Cette voiture à 8 500 € agace l’Europe : vous n’y aurez jamais droit
Étonnante, la Nissan Dayz 2026 intrigue automobilistes et amateurs d’automobile du vieux continent : proposée au Japon pour environ 9 200 dollars, soit 8 500 €, cette micro-citadine reste strictement réservée à son marché national. Malgré ses attributs pratiques, sa dotation technologique ambitieuse pour la catégorie et un rapport qualité/prix quasi introuvable chez nous, elle trace au Japon le créneau d’un segment qui ne sera, pour l’instant, qu’un objet de convoitise à distance.
Une exclusivité nippone qui fait saliver l’Europe
La Nissan Dayz occupe une position unique dans la gamme du constructeur sur l’archipel. Classée dans la famille des kei cars, ces micro-voitures conçues pour optimiser fiscalité et espace, elle détient la palme de la voiture particulière nippone neuve la plus accessible du catalogue Nissan. Affichée à partir de 1 500 400 yens pour la version X à deux roues motrices, cela correspond à environ 9 200 $ ou 8 500 €. Plus abordables encore, seuls les utilitaires de la marque, tel le Clipper Truck proposé à partir de 1 344 200 yens (8 200 $) ou le Clipper Van à 1 454 200 yens (8 900 $), viennent chatouiller cette prouesse tarifaire. Cependant, au niveau mondial, c’est le petit SUV Nissan Magnite, réservé à l’Inde, qui détient le record à 565 000 roupies (près de 5 900 $ soit juste au-dessus de 5 500 €). La Dayz, en revanche, reste hors de portée de tout acheteur européen, la marque n’ayant jamais envisagé de l’exporter officiellement hors du Japon.
Sous le capot et dans l’habitacle : une mini performeuse
Il s’agit ici d’une création issue de la coentreprise NMKV réunissant Nissan et Mitsubishi, sa base technique se retrouvant également sous les carrosseries des Mitsubishi eK Custom et eK X. Les motorisations mises en avant sont deux trois-cylindres essence de 660 cm3 : un atmosphérique affichant 52 ch (38 kW), et un turbo porté à 64 ch (47 kW), ce dernier disposant aussi d’une micro-hybridation apportant un complément de 2,7 ch (2,0 kW). Le tout fonctionne exclusivement avec une boîte à variation continue Xtronic, et peut entraîner soit les roues avant, soit l’ensemble des quatre roues. La sobriété n’est pas oubliée, avec une consommation annoncée jusqu’à 23,2 km/l (cycle WLTC) en traction.
Un restylage discret, mais des choix esthétiques renouvelés
La Dayz dans sa version 2026 bénéficie d’ajustements qui ne bouleversent pas ses lignes de micro-monospace. Déjà remise au goût du jour en 2023, elle mise cette fois sur de subtiles nouveautés, comme l’arrivée de deux associations bi-ton inédites : White Pearl/Cinnamon Latte et Frozen Vanilla Pearl/Celadon Green. Sur chaque déclinaison dotée d’un toit contrastant, les poignées de portes reprennent la couleur du pavillon, histoire d’affirmer l’identité visuelle du modèle. À noter aussi, des variantes au look travaillé, tel la finition Bolero inspirée par l’entrée de gamme X – avec ses jantes alliage de 15 pouces façon rallye, coques de rétroviseurs blanches et intérieur mêlant beige et rose –, alors que la version Highway Star Urban Chrome peaufine sa présentation grâce à une calandre dark chrome, des rétroviseurs argentés, des jantes multibranches du même diamètre, des tapis siglés et une sellerie imperméable à revêtement souple.
La sécurité active à l’honneur pour ce millésime
Le principal axe de progrès se concentre sur les assistances à la conduite. La caméra frontale jouit désormais d’un angle horizontal élargi, ce qui améliore la détection des dangers aux intersections ou lors de franchissements en ville. Ce perfectionnement améliore les performances du freinage d’urgence automatique Intelligent Emergency Braking, lequel permet à la Dayz de rester au diapason des exigences de sécurité les plus récentes dictées par les autorités japonaises. Déjà, les générations précédentes avaient décroché cinq étoiles au crash-test JNCAP et obtenu le label ASV+++ pour la prévention des accidents, un résultat rare pour un véhicule aussi compact. Nissan poursuit donc ses efforts afin de maintenir ces standards malgré des protocoles de plus en plus stricts.
Simplicité, technologie et attention au quotidien
À l’usage, la Dayz ne néglige rien : chaque version reçoit désormais un rappel de siège arrière (Rear Seat Reminder) inclus, utile pour éviter tout risque d’oubli d’objet ou de passager à l’arrière, notamment des enfants. Les occupants avant voient apparaître une prise USB-C dans la dotation de base, reflétant l’adaptation continue aux besoins des conducteurs connectés.
Des ambitions technologiques réservées à l’archipel
Le tarif grimpe jusqu’à 2 217 600 yens (soit environ 13 600 $, près de 12 500 €) pour la déclinaison turbo 4x4 Highway Star Urban Chrome, assortie d’une dotation foisonnante. Pourtant, malgré son niveau d’équipement qui rivalise avec celui de citadines plus volumineuses et un prix irrésistible pour le marché européen, la Dayz reste inexportable. Ce choix résulte à la fois de la réglementation propre aux kei cars – des véhicules limités à 660 cm3 et des dimensions précises pour conserver leurs avantages fiscaux au Japon – et de composants techniques spécifiques qui rendaient toute homologation hors Japon particulièrement ardue.
Pour l’instant, cette Nissan abordable, compacte et technologique demeurera une rareté strictement japonaise, attisant d’autant plus la curiosité et l’envie des passionnés européens.
