Royal Enfield : l’iconique moto indienne !

Publié le mercredi 2 juillet 2014.
Mis à jour le mercredi 27 mars 2019.
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J’ai un fâcheux défaut : tout ce qui roule m’intéresse (mais aussi ce qui vole tiens ! Et puis plein d’autres choses en fait!). Aussi je ne mets pas de limites dans les sujets à traiter. Certains l’ont remarqué puisqu’il m’est arrivé de parler d’autobus, et bien entendu de motos. Ma culture moto laisse à désirer mais quand j’entends parler d’une marque anglaise, devenue indienne (tiens ? Ça me rappelle Jaguar-Land Rover), et qui produit des motos au look suranné (tiens ? Ça me rappelle Morgan), tout de suite ça m’intéresse.

Pour moi, la moto britannique c’était Norton ou Triumph et je ne connaissais pas du tout la marque Royal Enfield. Elle a pourtant été créée en 1891 pour fabriquer des bicyclettes, et s’attaquera à la moto au début du vingtième siècle. C’est en 1932 qu’est lancé son modèle fétiche, la Bullet, encore produit aujourd’hui dans une version modernisée, mais au look inimitable.

L’aventure indienne commence en 1949, lorsque Madras Motors commence à produire des Enfield Bullet sous licence pour l’armée indienne. Six ans plus tard, Madras Motors créé Enfield India (dont elle détient la majorité du capital) avec Royal Enfield. En 1955, personne n’imagine encore que l’usine indienne, qui a produit 163 motos, deviendra le cœur de la marque quelques années plus tard.

Alors qu’Enfield India se développe, équipant la police indienne (une commande record de 800 exemplaires) et exportant même ses modèles vers les Etats-Unis, en Europe, le déclin commence face à l’offensive des constructeurs japonais déferlant sur le marché. Royal Enfield ferme son usine emblématique de Redditch en 1967, et est liquidé en 1970. Désormais, le cœur de la marque battra en Inde où sont transférées toutes les machines.

Dès 1979, Royal Enfield reprend l’exportation de ses célèbres Bullet vers l’Europe. Si le modèle paraît inchangé depuis des lustres, il évolue cependant petit à petit vers plus de modernité, à tel point qu’aujourd’hui, en acheter une permet d’avoir une moto « ancienne » moderne ! Royal Enfield, c’est un peu le Morgan de la moto quoi !

Alors bien sûr, n’attendez pas de votre Royal Enfield les performances d’une Ducati. Conduire une Bullet, une Classic ou bien une Continental GT (tiens, ça me rappelle Bentley ça), c’est une autre philosophie. En Royal Enfield, on prend son temps, et on profite de la ballade comme sur une moto de collection, les ennuis mécaniques en moins. Alors ? Tentés ?

Lire aussi: Enfield Taurus

http://www.royal-enfield-france.fr/

 

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