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Toyota Sports 800: la mini-sportive japonaise

PAUL CLÉMENT-COLLIN - 30 janv. 2017

Dans les années 60, Toyota n’était pas encore le géant que l’on connaît aujourd’hui. Sa production n’était pas encore mondiale, et le constructeur japonais cherchait à l’époque à conquérir son propre marché avant de s’attaquer aux Etats-Unis ou à l’Europe malgré quelques incursions hors de ses frontières. Pourtant, ses ingénieurs, comme ceux de ses concurrents Honda ou Datsun, avaient à cœur de montrer leurs capacités, notamment en proposant des produits plus sexy. Cette volonté donna naissance à la bien connue 2000 GT en 1967, conçue en collaboration avec Yamaha. Mais avant elle, une autre petite sportive tenta de dorer le blason de Toyota : la petite Sports 800 dont voici l’histoire.

La petite Publica, née en 1961, donnera naissance à la lignée des Starlet !

Au début des années 60, Toyota produisait une petite citadine du nom de Publica (nom de code UP10). Produite à partir de 1961 (en version 2 portes ou break 3 portes, cabriolet et même pick up), elle donna tout de suite des idées et en 1962, au Salon de Tokyo, Toyota présenta un concept-car dérivé de la Publica, et dénommée Publica Sports Concept. Celle-ci reprenait le petit moteur de 700 cm3 de 28 chevaux (whaouu!) sous une carrosserie plus fine et plus sportive, et se paraît d’une sorte de cokpit rétractable en guise d’ouverture. Il fallait enjamber les flancs pour grimper à l’intérieur.

La Publica Sports Concept de 1962

Cette configuration étonnante, rappelant un peu le futur concept Aero X de Saab (lire aussi : Saab Aero X), ne l’était pas tant que cela puisque l’ingénieur Tatsuo Hasegawa, à l’origine du projet, avait été pendant la guerre ingénieur aéronautique. Au style, on trouvait le designer Shozo Sato, un ancien de Datsun. La Publica Sports Concept fit sensation mais n’augurait pas une production en série. Pourtant, en 1965, Toyota présentera la version « de série » dénommée Sports 800.

Le design avait été retravaillé pour une industrialisation : adieu cockpit rétractable, bienvenue au toit « targa », bien avant Porsche. Le panneau en aluminium s’ôtait et se rangeait dans le compartiment pour offrir au conducteur des sensations « cheveux au vent ». Sa calandre et ses petits phares ronds annonçaient la grande sportive 2000 GT présentée elle aussi cette année là, en 1965 ! La Sports 800 (aussi appelée S800, comme une certaine Honda contemporaine, voire affectueusement Yota-Hachi – Toyota 8 – ) était en quelque sorte une 2000 GT en miniature. D’ailleurs, sous le capot, point de 6 en ligne comme la future grande sœur, mais un petit bicylindre boxer de 800 cm3 dérivé du 700 de la Publica, et porté à 45 chevaux. Cela peut paraître faible, mais n’oublions pas que la Sports 800 pesait seulement 580 kg.

Pour atteindre ce poids, la voiture sera dotée de nombreux panneau en aluminium (en plus du toit retractable).. Même les sièges seront de ce métal léger. L’emploi de ce matériau rendra la voiture assez chère et difficilement industrialisable sur les mêmes chaînes que la Publica. Elle sera donc fabriquée chez un sous-traitant, Kanto Auto Works. De toute façon, la Sports 800 ne sera jamais diffusée en masse, sa production restant confidentielle, avec seulement 3131 voitures fabriquées entre 1965 et 1969. Si la première année 1235 exemplaires furent produits, les ventes fléchirent rapidement (703 en 1966, 538 en 1967, 440 en 1968 et seulement 215 en 1969).

Devant de tels chiffres de production, pas de doute : nous voilà face à une rareté. Pire, seuls 10 % des Sports 800 ont survécu aujourd’hui, la rendant encore plus « collector ». Pourtant, elle cote relativement peu comparée à une 2000 GT dont les prix explosent. Peu connue en occident, elle n’aura jamais été officiellement exportée même si Toyota envisagea un temps de la vendre aux USA. Petit clin d’oeil de l’histoire, il y eut tout de même 300 exemplaires produits avec le volant à gauche… Pour quelle raison me direz-vous, puisqu’elle ne fut pas exportée ?

Pour des raisons historiques, tout simplement. En effet, les îles Ryukyu furent dès 1945 placées sous administration militaire américaine, dont le siège se trouvait dans la plus grande île de l’archipel, Okinawa. De nombreuses bases militaires américaines y furent implantées, et par praticité (ou impérialisme, au choix), les USA y établirent leurs propres règles de circulation : contrairement au reste du Japon, on y roulait à droite. C’est pour cette raison que ces 300 Sports 800 reçurent un volant « du bon côté » (ou du mauvais) : elles étaient destinées au marché d’Okinawa. C’est ainsi que beaucoup d’américains eurent la chance de « fréquenter » la Sports 800 et cela explique qu’il existe un groupe de collectionneur aux USA.

Bref, aujourd’hui la petite Sports 800 reste méconnue des collectionneurs européens. Il semblerait qu’un seul exemplaire soit recensé sur le sol français, c’est dire. Pourtant, avec sa bouille craquante, sa petite taille, son toit targa, et sa cote relativement faible (enfin, tout de même 15 à 20 000 euros semble-t-il), elle ne manque pas d’intérêt. Surtout si vous dégotez une conduite à gauche ! C’est tout de même beaucoup plus rigolo qu’une Mini non ? D’ailleurs, elle me fait furieusement penser à la version coupé de la vénérable anglaise dessinée par Ogle à la même époque (lire aussi : Ogle 1000 SX).


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