Renault Espace : la vérité sur ses origines anglo-américaines ?

Samedi 5 mars 2016
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Une fois n’est pas coutume, ce que je vais vous raconter n’est absolument pas prouvé, et doit être pris pour ce qu’il est : une élucubration d’un fan de bagnoles. Pourtant plus j’y pense, plus je me dis que je ne dois pas être loin de la vérité. Car je me méfie toujours des belles légendes qui servent un peut trop une entreprise ou un modèle, comme une opération de communication bien orchestrée. Aujourd’hui on appellerait ça un buzz, à l’époque, c’était des RP. Voici donc la légende « officielle » suivie de ma version de l’histoire du Renault Espace !

Le Chrysler Supervan, dessinée à Coventry par les équipes Rootes-Chrysler !
Le Chrysler Supervan, dessinée à Coventry par les équipes Rootes-Chrysler !

Commençons par la légende officielle, que je vais vous raccourcir ici ! Chez Matra, dit la fable, on est tous des génies, et on a pensé avant tout le monde à une nouvelle génération de voiture, une « voiture à vivre », pleine d’espace et de petits trucs ingénieux, au look de TGV bien dans l’air du temps. Loin de la voiture à Papa des années 70 et du vieux break pas pratique, l’idée géniale serait de proposer aux familles une voiture modulable, avec 7 places, véloce malgré tout, bien dans son époque et dont le conducteur n’aurait pas honte. La légende continue par le fait que Philippe Guédon, officiant chez Matra, cherchait à tout prix à faire tourner les chaînes de Romorantin, et donc un successeur au Rancho. Il fait donc plancher ses ingénieurs sur l’idée du siècle (que bien entendu, ils ont eu tout seuls) qui, c’est sûr, révolutionnera l’automobile des années 80.

Le Matra P16, très proche du concept Supervan de Rootes !
Le Matra P16, très proche du concept Supervan de Rootes !

Prenant son bâton de pèlerin, Philippe Guédon s’en va alors convaincre les constructeurs d’investir dans « l’espace ». Chez ces idiots de Peugeot, on le renvoie dans ses cordes d’un « ça ne marchera jamais », tandis que chez Renault, on est large d’esprit et on accueille comme le Messie le patron de Matra. Emballé c’est pesé, le losange signe l’affaire du siècle, et lance l’Espace en 1984. Cocorico, les français venaient d’inventer le monospace, occultant volontairement le lancement 6 mois plus tôt du Chrysler Voyager. Peu importe, la légende était en marche, et on loue encore aujourd’hui dans les salons le génie français, inventeur du TéGéVé et du Renault Espace !

Après le P17 (photo de couverture) le P18 est encore très marqué Peugeot/Talbot !
Après le P17 (photo de couverture) le P18 est encore très marqué Peugeot/Talbot !

Mais cette histoire m’a toujours parue trop belle et trop lisse. Alors, comme un complotiste écoutant les Beatles à l’envers pour y découvrir des versets sataniques, rembobinons le film et repassons le au ralenti ! Pour bien comprendre ce qui a pu se passer, il convient de rappeler certains points !

Le premier dessin de Matra en 1978, qui rappelle lui aussi les traits du Supervan de Chrysler !
Le premier dessin de Matra en 1978, qui rappelle lui aussi les traits du Supervan de Chrysler !

Courant des années 70 (c’est à dire avant 1979), le monde européen de l’automobile est organisé de façon différente : Chrysler Europe est propriétaire de Rootes en Grande Bretagne, Simca en France et dispose d’un bureau de design à Coventry ! C’est là qu’une idée nouvelle va naître : le Supervan. Aux States, le Van remplace parfois la familiale, et l’idée vient à Fergus Pollock (à l’époque membre de l’équipe des Chrysler Design Studios basés en Angleterre) de développer une sorte de fourgonnette familiale destinée à l’Europe. Le Supervan aura droit à sa maquette dès 1978 !

Les premiers protos, destinés à Peugeot !
Les premiers protos, destinés à Peugeot !

Si l’histoire avait suivi un autre cours, c’était le groupe Chrysler qui sortait le premier un monospace en Europe. Mais les difficultés financières de l’américain le conduisirent à revendre toutes ses activités européennes à Peugeot, dans les conditions que l’on sait (lire aussi : Le rachat de Chrysler Europe). C’est alors que le mécano industrialo-financier devient marrant ! Simca, partenaire de Matra notamment pour la Bagheera et la Rancho (lire aussi : Matra Rancho), est aussi l’un des actionnaires (minoritaire) de la firme de Romorantin. Participation qui tombe dans l’escarcelle de Peugeot lorsque celui-ci rachète Chrysler. Vous commencez à voir où je veux en venir : Matra était indirectement liée à Chrysler Europe, et à son bureau de design de Coventry qui avait dessiné et pensé le Supervan. D’ailleurs, il avait été demandé à Philippe Guédon (et à Antoine Volanis, designer attaché à l’entreprise solognotte) de réfléchir à l’amélioration du concept. Ce n’est donc pas la révélation divine qui conduira Matra à réfléchir à l’Espace, mais bel et bien une « commande » anglo-américaine !

