Tour Auto Optic 2000 : le plein d’adrénaline, de souvenirs et d’essence

Jeudi 9 mai 2019
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En ce lundi 29 avril 2019, au Grand Palais, une longue semaine ne faisait que commencer. Devant les 298 voitures du Tour Auto organisée par Peter Auto, nous ne nous rendions pas encore compte de ce qu’impliquait notre challenge : réaliser 8 reportages vidéos sur 8 voitures et leurs équipages. En réalité, nous avions placé la barre très haut. Pour atteindre notre but, il nous aura fallu beaucoup d’énergie, de café et surtout conduire vite et bien. Petit résumé de l’aventure CarJager de Paris à Deauville, en passant par Dijon, Lyon, Vichy et Tours.

Le mardi 30 avril, alors que les voitures prenaient leur vrai départ au château de Vaux le Vicomte, nous partions directement vers le château de Vaux où se déroulait le déjeuner avec la ferme intention de trouver 8 équipages prêts à jouer le jeu d’un reportage complet. Le challenge était ardu, car nous comptions demander beaucoup aux équipages sélectionnés : séquences statiques, en mouvement, Go-Pro intérieure, extérieure, drone, interview… Autant de “contraintes” pour des concurrents engagés dans une course contre la montre, tant en régularité qu’en compétition.

Au coeur de la course

En effet, le Tour Auto propose deux types de courses distinctes : pour la régularité, il s’agit de s’approcher le plus possible d’une vitesse moyenne sur l’ensemble des parcours chronométrés (spéciales ou circuits) ; pour la compétition, la gagne se joue au temps total le plus faible. Pour nos reportages, 8 équipages voulurent bien jouer le jeu : l’Alpine A110 Groupe 4 n°286 de Christian et Patrick (compétition), la Morris Mini Cooper S 1300 n°173 de Patrick et Emmanuelle (compétition), la Porsche 911 Carrera RS 3 litres n°257 de Claudio et Macha (compétition), la Dino 246 GT n°104 de Philippe et Jean-Claude (régularité), la Peugeot 204 Coupé n°96 de Mathieu et Gilles (régularité), l’AC Bristol n°75 de Frédéric, l’Alfa Romeo Giulia GTAM n°232 de Timm et Lara (compétition) et, pour finir en beauté sur les planches de Deauville, la Ford Mustang 289 n°84 de Joël et Rémy (régularité).

Nous avions donc un vaste programme, semé d’embûches. A bord de notre fidèle BMW 116d, nous allions tâter de la course, suer à grosses gouttes, rater des embranchements, enrouler les virages de montagne pour être à l’heure auprès de chaque concurrent. Nous commencions notre labeur le mercredi avec l’A110 de Christian et Patrick. L’heure était venue de se frotter à la course en condition réelle. Entre Dijon et Lyon, en passant par Magny-Cours, il nous fallait coller au train d’une Berlinette au taquet, tout en nous imprégnant du rythme d’une compétition haletante. Cette deuxième journée de course (et première journée de tournage) fut une bonne leçon d’organisation. Emportés par l’enthousiasme, nous rations même la sortie d’autoroute en pleine prise de vue : heureusement, nous avions pu faire de belles images peu avant.

De Magny-Cours à Lyon

Avec une seule voiture filmée en une journée, notre objectif de 8 vidéos devenait compliqué. Il fallait mieux s’organiser. Dès le soir, à Dijon, nous nous mettions en condition “course”, planifiant au road-book les points de passage pour notre victime du lendemain, la Morris Mini Cooper S 1300 de Patrick et Emmanuelle. Lors de cette 3ème étape en direction de Lyon, grâce à la disponibilité de Patrick et à la gentillesse d’Emmanuelle, nous arrivions enfin à prendre la bonne foulée. Malheureusement, la Morris Mini heurtait un concurrent au Mans deux jours plus tard, la Cooper S arrivant à Deauville avec l’avant défoncé.

