Un Tour Auto 2018 très « Boîtier Rouge »

Vendredi 30 mars 2018
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Le Tour Auto, c’est la fête de l’automobile sportive ancienne. La 27ème édition se déroulera du 23 au 28 avril prochain. Au menu, 2000 kilomètres, 5 étapes, 4 circuits, tout ce qui se fait de mieux en matière d’automobile historique et quelques belles histoires très Boîtier Rouge.

Un événement d’ampleur internationale

Le Tour Auto c’est avant tout une belle épreuve populaire, comme j’avais pu le découvrir l’an dernier (lire aussi : Boîtier Rouge au coeur du tour auto 2017).Sur les bords des 2000 kms de course, 100 000 personnes assistent à ce spectacle gratuit. Les connaisseurs ne manquent pas l’occasion de voir passer des bolides tous plus rares les un que les autres. Il faut dire qu’il y a de quoi faire avec 245 engagés, 100 véhicules d’assistance et 80 véhicules d’organisation.

Les spectateurs ne sont pas les seuls à suivre le rallye de près puisque ce sont 800 personnes qui suivent la semaine de course dont 140 rien que pour l’organisation. La logistique est à la hauteur avec pas moins de 650 chambres d’hôtel réservées chaque soir et 1700 repas servis par jour de course. Les compétiteurs viennent du monde entier avec 21 nationalités différentes. Ils sont suivis par 250 journalistes venus des 4 coins du monde pour suivre cette 27ème édition.

Un parcours inédit

Le Tour Auto commence toujours par une soirée de lancement au Grand Palais. Cette exposition statique des concurrentes se déroulera le 23 avril. Le lendemain à l’aube les concurrents quitteront Paris pour 5 jours de course en faisant cap au Sud. Après une traversée du pays, les survivants toucheront au but en entrant dans Nice, qui comme le veut la tradition accueille l’arrivée de l’épreuve.

Légendes

Comme l’an passé, chez Peter Auto on n’a pas confié à n’importe qui le soin d’ouvrir la route. François Chatriot au volant d’une BMW sera assisté d’une autre allemande à l’hélice pilotée par la légende vivante Ari Vatanen ! Un pilote qu’on adore chez Boîtier Rouge (lire aussi : Monte Carlo 1985) pour ses exploits et plus encore pour son côté hyper accessible et sa philosophie. Le Finlandais volant n’a pas perdu la main et il assurera le spectacle d’avant course. Si vous le cherchez suivez le nuage de fumée ou l’odeur de pneu brûlé. Si c’est vous qui faites de la fumée sur le bord de la route en faisant cuire quelques saucisses, vous risquez de voir le grand Ari stationner sa Béhême et s’inviter à votre table. Après une saucisse, 52 selfies et un petit verre de rouge, il vous gratifiera d’un départ sous forme d’un cirage de bitume sur 50 mètres.

Ari est une légende et il fallait bien cela pour être à la hauteur de ce qui suit en matière d’excellence mécanique. Le Tour c’est l’occasion unique d’offrir à ses rétines un prestigieux spectacle. BMW, partenaire officiel de l’épreuve est bien représenté sur la liste des engagés avec des 507, 1602, 2002 TI et Turbo, 2800 CS, 3.0 CLS et CSI en nombre. Si votre coeur bat plutôt pour les bolides rouges fabriqués du côté de Maranello, vous serez ravis d’apprendre que de nombreux modèles Ferrari sont attendus sur cette édition. A commencer par la 250 GT Berlinetta 1960 (châssis 2129 GT) engagée par le Britannique Adrian Beecroft qui remporta leTour de France en 1960 avec Willy Mairesse et Georges Berger. Vous entendrez les vocalises de la 250 MM Berlinetta (châssis 0340MM) de l’Argentin Martin H. Sucari qui remporta le Giro di Sicilia dans sa catégorie en 1955. N’oublions pas les 250 GT Lusso et Boano, 275 GTB, 365 GTB/4 et autres 308 Gr. IV Michelotto. Ces beautés Italiennes seront accompagnés par de nombreuses Shelby Cobra, Ford GT40. Pléthore de Porsche, allant de la 356 pré A à la 904 GTS, en passant par les 911 2.0L, 2.2L, 2.5 L, 2.7 RS, 2.8 RSR et 3.0 L RSR ou encore 914/6, seront aussi au départ.

Parmi les autres marques représentées, citons Abarth, AC, Alfa Romeo, Alpine, Aston Martin, Austin Healey, CG, Chevrolet, Citroën, Fiat, Ford, Honda, Jide, Lancia, Ligier, Lotus, Maserati, Mercedes-Benz, MG, Mini, Morgan, Morris, Nash, NSU, Opel, Panhard, Peugeot, Renault, Saab, Sunbeam, Triumph et autres Volvo qui feront honneur au parc fermé et aux routes de France.

