Mini inspired by Goodwood : une mini Rolls-Royce ?

Dimanche 24 juin 2018
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Quand l’esprit de groupe BMW contribue à créer la plus désirable Mini entièrement équipée selon les standards Rolls Royce : la Goodwood.

Si Goodwood est connu pour ses deux événements de renommée mondiale que sont le Festival of Speed et le Goodwood Revival, c’est aussi là, après la séparation avec Bentley, que BMW a implanté son usine pour produire ses nouvelles Rolls Royce (lire aussi : BMW / VW : la bataille d’Angleterre).

C’est à la fin de l’année 2010, que les instances de Mini demande à Alan Sheppard, le designer intérieur de Rolls-Royce, de lui définir une série spéciale qui emprunte au répertoire de la Flying Lady, les codes de la vénérable maison, emblème du luxe et de l’excellence automobile.

La base de l’auto est une Mini Cooper S équipée donc du 4 cylindre turbo essence de 1 598 cm3 et développant 184 cv. Au choix du client la belle est équipée soit d’une boite manuelle 6 rapports ou de la boîte de vitesses automatique Steptronic également à 6 rapports.

Extérieurement, elle se distingue d’une Cooper S classique par son capot sans prise d’air (on pense d’abord au luxe plutôt qu’au côté sport), par ses jantes spécifiques de 17 pouces et par les deux teintes proposées : le classique et somptueux Diamond Black métallisé, ou le Reef Blue, toutes deux au catalogue Rolls-Royce pour les Phantom ou les Ghost.

Cette « MINI Inspired by Goodwood », dont la production est limitée à 1000 exemplaires dans le monde, est encore à ce jour la MINI la plus luxueuse jamais construite. Elle se distingue surtout par la vraie distinction de son intérieur dont le traitement est dans la plus pure tradition des luxueuses limousines britanniques :

– Cuir Rolls Royce Cornsilk beige au grain naturel ;
– Placage de bois du tableau de bord Walnut Burr en loupe de noyer d’origine Rolls Royce ;
– Ciel de pavillon et pare-soleil en cachemire ;
– Rugs (sur-tapis) en fourrure d’agneau deux fois plus épais que ceux d’un salon anglais ;
– Baguettes de seuil de porte en aluminium siglées « Inspired by Goodwood »
– Branches du volant et commandes de la console centrale Piano Black ;
– Instruments du tableau de bord avec fond noir et caractères Rolls-Royce ;
– Emblème « 1 OF 1000 » sur la console centrale.

En dehors de cet équipement particulier, la Mini Goodwood bénéficie des équipements standards suivants :

– Climatisation automatique ;
– Détecteur d’obstacles ;
– Phares bi-Xénon avec projecteurs directionnels ;
– Régulateur de vitesse ;
– Autoradio MINI Visual Boost ;
– Système de haut-parleurs Hi-Fi Harman/Kardon ;
– Volant sport gainé cuir à 3 branches avec touches multifonctions.

Cette petite merveille a été a été exclusivement assemblée dans les ateliers MINI à Oxford et a été présentée pour la première fois lors du Salon de Shanghai en 2011. Si la majeure partie de la production était destinée aux États-Unis, la France n’a pas été oubliée puisque 90 exemplaires ont été réservés à notre marché national, ce qui n’est pas ridicule sur les 1000 exemplaires produits.

En 2012 cette pépite était vendue au prix astronomique de 48.200 Euros, soit près de deux fois le tarif d’une Cooper S standard. C’est le prix de l’exclusivité et d’un luxe incomparable. Aujourd’hui, en cherchant un peu, il n’est pas impossible de trouver la belle en occasion. Mais attention, même si on constatera une décote certaine, leur prix reste tout de même dans une échelle haute d’au moins 25.000 Euros.

Texte : Vincent de Fresquet

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12 commentaires

Fraberth

Le 24/06/2018 à 19:53

J’adore, c’est kitsch comme il faut , comme les Jaguar de la fin des années 90 et début 2000
Ado je rêvais de la même mini en vert bouteille avec l’intérieur beige et les placages en bois, mais ils ne sont plus proposés sur la nouvelle génération

Fred.

