Subaru Domingo/Libero/Vanille : un intrus dans la gamme

Publié le lundi 15 décembre 2014.
Mis à jour le samedi 15 décembre 2018.
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En 1994, les français commencent à mieux connaître la marque japonaise Subaru, grâce à ses victoires en rallye, mais aussi à sa fabuleuse version civile, l’Impreza GT Turbo (lire aussi : Subaru Impreza GT). Subaru imprime sa différence avec une gamme cohérente, composée de l’Impreza, de la Legacy (une grande berline performante) et l’étonnant coupé SVX (lire aussi: Subaru SVX). Pourtant, les dirigeants de l’importateur français vont aussi proposer un drôle de véhicule en décalage avec l’image de la marque : la Vanille.

Le Sambar, ancêtre du Vanille

Au Japon, ce minivan de 6 places au format Kei-cars ne choque pas, puisque chaque constructeur propose ce type de véhicules bénéficiant de réductions fiscales (malgré son format, la Vanille n’est pas une Kei-car, puisqu’elle reprend la base de la Subaru Justy). En France, en revanche, ce drôle de véhicule étonne, et ne colle pas du tout avec l’image sportive qu’est en train de se forger Subaru. Autant dire que la Vanille ne se vendra pas très bien pendant ses 3 années d’importation.

Au Japon, le Domingo est décliné en version vintage

Pourtant, cette puce au look étrange n’est pas inintéressante. Au Japon, ce type de véhicule existe depuis longtemps, et la Vanille dérive du Sambar, un minivan dont la première génération date de 1961: presque une institution. Surtout, elle propose des solutions innovantes : transmission intégrale (oui monsieur, c’est une Subaru tout de même!), moteur 3 cylindres en porte à faux arrière (1,2 litres pour 52 chevaux), modularité exceptionnelle vu son gabarit.

Hélas, cela ne suffira pas à convertir les français ! Trop éloigné de l’image sportive des Sub’, trop innovant peut-être à l’heure où les monospaces commencent tout juste à descendre en gamme et en taille, trop limité à la ville ou au tout-terrain, mais sûrement pas à l’autoroute, et surtout trop cher. Il coûte en 1995 la bagatelle de 88 500 francs. Des versions spéciales ont été lancées en France pour relancer les ventes, aux noms évocateurs de « Vanille Fraise » et « Vanille Menthe » : sans succès !

Un Libero allemand (en haut) et un Vanille français (en bas)

Malgré son échec en France, il se vendra dans le monde entier, sous de nombreux noms : Domingo au Japon, Sumo en Grande Bretagne, Libero en Europe, E12 sur certains marchés, Columbuss en Suède ou Estratto à Taiwan. Aujourd’hui, cette petite 6 places peut être une alternative intéressante, pour qui voudrait rouler décalé. On en trouve à des tarifs très intéressants, même si les amateurs de Subaru commencent à s’y intéresser. Le problème sera surtout sa rareté. On en trouve beaucoup plus en Allemagne (sous le nom de Libero), et homologables en France.

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4 commentaires

poum

Le 16/09/2015 à 20:58

A la commercialisation de l’E12 en France, je me souviens d’un jeu concours organisé par l’importateur à travers des encarts publicitaires dans quelques magazines (il me semble l’avoir vu dans auto plus) afin de lui trouver un nom plus fun. Mais je ne me rappelle plus du lot à gagner.
C’est donc Vanille qui l’a emporté.

Goulbeneze

Le 13/03/2017 à 17:23

je me souviens aussi de ce concours.Le lot était d’en gagner une justement.C’est vanille qui l’avait emporté ( trouvé par une femme si mes souvenirs sont bon ) qui avait trouvé ce nom qui était la contraction de van et famille.J’avais participé aussi à ce concours mais évidemment je n’ai pas gagné…J’avais proposé minispace ( petit à l’ extérieur,grand à l’intérieur ) et ce terme est devenu générique…
pardon pour ce commentaire sans présentation.

Vantage

Le 26/04/2016 à 15:45

Je m’y suis intéressé quand il m’a fallu acheter une voiture fiable et pratique pour tout les jours mais en trouver à vendre était déjà pas simple et dans un budget serré, c’était mission impossible. J’ai acheté une sirion 2 du coup et elle convient bien à ma demande

Olivier S

Le 28/02/2017 à 23:57

J’en ai une, version allemande Libero SDX 1.2 de ’96, stationnée en Provence.
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C’est la voiture la plus robuste et fiable qu’on a jamais eu en famille!
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Achetée neuve par mon père en 1996, elle n’a toujours pas eu aucune réparation en-dehors du service normal (filtres, huiles, etc). Elle n’a pas coûté le prix exorbitant francais – ici on a été facturé ~17.000DM taxe incluse (= 56774 Francs) en neuf, pour le modèle de luxe SDX 7 places a toit ouvrant électrique en verre.
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Par contre, ça commence a rouiller un peu, car elle n’a jamais eu droit a un garage. Aussi, mon père a du avoir des accrochements vu l’état des portes et chocs, donc je suis a la recherche d’un remplacement en RFA.
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Il n’y en reste presque plus en bon état – la plupart des Liberos allemands ont été exportées en Rep. Tchèque et surtout Slovaquie il y a dix ans déjà, on trouve aussi des Liberos ex-RFA en Italie montagneuse.

Ce 7-places est tellement maniable, utile en ville comme en campagne, et idéal en montagne enneigée, que personne la revend une fois qu’on la!

Par contre, le petit 3-cylindre et la tendance être soufflé de la route au moindre vent la rend pas a l’aise sur autoroute – et même dangereux en temps de Mistral!

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