Le P23, dernier proto de la série, est déjà proche de ce que sera l'Espace, et se base sur une Renault 18, abandonnant toute référence Peugeot/Talbot !
Le P23, dernier proto de la série, est déjà proche de ce que sera l’Espace, et se base sur une Renault 18, abandonnant toute référence Peugeot/Talbot !

A laquestion : « pourquoi Matra a-t-il proposé le projet P17 (id est le premier proto de l’Espace) à Peugeot en premier » et pourquoi, jusqu’au proto P19 tout semble venir de chez Peugeot et Simca/Talbot, il est évident de répondre : parce que Matra était lié par des contrats industriels (lire aussi : Matra Murena), et par son actionnariat, au groupe naissant PSA (Peugeot en possèdait à l’époque 35 % et Talbot 10 %) ! A la question : « pourquoi Peugeot n’a-t-il pas sauté sur l’occasion ? », il est aussi facile de répondre. Ce n’est pas par aveuglement ou par suffisance que Peugeot refusa les avances de Matra, mais par manque de moyens financiers. Peugeot était très intéressé, au point de faire réaliser plusieurs prototypes, mais se trouvait dans une situation délicate : une faillite probable dès 1979. Après avoir racheté Citroën, puis Chrysler Europe, et s’être pris en pleine gueule (peut-être plus durement que les autres vus les investissement financiers consentis) la crise du pétrole de cette année là, la firme Franc-comtoise n’avait pas les moyen de se lancer dans l’aventure.

L'un des premiers proto Espace !
L’un des premiers protos Espace !

En effet, dès 1977 avaient été lancés deux projets majeurs mobilisant toutes les ressources du groupe (hors rachat de Chrysler) : la 205 et la BX ! On peut regretter que PSA n’ai pas saisi l’opportunité « Espace », mais le groupe français jetta l’éponge par manque de cash et de ressources et non par manque de motivation. La participation dans Matra sera revendue, et la filiale chérie de Jean-Luc Lagardère se retrouva sans commandes (la production de la Murena ne suffisait pas, alors que la Rancho finissait sa carrière) et donc obligée de rebondir. Puisque Peugeot n’avait pas les moyens, autant proposer à l’autre constructeur national, Renault.

Bernard Hanon, PDG de Renault, est lui aussi conquis par le projet ! Les prototypes évolueront vers la dernière mouture ou presque, le P23, qui ressemble fortement à l’Espace, qui se base sur une plate-forme de Renault 18, et qui a perdu tous ses attributs Peugeot/Talbot (notamment les poignées de portes issues à l’origine d’une Peugeot 305, lire aussi : Peugeot 305). La suite, on la connaît, of course…

Lee Iaccoca fait le malin devant le Voyager, qui sortira 6 mois avant l'Espace... qui tire ses origines d'un projet Chrysler: ironie du sort !
Lee Iaccoca fait le malin devant le Voyager, qui sortira 6 mois avant l’Espace… qui tire ses origines d’un projet Chrysler: ironie du sort !

Ce qui est intéressant dans cette histoire, c’est qu’une légende (le monospace franco-français) s’effrite avec une réalité moins glorieuse : un projet anglo-américain de chez Chrysler-Rootes qui atterrit sur la table de Matra par le hasard des participations et partenariats. Un nouvel actionnaire qui ne sait que faire du projet par manque de ressources (Peugeot) et un constructeur présenté comme audacieux (Renault) qui recueille les fruits bien mûrs d’un projet innovant ! Etrangement, Chrysler ne revendiquera jamais la paternité du projet, se contentant de lancer son Voyager aux States, tandis que Peugeot acceptera de passer pour le loser pendant des années, avant de lancer le 806 presque dix ans plus tard !

Cette histoire n’est peut-être qu’une spéculation, mais elle permettra de se poser les bonnes questions : qu’en est-il de la légende, et de la vérité ? Vous avez deux heures !

 

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54 commentaires

Julien

Le 05/03/2016 à 18:10

Extra !

poum

Le 05/03/2016 à 18:24

Hé bin, il y a matière à réaliser une série télé!

On finira bien par découvrir qu’il s’agissait du repompage d’un hypothétique remplaçant du Commer FC familial …

lolo51

Le 05/03/2016 à 19:05

c’est pas parce qu’un industriel sort le véhicule en premier que le développement n’est pas en premier venu de France !! les américains sortent beaucoup de chose avant tout le monde grâce à leur argent !! le Rafale et l’Eurofighter sont parti en premier , le Rafale fut le premier a volé pendant que l’Eurofighter était encore une maquette sur le salon de l’aviation en Angleterre en 1986 !

