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4 voitures qui entreront en collection en 2020

PAUL CLÉMENT-COLLIN - 13 sept. 2022

Que le temps passe vite. En 2020, certaines voitures que nous pensions encore bien jeunes entreront dans le monde de la collection. 30 ans déjà que la petite Clio, l’étonnante Shamal, la bestiale Diablo ou l’aérodynamique Calibra s’offraient à un public encore avide de berlines, de grands coupés et de monospaces. Aujourd’hui, au milieu des SUV qui pullulent sur nos routes, certaines d’entre elles paraissent bien frêles et c’est bien ce qui les rend attachantes. De la modeste citadine à la plus bestiale des sportives, petit florilège des nouveaux collectors.

Renault Clio I

“Elle en met plein la vie”,“elle a tout d’une grande”, “pas assez chère mon fils” : la Clio lancée en juin 1990 a la lourde tâche de remplacer la vieillissante Supercinq. Chez Renault, on a décidé de faire table rase du passé : changement de nom, nouvelle bouille, la petite dernière du losange attaque la décennie avec la ferme intention de devenir la reine du marché et terrasser l’ennemie sochalienne, la Peugeot 205.

Toute en rondeur (le bio design est alors en vogue après les lignes tendues des années 80), la nouvelle Clio offre un confort inconnu jusqu’alors sur la Supercinq, ainsi qu’une qualité de fabrication en hausse. Avec ses couleurs bien voyantes, notamment un jaune étonnant, elle tranche sur le marché et connaît un début timide, tandis qu’il faudra attendre 1991 pour découvrir une version musclée, la Clio 16S.

Pour autant, la Clio, dans ses versions de base, n’est pas incongrue dans une collection de voitures populaires. Typique de son époque, encore préservée du tout électronique, elle symbolise les voitures populaires des années 90. Quand on voit le succès récent des “petites voitures” en collection, Renault 5 ou Peugeot 205 en tête, on se dit que posséder un des premiers millésimes de la Clio est un passage obligé. Etonnant ? On en reparle dans dix ans, quand elle sera devenue un évident classique

Opel Calibra

Présentée en septembre 1989, l’Opel Calibra est aujourd’hui l’une des représentantes d’un monde qui n’existe plus : celui des grands coupés. Commercialisée en France au tout début de l’année 1990, elle relance la mode du coupé 4 places accessible et dynamique qui atteindra son paroxysme avec la très désirable Peugeot 406 Coupé.

La Calibra se distingue par une ligne très fluide et une aérodynamique en conséquence. A son lancement, elle ne propose encore que des “petits moteurs”, 2 litres 8 soupapes de 115 chevaux ou 16 soupapes de 150 chevaux, mais à l’époque, ces valeurs sont encore valorisantes sans être ouvertement sportives. L’image de marque d’Opel n’est pas encore tout à fait écornée et la Calibra rencontre d’entrée de jeu un certain succès, avec près de 30 000 exemplaires vendus en 1990.

Son design encore très actuel ne trahit pas vraiment son âge aujourd’hui : et dire qu’elle est déjà une mamie, entrant en collection. Cette Calibra a tout à fait sa place dans une collection “youngtimer”, ou tout simplement pour se faire plaisir avec un coupé original et vaste.

Maserati Shamal

Présentée en décembre 1989, la petite dernière de chez Maserati est commercialisée début 1990 et donne un coup de jeune à la gamme Biturbo vieillissante. A l’époque, Alejandro de Tomaso voulait lancer une supercar mais se contentera de cette Biturbo améliorée, bodybuildée et pour tout dire, bestiale. Basée sur une plate forme raccourcie de Maserati Karif, elle abandonne le V6 suralimenté cher à la marque pour un V8 lui aussi gavé par deux turbos. De quoi tutoyer les 270 km/h.

Dire que la Shamal est belle serait un poil excessif, bien que signée du maître Marcello Gandini : massive, taillée à la serpe et pour tout dire un peu déséquilibrée, elle préfigure la nouvelle génération de Biturbo dont le point d’orgue sera la Ghibli II. Pointue à piloter, elle se réserve aux collectionneurs ayant un peu de bouteille, niveau conduite.

Avec 369 exemplaires produits jusqu’en 1996, la Shamal est une rareté, et les exemplaires entrant en collection aujourd’hui et fabriqués en 1990 encore plus. Son design excentrique vous fera sortir du lot, tandis que le son rageur de son V8 (qu’on retrouvera jusque sous le capot de la 3200 GT) vous ravira : à vous de voir.

Lamborghini Diablo

Succéder à la Countach n’est pas une mince affaire tant cette voiture aura marqué les années 70 et 80. Mais à force de lui rajouter des appendices pour rester dans le coup, la Countach en devenait presque vulgaire. Sous l’égide de Chrysler, alors propriétaire de Lamborghini, on décide de lui faire prendre sa retraite pour la remplacer par la Diablo.

Tout aussi bestiale mais bien plus au goût du jour, la Diablo doit elle aussi son design initial à Marcello Gandini, mais les retouches exigées puis apportées par Chrysler entraîneront une brouille tenace entre le designer italien et le constructeur américain. Gandini claquera la porte pour créer la Cizeta V16, encore plus extrême.

La Diablo, avec son V12 et ses 492 chevaux, fait figure de supercar à l’époque. Les retouches controversées lui offre une ligne extraordinaire, à la fois douce et tendue, musculeuse et gracieuse : un tour de force assurément. Chrysler avait raison. Les premiers exemplaires entrent donc en collection cette année mais cela fait longtemps que la Diablo est collector. Si vous disposez d’un budget conséquent (achat et entretien), la belle peut légitimement prétendre intégrer votre cheptel cette année !<.htmlp>

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