Santana / Suzuki Samuraï : « mon 4×4 ce héros »

Jeudi 17 avril 2014
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En 1991 sort « Mon père ce héros », avec Gérard Depardieu et la jolie Marie Gillain. Elle a mon âge, elle est toute mignonne, et son côté mytho est assez séduisant. Ses premiers émois sont un peu les miens et ceux de milliers d’adolescents à l’époque. Mais on aperçoit surtout un étonnant petit 4×4 estampillé Suzuki, loué par Gérard Depardieu pour retrouver sa fille qui n’en fait qu’à sa tête.

Marie Gillain et Gérard Depardieu, dans une Suzuki Samuraï pour le tournage du film "Mon père ce héros".
Marie Gillain et Gérard Depardieu, dans une Suzuki Samuraï pour le tournage du film « Mon père ce héros ».

Cela m’avait interpellé à l’époque, car les Samuraï qu’on croisait dans le XVIème arrondissement ne portaient pas la même marque. Le hasard des badges et des contournements du contingentement pour les constructeurs japonais m’a fait longtemps croire qu’il était purement espagnol, et de marque Santana.

Erreur ! Le Samurai est bien japonais, mais construit sous licence par le constructeur espagnol Santana, lâché par son partenaire Land Rover en ce début des années 80. Pour sauver sa peau, Santana aura l’idée de génie de signer avec Suzuki cet accord de licence permettant à la marque japonaise de ne pas être touchée par les quotas sur les modèles japonais, son petit 4×4 étant fabriqué en Europe. Cet accord se poursuivra d’ailleurs avec le Vitara, que Santana fabriquera jusqu’en 1999, date à laquelle Suzuki (pourtant actionnaire à 49 % de l’entreprise espagnole) décidera de voler de ses propres ailes (surtout, les quotas ont disparus depuis belle lurette, et le partenariat n’a plus vraiment lieu d’être). Après Land Rover, c’est Suzuki qui lâche Santana qui, malgré un accord avec Iveco, ne s’en remettra jamais et fera faillite en 2011 (lire aussi : Iveco Massif / Campagnola).

Le Samuraï est un adorable 4×4 qui dépoussière un peu le segment, voire en créé un de toutes pièces : celui des petits SUV aussi à l’aise en ville qu’en dehors des sentiers battus. Car, malgré sa taille liliputienne et son look tout à fait adapté en ville ou dans les stations balnéaires, le Samurai est un vrai baroudeur. Vu son poids (entre 830 et 970 kg selon les versions), pas besoin de gros moteurs : un 1000 cm3 de 45 ch en entrée de gamme et un 1,3 litres de 64 ch pour le « haut de gamme » suffisent au Samuraï pour démontrer tous ses talents de franchisseurs.

Les Samuraï ont la bonne idée d’être pour la plupart découvrables, ce qui en fait une excellente voiture de plage pour l’été, d’autant qu’on en trouve à partir de pas grand chose sur le CoinCoin national. Il est temps de la réhabiliter !

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2 commentaires

olivier

Le 26/10/2017 à 00:58

Santana a produit par la suite des defender remotorisés je crois mais j’ai découvert aujourd’hui qu’il avait produit par le passé déjà des defender. je viens d’en croiser un en Espagne.

A quand un article?

L abbé Nedictine

Le 12/01/2018 à 11:56

Oh celui là,article m avait échappé…ex propriétaire d un Santana SJ 410…que de bon souvenirs avec ,que de virées avec en compagnie d autres propriétaires,malgré sa puissance dérisoire associé à sa consommation gargantuesque (9l/100km en conso moyenne avec un réservoir de 35l,inutile de dire que j étais pote avec les pompistes à cette époque la…) Apte à passer partout des petites rues de la ville à la boue des chemins…je l ai laissé avec beaucoup de regrets quand il a fallu revenir à une voiture plus adapté à l usage de celui qui devenait jeune papa…je désespère pas d en racheter un…un jour en 3eme voiture pour le fun !!

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