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Acoma Comtesse, Mini et Super Comtesse : la voiturette des seventies

PAUL CLÉMENT-COLLIN - 3 janv. 2017

Pour commencer l’année 2017, je voulais parler d’une voiture vraiment originale, sans chercher le succès d’audience : un sujet simple, amusant, automobile évidemment, et qui pourrait surprendre un lecteur avide de petites histoires et pas uniquement de belles mécaniques. Ce sujet, je l’avais depuis longtemps sous le coude, mais par flemme, ou par refus de l’obstacle, je ne m’y étais pas encore vraiment attaqué. Alors histoire de donner la tendance de la nouvelle année, avec des sujets toujours plus fumeux (ou intéressants ?) les uns que les autres, voici la Mini Comtesse !

Image: Rétro Guidon de l’Oise

Aujourd’hui, la cherté du permis de conduire et/ou la facilité de le perdre fait pulluler les machines de ce genre, sans permis, de quoi faire râler plus d’un automobiliste sur les départementales, coincé derrière une « voiturette », véritable spécialité française. Aixam (qui un temps se risqua dans le véhicule de loisir, lire aussi : Mega Club et Ranch, ou les sportives, lire aussi : Mega Track), Ligier (qui fut aussi en son temps constructeur de voitures de sport, lire aussi : Ligier JS2, mais aussi écurie de Formule 1) ou Microcar (auparavant soutenu par le groupe Bénéteau, mais désormais sous la houlette de Ligier), dominent le marché.

Pourtant, dans les années 70, et encore au début des années 80, c’était la marque Comtesse qui s’arrogeait la part du lion. Une marque pourtant disparue aujourd’hui : telle est la vie des marques d’automobiles en général, et de voiturettes en particulier (lire aussi les difficultés de la marque JDM suite à la faillite d’Heuliez ici : La faillite de JDM).

Tout commence dans les années 60, en Charente Maritime, à Villeneuve la Comtesse. Ca y est, vous percutez ! Ce nom de comtesse, vous vous demandiez sans doute d’où il venait… Parce qu’à bien y regarder, aucun modèle de la marque ne ressemblait vraiment à une Comtesse ou à l’image qu’on s’en faisait. Les réponses sont parfois simples, et les débuts de la marque sont le fruit du hasard, lorsque l’on demande au mécano du village, Emilé Boussereau, de concevoir un véhicule permettant à un jeune handicapé du village de se déplacer. Ainsi était née la voiturette « Comtesse » qui aussitôt intéresse un industriel de l’Ouest, fabricant de chariots élévateurs, Acoma (Ateliers de Construction de Matériel), pour un tout autre marché : les « sans permis ».

Oui à cette époque encore plus qu’aujourd’hui, il existait un paquet de personnes n’ayant jamais eu l’occasion de passer le permis, et qui roulaient en Mobylette (je me souviens de Marguerite, longtemps fermière des champs familiaux, partant au marché avec sa 103 et ses sacoches à l’arrière, lire aussi : Peugeot 103). La première « voiturette » Acoma Comtesse sort en 1972 (type 73 et 730E). Il s’agit d’un véhicule à 3 roues, à l’anglaise façon Reliant Robin (lire aussi : Reliant) et doté d’un moteur de motocyclette (Saxonette 47 cm3 ou Motobécane 50cm3) : de quoi passer dans la catégorie « sans permis ».

La Comtesse sera produite jusqu’en 1979, permettant à Acoma de dominer le marché naissant de ce type de véhicule. En 1978, c’est la Super Comtesse qui fait ses début, avec un look toujours aussi extravagant (tendance pot de Kremly renversé, pour ceux qui ont connu ce yaourt au goût bulgare), mais désormais à 4 roues ! Nettement mieux pour la stabilité du véhicule. La Super Comtesse récupère son moteur Motobécane sous le siège, et devient propulsion. Il s’agit alors d’un tout nouveau châssis !

En 1980, face à l’arrivée d’une concurrence féroce, la Super Comtesse est remplacée par une Comtesse Berline au look toujours aussi étrange, et par un trio de Mini-Comtesse : la Sport (sorte de targa, la Coupé, et la Break qui ne joue objectivement pas l’aérodynamique puisqu’il s’agit d’un cube, tout simplement. Enfin, en 1982, Acoma sort la Starlette, une Coupé un peu plus grande, disponible en 49cm3 mais aussi en 125cm3 sous le nom de Star !

Malgré cette débauche dans l’offre, Acoma ne réussit pas à passer l’année 1984, et l’usine qui avait quitté Laval (oh le beau palindrome) pour Angers doit fermer ses portes. Outre une gestion financière douteuse, l’arrivée d’une concurrence toujours plus nombreuse (et encore existante aujourd’hui) eut raison des Comtesses, Super Comtesses, Mini-Comtesses et autres Starlettes. Mais aujourd’hui encore, on salue Emile Boussereau comme une gloire locale à Villeneuve la Comtesse !

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