Volvo XC90 D5 AWD: l’alternative !

Mercredi 4 novembre 2015
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Voilà deux semaines que j’ai rendu le Volvo XC90. Je ne fais pas beaucoup d’essais (volontairement), mais comme j’avais loupé la présentation du nouveau SUV haut de gamme de la marque suédoise en juin dernier, j’avais vraiment envie de le tester, parce que c’est une suédoise, parce que c’est une Volvo, et parce que le XC90 résume parfaitement le renouveau de la marque, après son rachat par le chinois Geely.

Deux suédoises à la maison !
Deux suédoises à la maison !

Comme pour Jaguar et Land Rover avec Tata, on ne donnait pas cher de Volvo lorsque Ford vendit la marque à un « obscur » constructeur chinois : allez savoir pourquoi, nous gardons, nous, occidentaux, ce petit sentiment de supériorité qui nous fait hésiter à croire que des chinois réussiraient là où nous avons échoué. Et puis vous connaissez la chanson en vogue actuellement : pour briller, il faut produire un max de voitures. Pourtant, avec un actionnaire chinois et une production « moyenne » (465 866 exemplaires produits en 2014, +8,9 % par rapport à 2013), force est de constater que Volvo s’en sort plutôt bien. Avec 13,8 milliards d’euros de CA, et un bénéfice net de 230 millions en 2014, la dernière marque suédoise prouve qu’il est possible de s’en sortir malgré une relative petite taille.

La Principauté de Boisbelle, et sa capitale, Henrichemont, accueillaient le XC90 !
La Principauté de Boisbelle, et sa capitale, Henrichemont, accueillaient le XC90 !

Bref, c’est le XC90, le plus gros modèle de Volvo lancé en juin 2015, qui représente ce renouveau, et qui inaugure le nouveau style de la marque. D’un point de vue purement stylistique, le XC90 s’en sort, à mon sens, particulièrement bien. Pourtant, je ne suis pas, mais alors pas du tout, un fan de SUV, surtout s’il est pachydermique. Mais le style adopté réussit la prouesse de rendre fin et fluide ce qui chez d’autres constructeurs paraîtrait être un énorme « machin ». Sans doute parce que le XC90 renoue avec un certain style très « Volvo », avec une calandre et un côté massif qui n’est pas sans rappeler les breaks un peu carrés de notre enfance (240, 740, 960 ou 850), tout en réussissant la gageure de paraître léger, presque aérien. Il faut vraiment y mettre mes enfants à côté, ou ma bonne vieille Saab, pour se rendre compte de la taille réelle de l’engin.

XC90 08

Pas de doute, après avoir un peu raté sa copie stylistique avec le précédent XC90 un peu trop caricatural, Volvo corrige le tir de façon magistrale. A l’intérieur, la sobriété toute suédoise est là aussi une réussite. Et pour renforcer cette « scandinavitude » (oui je sais j’invente des mots comme Ségolène Royal), la sono Bowers & Wilkins propose au conducteur de retrouver l’ambiance et la sonorité du Concert Hall de Goteborg (le berceau de Volvo) : bluffant. Pour le côté premium, du classique à ce niveau de gamme : sièges électriques, chauffants (comme le volant), clim séparée, et tout un tas de gadgets désormais indispensables (paraît-il) sur une voiture de ce standing.

XC90 03

Dans l’optique d’un objectif « zéro mort » en Volvo, le XC90 se barde de tout un tas de capteurs, caméras et radars prompts à ramener la voiture entre les lignes, à adapter la conduite et la vitesse, voire à freiner à votre place. J’avoue trouver cela très déconcertant (surtout au début lorsque, pressé par le temps, vous n’avez fait aucun réglage, et que vous découvrez au fur et à mesure des kilomètres que la voiture est assez autonome) : je’ai fini par déconnecter toutes ces aides qui m’endorment, surtout sur autoroute. Après, chacun fait, fait, fait, c’qui lui plaît, plaît, plaît comme dirait la chanson ! J’avais déjà ressenti cela sur l’Infiniti Q50 (lire aussi : Infiniti Q50s) et je ne suis toujours pas à l’aise avec ce type d’aide électronique !

XC90 07

Côté moteur, je lis un peu partout le regret des 5, 6 ou 8 cylindres d’antan. En effet, au menu du XC90, on ne trouve plus que des 4 cylindres, en essence comme en diesel, usurpant leurs noms D5, T6 ou T8 (seul le D4 d’entrée de gamme dispose d’un chiffre en rapport avec ses cylindres) ! Depuis que je roule en V6, j’avoue mon plaisir d’avoir plus de 4 cylindres, mais sur le XC90, cela ne me semble pas préjudiciable. C’est en tout cas la politique de Volvo : privilégier des 4 cylindres modernes et performants plutôt que l’ancien V8 par exemple, dépassé, gourmand et pas si performant justement : songez que le T6 actuel de 2 litres propose 320 ch là ou le V8 de l’ancienne génération n’en proposait que 315 pour une cylindrée de 4,4 litres !

L'ancien XC90, croisé par hasard ce jour là !
L’ancien XC90, croisé par hasard ce jour là !

Mais ne rêvons pas, je n’avais en main que le D5, avec son 4 cylindres de 2 litres, et ses 225 ch sous le pied tout de même. De toute façon, en roulant avec le XC90, je me disais qu’un conducteur de ce type de véhicule n’a pas besoin de plus : il ne s’agit pas d’une sportive, mais bien d’un SUV, de 7 places de surcroît… Une voiture familiale, autoroutière (même si ses 4 roues motrices l’autorise au tout-terrain, j’avoue ne pas avoir testé), qui se satisfait largement de ces 225 canassons, d’autant qu’elle ne consomme pas énormément (j’ai réussi en 1000 km à rester à 7,5 litres aux 100).

