s’est ensuite pas facilité la tâche en lançant sa Wind en plein automne, période peu propice à l’achat d’un cabriolet ! Avec 4072 exemplaires vendus en Europe pour l’année modèle 2010, on était loin des objectifs !

(image: AutoBild)
(image: AutoBild)

La Wind proposait deux moteurs essence à sa (rare) clientèle : le Tce 100 (de 100 ch comme son nom l’indique, pour 1149 cm3) et le Tce 133 (de 133 ch évidemment, pour 1598 cm3) : en gros, les motorisations « hautes » de la Twingo 2. C’est déjà ça de gagné. En février 2011, Renault propose une version Gordini qui ne rajoute rien de plus qu’une « décoration » à la façon d’Amédée (encore une griffe mal gérée par Renault pendant des années, et condamnée depuis à n’être qu’un niveau de finition spécifique!).

Wind 06

Assez rapidement, le constat d’échec est acté chez Renault. L’année modèle 2011 voit les ventes péniblement monter à 6771 exemplaires, ce qui restera le record des ventes pour la Wind. Certains marchés, comme la Grande Bretagne, renonce à l’y commercialiser dès février 2012. Dès sa 3ème année de d’exploitation (AM 2012), les ventes chutent à des niveaux inquiétants : 1558 exemplaires vendus en Europe seulement. La décision est prise rapidement : après l’Avantime (lire aussi : Renault Avantime), Renault s’était pris un vent qui porte bien son nom. Adieu petite Wind. La fabrication (en Slovénie, à l’usine de Novo Mesto où sont aussi produites les Twingo) s’arrête fin 2012, et les derniers stocks seront écoulés jusqu’en 2014 (376 ex en 2013, et 45 en 2014).

Wind 04

Pourquoi un tel échec ? On l’a vu, le design fade de la Twingo ne s’arrangeait pas vraiment après passage du bistouri, tandis que les 2 places seulement limitaient d’entrée de jeu le marché. En outre, Renault ne communiqua quasiment pas sur son nouveau petit modèle fun, comptant sans doute sur un bouche à oreille qui ne vint jamais, du moins pas dans le sens espéré. Non vraiment, malgré l’originalité de son système de toit, la Wind n’avait aucun « plus produit » lui permettant d’aller tutoyer les sommets du segment.

Wind 01 Gordini

Aujourd’hui, elle devient a contrario très intéressante : encore disponible en occasion, elle se vend à des tarifs relativement bas, pour un véhicule récent. Elle s’intégrera facilement dans une collection « crazy Renault » aux côtés de l’Avantime, ou de la Vel Satis (lire aussi : Renault Vel Satis) par exemple. Le tout pour une poignée de kopecks, enfin presque, la cote de l’Avantime ne cessant de monter, tandis que le nombre de mises en vente diminuent depuis que la voiture est quasiment rentrée dans le monde de la collection. Peut-être que la Wind connaîtra un même destin en rencontrant la gloire dans 10 ans ? A méditer !

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25 commentaires

Kev.b

Le 28/11/2015 à 13:55

Encore un exemple d’un mal bien français, trop peu trop tard. Un peu plus de folie un peu moins de frilosité et Peugeot et Renault seraient notre Bmw et Vw, notre Honda et Toyota…

poum

Le 28/11/2015 à 14:24

Contrairement à l’avantime qui est probablement l’unique exemplaire de sa catégorie, il faudra à mon avis quelques décennies avant que la wind ne commence à intéresser le trentenaire nostalgique de ses jeunes années 2010 à la recherche d’un youngtimer original pour le prix d’un iphone 37.

Son arrière lourd me rappelle les datsun cherry des 70’s…

J2M

Le 28/11/2015 à 17:09

Question : quand se décidera-t-on, chez Renault, à recruter un styliste ?
La première Laguna avait la forme d’une pantoufle, la Vel-Satis celle d’un brodequin. La poupe verticale de l’Avantime et de la Mégane 2 portes était d’inspiration « américaines 90′ « …
Passons sur le Be-bop, la présente Wind et lz dernière Laguna, qui ne resteront pas dans les annales.
On sait que « la laideur se vend mal » (Alex Kow). Pourquoi ? Un concours interne à celui qui fera la plus moche ?

