MCLAREN en vente

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Histoire de la marque Mclaren

Constructeur réputé de voitures de sport, de GT et de supercars, McLaren est toutefois, en tout premier lieu, une écurie de course, fondée par Bruce McLaren en 1963. De nationalité néo-zélandaise, celui-ci a commencé sa carrière en tant que pilote, démontrant très tôt son talent en remportant sa première victoire en Formule 1 à l’âge de 22 ans, sur Cooper, à Sebring en 1959. Suivant l’exemple de Jack Brabham, il décide de fonder sa propre écurie et engage ses voitures en Formule 1 dès la saison 1966. À Spa en 1968, il devient l’un des rares pilotes-constructeurs à avoir remporté un Grand Prix au volant de l’une de ses propres voitures. Parallèlement, McLaren engagea des voitures avec succès outre-Atlantique, dans le cadre du championnat Can-Am, dominant les saisons 1967, 1968 et 1969. Malheureusement, la trajectoire de Bruce McLaren fut brutalement et tragiquement interrompue lorsqu’il trouva la mort sur le circuit de Goodwood, en Angleterre, le 2 juin 1970, alors qu’il n’était âgé que de 32 ans. Cela n’empêcha pas l’entreprise portant son nom de poursuivre son ascension ; en 1974, Emerson Fittipaldi remporta ainsi le championnat du monde des conducteurs de Formule 1 au volant de la McLaren M23. Bien d’autres victoires allaient suivre, et plus encore après la fusion de McLaren avec l’écurie Project Four dirigée par Ron Dennis.

Ce dernier, manager de légende, va en effet diriger McLaren durant plus d’un quart de siècle, de 1981 à 2008, et va en accentuer le développement en concluant de fructueux partenariats avec des motoristes de premier plan. De la sorte, TAG-Porsche puis Honda équipent les monoplaces MP4/2, MP4/2B et MP4/2C (leur appellation signifiant « McLaren Project Four ») qui remportent le championnat constructeurs en 1984 et 1985, Niki Lauda puis Alain Prost étant, pour leur part, sacrés champions du monde des pilotes en 1984, 1985 et 1986. C’est un âge d’or pour l’écurie, qui domine outrageusement la F1 grâce au talent de Prost puis d’Ayrton Senna, dont Ron Dennis exploite la rivalité, passant indifféremment au travers des évolutions réglementaires, qui bannissent les moteurs turbo à la fin de la saison 1988 au profit de V10 puis de V12 atmosphériques, toujours fournis par Honda. Cependant, McLaren connaît ensuite un passage à vide avant de renouer avec le succès en se rapprochant de Mercedes. Les « flèches d’argent », aux mains de Mika Häkkinen et Lewis Hamilton, donneront ainsi leurs derniers sacres en date à l’écurie britannique avant que celle-ci, après plusieurs saisons difficiles, ne renoue avec le succès en remportant un nouveau titre constructeurs en 2024.

Entretemps, McLaren était revenue aux voitures de route d’une façon magistrale, en confiant à l’ingénieur Gordon Murray, qui avait intégré l’écurie de F1 en 1987, le développement d’une supercar destinée à surpasser les modèles les plus réputés de sa catégorie. Intégralement conçue selon les préceptes de Murray, la McLaren F1, présentée en 1992 et construite à une centaine d’exemplaires jusqu’en 1992, est un jalon essentiel dans l’histoire de l’automobile de par ses performances, les technologies avancées retenues pour sa conception et son palmarès – l’auto gagnera les 24 Heures du Mans en 1995. Lui succèdera, dans le cadre du partenariat conclu entre McLaren et Mercedes, le coupé SLR McLaren puis, en 2011, la MP4-12C, matrice de toutes les McLaren de route actuelles et qui a marqué l’évolution de la firme, qui devient alors un constructeur à part entière, disposant d’une gamme étendue et rivalisant avec Ferrari ou Lamborghini. Berlinette à moteur central – un V8 entièrement développé par McLaren –, l’auto vient affronter directement les 458 Italia et Gallardo, ainsi que les plus puissantes des Porsche 911. De plus en plus ambitieuses, ses descendantes hausseront sans cesse leur niveau de jeu, jusqu’à aboutir à l’extraordinaire Senna et des supercars hybrides comme la P1 de 2013 (rivale des Porsche 918 et Ferrari LaFerrari) ou la W1 dévoilée à l’automne 2024 et forte de 1275 ch, dont la commercialisation interviendra courant 2025. Avec une telle force de frappe, l’avenir de McLaren est assuré !