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Monkeemobile : une Pontiac GTO sauce show biz !

PAUL CLÉMENT-COLLIN - 29 nov. 2022

La température remonte et en travaillant, je mets “Voilà l’été” des Négresses vertes ! Cela tombe bien puisqu’on a décidé de vous parler de voitures de plage tandis que la fête de la musique résonne encore (sans masque parfois) dans nos oreilles. Je me creuse la tête pour trouver une voiture “de loisirs” dont je n’aurais pas parlé. Me revient alors à l’esprit une étrange voiture, accessoire d’un groupe “scénarisé” des années 60 que j’avais adoré plus jeune : les Monkees et leur Monkeemobile ! Voilà une excellente idée de sujet.

Pour connaître les Monkees aujourd’hui, il faut soit avoir connu la Monkeemania à l’époque (essentiellement aux États-Unis et sur une courte période) soit, comme moi, avoir suivi au tout début des années 2000 la rediffusion des épisodes sur Arte, une chaîne pour le moins confidentielle, du moins à l’époque. Toujours est-il qu’en 1965, aux States, on a l’idée de créer un “band” qui soit l’équivalent des Beatles tout en parodiant “A hard day’s night”. Un casting est lancé pour choisir les membres du groupe, à la manière d’un boys band des années 90 !

La Pontiac GTO convertible qui sert de base à la Monkeemobile !

The Monkees, l’anti-Beatles

Dès 1966, la série “The Monkees” est lancée. Mélange d’absurdité, de rock n’roll de l’époque, la série n’est pour autant pas au rabais. Les mélodies sont soignées au point de rentrer dans les charts au même niveau que les idoles copiées, Beatles et Rolling Stones réunis. Je vous encourage d’ailleurs à écouter la vidéo en bas d’article en même temps que vous le lisez ! “Daydream believer” ou “I’m a believer” sont des petites pépites méconnues mais qui, à l’époque, avaient cartonné aux USA.

Mais venons-en maintenant à l’automobile. The Monkees sont autant un groupe qu’une émission automobile et l’accessoirisation se doit d’être au top. Très vite, on comprend qu’il faut au groupe, composé de Michael Nesmith, Micky Dolenz, Davy Jones et Peter Torkleson, une monture digne de ce nom (et immédiatement identifiable). La production fait alors appel à Dean Jeffries, une personnalité reconnue du “custom”. L’homme s’était déjà attaqué à la Porsche 550 Spyder “Little Bastard”, et avait travaillé avec Carroll Shelby sur les AC Cobra des débuts (en particulier la carrosserie en aluminium).

Une monture pour les Monkees : une Pontiac GTO

Bref, c’est à lui qu’on fait appel pour construire une Monkeemobile digne de ce nom. Le cahier des charges est clair : il faut qu’elle soit identifiable au premier regard, qu’elle soit sportive tout en restant “cool” et qu’elle représente bien la Californie, le lieu de la résistance à l’invasion anglaise ! Si les Beach Boys font du sérieux avec leur “Little Deuce Coupe” très dans la culture californienne du Hot rod, la Monkeemobile, elle, va innover.

Depuis peu, un modèle fait fureur aux States : la Pontiac GTO sortie en 1964. Agressive à souhait avec son capot avant à la ligne dorsale proéminente, son V8 de 389 ci de 325 chevaux (on pouvait aussi avoir un 326 ou un 421), elle symbolise la modernité, mais il faut que Jeffries travaille un peu sur la bête pour qu’elle ne soit pas juste “un cabriolet” comme les autres pour des jeunes “dans le vent”.

Il imagine alors une drôle de bête bizarrement galbée, aux naseaux allongés, au moteur proéminent, et transformée en un drôle de cabriolet 4 places façon Jolly : la 4CV réalisée à la même époque possède le même genre de auvent en lieu et place de capote. Les flancs sont évidemment ornés de logos The Monkees puisque cette voiture de plage servira à la promotion (voire à des apparitions) de la série éponyme ! Un succès éphémère, tant pour la voiture que pour le groupe, qui pourtant réussira l’exploit de vendre plus de disques à la même époque que ceux dont il pastichait les titres, les scarabées londoniens. De la même manière, la miniature de leur Monkeemobile sera l’un des succès des années 60, n’étant détrônée que par General Lee !

Après la “Monkeemania”, la production proposa à Jeffries de racheter les deux exemplaires pour 1 000 dollars. L’un des rois du “custom”, George Barris, en racheta un qu’il finit par vendre 400 000 dollars en 2008. L’autre exemplaire fit le tour du monde, finissant bêtement à Porto Rico avant d’être racheté en 1992 par un collectionneur pour 2 000 dollars. Les deux voitures sont aujourd’hui connues et continuent à faire le show, occasionnellement !

https://www.youtube.com/watch?v=W83InivbUSQ


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