Saab 900 « NG »: à réhabiliter d’urgence

Lundi 4 janvier 2016
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On aura beau (et moi le premier) cracher sur GM et sa gestion calamiteuse dans les années 2000 de sa filiale suédoise Saab, aboutissant à sa perte (ou presque), son arrivée au capital en 1989 sauva sans doute le petit constructeur. Certes, à cette époque GM s’offrait des filiales sur des coups de tête et sans stratégie particulière (du moins apparente), comme Lotus par exemple, mais contre toute attente, le groupe américain va s’atteler à développer sa nouvelle filiale (il en rachètera l’intégralité du capital à la famille Wallenberg et à Investor AB en 2000) en lui offrant dans la décennie deux modèles forts et respectueux de l’identité Saab : la 900 en juillet 1993 (qui deviendra la 9-3) et la 9-5 en 1997 (lire aussi : Saab 9-5). La 900 dite « NG » (pour nouvelle génération) est souvent snobée par les puristes, à tort : il serait temps de la réhabiliter.

La Saab EV-2, qui donnera naissance à la 900 NG
La Saab EV-2, qui donnera naissance à la 900 NG

Remettons-nous dans le contexte de 1989. Saab survit grâce aux ventes correctes de l’iconique Saab 900 dite aujourd’hui « classique » (lire aussi : Saab 900 Classic), de son dérivé Cabriolet (lire aussi : Saab 900 Cabriolet « classic ») et de la grande berline 9000 (lire aussi : Saab 9000) développée en partenariat avec le groupe Fiat. La 900 représente la majorité des ventes, mais commence à sérieusement dater : lancée en 1978, elle dérive de la Saab 99 apparue sur le marché en 1968. Autant dire que Saab se démerde pas trop mal en faisant du neuf avec du vieux. Mais la solution n’est pas tenable à long terme, et sans moyens pour développer de nouveaux modèles, c’est avec soulagement que le constructeur suédois accueille les américains de GM à son capital.

La filiation est assez évidente, même si la 900 NG est plus "consensuelle"
La filiation est assez évidente, même si la 900 NG est plus « consensuelle »

Chez GM, on arrive avec la ferme intention de développer Saab, et d’en faire la marque « premium » du groupe en Europe, au dessus d’Opel la généraliste, mais aussi aux Etats-Unis où la marque a su se construire une clientèle fidèle d’artistes, d’intellectuels ou de professions libérales. Pour réduire les coûts, c’est tout naturellement vers Opel que GM s’orientera pour puiser dans sa banque d’organe et concevoir une remplaçante à la 900 dans un budget raisonnable. C’est donc la plate-forme GM2900 de la Vectra, parue en 1988, qui servira à la conception de la nouvelle Saab. Pour beaucoup, c’est le péché originel : bien que la plate-forme soit relativement moderne et saine, elle devient à tort aux yeux de certains une Opel déguisée. Or la réputation de la marque au blitz n’est pas toujours formidable malgré certains produits tout à fait intéressants. On pense notamment à la Calibra, sortie en 1990 auparavant (lire aussi : Opel Calibra) ou à la fabuleuse Omega Lotus qui hante encore les rêves de beaucoup d’entre nous (lire aussi : Opel Lotus Omega). Mais parfois les idées reçues sont tenaces.

900 06

Du côté du style, il est vrai que la nouvelle 900 semble avoir perdu en caractère par rapport à l’ancienne. Mais pour gagner des parts de marché, il faut savoir mettre un peu d’eau dans son vin, d’autant que malgré tout, la 900 NG garde une forte identité Saab. Pour tout dire, elle m’avait particulièrement plu en 1993 lors de sa présentation, savant mélange entre modernité et tradition. On doit son dessin à deux designers. Le premier, Björn Envall, avait esquissé l’avenir de la 900 avec le Concept EV-2 (à ne pas confondre avec l’EV-1, lire aussi : Saab 900 EV-1), tandis que le norvégien Einar Hareide l’avait adapté à la production avec le dessin que nous connaissons tous aujourd’hui. Alors bien sûr, elle n’est pas aussi décalé que la précédente 900, mais elle en reste une superbe évolution tout en s’adaptant au marché et à la demande.

900 12

Côté moteurs, et si l’on met à part la version V6 utilisant quasiment à l’identique un moteur Opel de 2,5 litres atmosphérique et 170 ch sous la dénomination B258I, la nouvelle 900 reste fidèle à la tradition Saab. Les 4 cylindres d’origine Saab (moteur H, dans de nouvelles déclinaisons) sont disponibles en atmosphérique (B204I de 2 litres et 130 ch puis B206I de 133ch et B234I de 2,3 litres et 150 ch, tous à 16 soupapes) et bien entendu en turbo (B204L 2 litres 16s Turbo de 185 ch), de quoi largement s’amuser à l’époque. Il faudra cependant attendre la 9-3 en 1998 pour voir apparaître des moteurs diesels !