Paul

Le 05/03/2016 à 19:09

D’accord, mais là, il s’agit d’un développement Chrysler arrivé sur la table de Matra… Quand au Rafale, c’est un tout autre problème, puisqu’à l’origine les projet Rafale et Eurofighter devait être un seul et même projet européen. Disons que la force de Dassault a toujours été sa réactivité et sa capacité à réaliser vite des avions (dans un premier temps, puisque le Rafale mettra quelques années encore entre son premier vol en 1986 et sa mise en service en 2000)

Greg

Le 05/03/2016 à 19:42

J’ai le bouquin « Renault Espace la voiture à vivre » écrit par Serge BELLE (éditions EPA, 1991).
Il y est dit sans équivoque que Philippe Guidon n’a jamais prétendu avoir de « divine révélation » et évoque plutôt intuition, hypothèse, choix, hasard.
Je reprends les termes de Serge Bellu:
Il explique que « c’est lors d’un voyage aux Etats Unis qu’il a découvert les « vans » sous un jour nouveau.
Un de ses amis, ingénieur chez Chrysler, lui racontait ses « échappées de fin de semaine au volant d’un van ».
Le van (camionette, utilitaire) devenait familial et convivial, ludique et récréatif.
Impressionné par le phénomène, Philippe Guidon griffonna quelques lignes à l’attention de Jean-Luc Lagardère pour lui fair part de ses intimes convictions sur le devenir de l’automobile et de ses rapports avec l’homme.
Des convictions qui confirmaient l’orientation prise avec la Rancho ».
C’est un vendredi soir que « Guédon convoque son styliste Antoine Volanis et lui demande de réfléchir sur une voiture de loisirs qui pourrait remplacer la Rancho. »
« Une réunion était prévue le lundi avec jean Luc Lagardère et Guidon devait lui présenter quelques projets pour le futur.
Opportunité d’explorer une piste différente: transposer le concept du « van » américain à l’échelle européenne.

Paul

Le 05/03/2016 à 19:46

Il n’empêche, on ne me fera pas croire qu’il n’y a pas de lien entre le Supervan étudié par Chrysler et Rootes en Angleterre en 1978 et le P16 qui apparaît chez Matra en 1979, sachant que Chrysler détient Simca qui possède 45 % de Matra… Ou alors c’est de la magie noire… Le coup du « je me ballade aux USA et je découvre les vans » me paraît moins crédible qu’un glissement de projet de Chrysler Europe à sa presque filiale Matra 😉

Greg

Le 05/03/2016 à 19:49

C’est fort possible, l’histoire officielle parle bien d’un « ami » qui travaille chez Chrysleret lui présente « le van » 😉

Paul

Le 05/03/2016 à 19:52

Ah l’histoire officielle 😉
Disons qu’il y a un faisceau de présomption étant donné les liens de Matra et Chrysler via Simca ! Après je ne fais que supputer… mais je ne suis pas le seul à penser que… tout ne vient pas du génie de Volanis et Guédon 😉 (même s’il faut admettre qu’ils ont bien transformer l’essai, et ça c’était pas donné à tout le monde)

Jacques Landry

Le 01/09/2016 à 09:22

Loin de moi l’idée de contredire qui que ce soit mais l’idée de la « super van  » germait depuis longtemps dans l’esprit de Lee Lacocca! Bien avant qu’il obtienne le poste de président chez Chrysler . Il fut président chez Ford USA et avait présidé le développement d’un prototype de van qui pouvait passer la porte d’un garage standard (le Ford Econoline étant trop haut ) la compagnie a même conçu un prototype roulant prêt pour la production! Mais plusieurs dirigeants de Ford s’opposant au projet de peur que le véhicule ne prenne des ventes à d’autres modèles Ford existants (LTD Country Squire,Econoline…)le projet fut abandonné. Après avoir été congédié de son poste chez Ford Lacocca fut engagé chez Chrysler qui lui donna le feu vert pour la production du « super van  » sur base k-car…pour la preuve il suffit de taper « Ford Carousel » sur Google tout y est!!!

Gilles Colboc

Le 11/10/2018 à 15:39

Et pour aller dans ce sens, le plan à long terme Chrysler France établi en 1979 mentionnait la sortie en septembre 1981 du  »Supervan P16 »
Coïncidence ?

