
Nicolas Fourny / 26 sept. 2023
Mercedes-Benz 450 SEL 6.9 : le dragster de Stuttgart
« La démesure de son moteur, la férocité de son comportement, l’indécence de sa consommation ratifient sa folie et, en définitive, cette folie se révèle diablement séduisante »
ALLEMANDE
BERLINE
MERCEDES-BENZ

Nicolas Fourny / 09 août 2023
Audi RS6 (C5) : puissance, quattro et Bauhaus attitude
« Tout en restant relativement discret, l’accastillage « RS » ne pouvait qu’attirer l’attention du connaisseur, avec ses ailes rebondies, ses grandes roues de 18 pouces et son assiette abaissée de 10 mm versus celle de la S6″
ALLEMANDE
AUDI
YOUNGTIMERS

Nicolas Fourny / 30 juil. 2023
Range Rover Classic : bienvenue dans la matrice
« Un vocabulaire sincère et flirtant avec le dépouillement, des angles vifs mais dépourvus de tout excès, des vitrages généreux et, en définitive, un équilibre quasiment miraculeux entre les aspects fonctionnels et un style tellement civilisé qu’il en devient urbain »
ANGLAISE
RANGE ROVER
YOUNGTIMERS

Nicolas Fourny / 23 juil. 2023
Mercedes-Benz 450 SLC 5.0 : un demi-chef-d'oeuvre oublié
« La 450 SLC 5.0 s’apparente presque à une version expérimentale, en premier lieu parce que son huit-cylindres présente une cylindrée spécifique et éphémère de 5025 cm3, versus 4973 cm3 pour celui des 500 qui vont suivre »
ALLEMANDE
MERCEDES-BENZ
YOUNGTIMERS

Nicolas Fourny / 29 juin 2023
Ferrari 328 : une somptueuse fin de race
« Les 270 ch délivrés par le 3,2 litres n’amusaient pas le terrain et emmenaient la « petite » Ferrari jusqu’à plus de 260 km/h réels, le kilomètre départ arrêté étant abattu en un peu moins de 26 secondes »
FERRARI
ITALIENNE
YOUNGTIMERS

Nicolas Fourny / 07 juin 2023
Bentley Corniche et Continental : plus snob que snob !
« S’il y a du génie dans ce profil, il a suffisamment marivaudé avec l’aristocratie pour aboutir à un design à la fois délicat et intemporel qui perdura près de trois décennies »
ANGLAISE
BENTLEY
CLASSICS

Nicolas Fourny / 01 juin 2023
Ferrari 458 : les vestiges du jour
« Il faut, au minimum, une 911 GT2 bien conduite pour pouvoir espérer suivre le rythme, car le châssis se révèle amplement à la hauteur du ramage, la voiture réalisant des temps similaires à ceux de l’Enzo sur la piste de Fiorano »
FERRARI
ITALIENNE
SPORTS CARS

Nicolas Fourny / 26 avr. 2023
Porsche Cayenne : bien plus cool que vous le pensez
« Dans l’absolu, la démonstration demeure impressionnante aujourd’hui encore et les accélérations de l’engin peuvent vite devenir addictives, d’autant que les acousticiens stuttgartois ont soigneusement travaillé la tessiture du V8 »
ALLEMANDE
PORSCHE
YOUNGTIMERS

PAUL CLÉMENT-COLLIN / 16 janv. 2023
Alpine V6 Turbo Mille Miles : le début de la fin
En 1989, l’Alpine que l’on surnomme GTA va sur ses cinq ans et, même si les ventes restent encore honorables, la tendance est à la baisse avec notamment l’arrivée d’une concurrence nationale affûtée nommée MVS, tandis qu’une certaine Porsche 911 se mue en 964 pour dominer encore un peu plus de la tête et des hanches le marché de la sportive européenne. Chez Renault, on décide de coller un sparadrap en attendant mieux, et de proposer au marché une série spéciale de la V6 Turbo, du nom de Mille Miles.
ALPINE
COUPÉ
FRANÇAISE

