Simca 1307/1308/1309, Chrysler Alpine/150, Talbot 1510/Solara: à la conquête de l’Europe

Jeudi 31 août 2017
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Il n’y a rien de plus embêtant qu’une voiture qui n’a pas de nom unifié, enfin, générique quoi. Avec le projet C6, Chrysler Europe donnait naissance en juillet 1975 à un modèle qui sera multi-marque, et doté de nombreuses appellations : Simca 1307/1308/1309 en France, Chrysler Alpine en Angleterre, Chrysler 150 en Espagne, Dodge Alpine en Colombie (oui oui!), puis à partir de l’été 1978 Talbot 1510 (France), Talbot Alpine (UK), Talbot 150 (Espagne) et enfin, Talbot Solara (partout) dans sa version tricorps. Bref, pas facile de nommer cette voiture, je parlerai donc le plus souvent de C6, comme son nom de code, par commodité !

Ces multiples appellations étaient, d’un point de vue marketing, une totale aberration que tentera d’ailleurs de corriger Peugeot en réunissant sous un même étendard, Talbot, les 3 entités européennes de Chrysler (lire aussi : le rachat de Chrysler Europe). Revenons à notre projet. La C6 doit remplacer dans la gammer Chrysler-Rootes-Simca-Barreiros les 1301 et 1501 datant de 1966. Le projet est lancé en 1972, avec la mise à contribution des équipes anglaises pour le design (Roy Axe et Keith Cockell) et des équipes de Poissy pour l’ingénierie. A l’époque, la berline à hayon est le summum de la modernité, c’est donc ce type de carrosserie qui sera choisie.

Côté technique, il s’agissait d’une traction, dérivée en partie de la 1100 (berceau, trains roulants avant) , et dotée de deux moteurs « Poissy » (eux aussi issus de la 1100) : un 1294 cm3 de 68 ch (1307), le même avec deux carburateurs double corps et 82 ch (1307 S), et un 1442 cm3 de 85 CH (1308 GT). En 1979, la 1309 SX est lancée avec un 1525 cm3 de 88 ch exclusivement accolé à une boîte automatique. La 1307 S devient 1308 S en récupérant le 1442 cm3 de la 1308 GT. Vous l’aurez compris, le dernier chiffre indiquait la puissance fiscale du véhicule, 7 cv pour la 1307, 8 pour la 1308 et 9 pour la 1309 : facile.

En Angleterre, on préférera une appellation plus simple : Alpine. Un nom évidemment impossible à utiliser en France ou en Espagne où la marque de Dieppe détenait les droits sur le nom. Histoire de simplifier les choses, les Espagnols choisiront le nom 150, allez savoir pourquoi. Pour satisfaire chacune des filiales, les C6 furent produites tant à Ryton, en Angleterre, qu’à Poissy en France ou qu’à Villaverde en Espagne. Elle fut aussi produite en Colombie par Chrysler Colomotores (sous le nom de Dodge Alpine), en CKD en Nouvelle Zélande, chez Todd Motors, mais aussi, plus étonnant, en Finlande, chez Valmet (tout comme l’Horizon, lire aussi : Talbot Horizon chez Valmet) de 1979 à 1985. Une voiture internationale on vous dit !

Alors qu’aujourd’hui les C6 ont pour la plupart toutes disparu de nos routes, il est difficile d’imaginer qu’elles firent un tabac à leurs débuts. Dès 1976, la C6 s’offrait le titre de « voiture de l’année », en plus de truster les ventes de sa catégorie en France. C’est d’ailleurs dans l’Hexagone que les 1307/1308/1309 eurent le plus de succès. En Angleterre, ce fut plus compliqué, notamment par manque de « gros moteurs » face à une concurrence installée (Vauxhall Cavalier, Ford Cortina par exemple). Malgré cela, les modèles C6 connurent une belle carrière commerciale, avec 818 834 exemplaires produits entre septembre 1975 et octobre 1979.

C’est à cette date que les C6 devirent officiellement des Talbot, sans grands changements par rapport à leurs devancières, malgré un léger lifting, et l’arrivée d’un 1.6 « super carré » de 88 ch. La 1510/Alpine/150 ne restera d’ailleurs pas longtemps au catalogue, disparaissant en 1982 après 75 553 exemplaires seulement. La vraie nouveauté viendra en 1980, avec la présentation de la Solara, une version tricorps au dessin agréable et plutôt moderne. Un dessin qui collait parfaitement avec la nouvelle grande berline de la marque, la Tagora présentée au Salon de Paris 1980 (lire aussi : Talbot Tagora). La Solara sera fabriquée jusqu’en 1985, à 184 076 exemplaires, et connaîtra diverses séries limitées, comme la fameuse Pullman, ou l’Executive (2400 exemplaires), mais aussi Escurial (en Espagne) ou Minx et Rapier (en Angleterre).