L’après-midi de ce troisième jour était ensuite consacré à la Peugeot 204 Coupé engagée par Peugeot France et l’Aventure Peugeot. Changement de rythme et d’état d’esprit pour ce 3ème reportage puisque la petite 204 et ses modestes 55 chevaux obligeaient à une vitesse de croisière moins élevée. A son bord, on trouvait notre confrère Mathieu, journaliste à l’Argus, mais surtout Gilles Vidal, directeur du style de Peugeot. Certes, Gilles se montrait moins séduisant que Maeva Coucke, miss France 2018 et co-équipière d’Etienne Bruet sur l’autre voiture officielle Peugeot, une 504 Coupé, mais il se révélait très intéressant pour parler du style de la 204 et du futur du design de la marque au Lion.

Charade sous la pluie

Le vendredi, place à la Dino 246 GT de Philippe et Jean-Claude. Pour cette étape, en direction du fabuleux circuit de Charade, nous avions choisi une belle jaune, connue pour être la monture de Danny Wilde (Tony Curtis) dans la série Amicalement Vôtre. Si la journée précédente s’était avérée parfaite en terme d’organisation, celle-ci nous rappela que le moindre couac pouvait ralentir notre progression. La pression et l’adrénaline que procure un circuit montagneux comme celui de Charade (surtout sous la pluie) rendit l’interview impossible sur l’instant.

Pour la deuxième partie de journée, nous retrouvions Claudio et Macha en compétition sur une très rare Porsche 911 Carrera RS 3 litres. Sur le circuit de Charade, Claudio démontrait tout son talent tandis que nous commentions la course avec Bruno Solo, concurrent du tour sur une Alfa Romeo GTAm, sur les bords de la piste. Dans les stands, nous retrouvions Jean-Pierre Gagick, contraint à l’abandon dès le deuxième jour après une culasse fendue sur sa Shelby Cobra 289 et qui profitait de l’absence de copilote de l’AC Bristol de notre reportage pour continuer un peu le Tour Auto.

En direction de Tours, Macha, la co-pilote de la Porsche n°257, nous organisait parfaitement l’après-midi, permettant ainsi d’assister aux changements de pneus, de réaliser des prises de vues fantastiques dans les monts d’Auvergne et de faire une interview de Claudio dans le superbe château de Chazeron. Nous prenions ensuite les chemins de traverse pour arriver à temps à Tours pour ce qui était la plus longue étape de l’épreuve.

Du Bugatti à Deauville

Le lendemain matin, nous retrouvions aux aurores Frédéric et son AC Bristol de 1958 pour partir en direction du Mans et un baptême du Bugatti avec la belle petite anglaise qui enfanta, plus tard, d’une furieuse américaine, l’AC Cobra. Pour la dernière liaison entre le Mans et Deauville, nous suivîmes ensuite la superbe Alfa Romeo Giulia GTAM de Timm et de sa fille Lara.

Timm se prêtait de bonne grâce aux séquences en mouvement, nous offrant de superbes images et nous gratifiant d’un superbe donut en bonus. Alors en tête de sa catégorie (compétition Groupe G), Timm constatait au départ de la dernière spéciale que son réservoir d’essence était vide : sans jauge, l’Alfa nécessite un contrôle “au bâton” à chaque étape. Avec seulement un quart d’heure devant nous, alors que l’assistance de Timm n’était pas encore arrivée, nous filions à la station-service la plus proche. Impossible de perdre du temps à faire la queue. Profitant du ravitaillement de la BMW M1 de Patrick et Dominique, nous échangions 20 litres du précieux carburant contre l’équivalent en liquide. Dans les temps pour ravitailler la GTAM, nous pouvions souffler : Timm l’emportait haut la main.

Enfin, notre caravane arrivait à Deauville pour une cérémonie de clôture dans le vent frais venu du Nord. Notre travail ne s’arrêtait pourtant pas là : le dimanche matin, nous avions rendez-vous avec Joël et sa Mustang 289, copie conforme de celle de Trintignant dans “Un homme et une femme”. Cerise sur le gâteau, la mairie de Deauville nous avait ouvert les planches pour une séance photos et vidéos sur les lieux même du film : un dernier reportage pour une semaine riche en rencontres, en péripéties et en anecdotes. Vous retrouverez très bientôt les 8 vidéos que nous avons tournées.

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