PAUL CLÉMENT-COLLIN / 16 janv. 2023
Triumph GT6 : La Spitfire en plus méchante
Depuis 1962, le swinging London s’éclate avec un petit roadster de chez Triumph dont le nom résonne de la gloire de la bataille d’Angleterre, le Spitfire. Malgré son nom guerrier, la Triumph Spitfire reste un jouet économique, rigolo, simple à entretenir, un vrai truc de jeune. Pourtant, il existe une certaine clientèle exigeant plus de watts et un vrai toit, bref plus de sportivité. Aussi, en 1966, Triumph présente sa GT6, une Spitfire fastback dont le 6 cylindres en ligne propose noblesse moteur et chevaux sous le capot.
ANGLAISE
TRIUMPH

Nicolas Fourny / 12 janv. 2023
Porsche 928 Club Sport : l'inconnue dans la maison
« Conçue au départ pour supplanter progressivement la 911, la 928 pâtit encore, à l’heure actuelle, de la légende hégémonique de son aînée ; singulier destin que celui de cette GT pourtant ô combien talentueuse et qui n’aura pas ménagé ses efforts pour s’extirper de la semi-obscurité à laquelle ses caractéristiques l’avaient semble-t-il condamnée dès sa naissance »
ALLEMANDE
COUPÉ
PORSCHE

Nicolas Fourny / 06 déc. 2022
Mercedes-AMG GT Black Series : il n’est jamais trop tard pour mieux faire
« Comme son nom l’indique, nous sommes bel et bien en présence d’un Grand Tourer de haute futaie, comme en témoigne dès l’abord un style engagé et provocant, flirtant sans doute avec la caricature à certains égards avec cet habitacle violemment rejeté vers l’arrière ou les roues démesurées que la mode exige. »
ALLEMANDE
AMG
MERCEDES-BENZ

PAUL CLÉMENT-COLLIN / 29 nov. 2022
Monkeemobile : une Pontiac GTO sauce show biz !
La température remonte et en travaillant, je mets “Voilà l’été” des Négresses vertes ! Cela tombe bien puisqu’on a décidé de vous parler de voitures de plage tandis que la fête de la musique résonne encore (sans masque parfois) dans nos oreilles. Je me creuse la tête pour trouver une voiture “de loisirs” dont je n’aurais pas parlé. Me revient alors à l’esprit une étrange voiture, accessoire d’un groupe “scénarisé” des années 60 que j’avais adoré plus jeune : les Monkees et leur Monkeemobile ! Voilà une excellente idée de sujet.
AMÉRICAINE
CABRIOLET
PONTIAC

PAUL CLÉMENT-COLLIN / 12 sept. 2022
Cadillac Eldorado Biarritz 1959 : l’amérique dans toute sa splendeur.
Je dois avouer un péché mon père : j’aime les Américaines mais n’en voudrais pour rien au monde dans mon garage. Pourtant de nombreux amateurs d’automobiles adorent ces voitures gigantesques (et souvent gargantuesques) qui collectionnent ces pans de leur enfance.
AMÉRICAINE
CABRIOLET
CADILLAC

PAUL CLÉMENT-COLLIN / 15 août 2022
Opel Omega (B) V8 : le vaisseau-amiral fantôme
Pour beaucoup d’amateurs d’automobiles français, le positionnement de la marque allemande Opel (aujourd’hui dans le giron du groupe PSA) a toujours été flou. Pour certains, c’était « cheap et beauf », pour d’autres « du solide et du sérieux », et pour la majorité c’était… bah justement, c’était pas grand chose. En Allemagne, c’était un peu différent. Constructeur généraliste, Opel cherchait quand même à rivaliser avec ses compatriotes spécialistes BMW, Mercedes ou Audi en proposant en haut de sa gamme de grandes berlines qu’on nommerait aujourd’hui « d’access-premium ». Acheter une Opel Omega, c’était un peu un achat malin, obtenir le luxe au prix de l’ordinaire. Avec une gamme coiffée par une MV6 (V6 3 litres de 211 chevaux), l’idée vint à l’état-major du constructeur d’aller encore plus loin, et de concurrencer les autres grandes berlines allemandes avec sa vision d’une Omega B V8.
ALLEMANDE
OPEL