Avec les C6, qu’elles soient Chrysler, Simca ou Talbot, on tenait là des voitures efficaces, saines (si l’on excepte la rouille, mais c’est un peu le lot de toute voiture des années 70), aux mécaniques fiables et au style élégant (à l’époque). Aujourd’hui, il faut bien l’avouer, le dessin a (mal) vieilli, particulièrement en « hatchback », mais elles ont ce petit parfum de nostalgie pour les garçons de mon âge (le même âge que les C6 quoi). Elles ne cotent pas grand chose, mais malgré une diffusion assez large, ont quasiment disparu de nos routes et des petites annonces, tuées par la rouille ou les primes à la casse successives depuis les années 80. Il sera donc difficile d’en trouver une en bon état (on ne dénombre plus que 19 Alpine en circulation en Angleterre, c’est dire!), mais si vous tombez sur la perle rare (une « performante 1308 S ou GT, ou une Solara Pullman, par exemple), n’hésitez pas !

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65 commentaires

Docteur Oliv

Le 31/08/2017 à 19:22

Effectivement Moderne avec un Hayon MAIS la calandre à l’Envers dito 305 Ph1 ou Espace 1
Sinon des finitions sympa en Velours, d’excellent Haut Parleurs AUDAX…
La Solara, ça le fait…au moins à l’époque.
De bons moteurs qui faisaient un BRUIT terrible et Horrible Mais le 1442 supportait bien le gonflage

Quentin R.

Le 31/08/2017 à 21:41

L’une des meilleures berlines de sa génération… Côté moteur, il ne lui manquait qu’un 1.8/1.9L en haut de la gamme…
Quand on n’y regarde bien, si Chrysler l’aurait pu ou voulu, sa gamme du moins en France aurait pu être semblable à celle de Volkswagen à l’époque: les C6 étaient équivalente à la Passat alors que l’Horizon été en quelque sorte la Golf française… Manquait plus qu’un modèle similaire à la Polo pour succéder à la 1000 et, pourquoi pas, un coupé comme la Scirocco pour compléter la gamme.
Quand on voit le succès que ces VW ont eux, on pourrait se demander ce qu’il serait advenu de Simca si elle avait pu suivre une voie similaire…
Au lieu de ça, Chrysler préféra lançait l’étude d’une grosse berline pour remplacer les 160/180/2Litres, modèles qui n’ont jamais connu un grand succès du moins en France.

wolfgang

Le 12/09/2017 à 13:29

Ils avaient mieux que la Scirocco : les Bagheera et Murena.

Quentin R.

Le 12/09/2017 à 14:39

Oups, c’est vrai… je les avais oublier ces deux là… 😉
Ils leur à seulement manqué une vraie remplaçante pour la 1000 alors que nombres de constructeurs avaient déjà dans leur gamme une citadine: Autobianchi A112 (1969), Fiat 127 (1971), Peugeot 104 et Renault 5 (1972), Audi 50 (1974) et VW Polo (1975), Ford Fiesta… Suivront les Citroên Visa (1978), Austin Metro (1980) et enfin Opel Corsa (1982)… Il faudra attendre fin 81 pour voir enfin Simca devenue Talbot arriver sur le segment avec la Samba… Second clone du coupé 104 après la LN (1976)…

wolfgang

Le 14/09/2017 à 13:18

La remplaçante de la 1000 c’est l’Horizon en 79 il me semble.
Très comparable à la Golf.
Et elle s’est bien vendue.
Et puis il y a eu la 1100 en 68 qui s’est aussi très bien vendue et qui était une excellente bagnole à l’époque.

Docteur Oliv

Le 14/09/2017 à 13:31

OK sur la comparaison Horizon Golf
Mais la 1100 était bien plus grosse qu’une 104 R5 ou Fiat 127 (moteur qui aime bien prendre des Tours)

24heures

Le 31/08/2017 à 22:14

– Niveau raretés, il faut aussi citer la seule version Diesel : la Solara / Escorial en Espagne (moteur 1.9D idem Horizon)
– Autre particularité : un design (en bicorps) très proche de celui de la R20 (et aussi -bien- plus tard de l’Aleko), j’ai déjà lu des choses là-dessus mais je ne me souviens plus bien des explications…
– Mon grand-père avait une 1307 GLS (c’était le modèle de base) que j’ai un peu conduite sur la fin. Je garde surtout le souvenir du bruit moteur… l’insonorisation des autos n’était pas celle d’aujourd’hui. Et la boîte accrochait méchamment de 3 en 4 si je me souviens bien. On va dire que fin des années 90 / début des 2000 elle était franchement démodée.