Paul

Le 05/03/2016 à 19:48

Le tout étant racheté par Peugeot en 1979 qui se retrouve maître de Rootes, de Simca, et des 45 % de Matra 😉

Greg

Le 05/03/2016 à 19:48

…Et pendant mes études, un prod de socio qui connaissait Volanis nous avait aussi parlé de la création de l’Espace…
Concernant la travail de Volanis, tout est parti du 1er dessin fait pendant le week-end er que l’on appelle le « dessin orange ».
Le reste… Mata se fournissant en mécaniques Simla Chrysler avait tout naturellement conçue les premiers prototypes sur une base de Talbot Solara.
Peugeot ne pouvant pas prendre ce projet pour les raisons expliquées par Paul, on leur suggère poliment d’essayer chez Citroën… ce qui est peine perdue bien évidemment.
Matra a absolument besoin de cette nouvelle auto pour maintenir le site de Romorantin en activité, donc Lagardère tente le tout pour le tout et va seul à la rencontre de Bernard Hanon, PDG de Renault.
Inutile de raconter la suite…

Paul

Le 05/03/2016 à 19:50

Cf mes réponses précédentes: je soupçonne qu’il s’agit d’une « légende » orchestrée… Le coup du dessin orange imaginé en un eek end qui ressemble comme deux gouttes d’eau au projet de Chrysler Europe n’est là que pour entretenir, à mon sens, la légende d’une génie français 😉

Pierre

Le 05/03/2016 à 20:21

Sans aller crier au complot, ni même sacraliser l’histoire officielle, il faut bien admettre une certaine concomitance entre tous ces événements, si en plus on rajoute à tout cela le côté « familial » de l’affaire, la coïncidence devient vraiment grosse….

Mais comme pour la « vraie » Histoire, il ne faut pas oublier le dicton : elle est écrite par les gagnants, et il serait vain de nier que l’Espace l’était !

Paul

Le 05/03/2016 à 20:24

Cela n’enlève rien au côté « gagnant » du Renault Espace, très bien conçu et sans doute bien amélioré par rapport aux idées de départ, qu’elles soient Chrysler ou Matra 😉

Denis the Pest

Le 05/03/2016 à 20:46

Et la grande modularité de l’Espace, c’est aussi Rootes? Faire une analogie entre le Chrysler Voyager et l’Espace semble farfelu, je n’ai jamais retrouvé l’intelligence développée pour l’Espace dans le Chrysler, ce dernier n’est qu’un van amélioré…

Paul

Le 05/03/2016 à 20:59

je n’ai pas fait d’analogie avec le Voyager (qui est un projet US) mais avec le projet Supervan (qui est un projet UK) … cf la 1ère photo de l’article 😉

Greg

Le 05/03/2016 à 22:16

Tout d’abord, Renault travaillait depuis des années sur des intérieurs modulables!
J’ai eu comme support de cours des documents présentant ces diverses recherches, et le siège avant pivotant est illustré dans des projets d’aménagement intérieur pour la… Renault 12!
Mais Renault n’avait jamais eu dans sa gamme de véhicule réellement approprié pour mettre en oeuvre cette idée.
L’Espace avait enfin le bon gabarit donc Renault, et pas Matra, a ressorti cette idée des cartons.
Ensuite, Renault n’était pas sûr à 100% du succès commercial de l’Espace, et avait prévu comme solution de repli d’en faire un utilitaire léger, ce qui a imposé le choix d’un plancher plat.
Avec ce plancher, il a fallu repenser les points d’ancrage de la banquette.
On a pensé « amovible » car ça existait déjà sur des véhicules « mixtes », utilitaires la semaine, familiales le week-end, comme certaines déclinaisons de la R4 fourgonnette ou de la Frégate break.
Puis on a songé à fractionner la banquette 3 places, en 3 sièges individuels pour faciliter leur manipulation.
Voilà comment! 🙂

wolfgang

Le 07/03/2016 à 12:11

Stow and Go c’est pas intelligent ?
Moi on m’a prété un Espace une fois. J’ai rétrogradé en 2nde sur un dos d’âne. La vitesse est restée bloquée en seconde, pas moyen de la retirer. 4500 € chez renault.
Puis j’ai acheté un Voyager. Aujourd’hui il va sur 325 000 km, la boite est d’origine et fonctionne parfaitement.
Le Voyager c’est prévu pour traverser les USA, surtout avec les V6. Les révisions sont espacées. L’Espace c’est prévu pour faire de la France. Je ne changerais jamais mon Voyager pour un Espace… surtout le dernier qui est une horreur.

Wolfgang

Le 06/03/2016 à 01:57

L’Espace c’est un mini van. Un mini van c’est US.

Après que ça vienne de Chrysler ou pas (je pense aussi que oui), de toute façon c’est pompé sur les USA.

C’est bien triste la fin de Matra. Ils ont fait des autos très bien à une époque.
Le pb c’est que Renault leur a repris la fabrication de l’Espace. Ensuite ils se sont fourvoyés avec l’Avantime (fallait pas être malin pour produire une horreur pareille). Maintenant à Romorantin ils font de l’électrique. Enfin ils ont essayé de développer un véhicule en partenariat avec une marque US. Le pb c’est que Renault a sorti la Zoé, du coup ça les a mis dans une mouise sévère.
En fait c’est Renault qui fait crever Matra quand on regarde bien…
Je crois qu’il leur reste un assemblage de vélos électriques (les pièces viennent de Chine) et l’importation de scooters électriques chinois.
On est loin des V12 au bruit si magnifiques, et des coupés sports… pour ça, voir le Musée Matra à Romorantin (il est très bien).

