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Nismo 400R : une Skyline GT-R R33 survitaminée

PAUL CLÉMENT-COLLIN - 23 oct. 2018

Les amateurs de Gran Turismo (particulièrement les premiers opus) la connaissent bien. Avec un peu de persévérance, on pouvait gagner cette Nismo 400R qui nous préoccupe aujourd’hui. Dans sa couleur jaune, et après passage à l’atelier pour la gonfler un peu, on obtenait une excellente machine à gagner. Voilà comment une génération de gamers s’est retrouvée fana de cette rarissime voiture japonaise, dérivée de la déjà mythique Nissan Skyline GT-R R33.

La Nismo 400R est disponible dans Gran Turismo depuis le 1er opus, faisant d’elle une célébrité

Les raisons du lancement en 1997 de la Nismo 400R sont doubles : d’une part célébrer la première participation de Nissan au Mans (avec des Skyline GTR-LM GT1, les fameuses R390 GT1 n’arrivant qu’en 1997), et d’autre part clôturer en beauté la production de la Skyline R33, bientôt remplacée par une nouvelle version appelée R34 (prévue pour 1998). En outre, avec le lancement des GT-1 Road version, le Japanese Gentleman’s agreement commençait à s’effriter : on pouvait désormais, du moins sur de petites séries, passer outre cet accord à l’amiable pour offrir à une clientèle fortunée des voitures de 400 chevaux. En 1996, et pour célébrer la participation au Mans, des R33 GT-R LM Limited (188 exemplaires, dont 102 en version V-Specs) furent proposées à la clientèle, mais le moteur, le RB26DETT, restait strictement identique à la version GT-R classique.

Deux exemplaires de Skyline GT-R LM GT1 participèrent au Mans 1996 (en haut), donnant naissance à une série limitée GT-R LM Limited (en bas, uniquement disponible en bleu)

Nissan voulait donc aller plus loin, en proposant une voiture plus radicale, et plus exclusive encore. Pour cela, la marque japonaise fit appel à deux de ses filiales : Reinik pour le moteur et Nismo pout tout le reste. Commençons par Reinik. Aujourd’hui, la société s’appelle Reimax, et est indépendante de Nissan depuis 2000, mais à l’époque, Reinik faisait partie de Nissan Machinery, société produisant les moteurs du groupe. Reinik était en quelques sortes un laboratoire, chargé d’étudier des moteurs sportifs dérivés de la production classique, et notamment ceux destinés à la course. Pour la 400R, Reinik (créée en 1994) allait pour la première fois produire un moteur destiné à être commercialisé.

Reinik produisait le RB-X GT2 dérivé du RB26DETT, tandis que Nismo s’occupait du reste dans l’Omori Factory (en bas)

Les hommes de Reinik partirent du déjà fameux RB26DETT pour en dériver un nouveau moteur, appelé RB-X GT2. Le moteur d’origine était réalésé pour obtenir une cylindrée de 2771 cc (contre 2569 cc au départ), doté d’un intercooler et de turbos plus gros qu’à l’origine. La transmission était aussi modifiée pour encaisser le couple, avec un nouvel embrayage à double disques. Avec 400 chevaux au final, Reinik offrait donc 120 chevaux de plus qu’une GT-R classique.

L’autre filiale concernée par le projet est la plus connue. Nismo (pour Nissan Motorsport), c’est un peu l’équivalent d’AMG pour Mercedes ou Motorsport pour BMW : le département course et haute performance du constructeur japonais. C’est dans son usine appelée Omori Factory, que les 400R étaient assemblées : les caisses de GT-R y arrivait pour recevoir leur moteur RB-X GT2 et les modifications techniques et esthétiques les transformant en Nismo 400R (R pour Racing).

A l’Omori Factory, le châssis initial était retravaillé, ainsi que les suspensions (la 400R était 30 mm moins haute que la GT-R), le freinage (plus puissant évidemment), tandis que la carrosserie était elle aussi modifiée pour plus de sportivité, d’aérodynamisme et d’exclusivité (résultat, la 400R était plus longue que sa sœur GT-R), se parant d’un aileron en carbone sur le coffre, et de jantes de 18 pouces (à l’époque, c’était grand 18 pouces). En revanche, la 400R conservait le système de la GT-R V-Specs appelé ATTESA E-TS Pro, système transformant la Skyline en 4 roues motrices.

Nissan et Nismo prévoyait une production en série très limitée : 100 exemplaires seulement. Bien que modeste, l’objectif s’avéra inatteignable pour plusieurs raisons. D’abord, le coût de la voiture atteignait les 12 500 000 yens ce qui en faisait un joujou assez cher. En outre, la R34 pointait le bout de son nez après une très courte carrière de la R33 (de 1995 à 1998), faisant patienter certains investissements pour une voiture plus moderne. Seul 44 exemplaires seront fabriqués au compte goutte entre 1997 et 1998.

La Nismo 400R aux côtés de la Nissan R390 GT1 Road legal

Réservée au marché japonais, exclusivement en conduite à droite, la Nismo 400R, malgré sa célébrité mondiale due en grande partie à Polyphony Digital, est donc une rareté tout court, et encore plus dans nos contrées européennes : n’espérez donc pas en trouver une à tous les coins de rue, et à des tarifs sympas ! On en trouve parfois au Japon, comme actuellement chez JDM Expo qui propose une Nismo 400R MY99 de 58 000 km au pris de 85 000 $ ! Alors, tentés ?


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