Paul Clément-Collin / 05 août 2022
MGB V8 Costello : une MG pour connaisseurs !
J’ai toujours aimé les histoires à la « David contre Goliath », et encore plus celles avec un petit génie solitaire qui fait mieux que le mastodonte. Ainsi, l’histoire de Georges Regembeau, de sa boîte 6 vitesses, des ses V6 fiabilisés et de ses moteurs Turbo Diesel pour la Citroën SM m’avait beaucoup plu (lire aussi : Citroën SM Régembeau). Si les amateurs avertis français savent ce qu’est une SM dite « RG », les amateurs éclairés britanniques eux, savent ce qu’est une MGB V8 Costello !
ANGLAISE
CLASSICS
MG

Paul Clément-Collin / 05 août 2022
Aston Martin V8 Zagato: controversée, mais décisive
Au début de années 80, Aston Martin est au plus mal, et n’a rien à voir avec ce qu’est devenue aujourd’hui la marque. A l’époque, il s’agit vraiment d’artisanat puisque moins de 50 véhicules sortent annuellement des ateliers de Newport Pagnell, la plupart des V8, mais aussi des Lagonda (lire aussi : Aston Martin Lagonda). C’est aussi l’époque où les concurrents, Ferrari en tête, commencent à lancer des supercars qui se vendent comme des petits pains, profitant à plein de la spéculation autour des voitures de sport.
ANGLAISE
ASTON MARTIN
SPORTS CARS

PAUL CLÉMENT-COLLIN / 04 août 2022
Aston Martin Shooting Brake : plus chic tu meurs.
Ce n’est qu’en 1992 que je tombais vraiment amoureux d’Aston Martin, en dévouvrant la Virage Shooting Brake. J’avais trouvé là le véhicule le plus chic, le plus original et le plus exclusif (et sans doute l’un des plus cher aussi) que l’on pouvait imaginer. Pour la modique somme de 2 millions de francs de l’époque, vous disposiez du véhicule idéal pour aller jouer au golf. Si le véhicule est rare, de nombreuses versions ont existé, en 3, 4 ou 5 portes (lire aussi : Virage Saloon et Les Vacances). Je suis donc allé à la chasse aux infos, pour voir combien il y en avait vraiment.
ANGLAISE
ASTON MARTIN
YOUNGTIMERS

CLÉMENT-COLLIN / 30 juil. 2022
Daimler V8 : les fruits de la raison
Lorsqu’on aime le profil de la Jaguar Mk2 mais que l’on désire un peu d’originalité alliée aux joies du V8, il existe une alternative méconnue : la Daimler 2.5-V8/V8-250. Premier fruit du rapprochement entre Jaguar et Daimler, la V8 inaugurait la nouvelle politique de la maison : dériver une version Daimler plus huppée d’un produit Jaguar pourtant déjà haut de gamme.
ANGLAISE
CLASSICS
DAIMLER

Paul Clément-Collin / 29 juil. 2022
Aston Martin Virage, Volante, Vantage ou V8 : se prendre pour un Lord anglais
L’Aston Martin V8, première du nom, avait un côté agressif et spectaculaire, mais restait très ancrée, stylistiquement, dans les années 70. Introduite en 1977 comme la « première supercar britannique » (sic), elle commençait à pâtir d’une concurrence plus moderne, plus aiguisée, et plus désirable il faut bien le dire. Aussi, au milieu des années 80, la vénérable firme anglaise encore basée à Newport Pagnell décida-t-elle de moderniser son cœur de gamme. Ainsi naquit la Virage, lancée en 1989.
ANGLAISE
ASTON MARTIN
SPORTS CARS

