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Aston Martin DB7 (Part 1) : le renouveau passe par Jaguar

PAUL CLÉMENT-COLLIN - 20 juin 2014

Le renouveau d’Aston Martin au milieu des années 90 tient un peu à Jaguar, qu’on se le dise. Car si Ford a racheté Aston Martin en 1987, la gamme du petit constructeur britannique n’évoluera en profondeur qu’avec la DB7, présentée en 1993. Entre temps, le géant américain a mis la main sur Jaguar (en 1990). Pour relancer la marque de Newport Pagnell, Ford s’adresse à TWR, partenaire historique de Jaguar depuis le début des années 80 (lire aussi : JaguarSport XJR), qui s’attaque à créer un nouveau coupé dessiné par le styliste Ian Callum.

TWR, spécialiste de la préparation des Jaguar, va donc utiliser ce qu’il connaît le mieux pour réaliser cette DB7, qui reprend les initiales DB abandonnées depuis presque 20 ans. La plate forme utilisée est celle des XJ-S légèrement modifiée, tandis que le train arrière est repris des berlines XJ40. Même sous le capot, c’est un moteur Jaguar que l’on retrouve, le 6 cylindres en ligne AJ6 de 3,2 litres porté à 340 ch grâce à un compresseur. Cette même plate-forme sera réutilisée pour la Jaguar XK100 en 1996. Et la DB7 a aussi quelque chose d’un peu français, puisque ses rétroviseurs sont ceux de la Citroën CX.

Une DB7 « normale » en haut et une version Alfred Dunhill (150 exemplaires) en bas

C’est d’ailleurs TWR, qui avait assemblé pour le compte de Jaguar les XJR 15 et XJ220, qui assurera la production des DB7 sur son site de Bloxham. La DB7 est présentée au Salon de Genève de 1993 et rencontre un franc succès. Il faut dire que sa ligne paraît vraiment légère et moderne en comparaison des Virage et Vantage toujours produites à la main à Newport Pagnell. En 1996, une version Volante (cabriolet en langage Aston Martin) complètera la gamme.

Avec la DB7 « 6 cylindres », produite de 1994 à 1999, Aston Martin changera vraiment de dimension, passant d’une production artisanale et confidentielle à des volumes bien plus conséquents. Avant de recevoir un V12 pour une seconde carrière en 1999, la DB7 « 6 cylindres » aura été produites à 2449 exemplaires, dont 879 Volante, un chiffre jamais atteint jusqu’alors chez Aston.

A l’intérieur, c’est bien entendu le grand luxe « british », malgré une finition en baisse par rapport au fait main des modèles précédents. Certains cependant regrettèrent le choix d’un 6 cylindres Jag’, ce qui entraîna d’ailleurs le passage au V12 jugé plus noble. Après 99, on ne trouvera plus jamais de 6 en ligne sur une Aston Martin. Pour l’anecdote, un client (membre de la famille royale saoudienne) se fit réaliser par Aston Martin Works une DB7 à moteur V8 6,3 litres de 452 ch en 1998. Ce modèle ne sera jamais produit en série, dommage car il était plus puissant et plus léger que la DB7 V12 (420 ch seulement).

Si la DB7 est relativement rare sur le marché de l’occasion, elle a le mérite d’être relativement abordable pour une Aston Martin (la faute sans doute à sa parenté Jaguar et à son 6 cylindres). On peut en trouver à partir de 20 000 euros en bon état.

Lire la suite, Aston Martin DB7 (part 2): L’avantage du V12



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