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Opel Signum : drôle d'allemande ?

PAUL CLÉMENT-COLLIN - 11 oct. 2016

Dans les années 2000, nombre de constructeurs généralistes se sont demandés comment aller taquiner les géants du premium, BMW, Mercedes et désormais Audi. Si certains ont joué la carte de la sécurité avec des voitures très sages et classiques (Peugeot par exemple, avec sa 607), d’autres ont préféré la voie de l’originalité, comme Renaut avec son duo Vel Satis / Avantime (lire aussi : Renault Vel Satis et Renault Avantime), Citroën et sa fabuleuse C6 (lire aussi : Citroën C6), Fiat et sa Croma 2, et Opel avec son étonnante Signum.

l’Opel Signum Concept de 1997 laisse présager le désastre à venir !

Dans les années 2010, force est de constater que chacun est revenu à la raison : la Renault Talisman (lire aussi : Renault Talisman) respire le classicisme, tout comme l’Insignia chez Opel (en fin de carrière)… Fiat a jetté l’éponge dans le haut de gamme, tout comme Citroën (pour l’instant), et Peugeot joue une partition très classique avec sa 508. Autant le dire tout de suite : le trio allemand a imprimé un style dans le domaine de la grande berline, empreint de conservatisme dans le dessin, mais doté de moteurs performants : celui qui tente autre chose risque de se faire « pincer les doigts très fort ».

Le concept Signum 2 de 2001 semble déjà plus aguichant (mais bon !)

C’est ce qui est arrivé à Opel avec la Signum. La vénérable marque allemande restait pourtant dans les clous depuis de longues années avec des berlines « bien comme il faut » : Rekord, Diplomat, Omega, Senator, propulsion et 6 en ligne ! Quelle mouche a donc piqué les pontes de Russelheim pour pondre une Signum en 2003 en tout point opposée à la tradition, adoptant la traction et proposant un drôle de design cantonné à une seule carrosserie : une sorte de break un peu balourd. La surprise est totale à Genève, en ce début d’année 2003 !

Au bout de 7 années de gestation, le résultat final ! Tadam !

Pourtant, l’idée de prendre le contre-pieds couvait depuis longtemps chez Opel. Dès 1997, à Genève déjà, la marque phare de GM en Europe présentait son Signum Concept posant les jalons du modèle à venir. Malgré un dessin raté (annonçant quelques nouveautés à venir), le Signum Concept donnera naissance en 2001 au Signum 2 Concept, proche de ce que deviendra la Signum de série.

Entre 1997 et 2003, 7 années se sont écoulées : 7 années pour accoucher de la Signum qui dès sa sortie laisse présager qu’elle ne sera pas la reine de sa catégorie. Pourtant, elle recèle quelques qualités, notamment son espace intérieur, et son dessin s’est policé (jusqu’à en devenir fade?) pour plaire au plus grand nombre. Moins clivante que la Vel Satis (c’était pas difficile) ou que la Croma, elle pêche justement par sa timidité : beaucoup ne verront en elle qu’une version break de la Vectra, ce qui n’est pas très valorisant.

Côté moteur, rien de très enthousiasmant : des 4 cylindres essence allant de 120 à 175 (avec un turbo), et un V6 (3.2 et 207 ch, mais par la suite, la Signum adoptera le 2.8 turbo présent aussi sur les Saab, avec 230 et 250 chevaux au rendez-vous). Pour le diesel, Opel réalise le combo : des moteurs anémiques (notamment en version 1.9 98 ch), voire très peu fiables, notamment le V6 3 litres 177 ch d’origine Isuzu, partagé par la Saab 9-5 et la Renault Vel Satis (un moteur à fuir quoi qu’il arrive!).

Vous l’aurez compris (même si c’est facile de le dire avec le recul), la Signum ne sera pas le cador de sa catégorie, loin de là. Elle restera en production 5 ans (2003-2008) avec un léger restylage en 2005, mais simplement pour faire de la figuration. Les chiffres de production ne sont pas connus, mais il reste un test imparable : en avez-vous beaucoup pendant cette période là ? En voyez-vous beaucoup aujourd’hui ? Non, zero, nada, que dalle ! Pas une Signum à l’horizon à l’époque comme maintenant. Fort heureusement, Opel corrigera le tir avec la très réussie Insignia !

Pourtant, s’il est aisé de se moquer de la Signum, elle peut être une jolie (?) alternative pour qui désirerait une berline fiable (à condition de la prendre en essence), spacieuse, passe partout et surtout pas chère ! A part un lecteur de Boîtier Rouge, qui voudrait d’une telle voiture ? Raison de plus pour se faire plaisir, surtout avec une version restylée, dotée du V6 2.8 Turbo commun aux Saab 9-3 de l’époque, et que l’on retrouvera sur la 9-5 NG (lire aussi : Saab 9-5 NG).

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