900 10

La 900 NG inaugure aussi l’ordinateur de bord maison appelé SID (rien à voir avec l’âge de glace, même si le Saab Information Display est au moins aussi énervant que le paresseux éponyme), doté d’une fonction qui reste encore un mystère pour moi : le Night Panel, permettant d’éteindre quasi toutes les lumières de l’habitacle pour une meilleure conduite de nuit. D’expérience, je peux vous dire que cette fonction est plus flippante qu’autre chose ! Les traditions restent tenaces, et la 900 NG conserve le contacteur entre les deux sièges avant.

900 11

Côté carrosserie, ne sont proposées aux début que les versions 3 portes (coupé?) et 5 portes. Au début, la 900 NG cohabite avec la 900 Cabriolet « Classic ». Cette dernière, fabriquée par le finlandais Valmet (lire aussi : Valmet) et dispraîtra en 1994. La version NG n’arrivera quant à elle qu’en 1996. Force est de constater que le dessin initial s’adapte très bien à une variante « convertible », et la 900 NG Cabriolet est particulièrement séduisante !

900 03 Cabriolet

Les finitions Saab sont assez simples : trois finitions seulement, avec la 900i en entrée de gamme, la S au milieu et la SE en haut. Côté séries spéciales, on retrouvera une version Monte Carlo sur le cabriolet, avec son jaune spécifique, et une version Talladega qui rajoutait quelques équipements spécifiques (châssis sport, jantes 6 branches, becquet arrière). En 1998, la Saab 900 NG tire sa révérence après 273 568 exemplaires… Enfin, elle ne disparaît pas totalement hein ! La Saab 9-3 qui lui succède lui ressemble étrangement, malgré de nombreux changements : 1100 points seront changés ou améliorés par rapport à sa devancière. Je reparlerais bientôt (mais en attendant, lire aussi : Saab 9-3 Viggen) !

La 900 NG Cabriolet dans sa livrée jaune Monte Carlo !
La 900 NG Cabriolet dans sa livrée jaune Monte Carlo !

Toujours est-il que la 900 NG est une voiture à collectionner (ou à sauvegarder) avant tout le monde : joliment dessinée, très typée Saab tout en devenant un peu plus conventionnelle, fiable, avec des moteurs Turbo tout à fait « dans l’esprit », elle a tout pour plaire à un saabiste ou pour séduire un nouveau venu. Certains lui préféreront toujours la Classic, quand d’autres opteront pour une plus moderne 9-3, mais vus les tarifs relativement bas de ce modèle, ce serait dommage de se priver, surtout en cabriolet qui, avec ses 4 places, fera le bonheur des familles en été !

 

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17 commentaires

Lionel CH

Le 04/01/2016 à 15:04

J’en ai possédé une pendant sept ou huit ans. C’était un réel plaisir de conduire cette voiture tempérament quelque peu fougueux en mode S et boite auto. Conduite délicate sur route mouillée avec des pneus un peu usagés. Je la regrette fort mais son principal défaut était son coût d’entretien prohibitif. 750 € pour deux amortisseurs avant, 450 pour les plaquette AV, la liste est longue.

Je l’ai laissée attachée à un arbre breton en pleine forêt de Nantes à seulement 176 000 km parce qu’un  » mécan.5icien  » prétendait que ses grognement du matin (dur pour elle de bien se réveiller) étaient le fait d’une direction HS, d’amortisseurs AR HS, de silents blocs HS, de trains de roulement usés. Son devis : 11 000 € de remise à l’état neuf (elle l’était déjà quasiment) j’ai renoncé après des frais importants de révision (courroie d’accessoires notamment) et j’avais trouvé un acheteur avant de passer le contrôle technique qui a révélé 0 défauts …

J’ai failli acheter une 9.5 NG très peu kilométrée en bio éthanol et deux autres 9.5 me sont passées sous le nez.
Regrets éternels.
Le  » mécanicien  » a fait faillite depuis lors et m’a privé de ma Suédoise, mais oui, quelle voiture exceptionnelle et injustement délaissée que le 900 NG !

Vinez

Le 04/01/2016 à 15:46

Je suis l’heureux détenteur d’une 900 NG S talladega depuis peu. Je voulais passer à une Saab 900 mais pour un petit budget, je me suis rabattu sur cette 900 Ng. Quel plaisir de conduite, c’est particulier.