XC90 05

Alors me direz-vous, est-ce une rivale à la hauteur de l’icône Q7 ? N’ayant pas essayé l’Audi, difficile de comparer, mais comme je ne fais que rarement des choix « mainstream » j’aurai tendance à dire que oui ! En tout cas, c’est une bonne alternative pour qui refuse l’hégémonie allemande, recherche une certaine orginalité, un certain niveau de luxe et de performance, sans pour autant se soucier d’en avoir toujours plus sous le capot ou dans le caleçon ! D’ailleurs, sur ce point, Volvo reste dans la tradition des voitures scandinaves : séduire le conducteur avide de distinction avec des propositions un peu différentes, moins orientées « performance », et plus « sécurité » et « bien-être ». A vous de voir !

PS: les enfants l’adorent, surtout pour son espace intérieur, sa taille énorme, sa sono idéale pour « Le Soldat Rose » et son toit panoramique, mais c’est une autre histoire ! La plupart des photos sont en tout cas leurs oeuvres !

 

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10 commentaires

poum

Le 04/11/2015 à 13:41

Je ne suis pas d’accord pour le style. Je trouve au contraire que l’ancien avait un design cohérent réunissant tout l’ADN Volvo depuis les hanches de la 245 jusqu’au capot des v70. Un style tranché mais sans ostentation ni vulgarité, parfaitement identifiable.

le nouveau est certes réussi, mais sans la calandre ni les feux, il pourrait sortir de presque n’importe où.

Bref, je le trouve trop lisse, mais il correspond sûrement mieux aux besoins du marché. …

Paul

Le 04/11/2015 à 13:44

Il est sûr qu’en ce qui concerne le design, tout est toujours très subjectif, et je trouvais justement le XC90 mk1 un peu trop caricatural d’un style Volvo qui s’était perdu… Mais je suis d’accord avec toi sur le fait que le Mk2 est plus consensuel !

rubinho

Le 04/11/2015 à 15:33

Allez, bonne résolution prise que de réagir et pour te féliciter (enfin le mot est un peu fort) mais bon l’idée y est.
Comme je le disais hier, ton approche est la bonne, car réaliste et honnête. Cela fait plaisir de ne pas lire un blabla des journaleux habituels se « pignolant » sur la présence de 50 porte-gobelets (et si ils sont chauffants, on atteint le nirvana), sur l’existence de 39 rangements… (qui font, comme tout le monde le sait, la qualité des voitures actuelles)… ou descendant en flèche le modèle premium qui n’a qu’un 4 cylindres, car la aussi, tout le monde sait que les allemands ne vendent que des 6 en ligne, des V8….
Donc, comme tu le dis, clairement cette XC90 est une alternative aux SUV premium concurrents avec un style propre (enfin un style Volvo mais modernisé), une ambiance particulière, et un rendement (moteur, agrément… ) suffisant car c’est celui là que les gens achètent (pas les fantasmes de v8 surgavé, qui doivent exister pour qqs clients mais qui ne font ni les ventes, ni la renta du projet, …., ni pousser une 2eme paire de c… dans le pantalon, promis ca ne marche pas 😉 )

Paul

Le 04/11/2015 à 15:39

J’ai ris tout seul en lisant ton commentaire… Je valide intégralement ton texte… Merci pour les compliments en tout cas 😉

rubinho

Le 04/11/2015 à 16:41

Si au moins j’ai pu te faire rire, parfait, le but est atteint 🙂 .
Mais trêve de plaisanteries, ce sont ces commentaires de la part de la quasi totalité des journalistes qui font que je n’achète plus de journaux ni ne regarde les émissions autos à la télé.

Paul

Le 04/11/2015 à 16:49

oui moi aussi je suis assez déçu du traitement journalistique des voitures d’aujourd’hui, sans parti pris, uniquement consumériste, etc… Je préfère encore quelqu’un expliquant pourquoi il aime subjectivement une voiture plutôt que de m’entendre détailler la liste des gadgets comme un commercial en concession pourrait le faire (et sûrement mieux ahahahah)

rubinho

Le 04/11/2015 à 17:07

euhhh sur le commercial, joker…. en ai rarement vu de bons… Ca pour vendre un HDi avec GPS à un papi qui fait 5000km par an pour aller chercher son pain, pas de pb 😉

Ced Rusty

Le 04/11/2015 à 15:58

Cette fois, je réagis vivement car cet article est incomplet ! Tu nous parles de l’intérieur tout scandinave de cette Volvo. On veut bien te croire mais une photo serait la bienvenue. :p

Et en parlant de l’intérieur justement, il serait bon que les acheteurs de Premium puissent s’assoir une fois dans un fauteuil de Volvo, ça les changerait des bouts de bois germaniques.

En toute objectivité bien sûr…

Paul

Le 04/11/2015 à 16:07

Oui tu as raison, il manque une photo de l’intérieur (on est si bien dedans qu’on en oublie pourquoi on est là): je confirme que les sièges sont vraiment agréables, et l’intérieur cuir crème se marrie très bien avec le bois clair ! 😉

Ced Rusty

Le 04/11/2015 à 16:20

Je me souviens avoir un passé un moment fort agréable en 1999 au salon de Genève. J’avais pris place dans la C70 du Saint, la sono (et quelle sono !), produisant un morceau de classique. Je me suis alors dit : « on est pas bien, là ?! … »

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