Denis the Pest

Le 06/03/2016 à 09:48

Je crois que de toute façon, le premier monospace, « véhicule à vivre », c’est le Fiat Multipla des années cinquante sur base de la 600?

Patrick Coyote Auto

Le 06/03/2016 à 09:59

Tout ça est digne d’un épisode de X-Files et de « l’Homme à la cigarette » »; la vérité est ailleurs… 😉

J2M

Le 06/03/2016 à 12:52

Je suis assez d’accord avec le postulat de la genèse différente de la romance dont on nous berce sur le sujet (comme sur bien d’autres, d’ailleurs).
Si le Chrysler Voyager est le premier sorti, c’est bien parce que les européens traversent à ce moment-là une crise majeure.
Et que tous leurs projets tardent un peu.
Ford va sortir son Aerostar et Toyota son Previa, sur des bases techniques discutables.
Dans les trois cas on reste à la satisfaction enfin assouvie pour un véhiicule à mi-chemin entre le VW Transporter et le van de surfer californien sur base chevrolet.
Le premiet est peu performant, le second n’est qu’une camionette américaine avec un V8 et de la moquette, des perfs’ et … un réservoir à sec en permanence.
Les deux restent des utilitaires.
Laissons de côté le fait que Chrysler US tire le premier avec le Voyager. Ce genre de véhicule est bien dans les cartons de plusieurs constructeurs à cette époque.
Mais rappelons-le, dans un contexte financier et économique difficile : les constructeurs généralistes comme leurs clients n’ont pas un rond.
Nuance : le seul qui a encore « des ronds », c’est Renault, nationalisé comme il se doit. (Mais plus pour très longtemps).
Il est donc plausible que ce projet de niche aboutisse : oui, il y a un besoin ; oui, des études de marché le confirment ; oui, ne le fera que celui qui pourra y consacrer un budget.
Je crois personnellement à un concours de circonstances, à des esprits affutés et à un vrai besoin d’évasion ludique pour les familles.
Finalement, la genèse, le développement, la naissance et l’évolution de cette nouvelle espèce répond assez bien aux théories de Darwin.
L’Espace V est-il une fin de race ? Vous avez trois heures.☺

Denis the Pest

Le 06/03/2016 à 14:45

Trois heures c’est peu M’sieur, une ‘tite rallonge?

J2M

Le 06/03/2016 à 16:07

Ok, si tu arrives à argumenter que le client d’un Espace l’a payé trois fois : à l’étude en tant que contribuable (nos « ronds »), à l’achat ( très cher !) et à la revente (avec une décôte considérable) .

Eddy123

Le 07/03/2016 à 07:03

Je pense que tu as cogité sur mon hypothèse que j’ai exposé à la fin de ton article sur le Monospace de Pontiac, que j’ai moi même entraperçu dans un article du site Allpar.com
Je rappelle que Chrysler travaillait depuis les années 70 sur un mini van.
Les « voyager » ont une plateforme « K » (Lebaron, Aries, Reliant, 600, Saratoga, j’en passe..) mise au point par SIMCA (1ere traction de Chrysler).
Le Voyager et un mini van
L’Espace et un monospace (modalité de Renault)

Je pense que que le projet « Espace » est un dérivé du projet Voyager, car Chrysler faisait toujours travailler tout ses bureaux d’études (comme pour, plateforme « L » (l’Horison), et la plateforme « K »).

Il et fort probable que si Chrysler n’avait pas vendu ses actifs « Europe », l’Escpace n’aurait jamais vue le jour et que le voyager aurait était surement différent…
De plus je pense que la grande berline de Simca (futur Tagora Talbot) était une traction (platforme « K » oblige car notre Horison avait la « L »…).

Avec des si…. 🙂

Autre chose… le moteur Xu de Peugeot, n’a t’il pas des origines Simca dans sa genèse??
Car j’ai une Le Baron (plateforme « K ») moteur 2.5l de Chrysler (et il a rien a voir avec le moteur de la 180) et une BX 1.6l… Les deux moteurs sont visuellement proche et ils ont les mêmes points d’encrage (de plus des LeBaron Belge ont eu des XU en 2eme monte).
Pour finir le 1.6l Xu a été monté sur les Dodge Omni et Plymouth Horison de base aux USA en remplacement des 1.7l Vw…