wolfgang

Le 12/09/2017 à 13:35

Au ralenti bruit de castagnette typique Simca du au jeu aux soupapes. Certaines Ford faisaient le même. Dans les tours, le bruit était sympa. C’était surtout bruyant parce que les boites 5 étaient rares. En tout cas les moteurs étaient très solides.
Les versions SX étaient plutôt correctement isolées. Mais les LS n’avaient même pas d’isolant sous le capot.
Pour les boites ça dépend. Les boites 4 Simca avaient des synchros assez fragiles. Donc ça grognait assez rapidement. Sauf si on décompose bien pour monter et qu’on fait le double débrayage pour descendre.
Sinon il y a aussi eu des boites de CX en 4 et en 5 vitesses. Beaucoup plus solides des synchros, mais moins rapides.
Et les BE1-4 et 5 Peugeot aussi…

Alex c.

Le 31/08/2017 à 22:25

Si je me trompe pas la version Escurial en Espagne de la solara sortie en fin de carrière désignait une version équipée du xud, moteur diesel que la gamme française n’a jamais eue.

Alex c.

Le 31/08/2017 à 22:45

Oups mon commentaire fait doublon…

Olivier S

Le 31/08/2017 à 23:00

<>
.
Si on se rend compte du look d’autres concurrentes en 1975, je trouve le design et la conception de la Simca – Chrysler-Simca – Chrysler – Talbot « C6 » résolument moderne, par rapport a l’année de lancement et aussi a ce jour!
.
Il faut voir ce qu’il y avait en 1975, entre autres:
.
– VW Passat / Audi 80, Renault 12, R16 (tous a moteurs longitudinal, donc moins de place intérieur par rapport a la longueur extérieur, les Renaults déja un peu vieillissantes)
.
– Fiat 131 Mirafiori, Ford Taunus TC ’74 « baroque » / TC ’76, Opel Ascona B, Seat 124, Morris Marina (propulsions à ponts rigides tapants, sans hatchback, les années 60 réchauffées)
.
– Triumph 1500 et Alfa Romeo Giulia (trop sportives et petites a l’intérieur par rapport a la C6 moins chère)
.
– Citroen GS (déclinaison moteur 1.1 et 1.2l max. 58cv et bien trop faible, sans hayon jusqu’à la GSA en ’79)
.
– Peugeot 304 (l’arnaque de la 204 gonflée en porte-à-faux av. et ar., déjà vieillissante du temps de la Chrysler C6), Austin Maxi (bon, n’en parlons plus, même les anglais l’ont boudé)
.
Par rapport a ça, la Simca / Chrysler-Simca / Chrysler / Talbot mi-gamme était un superbe coup, moderne et très bien conçu!
.
Mais l’histoire chaotique du badging avec des marques différentes tous les deux ans, et les changements du réseau de concessionnaires en permanence a évite un succès sur bien des marchés étranger, notamment en RFA, BeNeLux, Scandinavie, Suisse et Italie.
.
Dommage, en rétrospectif elle était pas si mal!

Docteur Oliv

Le 01/09/2017 à 09:44

Pas faux ton post
ce qui sauvait cette voiture c’était le coté clinquant de SIMCA (déjà époque PIGOZZI) renforcé par les Américains
Ils se cherchaient tellement que l’on a vu des voitures badgées SIMCA ET TALBOT avec des clés Pentastar !

Rich

Le 01/09/2017 à 14:52

« Ils se cherchaient tellement que l’on a vu des voitures badgées SIMCA ET TALBOT avec des clés Pentastar ! »

C’est qui ils? C’est à Peugeot que l’on doit ça, sans compter qu’en 1980 il y a eu un rappel, pour notamment changer le nom sur le capot, de Chrysler à Talbot, pas étonnant qu’il y ait eu des 1307 avec Talbot sur le capot au lieu de Chrysler.

wolfgang

Le 12/09/2017 à 13:37

Tout à fait d’accord. C’était de la super bagnole. Et ça tenait super bien la route.
Moi j’en ai plusieurs, plus ou moins en bon état, jamais je les vendrai.

MaxR

Le 31/08/2017 à 23:19

Beaucoup de souvenirs de la 1308 GT de mon beau frère. Elle faisait suite a une Manta BVA dont la boite avait rendue l’âme.
Cette 1308 avait une magnifique couleur… « rouille », comme sur la 3eme photo.
C’était une couleur prédestinée. La voiture a terminée sa vie rongée par la corrosion, mais avec un moteur qui tournait toujours aussi bien, malgré le kilométrage élevé (env. 250M kms) pour l’époque.

Engrenure

Le 01/09/2017 à 00:30

Probablement une des voitures les plus laides qu’on ait produites en France au cours du siècle. A cela s’ajoute une impression de fragilité et un bruit pourri. Verdict: POUBELLE !