Nicolas Fourny / 28 juil. 2022
Audi V8 (D1) : mais moi je vous aimais
De nos jours, la place qu’occupe Audi au sein de l’élite des manufacturiers automobiles ne se discute plus. Depuis une bonne vingtaine d’années, la firme d’Ingolstadt a en effet rejoint Mercedes-Benz, Volvo, BMW, Jaguar ou Lexus dans cette catégorie à la fois convoitée et difficile d’accès que l’on nomme aujourd’hui premium — terme totalement creux, mais qui est néanmoins parvenu à s’imposer dans le langage courant. Dans les années 1980, on parlait plus volontiers de haut de gamme ou de constructeurs spécialistes et c’est cette petite cohorte que la filiale du groupe Volkswagen décida d’intégrer dès cette époque, à grands coups d’innovations techniques et esthétiques, sans oublier de multiples engagements en compétition qui contribuèrent largement à forger sa crédibilité. L’un des tout premiers jalons de ce long chemin — celui-là même que les marques françaises ont toujours été incapables d’emprunter avec la constance nécessaire… — n’est autre qu’une berline aux considérables attraits mais dont plus grand-monde ne se souvient, nous avons nommé l’Audi V8 !
ALLEMANDE
AUDI
YOUNGTIMERS

Nicolas Fourny / 30 oct. 2020
Maserati GranTurismo : un long dimanche de fiançailles
La carrière des Maserati GranTurismo et GranCabrio est symptomatique de la période incertaine et troublée que traverse l’industrie automobile italienne depuis de longues années déjà. Hormis Ferrari, dont la santé s’avère continûment éblouissante, les autres marques transalpines se sont souvent vues contraintes, faute de moyens, de prolonger au-delà du raisonnable la carrière de modèles souvent attachants mais frappés d’une cruelle et injuste obsolescence. Ce fut, entre autres, le sort de ces deux machines au positionnement baroque et aux ambitions floues — ce qui ne les empêche pas, aujourd’hui encore, de dispenser bien des joies à leurs conducteurs. À présent qu’elles ont quitté la férocité des comparaisons et des jugements, à présent qu’elles ont rejoint les rivages plus tranquilles d’une certaine forme d’hédonisme routier, penchons-nous, avec bienveillance et lucidité, sur les dernières machines de grand tourisme à moteur avant que la firme au Trident ait offertes au monde.
COUPÉ
ITALIENNE
MASERATI

Nicolas Fourny / 20 sept. 2020
Triumph TR8 : et le rideau sur l’écran est tombé
Tout le monde connaît la TR7, sa ligne en coin, ses pop-up lights, sa (relative) sous-motorisation et son destin contrarié. En revanche, son dérivé à huit cylindres demeure méconnu de beaucoup d’amateurs, aujourd’hui encore. Et pourtant, il s’agit là d’une auto digne d’intérêt, à de multiples égards : la dernière Triumph à moteur V8 peut en effet revêtir plusieurs identités, selon votre attirance pour les machines paradoxales, votre propension à la mélancolie ou votre culture du regret : une occasion manquée, un chant du cygne ou, du point de vue du collectionneur du XXIème siècle, la joie exquise de découvrir puis, peut-être, de conduire une auto rare et maudite, prématurément assassinée par la tragique incompétence de ceux qui ont mené au tombeau la quasi-totalité de l’industrie automobile britannique. À cette aune, la TR8 est tout à la fois une attachante sports car, une intéressante opportunité et un accablant témoignage. Voici pourquoi…
ANGLAISE
CABRIOLET
TRIUMPH

Pierre Dauvergne / 19 sept. 2020
Mercedes SLK (saga) : Sportive, Légère et Kompacte, promesse tenue
Dans le glossaire de Mercedes-Benz, depuis les années 50, « SL » veut dire sportif et léger. Quand, au début des années 90, la 500 SL (R129), son chauffeur, sa maîtresse et un plein de Super franchissent les deux tonnes, on est en droit de se poser la question d’une si présomptueuse dénomination. Des sièges très épais et motorisés, un V8 qui cube 5 litres, une capote électrique, un arceau mobile bien costaud, on estima alors à juste titre que le « S » de SL symbolisait davantage Sonderklasse que Sport. Au même moment, la Mazda Miata avait révolutionné le concept du roadster 2 places simple et léger « à l’anglaise », et il ne fallut pas longtemps à de nombreux constructeurs pour enquiller avec leur version de l’idée : BMW Z3, Fiat Barchetta, Porsche Boxster, etc.
ALLEMANDE
COUPÉ
MERCEDES-BENZ