fc30

Le 07/03/2016 à 08:09

Pour ce qui est du moteur « Peugeot » vendu sur les versions de base des Omni / Horizon, c’était semble-t-il en réalité un bloc Simca 1592 cm3 (celui des Horizon SX, repris ensuite par 205 GTX espagnoles).
Je suis partagé quant à cette influence Simca du bloc XU. Je pense que s’il a été monté sur les Horizon / Solara (en Espagne) ce n’est pas fortuit et qu’il n’est pas impossible que Simca ait entamé la conception d’un nouveau bloc vu que les siens (moteurs « Poissy ») devenaient décriés à la fin des années 70 (ce qui n’empêchera pas Peugeot de les utiliser jusqu’au début des années 90…). Mais le bloc XU 1.6 est aussi lié à la BX, qui avaient elle aussi besoin d’un nouveau bloc pour son haut de gamme…
Par contre, pour ma part, je crois plus aux théories de la Peugeot 309 / Talbot Arizona et même de la 205 en partie de conception Simca (elle ressemble beaucoup à une Horizon réduite), qui me semblent aussi plausibles.

eddy123

Le 07/03/2016 à 12:29

J’ai lu beaucoup de site et se serait bien le Xu 1.6l…
Stratégiquement je pense vue que le 1.9l etait passé au normes US, pourquoi pas le 1,6l. Pout peugeot c’est plus logique et moderne.

wolfgang

Le 07/03/2016 à 12:04

Il y a eu des Horizon et des Solara 1,9 D au mieu des années 1980. Mais je ne vois pas ce qui pourrait faire croire que ce 1,9 D avait été conçu par Simca qui n’avait jamais fait de diesel et qui s’est fait croquer par Peugeot qui avait la tradition du diesel.

En revanche la 309 a été conçue à Poissy par les ingénieurs Simca. D’ailleurs la ligne est dans la lignée des 1510 avec juste quelques retouches de style Peugeot. Et elle a eu des moteurs Simca.
Les ingénieurs Simca ont beaucoup apporté à peugeot en matière de tenue de route. Avant Simca, les peugot ne tenaient pas la route (contrairement aux Simca qui étaient excellentes).
Dire que le bloc Simca était dépassé, bof. C’était un bloc très solide, certes un peu bruyant à cause du bruit de crécelles des culbuteurs et de la boite souvent limitée à 4 vitesses qui faisait mouliner, mais c’était bien mieux conçu qu’un bloc Renault avec admission et échappement du même côté… c’est un bloc qui a été conçu par le père du V12 Matra, ne l’oublions pas.
Disons qu’au milieu des années 80, il aurait fallu le moderniser en lui mettant deux arbres à cames en tête et l’injection. Mais c’était bien conçu, surtout en 1300 et 1600 car ils étaient supercarrés et donc très résistants. Mes parents ont eu une Solara 1.6 qui a commencé à bouffer légèrement de l’huile à 250 000 km… Moteur jamais ouvert, distri par chaîne, juste les périphériques à surveiller, un rêve de fiabilité.

eddy123

Le 07/03/2016 à 12:31

Le xud et dérivé du bloc essence, non?
Si oui, sa ecarte pas les origines SIMCA.

fc30

Le 07/03/2016 à 12:52

Merci pour ces précisions. Pour ce qui est du bloc Simca dépassé, c’est ce qui revient fréquemment sur les sites anglais comme http://www.aronline.co.uk , expliquant en partie le succès mitigé de ces modèles là bas.
Quoi qu’il en soit, les Simca 1100 puis 1307/8/9 et Horizon étaient pour moi les meilleurs propositions de l’époque sur le marché en milieu de gamme, face à une GS certes brillante mais fantasque et aux moteurs trop petits, et à des R12 et 304 pas vraiment attirantes.

wolfgang

Le 08/03/2016 à 12:00

Tout à fait d’accord.

Karagheuz

Le 01/05/2018 à 03:18

GS fantasque ? A part les problèmes de jeunesse (les premiers clients d’un modèle ont souvent été des bêta-testeurs chez la marque aux chevrons), c’était une excellente auto. Concernant les motorisations, le 1015 est clairement à éviter si on fait autre chose que du plat, et le 1220 est un moteur de caractère, à défaut de plus de puissance.

Marc Limacher

Le 07/03/2016 à 12:16

A propos de Renault, le fameux constructeur qui a osé. Il y a une version intéressante dans le livre « L’acrobate » qui relate la carrière de JL Lagardère.

Dans le chapitre « L’odyssée de l’Espace » il est indiqué que c’est JL Lagardère qui un jour de septembre 1978, revenant des USA, conseilla à Guédon de faire un séjour dans le bureau d’étude de Chrysler à Détroit et c’est là qu’il va tisser des liens avec l’ingénieur américain qui lui explique le concept du VAN.

Le fait que l’offre du Van était introuvable en Europe a fait le reste.