Merci pour ton article et continu à nous faire découvrir ses vilains petits canards!

Greg

Le 04/01/2016 à 15:59

Argh, la 900 NG, je n’ai jamais su prendre parti pour ou contre elle???
Fan inconditionnel de la 900 « Classic », j’ai vu arriver la petite nouvelle avec beaucoup de méfiance.
C’est pas tous les jours qu’on remplace une voiture avec une aussi forte personnalité: la Porsche 996 demeure éternellement coupable d’être la 1ère « 911 » à eau, et c’est bien la Seven S3 que produit Caterham, pas la S4 😉
Alors quand cette 900 NG a débarqué, je dois avouer que je me suis laissé influencer par la presse auto de l’époque.
Elle n’a pas été tendre, la presse, au sujet du réemploi de la plateforme Opel Vectra: manque de noblesse (???), motricité aux abonnés absents, trahison de la GM.
C’est sous cette influence que je me suis malheureusement, et durablement, détourné de cette 900 NG dont la ligne, pourtant…

Patrick Coyote Auto

Le 04/01/2016 à 16:17

Alors que de la plate-forme GM elle ne garde qu’un plancher, et encore… Même l’empattement n’est pas le même, le bloc avant n’a rien à voir et le train arrière non plus. RIEN n’est compatible entre une Vectra A et une 900 NG. Pas même des plaquettes ou des amortisseurs.

anthony

Le 19/07/2016 à 12:15

En fait pas du tout, il faut savoir que:

-Le train arrière des vectra A (hors 4×4) et des NG est identique et d’ailleurs interchangeable: les points d’ancrages sont les mêmes car le soubassement est identique. Les seuls points qui diffèrent sont les moyeux. Pire, ce train arrière à été inauguré sur la kadett D (1979-1984) avec des tambours, puis remanié avec disques sur la kadett E 16v pour finir dans les astra, vectra, calibra et….saab (seul saab à monté des disques 1cm plus gros) les étriers sont les mêmes.
Par conséquent, le train arrière vendu en 2002 sur ng est identique au kadett de 1979….économie quand tu nous tient.

-On tient la palme avec le train avant: toutes les traction GM post kadett D (1984) on les mêmes points d’ancrages usines jusqu’en 2002. Par conséquent les berceaux entre astra, calibra, vectra et NG sont identiques. Les jambes de forces sont identiques (pire: repris de 1979!), les crémaillères de directions également. La seule différence chez saab c’est la présence de faux triangles ( car articulés sur point milieu) en alu qui sont d’ailleurs montables sur astra et autre (et qui permettent un carrossage prononcés), les fixations de barre anti-roulis sont décentrés également. Saab à renforcé les chapelles d’amortisseurs sur le bloc avant (norme USA) ce qui provoque le montage de coupelles différentes, mais la jambe est identique a celle de 1979!, les étriers sont identique au calibra turbo ph2.

-Concernant la mécanique proprement dite, mis à part les moteur diesels repris des vectra B, les bloc essence b204, 206 et autres sont au mode « GM »: c’est a dire que les boites sont interchangeables a volonté. La boite FM55 du b204E et L est d’ailleurs une boite F25 de vectra/calibra V6…on peut donc monter une F28 6 vitesse dans une NG, les transmissions sont également identiques (longueur et cannelures).

-Si l’on résume: le développement des trains de la NG remonte aux années 70, Saab a essayé de faire au mieux et s’en tire très bien mais rien ne justifiait le prix des pièces de cette auto, et encore aujourd’hui! les similitudes ne s’arrêtent pas là (pièces intérieur, électricité…) seul les particularités du moteur Saab essence sont une référence (notamment le boitier trionic et l’allumage par ionisation), le reste c’est du déjà vu.

-Si vous avez des questions sur les GM europe, c’est ma spécialité, j’en monte et démonte toute l’année.

Paul

Le 19/07/2016 à 12:17

Merci pour ces excellentes précisions !!! Très intéressant !

poum

Le 04/01/2016 à 20:19

Hé bien merci pour ces éclaircissements, nous seront maintenant plus nombreux à vouloir lui laisser une place dans notre garage idéal …

… ce qui fera fatalement grimper sa côte et lui fera fouler l’épaisse moquette de chez Artcurial dans une dizaine d’années, et on se dira pour la énième fois: « Si j’avais su … « 

Emmanuel

Le 07/01/2016 à 14:03

Je n’avais jamais aimé la 900 « classique » avec son arrière abrupt mais je trouve cette génération élégante bien que plus consensuelle. Elle a d’ailleurs très bien vieilli esthetiquement.