24heures

Le 01/09/2017 à 01:02

Ah non non, pour les voitures françaises les plus laides du 20° siècle il y a de la concurrence :
– Ami 6
– Axel
– Visa 1
– Megane 1
– Scenic 1
Liste à la fois totalement subjective et non exhaustive.

Sylvain

Le 01/09/2017 à 09:43

….
– Peugeot 407
….

Corail74

Le 01/09/2017 à 10:49

C’est XXIe siècle et si l’on veut faire une liste exhaustive, il nous faudrait un annuaire !
(Il serait même plus simple de lister les belles autos sorties en ce siècle).

Engrenure

Le 02/09/2017 à 03:51

« Produites en France » j’ai dit.
L’Axel (à l’histoire trépidante) fut fabriquée en Roumanie. Elle est, certes, une triste auto, mais elle a cette excuse. Quant à la Visa I et à l’Ami 6, ces sont des bagnoles bien balancées, innovantes et pleines de friandises esthétiques qui font aujourd’hui le délice des amateurs. La 1307, c’était une tire en biscotte avec un intérieur en moquette jaune. En deux coups de saton on pouvait lui arracher le pare-chocs. Une daube.

wolfgang

Le 12/09/2017 à 13:41

N’importe quoi … parechocs en fibre super solides à une époque où les autres avaient des merdouilles chromées qui se pliaient en 8.
La déco était conforme au gout de l’époque… les Renault orange c’était pas mieux…

wolfgang

Le 12/09/2017 à 13:39

Les 1307 étaient pas super belles, j’admets. Mais les 1510 étaient très correctes surtout en bleu Erevan et les Solara très élégantes dès qu’on passait à la SX.

Sam

Le 01/09/2017 à 02:15

Simca chrysler ont été des précurseurs…. avec ces voitures en tôles biodégradables

Jack Beauregard

Le 01/09/2017 à 03:01

J’ai failli avoir une 1307 comme première voiture en occasion alors que je me faisais déjà la main sur la 1510 GL de ma mère.
Je trouve que le design n’était ps si laid que ça.
J’ai fait l’entretien de la 1510 jusqu’à ce qu’elle « meurre » d’un joint de culasse mal réparé (je n’avais jamais pratiqué ce type d’opération sur une voiture) et rongée par la corrosion sous les custodes arrière et le haut des portières.
Faire faire le JDC sur un tas de rouille n’en valait plus la peine (elle aura été remplacer par une Alfa 75 2L).
La 1510, une voiture confortable pour l’époque. J’appréciais les mousses du tableau de bord, autrement plus agréables que les plastiques durs de chez Renault.
Et le bruit claquant à la « Simca », inimitable, que je reconnaîtrai si j’avais l’occasion de l’entendre à nouveau aujourd’hui.
Un très bon souvenir !
Merci BR de l’avoir réveillé

Germain

Le 01/09/2017 à 03:14

Elle me fait penser à une Moskvitch Aleko, en même temps c’est normal elle lui a servi de modèle. J’ai vraiment l’esprit tourné vers l’est moi. Et du haut de mes 30ans j’ai jamais croisé une de ces Talbot dans la rue ni sur la route mais elle a l’air sympa

Docteur Oliv

Le 01/09/2017 à 09:37

Rassure toi je ne sais pas si la dernière SIMCA, croisée dans la rue, c’était il y a 10 ans ou 15 ans !!!

Alex c.

Le 01/09/2017 à 13:24

Tout à fait logique en effet que la moskvitch aleko ressemble à la 1307 les russes en ayant acheté une lors de l’étude de l’aleko. Toutefois il n’y a aucune pièce commune entre les 2 voitures et les dimensions sont différentes il y a seulement eu une « inspiration ».

J2M

Le 01/09/2017 à 06:56

Si mon souvenir est exact, ces moteurs brillants et nerveux avaient deux défauts : une culbuterie bruyante et un bloc non chemisé. Donc un bruit de castagnettes caractéristique et, lorsque l’usure se faisait sentir par un appétit accru en huile, l’impossibilité de rechemiser et donc la condamnation à terme.
Ce choix technique limitait aussi les possibilités de faire évoluer la cylindrée autrement que par la course.
Ce qui passait dans les anciennes Simca faisait donc tache dans les nouvelles. Qui plus est, la tôlerie n’avait plus rien à voir avec les ancêtres (les Aronde/1300 rouillaient peu).
Donc une jolie voiture, au succès incroyable la première année, mais de piètre qualité. La clientèle s’en rendit vite compte.
Par contre, les liaisons au sol étaient de premier ordre tout comme la sellerie. Cette dernière aura toujours fait l’objet d’un soin attentif de la part de Ford/Simca/Chrysler/Talbot (fermez le ban…), en termes de confort, de robustesse et d’esthétique. On croise encore des 1100/ 1307/ Horizon ou 180 dans les rassemblements, passablement défraîchies, sauf sur ce point.