BB599

Le 03/12/2015 à 10:24

« Question : quand se décidera-t-on, chez Renault, à recruter un styliste ? »

Je ne comprend pas trop votre remarque, votre question a 6 ans de retard, vous vous referez aux véhicules de l’ère Le Quement, longue suite de catastrophe de design industriel à mon avis, Laurens Ven Den Acker l’a remplacé en 2009. A vu du renouvellement complet de la gamme depuis Clio IV on ne peut pas dire qu’il n’y a pas de style dans la gamme Renault aujourd’hui!! (après ça plait ou ça ne plait pas, en tout cas la rupture est unanimement saluée)

JC

Le 02/07/2017 à 18:11

Le probleme c’est que ces voitures horribles (modus, etc …) se sont vendues, et roulent toujours sur les routes, et ecornent toujours l’image de Renault. Ca va etre long de se remettre de ça…

pietre

Le 20/07/2017 à 00:07

Ah bon ! Le problème tout entier serait que Renault est tombé dans l’horrible pendant les années 2000 ? Bon, OK. Après tout, si personne ne prête attention au design Renault, pourquoi pas le dire ainsi.
Mais alors que penser de l’horrible décision prise en 2012 : Renault décide de tout envoyer en l’air pour franchir au plus vite le mur de la mondialisation. Avez-vous remarqué que tout y est passé: Twingo, Modus, Clio Campus, Wind (alisa Clio 2 RS). Même la Nissan Cube en a fait les frais.

Gds

Le 28/11/2015 à 21:28

A part sa brève aventure commerciale, je trouvais qu’elle n’était pas mal en termes de look, je faisais meme référence à mes proches au micro cars style Suzuki Capuccino…Non en fait c’est pas comparable…

Greg

Le 30/11/2015 à 13:27

Et pourtant, il y a du bon en elle!
Paradoxale Wind… les bonnes fées qui se sont penchées sur son berceau lui ont fait don d’une structure rigide, apte à exploiter les trains roulants de la Twingo Renault Sport (hérités de la Clio II RS) et par la même occasion, son moteur: 1.6l et 133 chevaux.
Les clients que rebutaient le caractère pointu du 16 soupapes, et sa fiscalité punitive, pouvaient opter pour le petit 1.2 TCe, qui ne déméritait pas question couple.
Le toit pivotant partait aussi d’une très bonne idée, brevetée par Fioravanti et appliquée « en série » sur la Ferrari 575 Superamerica.
C’est là que les bonnes fées du départ, se font déborder par Maléfique.
Quand Ferrari tirait parti de la simplicité du toit pivotant pour livrer une découvrable ébouriffante dans tous les sens du terme, Renault s’avisait que quand même, il serait judicieux de dissimuler le toit escamoté, qui en position ouverte expose aux éléments sa face INTERNE.
Ceci afin d’épargner aux occupants les affres d’un déversement en bonne et due forme de feuilles mortes, ou autres joyeusetés.
Et l’on en revient au péché originel des « CC »: le coffre à double ouverture, lourd et complexe, haut et long par nécessité, qui impose une ligne de caisse lourde et déséquilibrée.
Patatras.
Autre tare congénitale de la Wind: sa parenté avec cette brave Twingo.
Admettons que le client potentiel, se détourne d’une Mazda MX5 ou d’une MG-TF (la Toy MR-S n’étant plus disponible depuis 1 an).
Admettons qu’il passe outre l’absence de places arrière, commodité pourtant promise par la toute nouvelle 207 CC (les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent, tout le monde sait ça…).
Admettons.
Voilà notre client potentiel en présence de la Wind.
La photo d’illustration, peinture blanche et sellerie cuir, fait envie. Vraiment.
Notre client ouvre la porte.
Et là, avant même d’avoir entrevu le potentiel de l’excellent châssis Renault Sport, avant que d’avoir pu fouetter le bloc 16 soupapes d’une boite aux rapports rapprochés, cheveux au vent, forcément…
Le client potentiel se retrouve assis dans une Twingo finie comme un jouet Fischer Price, mais affichée au prix de 20 boules!

