Suzuki Bertone Go : le Zodiac sur roues

Publié le dimanche 1 octobre 2017.
Mis à jour le lundi 10 décembre 2018.
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Qui n’a jamais rêvé d’un véhicule de loisir, à la bouille rigolote, allant aussi vite à l’endroit qu’à l’envers, capable d’emporter son surf, sa moto, son scooter des neiges, ses skis voire ses chiens, passant partout et ressemblant à un Zodiac ? Ce véhicule de plage ou des neiges idéal aurait pu exister, Bertone l’ayant présenté au salon de Bruxelles 1972 : le Suzuki Go.

Malheureusement, il ne s’agissait que d’un concept-car, et pas d’un potentiel véhicule de série. Dommage car un tel projet aurait sûrement pu trouver des débouchés, tant sur le marché privé qu’auprès des professionnels. On imagine bien des stations de skis, ou des stations balnéaires, équipées d’un Suzuk’ Go pour l’assistance, les secours ou les maîtres nageurs. Les armées aussi auraient pu être intéressées par ce petit véhicule léger, maniable, et a priori pas cher à fabriquer.

Le Go restera une étude de style, et c’est bien dommage, car l’idée n’était pas bête. Les designers de chez Bertone se sont inspirés tout bêtement d’un best-seller du marché du nautisme, le canot pneumatique Zodiac : un engin simple, pas cher à fabriquer, et diablement efficace, et qui se vend comme des petits pains dans les années 60 et dans ce début des années 70. Le Go sera à la terre ce que le Zodiac est à la mer : l’engin à tout faire.

Si le Go n’est pas constitué de boudins pneumatiques, il reprend d’une certaine manière le look des Dinghys de l’époque, avec une carrosserie en fibre de verre à l’allure très nautique. Aux quatre coins, de grosses roues « tout-terrain » permettant de rouler sur neige ou sur sable. A l’intérieur, c’est minimaliste, comme un Zodiac : deux places à l’avant, un poste de pilotage, et un plancher plat à l’arrière par dessus le moteur (situé derrière le siège conducteur) et le radiateur (derrière le siège passager).

Pas de portes pour le conducteur ou le passager, il faut enjamber comme sur un bateau. A l’arrière cependant, une porte fait office de rampe de chargement pour le matériel, la motoneige ou la moto tout court. Bertone ayant dans le collimateur les marchés asiatiques et notamment japonais, c’est chez Suzuki qu’il va piocher le moteur de moto, un 3 cylindres de 750 cm3, et lui donner son nom : Suzuki Go.

Malheureusement, Suzuki ne sera pas séduit pas ce drôle d’engin, et le Go repartira dans les réserves de Bertone après le Salon de Bruxelles, pour y rester jusqu’en septembre 2015, date à laquelle les 79 véhicules du Musée Bertone (dont le Suzuki Go) seront vendus aux enchères suite à la faillite de l’entreprise. Ils seront rachetés par l’Automoto Storico Italiano (ASI) en un seul lot. N’imaginez pas négocier avec l’ASI pour racheter le Suzuki Go : classée au patrimoine culturel italien, la collection Bertone ne peut être vendue séparément !

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2 commentaires

YO

Le 01/10/2017 à 15:34

En poussant le concept un peu plus loin, il aurait fallu le rendre amphibie. Ce qui aurait encore plus légitimé le lien stylistique avec le nautisme !

nous75

Le 02/10/2017 à 01:31

En amphibie avec deux roues en plus c’est le VP de Poncin.

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