Docteur Oliv

Le 01/09/2017 à 10:10

Sur le bloc NON chemisé, je n’ai jamais compris ce qui empêchait de faire une cote Réparation comme sur ma Moto ?
Attention : Chemise Humide ne signifie pas Remise en état Facile. Sur un XU PSA les chemises sont amovibles, MAIS si tu veux faire quelque chose du genre « Colis coup de Fouet » de RENAULT, tu vas être surpris car mettre les nouveaux pistons sur les anciennes bielles est : SPORTIF
Contrepartie, ce bloc supporte bien l’augmentation de puissance

Rich

Le 01/09/2017 à 14:46

Absolument faux, le bloc non chemisé dispose de 3 côtes de réparations. C’est notamment ce faux argument que les concessionnaires Peugeot mettaient en avant pour tuer la vente des talbots. Volvo tout comme Audi à l’époque avait aussi des blocs en fonte non chemisés.

Docteur Oliv

Le 01/09/2017 à 15:34

J’ai écrit un peu en raccourci ! j’aurais dû écrire ; ce qui empêchERait ….
Cette « impossibilité » de réalésage se retrouve dans beaucoup de Marques et garages, à mon sens par manque de compétences car il est effectivement plus simple de faire de l’échange satandard !

Rich

Le 02/09/2017 à 22:16

Sur le plan du coût, l’ES, l’emporte. Par contre les blocs en fonte SIMCA, se réalèsent, j’ai connu des proprio qu’ils l’ont fait faire, et d’ailleurs pourquoi SIMCA avait prévu des pistons et segments en côte réparation, si ce n’était pas possible. Puis la légende de la fragilité que les gens disent sur les blocs en fonte non chemisés est plus que risible. Audi jusqu’en 1997 avait cette technique sur le 5 cylindres turbo, sans aucun traitement de surface.

L abbé Taillere

Le 01/09/2017 à 09:43

Merci BR pour ce nouveau super article !
Loin d imaginer que cette voiture qui m à fait rêver enfant (mais pourquoi mes parents étaient si fidèle à leurs Renault 12 X2 ….
Je n avais pas soupçonné cette carrière internationale sous autant de différentes identités! !!

Greg

Le 01/09/2017 à 13:34

Ouh la la que je les aimais pas celles-là!
Quand j’étais collégien, les parents d’un copain avait une 1307 marron avec intérieur marron…
C’était déjà has been dans les années 80, le blanc étant alors la tendance forte du moment.
Bref, je n’aimais et je n’aime toujours pas cette voiture, et mon honnêteté me pousse à avouer que j’ignore toujours si c’était une bonne voiture ou pas?
Ne comptez pas sur moi pour en sauver une, si l’occasion se présentait… l’ignorance, je vous dis!

J2M

Le 01/09/2017 à 13:59

@ Docteur Oliv : le monde de la moto est celui de tous les possibles, tant les mécaniques sont simples. En deux temps.
Ça se gâte sur les 4 temps et surtout quatt’ pattes (= 4 fois plus !).
Les deux mondes ont une approche de la mécanique qui est très différente. Et des prix d’intervention difficilement comparables.
400 à 500 € semblent normaux pour un jeu aux soupapes sur un 4 cylindres moto, et c’est une grosse dépense.
La même somme représente la prise en charge seule sur certaines voitures premium.
Refaire un moteur Simca coûtait cher.
Et requerrait une intervention avec un autre niveau de compétence et de matériel que sur un bloc chemisé. Je dois avoir une facture de 77 chez Simca dans mes archives pour une réfection de moteur. Je me souviens que mon père avait toussé !
C’était pas un gromono de XT…

Docteur Oliv

Le 01/09/2017 à 15:39

Quand je pensais MOTO je pensais à Un 4 cylindres HONDA 1 000 cm3
Pas un tout petit moteur, mais aussi une politique puisque les constructeurs MOTO ne font pas dans l’échange Standard.
Pour le niveau de Compétences requises, tout à fait d’accord, je l’ai écrit il y a quelques minutes à Rich

Rich

Le 01/09/2017 à 15:17

@J2M, les blocs en fonte SIMCA, sont tout à fait réalésables, il y a des côtes de réparation pour l’alésage. Ca me rappel l’argument bidon que les concessionnaires Peugeot, sortaient pour dissuader les gens d’acheter des produits Talbots. Les blocs en fonte sont très costaud, Volvo et Audi, avaient des blocs en fonte non chemisés.

Alex c.

