Toyota MR (SW20): largement de quoi se faire plaisir !

Jeudi 19 juin 2014
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Pour être franc, j’aurais aimé qu’un constructeur français ose une telle voiture. Mais non, c’est Toyota qui lança cette MR en 1989. Je trouve qu’il en fallait du culot pour lancer un petit coupé à moteur central avec des lignes aussi séduisantes, que certains comparèrent à celles des Ferrari. C’est vrai qu’elle a un petit air de 348 GTS (lire aussi : Ferrari 348).

MR 02

Bon, en même temps, il faut reconnaître que le marché français n’est peut-être pas adapté à ce genre de produit, puisqu’entre 1989 et 1999, seuls 1000 exemplaires trouveront preneurs, contre 30 000 en Angleterre. Peu importe, Toyota l’a fait, et c’est très bien. De toute façon, l’objectif du constructeur japonais, c’était clairement les Etats-Unis.

MR 01

Si la MR ressemble à une Ferrari, ce n’en est cependant pas une. On parlera plutôt de plaisir de conduire une voiture à moteur central arrière plutôt que de sportivité exceptionnelle. La MR se contente en effet d’un 4 cylindres « Twin Cam » 16 soupapes de 160 ch, puis 156 en 1993 avec l’adoption de la catalysation. Bon en 1994, la puissance repasse à un 175 ch plus sportif, qui retombera à 170 ch en 1996 puis 165 ch en 1997 (allez savoir pourquoi?).

Une des premières séries de la MR destinées aux USA
Une des premières séries de la MR destinées aux USA

De toute façon, l’intérêt de la MR ne réside pas dans sa puissance (somme toute suffisante pour les 1250 kg de la voiture) qui lui permet tout de même d’atteindre les 225 km/h. C’est plutôt l’équilibre et le plaisir d’une propulsion à moteur central. Cependant, concernant la MR, il faudra attendre 1993 pour disposer d’un chassis à la hauteur.

Pour moi, elle rentre dans la catégorie de la Mazda MX5 : sans être une sportive pure et dure, elle procure du plaisir sans avoir besoin d’être un pilote émérite. Voiture d’égoïste avec seulement deux places, elle a le mérite d’être une Targa (toit démontable) permettant de profiter du grand air dans les lacets des petites départementales du sud de la France par exemple.

MR 04

Si l’envie de vous faire un petit plaisir vous prenait, la vraie difficulté sera d’en trouver une en bon état. Outre sa relative rareté sur le marché français, elle a payé un lourd tribut au tuning à cause de son look de Ferrari justement. Pour un exemplaire conforme et en bon état, comptez au minimum 5000 euros. A ce prix là, vous pourrez (parfois) vous prendre pour Magnum, les coûts d’achat et d’entretien en moins.

PS : chez nous elle s’appelait MR, mais ailleurs elle s’appelait MR2… Un nom difficile en français.

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5 commentaires

mad

Le 26/05/2015 à 22:03

« pour être franc, j’aurais aimé qu’un constructeur français ose une telle voiture »
On a aussi eu nos coupés à moteur central franco-francais… Parmi les derniers en date : les Matra Murena et autres Venturi.

Max

Le 13/06/2015 à 14:21

Mais pas aux mêmes prix, surtout pour les Venturi.

Angel Fujisan

Le 23/04/2016 à 16:48

Sinon, il y a aussi eu les versions turbo Paul 🙂 qui sont autrement plus pêchues que les moteurs atmosphériques proposés en France

Ortaon

Le 07/06/2016 à 09:43

Oui les Turbo vendus au Japon et USA seulement, équipée de 3S-GTE de 242 cv.

Pour l’Histoire des puissances, elles retombent à cause des systèmes anti-pollution ( EGR entre autre )

Kyoki

Le 28/11/2016 à 08:47

Bravo pour ton article. Je possède un exemplaire depuis peu, c’est le meilleur antidépresseur que je connaisse. Quand est-ce que tu nous fait un bel article sur la NSX, autre bel engin japonais à moteur central ?

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