Volkswagen Golf II Rallye : son pedigree, c’est sa rareté !

Jeudi 15 mai 2014
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Peu de voitures de la marques siglées VW m’ont vraiment fait rêver. Mon père a bien possédé une Cox avant ma naissance, mais elle n’a jamais été un mythe pour moi. Nos inclinaisons automobiles se façonnent lorsqu’on est jeune, et la Cox n’était pas assez sportive pour moi, tandis que les aventures de la Coccinelle qu’on nous rediffusait à chaque période de Noël sur Antenne 2 ou FR3 contribuaient à la transformer en jouet plus qu’en objet de désir.

J’aurais pu être séduit par la Golf Gti, comme nombre des jeunes gens de ma génération, mais mon côté chauvin m’a toujours fait préféré les françaises. Avant 84, la 104 ZS de ma mère me semblait (à mes yeux d’enfant) la sportive idéale (lire aussi: Peugeot 104 ZS). Après 84, au cœur de la bataille 205/Golf pour le titre de meilleure Gti de la planète, j’ai choisi mon camp sans même réfléchir : « j’était Peugeot à mort », comme Bernard Morin / Gérard Jugnot dans les Bronzés (lire aussi: Ta berline est politique, camarade).

Ce n’est qu’une fois à l’âge adulte que j’ai commencé à regarder les modèles VW avec plus de neutralité. Et comme j’aime les modèles rares, mal aimés ou méconnus, je me suis intéressé à la Golf II Rallye. Il est rare qu’une Volkswagen soit rare. Celle-ci est donc doublement rare !

A la fin des années 80, alors que la Golf II est déjà bien installée dans le paysage automobile mondial, VW décide de l’engager dans le groupe A du championnat du Monde des Rallye. Le règlement impose une production en série de 5000 exemplaires. La marque de Wolfsburg s’y pliera à l’exemplaire près, et pas un de plus. De toute façon, il aurait été difficile d’en vendre plus, car ce modèle sera plutôt boudé.

Produit de mi 89 jusqu’au mois de janvier 91, la Rallye pêche d’abord par un physique peu avantageux. Là où la Gti, qu’elle soit en 8 ou en 16 soupapes, gardait un look certes reconnaissable mais sobre, la Rallye, elle, fait dans l’outrance. Bodybuildée à mort grâce à des élargisseurs d’ailes, ainsi que des boucliers avant et arrière proéminents, elle semble lourde rien qu’en la regardant. Exit aussi les feux ronds typiques de la Golf II, et place à une nouvelle calandre et à des phares rectangulaires très fades issus de la Jetta. Avec la Rallye, on tombe dans l’outrance, à deux doigts du tuning. Pourtant, la Rallye ne manque pas d’intérêt : le 4 cylindres 1,8 litres reçoit un compresseur « G » et propose 160 chevaux tout rond (à comparer aux 139 ch de la Gti 16s). Elle reçoit aussi une transmission intégrale (certes semi-permanente), gage d’efficacité.

Mais ce qui se ressent à l’oeil se vérifie sur la balance ou en conduisant : la Rallye est beaucoup trop lourde, et n’est finalement pas plus performante et sans doute moins amusante qu’une Golf Gti 16s, qui coûte, excusez du peu, 60 000 F de moins à l’époque. En outre, VW sortira ensuite une version G60 dotée du moteur de la Rallye, mais dans une caisse de Gti et sans la lourde transmission intégrale.

Alors la Rallye est certes puissante, mais difficile pour elle de tenir la comparaison avec ses sœurs ou même la concurrence. Chère, pas très belle, pas si efficace que cela, la Rallye ne vaut finalement que pour sa rareté, et demeure donc une pièce de collectionneur. Pour s’amuser autant s’acheter les authentiques GTI 8s, 16s ou G60 . Aïe on va encore dire que je n’aime pas Volkswagen !

Lire aussi: VW Golf II G60 Limited

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