Le 01/09/2017 à 15:17

Il faut savoir que si les Simca 1307/08 (et Horizon) ont la réputation d’être biodégradable c’est que Simca, en plus d’utiliser sans doute de la tôle de qualité moyenne, n’arrivait pas à suivre les cadences élevés du au succès de leurs modèles. Pour pouvoir augmenter leur rythme de production ils n’avaient pas trouvé mieux comme solution de faire oublier à bon nombre de caisses la case anticorrosion…

wolfgang

Le 12/09/2017 à 13:47

J’ai connu qqn qui avait été concessionnaire Simca et qui m’avait expliqué que l’usine ne disposait que d’un bain de cataphorese. Pour des raisons de productivité, toutes les autos ne passaient pas dans le bain…
Mais elles étaient garanties 6 ans à une époque où ce n’était pas le cas de tout le monde.
Certaines rouillaient dès la fin de garantie, d’autres résistaient mieux.
De toute façon, à part Volvo, personne ne maîtrisait l’anticorrosion à l’époque…

J2M

Le 01/09/2017 à 15:34

Il faudrait que je retrouve la facture de la remise en état de 77 qui comptait un réalésage… du moteur et du compte en banque paternel.
Bien sûr possible. Mais souvent, c’est la dimension économique qui prime…

Vincent

Le 01/09/2017 à 16:18

Ah la Simca 1307, une bonne représentante de la « voiture de gégé » des années 90,aux côtés des R16-R20 et des 305.Avant de laisser place aux « jackys » et les R25.
On en croisait pas mal en fin de vie sur les routes, defraichies, trainantes mais avec la cb, les stores et les réflecteurs de porte…
Toute mon enfance!!!

Sinon je viens de me rendre compte que la Solara avait un petit côté Audi 80 dans sa ligne.

Enfin je reste perplexe sur la « simplicité mécanique » des moteurs de motos, rapport a l’écart de techno (double arbre de mise depuis les 80’s) et les hauts régimes qu’acceptent ces moulins.

Docteur Oliv

Le 01/09/2017 à 16:29

Je ne sais pas qui a parlé de simplicité mécanique des Motos, Pas moi en tous cas.
Même pas à l’insu de mon plein gré

Rich

Le 17/04/2018 à 20:53

« Ah la Simca 1307, une bonne représentante de la « voiture de gégé » des années 90,aux côtés des R16-R20 et des 305 »

Déjà dans les 90’s bon nombre de ces autos, n’était plus présentes déjà! à la rigueur jusqu’en 93, mais après…..la décennie n’est pas la bonne, mais personne est parfait.

Bekaert

Le 01/09/2017 à 16:45

Très belle et très bonnes voitures. Rouille ? bein, neuve = un passage chez Dinitrol et après pas plus de rouille qu’une Allemande ou autres marques  » premium  » J’ai eu plusieurs Simca…Talbot et aujourd’hui j’en possède toujours 2 1 Tagora et une 1510.

wolfgang

Le 12/09/2017 à 13:51

J’ai une épave de 1307, une épave de 1510 et deux 1510 en état moyen, + une Solara en état correct et une en épave.
La Tagora et la Murena, un jour peut-être.

J2M

Le 01/09/2017 à 16:52

Simplicité des deux temps ou des monos en 2 ou 4 temps.
Pour les multicylindres, certes non.
Relisez-moi bien…

Nabuchodonosor

Le 01/09/2017 à 19:06

Deux remarques à la volée :
Il me semblait avoir lu quelque part que le succès qu’elle connut dès son lancement fit augmenter les cadences si bien que l’on décida de shunter quelques étapes dans la préparation peinture pour tenir les délais de livraison promis… D’où la corrosion galopante qui s’ensuivit et qui fît donc sa réputation.
Je crois que c’est dans l’un des articles commit par Maître Patrice Vergès sur POA.
Par ailleurs, si mes souvenirs d’ado pré pubère sont exacts, elle fût la première auto de série à arborer des pare-chocs en fibre intégrés au design, à une époque cet accessoire de sécurité passive venait comme une pièce ajoutée par devant la carrosserie… Mais évidemment, je n’en suis plus très sûr.
Nabutrèssûr.

Docteur Oliv

Le 01/09/2017 à 19:46

Pour les Pare Chocs Fibre, c’est la R5 en 1972

Nabuchodonosor

Le 01/09/2017 à 20:36

Merci Docteur…

Docteur Oliv

Le 01/09/2017 à 20:46

de rien, que ferait-on pas pour pour 15 litres de Champagne !