Pierre

Le 15/05/2016 à 01:26

Certes mais aves la finition Gordini elle a un tout vautre look!!
C’est un jouet c vrai, pour grands enfants, et je prend mon pied chaque fois que je me mets au volant.

LE-SAUX G.

Le 02/12/2015 à 09:28

Bonjour,

une petite correction, l’appellation commerciale de la version 133ch était 1.6 16V 133, TCe étant réservé aux motorisations turbocompressées. Ce moteur est celui de la Twingo RS alors que le 1.2 TCe est celui de la Twingo GT.

Paul

Le 02/12/2015 à 09:50

exact, l’enthousiasme m’a emporté, seul le 1.2 est unt TCe 😉

Hugo

Le 06/12/2015 à 09:21

Franchement, je n’ai jamais compris la commercialisation de cette voiture dont le petit coffre était entravé de deux rigidifieurs. Pas de véritable version d’accès pour les pays européens dont les taxes sont calculées à partir de la puissance. Pas de communication et aucune bonne publicité. Le manque d’aspect pratique et un dessin fade, elle n’avait rien qui puisse jouer en sa faveur.

Denis the Pest

Le 29/01/2016 à 23:26

C’est Raymond Loewy qui a dit que la laideur se vendait mal, Carlos Ghosn ne le savait peut être pas, ce monsieur ne connait rien à l’automobile et a fait beaucoup de mal à Renault!

SETH

Le 21/07/2016 à 20:36

Rien sur le fait que ce coupé stricte deux place peu élégant (condamné de ce fait dès le début…) a pour origine, un projet de gamme Alpine…?
En entrée le Wind pour capitaliser sur le nom a peu de frais , un cabriolet plus élégant (style Miata), et une supercar pour chapeauter la gamme…

Jacques Andlauer

Le 21/07/2016 à 22:31

Parfois, on devrait pendre un designer automobile pour l’exemple (avec un architecte pour les mêmes raisons). Il n’y a qu’en France, avec ses défauts de management récurrents, que l’on peut produire de pareils loupés (comme en Grande-Bretagne en son temps). Le ridicule tue, et ce n’est que justice.

Maxou

Le 30/07/2016 à 11:48

Juste pour préciser. Le toit de la wind est le toit concept fioaravanti. Ce principe de toit inventé par le Designer Leonardo Fioravanti (père des plus célèbres Ferrari de légende), avait déjà été installé sur la ferrari 575 superamerica. Renault en a achetté les droits pour sa winf. Si je me souviens c’est meme l’usine de Fioravanti design qui fournis les premiers toit…

pietre

Le 18/02/2017 à 15:24

Dans toute son originalité, la Renault WIND se présente comme une très belle réussite stylistique : objet unique, on peut féliciter son chef de projet puisqu’il a su mener à bien la réalisation d’un authentique roadster basé sur des technologies 100% Renault. Là, toute l’ingénierie et tout le savoir faire Renault on apporté à ce roadster ce que bien des français attendent d’un constructeur qui ne prend jamais les automobilistes français pour des ignares en concept automobile. Que remarque-on ? Une idée simple pour étonner, ô combien maîtrisée par Renault Sport dans un contexte de future pénurie énergétique, de sécurité routière dans les années 2010 et son manque de liberté accordé au plaisir de se déplacer sur 4 roues, qui par dessus le marché prouve qu’une grande marque automobile pouvait, à moindre coup, tirer un bien joli un pied de nez aux vastes gains de productivité que s’accordent entre eux des grands constructeurs censés se faire face dans un climat de compétitivité industrielle prétendument ardu.