Italiennes oubliées

Tous les ans Peter Auto choisit un thème pour mettre en avant certains blasons. En choisissant de mettre cette année les marques Italiennes disparues à l’honneur, l’organisateur nous offre une programmation très Boîtier Rouge. Ainsi nous pourrons découvrir ou redécouvrir des exemplaires de Cisitalia, Siata, Moretti, Lombardi, Autobianchi, De Tomaso, ou encore O.S.C.A qui partirent au combat lors des éditions originales du Tour.

François Allain, présentateur de Vintage Mecanic, s’engage avec Robert Puyal à bord d’une 2CV totalement rénovée avant le Tour

Les petits bolides

On aurait pu vous parler d’une Ferrari à plusieurs millions ou d’une surpuissante GT40 éligible à la course. Mais chez BR on aime bien les populaires aussi, nettement plus rares sur le Tour. Ici pour se démarquer des innombrables Porsche, Ferrari ou Shelby, il suffit de jouer la simplicité et certains l’ont bien compris. A l’image de notre ami François Allain, qui entre deux tournages pour Vintage Mecanic ou Turbo, engagera une Citroën 2cv en compagnie du fameux journaliste Robert Puyal. L’occasion rêvée pour ce connaisseur, auteur de nombreux ouvrages, dont certains sur la 2cv, de célébrer les 70 ans de la mythique Deuche au volant d’une Type A de 1952.

Avec une puissance démentielle de 9 chevaux et une vitesse maxi de 65 km/h, le défi sera de taille pour François et Robert, qui devront avant tout faire preuve de patience. A l’heure où nous écrivons ces lignes, la 2cv est en cours de restauration et attend sa couleur définitive dans les locaux du 2cv Mehari Club Cassis.

Thomas de Chessé s’engage de son côté avec Eva Colas, Miss Corse 2017, à bord de la plus petite voiture du Tour, une Fiat 600D

Cette 2cv se tirera la bourre avec une concurrente Italienne pour le titre de la voiture la moins puissante du plateau. Eva Colas sera à bord de la Fiat 600D de 1967, la plus petite automobile éligible engagée en catégorie Régularité.
Ce nom ne vous dit peut être rien mais si je vous parle de Miss Corse 2017, ou de la première Dauphine de Miss France 2018, vous comprendrez que cet équipage sera sûrement observé de près par les connaisseurs.

Aux côtés de Thomas de Chessé, propriétaire et pilote de la « Fanalona », Eva aura pour objectif, en tant que co-pilote, d’emmener la « Miss italienne 600D » vers le haut du classement pour son arrivée sur la Côte d’Azur après sa 27ème place (sur 117) l’année dernière.

Miss Corse n’est pas seulement jolie, c’est aussi une vraie amoureuse de l’automobile, impatiente d’en découdre. Il lui faudra apprendre le language des notes, appréhender le road-book et guider vers Nice un Thomas, qu’on a vraiment pas envie de plaindre. Par rapport à la 2cv, la citadine Italienne de 1967 passerait presque pour un bolide surpuissant. Avec ses 4 cylindres, le moteur de 767 cm3 développe 29 chevaux. De quoi atteindre en descente et avec le vent dans le dos, la vitesse folle de 110 km/h.

photos : Julien Hergault, Peter Auto, Toma de Saulieu, Matthieu Bonnevie

 

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7 commentaires

G.MOREL

Le 30/03/2018 à 12:02

j’y vais de temps en temps sur le parcours ET/OU sur un des circuits ( Albi, Nogaro) pour les voir…
L’arrivée n’est pas NICE traditionnellement, mais aussi la côte basque, selon le parcours.Parcours à l’est >> Nice, parcours à l’ouest >> côte basque
C’est vraiment spectaculaire, aussi bien sur la route que sur les circuits avec ces monstres qui participent parfois ( voitures de circuit) mais aussi les autres plus modestes..Et avec pas mal d’anciens pilotes de légende…A ne pas manquer si vous le pouvez !!!

Greg

Le 30/03/2018 à 12:59

Je vais essayer d’être au Paul Ricard le 27 avril…
Le Tour Auto c’est immanquable!

philippe

Le 30/03/2018 à 13:28

Merci pour l’article, j’espère pouvoir les voir avant le départ.
La 2CV illustrée sur la planche est je pense une version belge avec feux de position sur ailes, feux de brouillard et échappement à l’AR ?

G.MOREL

Le 30/03/2018 à 16:58

l’an prochain, donc, on aura le parcours « ouest » avec arrivée à Biarritz, et passage sur plusieurs circuits de la partie ouest du pays : Le Mans, peut-être le circuit de la Vienne, Albi, Nogaro, Pau…
Pour ceux qui sont « à l’ouest »….

MacGivre

Le 30/03/2018 à 23:06

« Le lendemain à l’aube les concurrents quitteront Paris ».
A l’aube : Tu m’étonnes, il faudra que tout le monde ait disparu de la capitale avant 8h00. :p

Docteur_Oliv

Le 31/03/2018 à 09:17

Ouais mais c’est surtout et depuis la Renaissance pour la Sécurité des moteurs

martin

Le 03/04/2018 à 13:01

Populaire? Certainement du côté du public pas du côté des participants.

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