Rover 75 V8 et MG ZT260 : le chant du cygne

Publié le mercredi 5 mars 2014.
Mis à jour le mardi 20 août 2019.
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La fin annoncée de Rover, lâchée par BMW au début des années 2000, a sans doute gâché la carrière de la jolie berline 75, disponible en 4 cylindres et V6 mais aussi en une très rare version V8, construite à 883 exemplaires (sous les appellations Rover 75 V8 et MG ZT 260). C’est cette curieuse déclinaison qui nous intéresse aujourd’hui au chapitre des berlines hautes performances méconnues.

Rover a logé au chausse pieds le V8 4,6 d’origine Ford, développant 260 ch, dans sa berline haut de gamme (et aussi dans sa version Tourer), afin de prouver son expertise, mais aussi d’attirer de nouveaux investisseurs dans cette période difficile (c’était aussi un clin d’oeil aux vénérable P6 ou SD1). Cette tentative n’empêcha pas la faillite et le rachat par le chinois SAIC, mais cela donna naissance à une voiture vraiment désirable.

Pour l’occasion, Rover demanda l’aide technique de Prodrive pour transformer la paisible Rover 75 traction (et sa déclinaison MG ZT) en une performante propulsion, disponible en berline ou break (Tourer), en version classe (Rover 75 V8) ou version sportive (MG ZT260). Extérieurement parlant, que ce soit la 75 ou la ZT, peu de choses semblent différentes par rapport aux versions classiques, si ce n’est le logo V8 qui tout de suite change la donne pour l’amateur averti.

La version MG ZT260 se veut plus sportive extérieurement et intérieurement

On l’a vu, les deux appellations se partagent le V8 : Rover, orientée luxe, avec force ronce de noyer, cuir, et lecteurs DVD, et MG plus encline à l’ostentation sportive. Bien sûr, ces deux modèles furent retravaillés pour supporter les 260 canassons du gros V8 (trains roulants, freins, suspensions), permettant une vitesse de pointe largement suffisante de 240 km/h.

L’intérieur d’une Rover 75 V8 (en haut)

Aujourd’hui, se mettre en chasse d’une Rover/MG V8 (nom de code X12 pour les berlines et X13 pour les breaks) peut être l’occasion de réaliser une excellente opération: voiture rare (ce qui sera sans doute le principal écueil), sous-cotée, performante, luxueuse (surtout en version 75), et dotée d’un moteur américain éprouvé. De quoi en écoeurer plus d’un au feu rouge en ayant l’air d’un Papi: indispensable donc !

Lire aussi: Rover 75 Coupé et Roewe 750

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5 commentaires

Dabe

Le 09/12/2014 à 20:45

L’implantation du moteur passe de transversale à longitudinale. Une opération rare dans l’automobile… peut-être l’objet d’un prochain article ?

David P. Alias HéliosÉole

Le 17/05/2015 à 14:30

Rare… oui et non, il y a quand même le cas, resté fameux, de la Renault 21, dont le moteur était implanté transversalement ou longitudinalement suivant qu’elle était équipée d’un moteur type F (les 1.7 essence et 1.9 D) ou Douvrin (les deux litres, ainsi que les 2.1 Diesel), parce que Renault ne disposait pas, à l’époque, de boîte de vitesse transversale assez costaude pour encaisser le couple des Douvrin.

mad

Le 26/05/2015 à 20:36

A priori, c’est un peu plus osé que chez Renault car non seulement le moteur passe en longitudinal mais de surcroit il entraine les roues arrières si ma mémoire est bonne ! Sachant que la plate-forme est d’origine BMW, qui produit des propulsion et des transmissions intégrales, ça devait être techniquement envisageable. Par ailleurs, à cette époque là déjà, une voiture de ce segment sans ESP, ce n’était pas raisonnable surtout une propulsion équipée d’un V8…

philippe corgié

Le 05/07/2015 à 06:12

Tout comme notre Renault 21 nationale ! 🙂

esteban

Le 19/11/2017 à 15:03

Un truc m’a toujours perturbé sur la Rover 75, c’est la découpe des ailes à la jonction avec le parechoc avant : on dirait qu’une autre calandre, d’autres phares ou des clignotants étaient prévus et que ca a été changé au dernier moment.
Quelqu’un a des infos là dessus ?

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