Étonnement de la part du groupe Renault, oui vraiment, puisqu’à partir de l’année 2012 la marque au losange a fait son plus grand pas dans le bien triste concept de mondialisation du secteur automobile. Ainsi les derniers véhicules qui étaient l’essence même de la marque française ont été stoppés sur décision. Modus, Twingo et Wind resteront des véhicules dont le design ou la personnalité emblématique ont été sacrifiés sur l’autel de la productivité. Vous conviendrez que les raisons invoquées sont loin de la faiblesse des goûts du consommateur pour un objet pas banal.

pietre

Le 18/02/2017 à 15:30

Dans toute son originalité, la Renault WIND se présente comme une très belle réussite stylistique : objet unique, on peut féliciter son chef de projet puisqu’il a su mener à bien la réalisation d’un authentique roadster basé sur des technologies 100% Renault. Là, toute l’ingénierie et tout le savoir faire Renault ont apporté à ce roadster ce que bien des français attendent d’un constructeur qui ne prend jamais les automobilistes français pour des ignares en concept automobile. Que remarque-on ? Une idée simple pour étonner, ô combien maîtrisée par Renault Sport dans un contexte de future pénurie énergétique, de sécurité routière dans les années 2010 et son manque de liberté accordé au plaisir de se déplacer sur 4 roues, qui par dessus le marché prouve qu’une grande marque automobile pouvait, à moindre coût, tirer un bien joli un pied de nez aux vastes gains de productivité que s’accordent entre eux des grands constructeurs censés se faire face dans un climat de compétitivité industrielle prétendument ardu.

Étonnement de la part du groupe Renault, oui vraiment, puisqu’à partir de l’année 2012 la marque au losange a fait son plus grand pas dans le bien triste concept de mondialisation du secteur automobile. Ainsi les derniers véhicules qui étaient l’essence même de la marque française ont été stoppés sur décision. Modus, Twingo et Wind resteront des véhicules dont le design ou la personnalité emblématique ont été sacrifiés sur l’autel de la productivité. Vous conviendrez que les raisons invoquées sont loin de la faiblesse des goûts du consommateur pour un objet pas banal.

I

Le 12/04/2017 à 23:15

Petite rectification à cette article. L’arrêt de production de la Wind est de décembre 2013 et non fin 2012.

Streiff

Le 05/07/2017 à 18:16

Enlevez lui une bande de 15 cm sur tout le pourtour de la carrosserie, juste en dessous des vitres et des feux, et on obtient une merveille digne de l’Elise ou… d’une A110 (Aïe ! Pas taper !).
Et là…  » M…, on peut plus fermer le toit » !

pietre

Le 20/07/2017 à 00:21

Comprends pas l’histoire. Elle parle de qui, de quoi ?

DAVID

Le 20/07/2017 à 09:25

La personne parle du fait que le désigner aurait préféré faire sa voiture plus rablée pour la rendre plus séduisante.
A l’époque, Wind aurait du représenter l’entrée de gamme du renouveau de la marque Alpine..( ce qui explique la nervure sur son capot, plus Alpine que Renault) un des 3 modèles prevus.

Avec son soubassement très populaire, la marque aurait subit les affres de cette ouverture par le bas…avec ce modèle trop Twingo et pas assez Alpine… À moins de tailler dans le lard, en lui enlevant des cm en hauteur.

johnny

Le 03/10/2017 à 21:43

moi j’ai une wind gordini que j’ai acheter en 2011 et je suis très satisfait et je vais la garder longtemps 1000 km zéro problème même pas un ampoule a été changer très bonne petite voiture vive godini et renault.

Jones R

Le 09/10/2017 à 22:27

Perso j’en ai acheté une en 2011, revendue l’année suivante par manque de place, je la regrette amèrement. Cette voiture n’a certes pas une finition exemplaire mais est vraiment très amusante à conduire. Concernant le look, je conçois fort bien que ce ne sera jamais le genre des « Deutche Kwaliteit » addict mais sérieusement, On s’en balance, ça au moins c’est original quoi que l’on en dise…Ayant un peu + de moyens et deux grands véhicules, je referai l’acquisition de ce jouet très prochainement…En occasion, elles restent en général en fort bon état! Et en prime pour un prix très bas…J’adore cette petite bagnole! La x19 des années 2010

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