Eddy123

Le 08/01/2016 à 13:13

Je ne me suis jamais intéressé a cette auto (trop policé à mon gout).
Par contre j’ai eu une 900 sedan i de 1986… auto très sympa a regardé (moins a conduire).

Zorglub Autos-Croisées

Le 01/07/2016 à 17:12

Oui, il faut la réhabiliter !

Nous avons deux points communs : nous rédigeons des articles sur l’automobile sur notre blog, et nous roulons en Saab.

Pour ma part, j’ai une Saab 900 S NG de fin 94. Achetée une bouchée de pain, elle me sert de daily-driver, et j’ai fait mon premier tour de la Terre en Saab depuis deux ans et demi. Elle totalise désormais 255 000 km. Elle montre des traces de fatigue, mais rien d’alarmant pour une voiture de 21 ans ! Evidemment, elle n’a pas un train avant incisif, il ne faut pas lui demander de monter le Turini couteau entre les dents, mais elle sait se remuer et assurer une très bonne cadence à condition de bien gérer ses trajectoires.

C’est une voiture confortable, douce mais qui sait se réveiller si on le lui demande. Elle est souple, silencieuse. J’apprécie chaque jour son anti-conformisme : le cockpit autour de moi, la clef qu’il faut tourner entre les deux sièges après avoir déverrouillé le coupe-circuit (boitier caché dans le cendrier pour ne plus avoir à le chercher partout), cette marche arrière qu’il faut enclencher pour sortir la clef. Et puis ça regorge d’astuces une Saab. C’est la seule voiture que j’ai eue qui ne fait pas de remous d’air à l’avant une fois lafenêtre ouverte ! Pas besoin d’essuie-glace arrière une fois passé 70 km/h.

Contrairement aux commentaires que je viens de lire, je ne la trouve pas coûteuse en entretien. Mon petit garagiste local me l’entretien aux petits oignons pour un prix très raisonnable et les pièces coûtent nettement moins cher que pour mon ancienne Clio II. Elle consomme un peu, certes, mais le plaisir …. ! Je voulais la garder six mois, et aujourd’hui je serais incapable de m’en séparer !

Paul

Le 01/07/2016 à 17:19

1. Une excellente auto, dont l’entretien n’est pas aussi coûteux qu’on le dit… 2. J’adore ton blog, mais tu le sais… Je le lis pourtant à rebours: pour éviter d’être influencé, je le lis « après » avoir publier un article sur une bagnole ahahah 😉

JN

Le 16/08/2016 à 19:32

J’ai possédé une coupé 2.0 turbo de 1995 achetée d’occaz il y a dix ans, voiture qui n’avait strictement rien à envier à la concurrence de l’époque, et surement pas aux allemandes qu’elle surclassait dans pas mal de domaine.

Spacieuse, confortable, coffre gigantesque, super reprises, belle ligne originale, un vrai chasse-neige en hiver, je ne comprends pas le désamour pour cette auto fiable et pratique.Dommage qu’elle consommait comme un tank et que j’ai dut m’en séparer pour reprendre une mazoutée, car j’adorais cette bagnole.

Bertrand

Le 06/03/2017 à 09:45

Bonjour,
Je possède une Saab 9.3 coupé 2litres turbo de 2002 depuis 2 ans, achetée une bouchée de pain et en très bon état.Bien sur, cette « Feugo-à-la-suédoise » n’a plus rien à voir avec La 900…les puristes comprendront, mais elle garde quelque chose d’unique face aux mornes productions actuelles : son originalité.
Le coût d’entretien n’est pas excessif ( d’aucuns l’appellent la Porsche du pauvre) et la consommation sur autoroute et nationale tourne autour des 8,5 / 9 litres. En ville, il faut compter 10 litres voire 11 si l’on roule sur de petits parcours.
Il paraît que lorsque l’on essaie une Saab, c’est délicieusement foutu, on devient accro… Je m’en sers au quotidien développant quelques signes de dépendance inquiétants : sourires, politesse,visage et corps détendus..on passe pour des fous face à tous ces conducteurs de SUV…(oh, le vilain mot).
Quel dommage que Général Motors n’ait pas su gérer Saab. Consolons nous ,pauvres Saabistes orphelins, en nous disant que nos engins (900,900ng, 9.3,9000,9.5…)sont uniques, que nous avons sauvés un patrimoine, et que leur valeur sur le marché ne sera jamais aussi forte que dans nos cœurs.( j’observe par ailleurs que la cote des 900 peut grimper jusqu’à cinq chiffres en collection).
Bien saabistiquement.

