
+100 % en un an : pourquoi ces Ferrari deviennent les investissements les plus fous
Des Ferrari achetées quelques centaines de milliers d’euros… aujourd’hui valorisées à plus de 10 millions. Comment ces hypercars ont-elles vu leur prix doubler, voire tripler en un an ? Derrière ces chiffres vertigineux, c’est tout le marché des voitures de collection qui s’emballe.
Le marché des hypercars Ferrari connaît une envolée spectaculaire depuis 2025. Longtemps considérées comme des pièces d’exception réservées à une élite, ces modèles atteignent désormais des sommets inédits lors des ventes aux enchères. De la 288 GTO à la LaFerrari, toutes suivent la même trajectoire, avec des valorisations qui explosent en un temps record.
Une lignée mythique devenue objet de spéculation
Tout commence en 1984 avec la Ferrari 288 GTO, souvent perçue comme la première hypercar moderne de la marque. Produite à 272 exemplaires, équipée d’un V8 biturbo de 400 chevaux, elle dépassait déjà les 300 km/h à son époque. Aujourd’hui, sa cote a littéralement bondi. En moyenne, elle est passée de 3,3 millions d’euros en 2023-2024 à 6,9 millions en 2025-2026, avec un record récent à 9,1 millions. Rapporté à son prix d’origine réévalué d’environ 316 000 euros, cela représente une multiplication par plus de 20.
La F40, icône radicale en pleine ascension
Avec la F40, Ferrari pousse encore plus loin le concept. Lancée en 1987, forte de 478 chevaux et capable d’atteindre 324 km/h, elle incarne une vision brute de la performance. Sa valeur suit la même tendance. En un an, le prix moyen est passé de 2,3 à 4,3 millions d’euros, avec un pic à 5,6 millions. Par rapport à son tarif initial réévalué de 521 000 euros, la mise a été multipliée par huit.
La F50 et l’exclusivité du V12
En 1995, la F50 introduit une approche encore plus radicale avec un V12 atmosphérique de 520 chevaux dérivé de la Formule 1. Produite à seulement 349 exemplaires, elle séduit aujourd’hui les collectionneurs en quête d’authenticité. Sa cote est passée de 4,1 à 7,2 millions d’euros en moyenne, avec un record à 10,3 millions. Sur le long terme, sa valeur a été multipliée par neuf par rapport à son prix de lancement.
L’Enzo, la plus spectaculaire des envolées
La Ferrari Enzo marque un tournant au début des années 2000. Dotée d’un V12 de 660 chevaux et produite à 400 unités, elle dépasse les 350 km/h et incarne le summum technologique de son époque. C’est aussi celle dont la progression est la plus impressionnante récemment. Sa valeur moyenne est passée de 3,8 à 10,8 millions d’euros, soit presque un triplement. Un exemplaire a même atteint 15,1 millions, établissant une nouvelle référence.
LaFerrari, une hausse plus mesurée
Plus récente, la LaFerrari introduit l’hybridation avec un système combinant V12 et technologie HY-KERS pour un total de 963 chevaux. Produite à 500 coupés et 210 versions Aperta, elle reste très recherchée. Sa progression est plus contenue mais reste significative. Les prix moyens sont passés de 3,7 à 5 millions d’euros, tandis qu’un exemplaire Aperta a atteint 9,3 millions. Par rapport à son prix d’origine, sa valeur a été multipliée par plus de trois.
Une fièvre mondiale
Cette explosion des prix ne se limite pas à un modèle ou à une région. Elle s’inscrit dans une dynamique globale, largement portée par les États-Unis mais visible sur l’ensemble des grandes places de vente. Rareté, héritage sportif et désir de collection complète alimentent cette hausse, transformant ces voitures en véritables actifs financiers. Quand Ferrari dépasse le plaisir automobile pour devenir un investissement hors norme.