TVR Griffith: presque parfaite !

Mercredi 18 juin 2014
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S’il y a une marque britannique dont je regrette la disparition, c’est bien TVR. La fin de la marque de Blackpool en 2006 dans des conditions rocambolesques après avoir été vendue à un énigmatique homme d’affaire russe m’a toujours laissé un goût amer.

Créée en 1954 par Trevor Wilkinsson, son nom vient de la contraction de son prénom : TreVoR. Tiré par les cheveux ? Oui mais c’est comme ça, parfois le nom des marques tient à peu de chose. TVR se lance dans la production de petits roadsters « à l’anglaise », et gagnera petit à petit ses lettres de noblesses grâce à des produits différents. La première Griffith commercialisée entre 1963 et 1965 inaugurera les moteurs américains (en l’occurence un V8 Ford) sous le capot des TVR, à la demande de l’importateur américain de l’époque, un certain monsieur… Griffith (cela ne s’invente pas).

En 1990, au salon de Birmingham, TVR surprend tout le monde avec son nouveau roadster qui lui aussi prend le nom de Griffith. Si je n’ai jamais été séduit par la ligne des TVR des années 80, cette nouvelle Griffith m’avait alors scotché : je l’ai trouvé immédiatement belle, puissante et pure. Beaucoup y virent un clin d’oeil à la Jaguar Type E ou à la Cobra Shelby, mais moi, je n’y vois qu’une TVR au style très personnel. Une réussite totale au niveau du design, qui se confirme au niveau des performances.

Commercialisée en 1991, elle propose à ses débuts un V8 Rover de 4 litres et 240 ch, mais dès 1992, TVR propose une évolution maison de ce même moteur, porté à 4,3 litres et 280 ch. Enfin, en 1993, la marque anglaise enfonce le clou avec la Griffith 500 équipé du V8 porté à 5 litres et 320 ch. Mais il ne suffit pas d’avoir une belle mécanique. La Griffith dispose aussi d’un excellent chassis, de suspensions sport et d’une boîte de vitesse parfaite. Il y eut en 1996 une version poussée à 380 ch, mais qui disparaîtra sans véritable raison.

Le seul défaut de la Griffith 500 ? Son manque d’image, TVR restant toujours une marque confidentielle connue surtout par les initiés. Difficile de concurrencer Ferrari ou Porsche dans ses conditions là. Cela dit, la Griffith connut un réel succès, notamment à son lancement.

Concernant les chiffres de production de la Griffith, tout est toujours complexe avec TVR, et il m’a été difficile de les trouver. Sans assurance que tout soit correct, cela donne en tout cas un ordre de grandeur. Ainsi, 679 Griffith 400, 37 Griffith 4.3, 1629 TVR 500 et 100 Griffith 5,0 SE (série anniversaire célébrant l’arrêt de la Griffith en 2002) ont été construites. En général, vue sa rareté, une Griffith 500 (la plus répandue) ne s’achète pas si cher que cela (en conduite à gauche, un peu moins en RHD). Une voiture à redécouvrir, assurément !

Lire aussi: TVR Speed 12 et TVR T350c 

 

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1 commentaire

wolfgang

Le 07/10/2015 à 12:49

Le manque d’image n’est pas son seul défaut.
Le châssis tubulaire est très mal protégé contre la corrosion…
Sur ce point la qualité de fabrication laisse à désirer.

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