Plus loin, on parle de l’accord Renault/Matra

Il fallait 280 millions de Francs pour lancer le projet. Impossible pour Matra de faire cela seul. PSA explique que le projet est intéressant, mais il tombait au mauvais moment. L’échec de la Murena n’a pas pousser à investir dans un projet Matra et ne pouvait pas faire tout en même temps. Septembre 1982. Les liens PSA – Matra sont rompus.
Matra songe à BMW, mais souhaite rester français. Renault est contacté. Il y a toutefois urgence, car la filiale automobile de Matra est dans le rouge. En décembre 1982, les liens avec PSA seront oubliés. Ouf le concept plait au PDG Hanon. Mais à une condition : que Renault n’ait rien à débourser avant le lancement de l’Espace sur le marché.

Matra doit financer tout le développement de son projet et les nouveaux outillages de l’usine de Romorantin. JL Lagardère dont l’état du groupe était en délicatesse depuis l’émergence de la gauche en 1981, cherche un partenaire financier. la BNP refuse, les autres aussi. Matra s’endettera à hauteur de 450 millions de Fr de 1983 à 1986 sur ce projet. Lagardère met son groupe en danger. En Avril 1984, 9 voitures sont vendus. Matra souhaite réviser son contrat, Renault refuse. Lagardère encaisse 8000 fr de pertes par voiture.
Les ventes vont décoller en 1985.

Plus tard Renault a voulu récupérer l’Espace à son compte, tandis que Lagardère voulait s’en servir pour devenir l’actionnaire principal de la marque au losange, au moment ou une privatisation se profilait. Il n’en a rien été….

Paul

Le 07/03/2016 à 13:19

Whouah, que de précisions ou anecdotes intéressantes dans tous les commentaires, merci à tous !

sitalgo

Le 23/04/2016 à 22:06

« Ouf le concept plait au PDG Hanon. Mais à une condition : que Renault n’ait rien à débourser avant le lancement de l’Espace sur le marché.
Matra doit financer tout le développement de son projet et les nouveaux outillages de l’usine de Romorantin.  »
Lagardère dira en substance plus tard lors d’une interview (docu télé sur l’histoire de l’Espace) que s’il y avait bénéfice, on partage, s’il y a perte c’est pour Matra. C’est une offre qu’ils ne pouvaient pas refuser.
Ça plaît, mais on n’y croit pas (quand on y croit quelque peu, on y met quelques pourcents, ça marche comme ça les affaires).

Paul

Le 23/04/2016 à 22:23

Marrant mais je ne suis pas étonné par ton anecdote… qui vient confirmer ce que je pense de la drôle de relation Renault/Matra…

Greg

Le 07/03/2016 à 13:18

Bon ben voilà.
Lagardère et Guédon, n’ont jamais caché avoir « rendu visite » à Chrysler.
De là à évoquer ouvertement le recyclage du Chrysler Supervan… seulement sous la torture!
L’industrie auto répugne à travailler sur des idées apportées de l’extérieur: un complexe connu comme le syndrome « Not invented here ».
Or Matra n’avait pas la même culture que les constructeurs automobiles nés à la fin du XIXème siècle, et Renault était assez disposé à prendre une idée venue de l’extérieur, et de surcroît livrée sur un plateau en argent massif!
Donc, s’ils n’ont pas eu une intuition créatrice génialissime, on ne peut leur enlever:
-une bonne perception de l’évolution des goûts de la clientèle
-une prise de risque assez osée.
Il faut bien se figurer que l’Espace est sorti avec un « gros » moteur essence de 2 litres, ce qui faisait de lui un haut de gamme aussi dispendieux qu’une R25, quand une R18 break se limitait à 1.4l ou 1.6l.
Et ça n’a pas été facile d’imposer un « haut de gamme » qui ressemblait à un utilitaire, au point d’en reprendre les phares et les feux…

Phil

Le 10/03/2016 à 22:11

Bof. C’est bien un comportement typiquement franco francais de toujours denigrer ce que nous faisons de bien
Le p16 ressemble à un rancho modernisé tout autant, sinon plus qu’au projet rootes…

Rappelons que le rancho a précédé, et de loin, les ludospaces 20 ans plus tard

Que ceux qui ont eu l’idée du rancho aient eu l’idée de l’espace ne me semble pas choquant.

Que des besoins de clientèles convergent vers une même idée n’est pas choquant.

En URSS ils avaient eu l’idée de la twingo 10 ans avant aussi…

Paul

Le 10/03/2016 à 22:24

Bah ce n’est pas taper sur la France (que je loue souvent et volontiers) que dire que Matra était détenu à 45 % par Chrysler Europe dont l’un des bureaux d’étude, a Coventry, a pondu un concept intéressant… qui aurait sans doute bien convenu pour remplacer le Rancho… de là à ce qu’on a glissé l’idée ou le projet à Matra… qui se retrouve ensuite sous la coupe de Peugeot (par le biais des rachats), trop sans le sou pour financer un tel modèle. Cela n’enlève rien au génie de Matra et Guédon qui ont sans doute inventer une modularité qui n’existait peut-être pas dans le projet Chrysler, et qui, comme l’a dit un lecteur, a pris des risques pour porter et soutenir ce projet… Que les petites histoires de ce genre soient légions dans l’automobile ne me semble pas choquant non plus 😉

Eddy123

Le 31/05/2016 à 12:48

Bizarre ce que tu écris. .
Simca à travailler sur la plate-forme K de Chrysler…
Elle a servi à deux générations de Voyager… et une plus de vingt modèle en tout genre. …
Il est pas choquant que Chrysler et demandé à Simca de travailler aussi sur le Voyager….