Arnault

Le 26/09/2017 à 21:26

La ligne est vraiment reussie, le cabrio est (a mon gout) superbe.

Effectivement, on en trouve a des tarifs interessants.

De quoi solidement envisager d’en mettre une de côté.

La qualité globale et la conception est-elle au niveau des précédentes ? la 900 originale m’avait laissé un (lointain) souvenir de « caisse surprenante », « pas pareille ». Cette version garde-elle ce genre de qualité ?

Il faut vraiment que j’essaie les deux, les berlines 900 se trouvent encore a des tarifs acceptables… A l’aide 😀

JB

Le 07/02/2018 à 00:11

Je possède ma Saab 900 S Talladega 2 litres atmosphérique depuis 2002. Elle date de 1997 et tient allègrement ses 233.000 kilomètres.
Bien sûr, le 2 litres atmosphérique de 130 chevaux qui motorise ma voiture est un veau au-dessous de 2800 tours. Bien sûr, la 5e est inutilisable, faute de couple (177 NM quand même) au dessous de 2200 tours. Bien sûr elle consomme 8,5 litres sur autoroute et plus de 11 litres en ville. Mais avec son moteur increvable, cette voiture ne m’a trahi que deux fois : tête d’allumage encrassée empêchant le démarrage il y a dix ans, et rupture de poulie de courroie d’accessoires il y a huit ans. En seize ans d’utilisation c’est peu. Euh si : sortie de route sur aquaplaning il y a sept ans. Sur sol mouillé avec des pneus un peu usagés et/ou trop gonflés, il faut faire attention.
Son entretien a pu être coûteux, il l’est moins aujourd’hui, car il peut être fait par des garagistes saabistes compétents et honnêtes, contrairement à ceux qu’on a pu connaître dans le temps. Si elle est attentivement entretenue, une NG est increvable. J’ai toujours l’embrayage d’origine, c’est dire.
Le train avant est son point faible : il grince et claque. La boîte doit être impérativement vidangée avant les 200.000 kilomètres, sinon elle fait de gros bruits d’engrenages. La puissance des phares devient faiblarde.
Au quotidien, elle est douce, élégante, très confortable. C’est un plaisir permanent. Et la vraie classe. Je n’ai aucune raison de m’en séparer.
Je trouve absurde de ne pas en acheter une d’occasion, quand on sait que ma Talladega cote moins de 1.400 € à l’argus.
Il faut acheter les NG pour les sauver de la casse, les bichonner et les conserver indéfiniment. On n’en sera pas déçu !

Olivier

Le 30/04/2018 à 23:36

Paul… Tu me déçois…
Toi ? Saabiste devant l’eternel, ne pas comprendre le night panel ?? N’as-tu pas donc rouler aussi longtemps que je pensais à bord de ta 9-5 ?

Lorsque que j’avais encore ma dernière, mon break 3.0 v6, je m’en servais pour mon travail. J’étais le responsable technique d’une petite boîte qui vendait une solution de service à des magasins type bureau vallée ou top office. En clair je sillonnais la France et même l’Angleterre entre mes clients, ma boîte et le fabricant basé à Portsmouth.
Tu n’imagines pas les heures de route à bord de ma Saab, les nuits entières à rouler pour faire du grenoble-Bayonne-grenoble-caen en moins de 3 jours.

Le night panel est sans doute un gadget pour 80 % des utilisateurs, mais n’oublions pas ce qu’était la 9-5 : un sublime, efficace et terriblement confortable outil à bouffer de l’autoroute !
En ca le night panel était l’outil ultime, quand il est minuit, tu pars de chez tes clients, tu roules encore et encore, et grâce au night panel RIEN ne te gêne, aucune fatigue des yeux, juste ta vitesse affichée et basta, tu es sereins, dans le plus grand confort, à écouter du nina Simone tout en doublant les files interminables de camions…

Cette voiture m’aura détruit le portefeuille, mais si aujourd’hui je suis un citroeniste hydraulique convaincu, je n’ai jamais retrouvé ce confort ultime ni cette quiétude de nuit.
D’ailleurs aujourd’hui je déteste rouler de nuit….

Philyann

Le 26/09/2018 à 13:24

Je rejoins Olivier et je suis fan du night-panel ! Avec l’âge (57)la vue fatigue et c’est très utile pour rouler de nuit s’en être perturbé … Ma 9.3 Cab me permet ainsi de longs trajets sans fatigue visuel

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