Jean-Jacques Lucas / 19 sept. 2020
BMW 502 : un brin cérémonieuse
La calandre de la nouvelle série 4 a fait jaser les amateurs de BMW, comme naguère la malle de la série 7. Mais, il fut un temps où ce constructeur avait quitté ses délicatesses d’avant-guerre pour des coquetteries plantureuses cependant qu’il fourbissait une motorisation de bon aloi. Sous ses atours vite datés à l’orée des années 60, la 502 disposait d’une motorisation cossue et mise à jour par paliers tandis qu’elle gardait ses airs de vieille dame à la Jacques Faizant.
ALLEMANDE
BMW
COUPÉ

Nicolas Fourny / 18 sept. 2020
Mercedes-Benz 300 SEL 6.3 (W109) : l’ensauvagement de la bourgeoisie
Si vous connaissez bien la gamme Mercedes-AMG contemporaine, vous aurez sans nul doute remarqué que plusieurs de ses modèles sont dénommés « 63 », sans toutefois que ce nombre corresponde à leur cylindrée. En fait, il s’agit là d’un sympathique clin d’œil à une cylindrée devenue mythique dans l’histoire du constructeur allemand depuis la fin des années 1960 lorsque, de façon inopinée, le V8 de la limousine 600 fut greffé dans la caisse plus modeste de la série W109, donnant ainsi naissance à l’une des plus extraordinaires berlines de son temps. Voici l’histoire d’une auto qui ne s’est pas contentée de marquer son époque mais qui constitue le tout premier jalon d’une longue histoire, laquelle se poursuit aujourd’hui…
ALLEMANDE
BERLINE
MERCEDES-BENZ

PAUL CLÉMENT-COLLIN / 21 août 2020
Maserati : la saga Quattroporte
L’audace de Maserati dans les années 1960, sous la coupe de la famille Orsi, c’est d’avoir osé s’aventurer dans un domaine particulier, celui de la berline aux attributs sportifs. À cette époque, peu de constructeurs s’étaient engagés dans cette voie. Jaguar, avec sa Mk2, s’était d’une certaine manière autoproclamée premier de cordée, avec une certaine réussite. Car jusqu’à la fin des années 1950, soit on roulait sportif en coupé, soit on roulait pépère en berline. L’audace de Jaguar, puis de Maserati, sera de mélanger les cartes et de proposer un produit hybride. Du côté italien, on se contentera d’un nom simple (voire simplissime), mais finalement génial : Quattroporte !
BERLINE
ITALIENNE
MASERATI

Nicolas Fourny / 16 juil. 2020
Mercedes-Benz CL (C 216) : et si c’était elle ?
Les coupés Mercedes dérivés des générations successives de Classe S ont connu des fortunes diverses. Tantôt admirés pour l’équilibre de leur design, tantôt malmenés en raison d’une ostentation véritable ou supposée, ils suscitent invariablement une forte attente de la part de leur clientèle potentielle comme des observateurs. Incarnant depuis des décennies une idée très spécifique du luxe, du voyage, voire même un certain art de vivre, ces automobiles sont à chaque fois, à en croire la communication de la marque, « only approached by their predecessors ». Pour autant, de la morgue des slogans à la réalité du marché, il y a parfois un gouffre et, plus que beaucoup d’autres, ce sont là des machines condamnées à faire toujours mieux, à tous égards ; en la matière, c’est peu dire que le coupé de la série C 216 a été accueilli avec froideur. Souvent fustigée durant ses huit années de vie commerciale, l’auto a, depuis lors, sombré dans l’oubli et sa traversée du désert ressemble diablement à un injuste supplice. Le recul des années aidant, le moment est sans doute venu de réexaminer son cas…
ALLEMANDE
COUPÉ
MERCEDES-BENZ