SteffC17

Le 12/03/2016 à 20:11

En eésumé, si le Peugeot avait accepté le projet, il aurait presque pu porter un badge « Matra Talbot » remplaçant plus ou moins le Rancho, et ne rentrant pas dans la culture classique de Peugeot.

Paul

Le 12/03/2016 à 20:14

ca aurait pu être une solution acceptable pour l’état major PSA, si les finances l’avaient permis 😉

Chris

Le 18/03/2016 à 16:42

Le tout premier monospace, ce ne serait pas plutôt le MITSUBISHI Space Wagon, lancé en 1983 ?

Olivier Guin

Le 19/03/2016 à 22:51

Je suis étonné de ne rien lire sur Lee Iacocca, car c’est bien lui, à l’époque chez Ford, qui crée le concept de Minivan avec le superbe prototype Carousel. Arrivé à la direction de Chrysler, il continue de développer son projet qui donnera naissance au Voyager. Et je ne serai pas étonné que Guédon l’ait rencontré là-bas et ait partagé son enthousiasme et sa vision. J’ajouterai aussi que Bernard Hanon, qui avait longtemps vécu aux USA (et si ma mémoire est bonne, avait travaillé chez Renault of USA) ne pouvait être que réceptif à ce nouveau type de véhicule, déjà très en vogue là-bas.

Enfin, petite parenthèse, j’avais vu passé une photo il y a une vingtaine d’années que je n’ai jamais revu ensuite et si cela parle à l’un d’entre vous, je serai ravi de la revoir : il s’agissait d’un Renault Espace rebadgé Volvo (on est au début des années 90 et une probable fusion est encore viable) destiné au marché américain et transformé en version utilitaire pour le réseau Volvo et labellisé sur le côté Volvo Service (l’Espace ayant été développé avec un plancher plat pour le transformer en VU si les ventes ne décollaient pas). Cela parle-t’il à quelqu’un ?

Paul

Le 19/03/2016 à 22:54

Lee Iaccoca j’y reviendrai.. personnage clé et intéressant… quand au Volvo Espace, j’y crois puisque, comme tu le disais, la fusion Renault Volvo était quasiment acquise… avant de foirer lamentablement à cause d’un certain nationalisme suédois (ou plutôt chauvinisme)… ton commentaire m’intrigue donc, et je vais partir à la pêche aux infos (sans garantie de succès !)…

Eddy123

Le 31/05/2016 à 12:53

Il existe une photo (je l’ai), dun Espace 1 USA demandé avec insistance par AMC..
Renault a préféré depenser 180 millions pour une Alpine….

Olivier Guin

Le 20/03/2016 à 14:53

Concernant le Supervan, en complément, il existe une minuscule photo de la maquette en clay qui montre de manière plus flagrante la continuité entre le dessin de Fergus Pollock et Geoff Matthews. chez Chrysler UK puis celui du Dessin Orange d’Antoine Volanis :
https://s-media-cache-ak0.pinimg.com/originals/eb/c8/ab/ebc8abe36e453bf69f99a86cbe83c930.jpg

Egalement un des roughs de F. Pollock ::
http://photos1.tf1.fr/0/0/projet-chrysler-supervan-1977-dc188d-0@1x.jpeg

Paul

Le 20/03/2016 à 14:57

Ah merci, voilà qui amène de l’eau à mon mouli 😀

pipom16

Le 18/04/2016 à 20:03

Le livre « Renault Espace la voiture à vivre » de Serge Bellu et Dominique Fontenat paru en 1991 raconte très bien la vraie histoire de cette voiture.

pipom16

Le 19/04/2016 à 20:04

ah oui, au fait, au pays du soleil levant, ce genre de mini bus familiale existe depuis bien avant l’espace , donc, c’était peut-être aussi peut-être l’origine de l’inspiration … d’où vient notre propre inspiration si ce n’est de ce que l’on voit autour de nous ?

Vincent

Le 23/09/2017 à 13:27

Certaines esquisses de Gaston Juchet datées des années 60, sur base R16, présentent également quelques proximités avec l’Espace lancé bien des années plus tard… L’innovation est une discipline dont la paternité n’est jamais aisée à déterminer. 😉

Rallyhisto

Le 29/04/2018 à 18:29

Toujours bien de remettre les pendules a l’heure,mais dans le genre monospace VW avait lancé le transporteur ,meme si basé sur un utilitaire et avec un centre de gravité Plus haut

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