Nabuchodonosor

Le 04/09/2017 à 13:42

… J’en ai la piqûre toute excitée…
🙂

Mad-Matt

Le 01/09/2017 à 19:10

La description de Vincent, c’est exactement l’image que j’ai du modèle! Et comme Greg, je hais TOUT de cette bagnole, même si tout le monde me certifie qu’elle était pétrie de qualités. Presque toutes les anciennes me font un pincement au coeur quand elles sont détruites, certaines que je détestais petit ont même droit à de la bienveillance de ma part, mais les 1307/1308/1309 font partie des rares qui me feraient actionner un broyeur à voitures avec plaisir!

Docteur Oliv

Le 01/09/2017 à 19:38

@ TOO MAD (Humour)
Ce n’était pas d’excellentes voitures mais de bonnes Autos. Pas dangeureuses, Qui freine, tient la Route (rien à voir avec…au hasard une R10 ) Pour le style chacun jugera, Perso je n’en aurai jamais acheté une, d’un autre coté je suis surpris de la Quantité de commentaires que l’Article a succité et sans être élogieux, ils étaient bienveillants

wolfgang

Le 12/09/2017 à 14:11

Moi je fais toujours la mécanique moi même.
Quand je vois ce que je faisais sur les Simca et ce que je fais désormais sur les bagnoles récentes, je peux te dire que les Simca c’était super costaud (je parle pas carrosserie, là ok, il y a eu du progrès). Les 1600 et les 1300 dépassaient 250 000 km sans pb à part changement des périphériques. Les 1500 étaient à course longue, donc à 160 000 km, ça bouffait de l’huile (la boite 4 aidait pas).
Sur une simca, on touchait jamais au moteur à part vidange, bougies, joints de carter et de culbu de temps en temps. Pourtant les rendements moteurs étaient élevés. On faisait 500 ou 600 km à fonds de 4 à 170 sur les nationales dans un bruit super sympa où tu entendais vivre la mécanique. La tenue de route sans pb, elle s’améliorait même avec la vitesse. Elle aurait supporté d’accrocher 200. C’était léger aussi. Et selon les versions, l’équipement était parfois énorme (vitres électriques, ordi de bord, direction assistée, appuies tête ar et avant, régulateur de vitesse, velours, anti brouillard…)
Bref on est loin des bouses diesel aseptisées d’aujourd’hui et des merdouilles produites à la même époque chez Peugeot et Renault, et même à l’étranger parfois…

Vincent

Le 01/09/2017 à 21:26

Mea culpa…
Reste à connaître la part de marché des monos ces vingt dernières années.

Ce qui est drôle, c’est de comparer deux moteurs de cylindrée équivalente vendus à la même période,en moto et en auto.Et la différence de philosophie qui en découle.Dans mon cas, un 1.2 de Micra et un 12zrx…

Vincent

Le 01/09/2017 à 21:45

Après c’est comme tout, quelles que soient leurs qualités ou leurs défauts, leur rareté actuelle et le fait de rouler dans une voiture de marque disparue les rendent désirables.C’est pas un peu beaucoup B.R. ça?
Rouler différent, dans une caisse que beaucoup croyaient avoir oublié (merci d’ailleurs Paul pour cet article) ça réhabilite le modèle, sans doute pas assez emblématique dans ses grandes heures pour assurer sa survie jusque nos jours sur la route, ou dans nos têtes comme peuvent venir à l’idée une Renault 16 ou une BX.

de Dreuille

Le 01/09/2017 à 22:26

C’était une super voiture, mon père a eu une 1308 GT, c’était à l’époque dans cette catégorie, ce qui se faisait de mieux

M. Stabèl

Le 02/09/2017 à 09:17

En Suède elle s’appelle Simca CombiCoupe, avec les types 1307 GLS, 1508 S et 1508 GT.

Rich

Le 02/09/2017 à 22:22

Si ces autos ont disparues très rapidement, ce n’est pas forcément dû à la rouille, quand Talbot a disparu en 1985 de mémoire en France et 1986 en Espagne. Beaucoup de proprio se sont séparés de leurs autos, car ils avaient peur de ne plus pouvoir les entretenir, et puis les primes à la casse ont littéralement éliminés une grosse partie, et on ne va pas parler de Peugeot qui à tout fait pour dénigrer les produits talbots notamment en concession. Les fameux: « Les moteurs SIMCA sont fragiles », « on ne sait pas trop ce que ça vaut une solara, Talbot c’est une marque jeune, prenez plutôt une 305, c’est plus sûr ».