Le 24/06/2018 à 20:33

OMG !!!
Elle est juste sublime !!! ❤️
Boîtier Rouge 4 Life !!!

Sylvain

Le 24/06/2018 à 21:44

Jamais vu, pourtant je travaille chez mini !
Euh 48200€, deux fois le prix d’une Cooper S ?? Les Cooper S en 2012 devait valoir au delà des 30000€ (bien équipée /optionnée)

Choco

Le 25/06/2018 à 09:41

Cette sellerie et cet intérieur font baver. C’est beau !

Maxime.D

Le 25/06/2018 à 10:18

J’aime beaucoup ce type d’article ! Mais surement parce que je kiff ce genre d’associations dans l’automobile 🙂

Matt

Le 25/06/2018 à 13:02

C’est drôle parce qu’au final c’est une série limitée, mais dont il existe plus d’exemplaires que l’Aston Martin Cygnet qui utilise plus ou moins la même idée.

lelillois

Le 25/06/2018 à 13:52

Pas si chère comparée à une « classe » A AMG ou à une Audi S1 véhicules chéris par les caïds bien de chez nous …

pcur

Le 25/06/2018 à 14:47

On en trouve même autour de 20000€ (70000km environ) pas si cher pour un authentique collector !

Germain

Le 25/06/2018 à 18:34

Ça y est j’ai trouvé la new mini de mes rêves, un intérieur de Rolls dans une mini Cooper, j’en rêvais, ils l’ont fait. Du cuir pleine fleur crème, de la ronce de noyer, du cachemire et de la laine épaisse, c’est comme ça que devraient êtres toutes les voitures pour moi, il n’aurait plus manqué qu’une version cabriolet (et un beau British Racing Green métallique)de cette série limitée et là on aurait atteint le paroxysme de ce que j’aime

Germain

Le 25/06/2018 à 18:37

Bon pour moi il manque quelques choses, le fond des compteurs aurait mérité d’être beige

Greg

Le 26/06/2018 à 12:02

C’est bien joli tout ça!
Remember la petite Austin 1100 Vanden Plas qui recevait elle aussi une finition digne des Rolls Royce d’alors!
Petite précision sur la suppression de la prise d’air de capot:
La 1ère Cooper S, codifée « R50 », recevait le renfort d’un compresseur volumétrique pour faire taire les critiques qui reprochaient à la Cooper « tout court » un prétendu manque de brio.
Le bossage de capot et la prise d’air aménagée à l’avant, étaient nécessaires pour abriter et ventiler efficacement l’échangeur d’air pas forcément prévu lors de la genèse de la New Mini… et placé au dessus du moteur.
Au gré des options choisies par le client, on pouvait certes confondre une Mini Cooper avec une simple One bien dotée… mais si l’on voyait une prise d’air de capot, pas de doute possible, on était en présence d’une Cooper S!
La 2ème itération, R56 comme la Mini by Goodwood qui nous intéresse, recevait en version Cooper et Cooper S un nouveau moteur connu sous le nom de « Prince », partagé avec PSA (le 1.6 THP de sinistre mémoire avec ses problèmes de déshuileur et de tendeur de chaîne…).
Cette fois-ci la suralimentation était assurée par un turbo et l’échangeur d’air trouvait une place plus conventionnelle derrière la calandre.
Mais la prise d’air, désormais factice, demeura le signe distinctif de la Cooper S.
Il faut donc louer la démarche des créateurs de la by-Goowood BMW, qui choisissent de se débarrasser de ce symbole tapageur et… parfaitement inutile!

Sylvain

Le 28/06/2018 à 19:46

La première Cooper S par Bmw avait une codification bien à elle: R53 ! Mais bon on peut dire qu’elle appartient à la génération R50 !
Pour la R56 Cooper S le turbo est juste derrière la prise d’air du capot, elle contribue peut être à le refroidir un peu….

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