Nicolas Fourny / 03 juin 2020
Bentley Eight : du Connolly pour les prolétaires
La meilleure voiture du monde — c’est son constructeur qui l’affirme — ne saurait être accessible au commun des mortels. La démocratisation du luxe n’a guère de sens : par définition, un luxe qui se généralise n’en est plus un. Et, de nos jours, un examen des grilles tarifaires Bentley ou Rolls-Royce suffit pour se rassurer : les berlines, coupés et cabriolets germano-britanniques demeurent très largement hors de portée de la plupart d’entre nous. Toutefois, comme on va le voir, il n’en a pas toujours été ainsi…
ANGLAISE
BENTLEY
BERLINE

PAUL CLÉMENT-COLLIN / 24 avr. 2020
Rolls-Royce Silver Cloud : entre tradition et rock’n roll
Nuage d’argent : voilà le nom de la nouvelle Rolls-Royce présentée en 1955, la même année que la Citroën DS. Mais si cette dernière défriche des horizons technologiques et stylistiques nouveaux, la Silver Cloud, elle, reste sur son nuage, prônant l’immuabilité et la tradition. Châssis séparé, moteur antédiluvien (enfin, d’avant-guerre surtout), mais une carrosserie (d’usine) statutaire plutôt moderne qui ferait passer la Silver Dawn qu’elle remplace pour une antiquité. C’est là toute la force de la Silver Cloud : paraître moderne sans l’être. Retour sur cette luxueuse berline à la mode de Crewe !
ANGLAISE
BERLINE
ROLLS-ROYCE

PAUL CLÉMENT-COLLIN / 07 avr. 2020
Mercedes 500 GE : les débuts de la démesure !
En ce début des année 90, Mercedes avait décidé de quitter son costard-cravate un peu étriqué pour une tenue plus casual chic : sans tomber dans le survêtement Tachini façon BMW, la marque à l’étoile préférait rester dans une posture un brin bourgeoise, mais plus cool, en glissant lentement vers plus de sportivité. Les 190 E 2.3-16 puis 2.5 avaient montré la voie en fin de décennie précédente, mais c’était sans doute un peu trop voyant pour Mercedes. Au lieu de cela, en 1990, c’était la 500 E qui étrennait un gros V8 sous une robe quasi inchangée pour 320 chevaux sous le capot, tandis qu’AMG préparait en douce une C36 capable de dynamiser la Classe C sans tomber dans l’exubérance de la bavaroise M3. Seule entorse à cette ligne de conduite, l’étonnante 500 GE présentée en mars 1993 qui sonnait le top départ d’une dangereuse dérive vers le bling-bling.
4X4
ALLEMANDE
MERCEDES-BENZ

PAUL CLÉMENT-COLLIN / 15 janv. 2020
Ford Mustang 184 : la réplique parfaite de Joël
Cannes, 1966 : Un homme et une femme remporte la Palme d’Or tandis que Claude Lelouch rentre au panthéon des réalisateurs mythiques du cinéma français. Au menu, une histoire d’amour passionnée entre deux veufs a priori inconsolables. En second rôle marquant, une Ford Mustang de 1965 siglée “écurie Ford France” et flanquée du numéro 184. Normand, Deauvillais et amateur de Mustang, Joël s’est mis en tête de réaliser l’exacte réplique de celle du film, disparue dans un incendie en 1967, sur la base d’un modèle 1966 (seul écart par rapport à l’originale). Rencontre.
AMÉRICAINE
COUPÉ
FORD

PAUL CLÉMENT-COLLIN / 14 janv. 2020
Maserati Quattroporte III Royale : débauche de luxe
La présentation à la presse d’une nouvelle finition appelée Royale sur les Maserati Quattroporte VI, Ghibli III et Levante m’oblige à revenir sur celle qui fut l’ultime évolution de la Quattroporte III, et sans doute la plus luxueuse hors commande spéciale, elle aussi dénommée Royale. Plus luxueuse, plus puissante, plus exclusive et aujourd’hui plus rare, la Maserati Quattroporte III Royale offrait un dernier feu d’artifice à ses clients avant de tirer sa révérence.
BERLINE
ITALIENNE
MASERATI
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