fc30

Le 03/09/2017 à 21:10

A mes yeux la meilleure de la catégorie lors de sa sortie (la R 16 avait enfin trouvé une vraie rivale), mais victime des errements des propriétaires successifs de Simca, avec un marketing pour le moins douteux et pas vraiment de moyens pour faire évoluer le produit au delà de la base de la 1100 (il a fallu pas mal d’années pour qu’apparaisse le 1600 cm3 et la boite 5, d’abord de provenance Citroën) ni même au niveau industriel pour produire dans des conditions correctes (outre Manche c’était encore pire…). J’ai lu qu’au débuts des années 70 Chrysler avait songé à désengorger Poissy en construisant une seconde usine dans le Nord mais le projet n’avait pas vu le jour à cause de la crise ; PSA hérita des terrains et les utilisa finalement pour bâtir l’usine Sevelnord où sont fabriqués les utilitaires.
La ligne me semble très réussie et à la fois typique des années 70 et « légère », mais avec ce style on entre dans l’auto moderne, jugée sans âme, autre cause de sa désaffection. La Solara aussi est joliment dessinée, mieux qu’une 305 phase 1 ou qu’une R 18…
Dommage que PSA ne sut pas bien tirer parti de ce produit (comme le reste de la gamme Talbot ex Simca) : avec la 1307 / 1510, il y avait un bon compromis entre une 305 très (trop ?) traditionnelle (mais avec laquelle la Solara faisait doublon) et les GSA / BX très clivantes. A noter que la suppression de la 1510 en 1982 me semble avoir été décidée pour laisser le champ libre à la BX.
Gamin dans les années 90, je ne me souviens pas d’en avoir vu. C’est plus tard que j’ai découvert ce modèle : le garagiste où allaient mes parents avait une 1307 S abandonnée là par un client, aux côtés d’une BX et d’une Fiat Uno. Je croyais que c’était une voiture étrangère des années 80, et je n’en sus plus que lorsque j’appris qu’à la fermeture du garage en 2008 un club de collectionneurs l’avait rachetée (miracle, elle n’était pas trop rouillée, le climat gardois aidant).

Franck RIVE

Le 08/09/2017 à 13:05

Les 1307/1308/1309 occupent une place importante dans l’histoire de Chrysler-France: la revanche de la marque française sur sa tutelle américaine et sa cousine britannique.

10 ans plus tôt, lorsqu’il avait été demandé à Simca d’augmenter fortement les cadences de production, le site de Poissy ne suffisait plus et la construction d’une nouvelle usine fut envisagée. Seulement, en bons capitalistes typiquement américains (capable seulement d’engranger des bénéfices sur des produits déjà amortis mais pas de s’encombrer d’une R&D trop entreprenante) , la direction de Chrysler ne voulut pas financer le projet. Idem pour l’étude de la 1100. Simca dut donc le faire sur ses fonds propres, ce qui mit à mal sa trésorerie.

Chrysler mit donc ces incapables de frenchies sous tutelle, et les patrons américains qui se succédèrent n’étaient que des financiers qui ne voyaient au surplus dans la direction de la branche française qu’une simple marche pour accéder à la direction du groupe.

Beaucoup d’aménagements de Poissy se firent quasiment en cachette, alors que Chrysler préférait confier les (quelques) études à la branche britannique qui était alors rentrée dans une léthargie technologique qui va causer sous peu la perte de l’industrie automobile du pays. C’est de cette volonté qu’est née la Chrysler 160/180/2 litres, vieille grand’mère dépassée…

Mais le vent commença à tourner lorsque Chrysler réalisa que c’était la branche française qui épongeait avec ses bénéfices les déficits de Chysler-UK et Espagne. La France fut alors chargée de restructurer la branche espagnole, puis devant le succès, la branche britannique! Et c’est ainsi que les Américains découvrirent les vertus des petits français et leurs confièrent l’étude de toute la partie technique du projet C6…

Paul

Le 08/09/2017 à 13:20

exactement… merci pour ces précisions bienvenues sur la désastreuse gestion de Chrysler du cas « Simca » et de Poissy. Comme toi, je pense que Simca a été le poumon de Chrysler Europe, et il aura fallu du temps pour s’en apercevoir…

fc30

Le 10/09/2017 à 12:58

Le cas le plus emblématique est celui du refus par Chrysler de financer le projet « 936 » de petite voiture préfigurant très fortement la Renault 5, sans hayon mais d’emblée en 5 portes et avec un moteur transversal. Résultat, Simca manqua ce segment très porteur et n’eut rien d’autre à proposer en entrée de gamme qu’une 1000 dépassée qu’il n’arriva pas vraiment à remplacer (cf. l’étrange Sunbeam) jusqu’à sa reprise par Peugeot (avec la Talbot Samba dérivée de la 104).
Il y eut aussi l’absence de remplacement des breaks 1300/1500 puis 1100, la trop grande dépendance de la plateforme de la 1100, la stratégie marketing douteuse…

Docteur Oliv

Le 08/09/2017 à 13:38

C’est malheureux à dire mais c’est la Vérité avec ces « Bottom Line Managers » !!!
Bon après ce qu’on a pas compris c’est que les fonds de Pension feraient la même chose…en pire

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