Du jamais vu : il doit embaucher un mécanicien à plein temps pour ses Ferrari
Une collection d'automobiles qui double sa valeur en un an, voilà de quoi susciter la fascination. Peut-on vraiment imaginer devoir recruter un mécanicien à plein temps rien que pour l'entretien de ses Ferrari ? Quand l'automobile de passion dépasse la frontière du loisir pour devenir une entreprise à part entière, tous les codes changent. Le chiffre de 200 millions de dollars pose la question : où s'arrêtera la démesure ?
David Lee s'impose aujourd'hui comme l'un des collectionneurs de Ferrari les plus emblématiques au monde, non seulement par le volume de ses acquisitions mais aussi par son approche unique de l'automobile de collection. Sa collection, autrefois déjà impressionnante, vient de franchir un cap historique en atteignant une valeur estimée à plus de 200 millions de dollars, repoussant sans cesse les limites de la passion automobile.
Un garage devenu musée vivant
En franchissant les portes de la propriété de David Lee, l'ambiance rappelle moins celle d'un garage sécurisé que celle d'un musée entièrement dédié à Ferrari. Entre les cloisons, on découvre les modèles les plus emblématiques de la marque italienne, soigneusement exposés dans un état irréprochable : 288 GTO, F40, F50, Enzo, LaFerrari Aperta et Daytona SP3. Chaque génération est représentée, chaque exemplaire témoigne d'une histoire et d'une rareté remarquables.
Une logique colorée et un rangement unique
L'ordre qui règne dans cette incroyable collection est loin d'être classique. David Lee a mis en place une organisation originale, classant ses Ferrari par couleur. Ainsi, les modèles rouges composent le groupe « ketchup », les jaunes constituent le secteur « moutarde » et les vertes forment l'ensemble « légume ». Une pointe d'humour s'invite dans l'immense sérieux de l'ensemble.
Quand la passion devient organisation millimétrée
Avoir autant de Ferrari d'exception ne se limite pas à l'accumulation et à la contemplation. Selon David Lee, la particularité de sa démarche réside dans le fait de faire rouler ses voitures aussi souvent que possible, que ce soit lors de sorties privées ou de rassemblements automobiles. Un tel usage régulier impose cependant une logistique rigoureuse pour assurer une fiabilité sans faille à ces mécaniques hors normes.
Un mécanicien Ferrari à demeure
Ce niveau d'exigence a amené David Lee à employer en continu un mécanicien spécialisé. Cet expert intervient directement sur place, dans un atelier pleinement opérationnel intégré au garage. D'après le propriétaire, jusqu'à 90 % des opérations de maintenance et de réparation peuvent ainsi être effectuées sans que les voitures aient besoin d'être confiées à l'extérieur, garantissant un suivi personnalisé et immédiat de chaque modèle.
Des modèles à la valeur en constante évolution
Les Ferrari confiées à cet atelier privé n'ont rien d'anecdotique. Par exemple, une 288 GTO du même type que la sienne s'est échangée récemment contre 8,25 millions de dollars, alors que David Lee déclare avoir acquis la sienne pour environ 2,3 millions. Sa 288 GTO partage l'espace avec une F40, une F50, une Enzo, une LaFerrari Aperta et d'autres Ferrari modernes produites à quelques exemplaires seulement, traduisant la montée fulgurante des valeurs dans le cercle restreint des hyper-collectionneurs.
L'arrivée d'une 250 GTO historique
Le point d'orgue de cette collection record est l'intégration, toute récente, d'une Ferrari 250 GTO unique au monde car livrée neuve en blanc. Précédemment détenue par Jon Shirley, ancien président de Microsoft, cette pièce d'exception a été remportée lors d'une vente aux enchères pour 35 millions de dollars, l'addition des frais portant la facture finale à 38,5 millions. Ce nouvel achat a, de fait, permis à David Lee de franchir le cap symbolique des 200 millions de dollars pour la totalité de sa collection automobile.
Le plaisir de conduire avant tout
Aussi impressionnantes que soient les sommes engagées, David Lee rappelle que la motivation qui le guide n'est pas uniquement financière. Pour lui, si la hausse de la valeur de ses Ferrari est un avantage certain, il insiste sur l'importance de pouvoir utiliser ces voitures comme elles le méritent. Ainsi, il affirme vouloir conduire sa 250 GTO fraîchement acquise et la présenter lors d'événements ouverts au public, refusant de transformer ses trésors roulants en simples placements passifs.
Dans un univers où chaque Ferrari peut valoir plusieurs millions, voire plusieurs dizaines de millions de dollars, disposer de son propre mécanicien en résidence s'avère vite indispensable.


