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SPORTS CARS

Jeep Grand Cherokee WK2 SRT : ça c'est du sport !

PAUL CLÉMENT-COLLIN - 6 déc. 2017

Alors que déjà quelques jours se sont écoulés depuis la parution des premières images officielles du nouveau SUV-de-luxe-sportivo-bling-bling dénommé Lamborgini Urus (lire aussi : Lamborghini Urus), je suis encore fumasse ! « Mais bon sang, me dis-je, n’y a-t-il plus de vrai 4×4 de luxe et de sport qui ne cède aux sirènes du marketing bling-bling ni ne renie son passé ou ses origines ? ». J’ai bien en tête le Range Rover, toujours fringant malgré les années, ou le Mercedes Classe G dans ses déclinaisons les plus sportives (ou folles, lire aussi : Mercedes Classe G), mais tout à coup me revient à l’esprit mon essai pas si récent du Jeep Grand Cherokee WK2 SRT : une histoire, un bon gros V8, un look certes ostentatoire mais dans la tradition américaine, voilà de quoi me remonter le moral, et peut-être le vôtre par la même occasion.

Oui je sais, je suis très en retard sur tout, et particulièrement mes essais ! Ce mastodonte rouge, je l’ai essayé en juin dernier, mais le temps passe vite. Cela dit, il tombe bien ce Grand Cherokee SRT, car il me donne du grain à moudre. En le voyant pour la première fois, si gros dans ce petit parking de la gare de Nantes, je me souviens avoir rigoler, non parce qu’il était moche, au contraire, mais parce qu’enfin j’allais pouvoir tâter du vrai 4×4 sportif : des capacités tout-terrain, des vraies j’entends, pas du gadget, et des poumons d’athlète ! Le tout enrobé d’un délicieux look bestial comme les américains savent le faire. Je pensais en mon fors intérieur que le V8 n’était là que pour le bruit, mais ça m’allait : c’était autre chose qu’un SUV compact sans saveur ni odeur.

Vous allez me dire que ce Grand Cherokee est un poil exubérant, voire même outrancier lui-aussi. Certes, mais dans la tradition des Jeep vitaminées, et cela fait toute la différence. La lignée date officiellement de 1992 et du lancement du ZJ aux origines presque françaises (lire aussi : Jeep Grand Cherokee ZJ), mais il tire ses origines des Wagoneers fabriqués de 1963 à 1992 justement. Le gros 4×4 familial et parfois sportif ne date pas d’hier chez Jeep. Avec la lignée WK2, et le sigle SRT, on passe à du lourd, et pour le coup une sportivité rarement vue chez Jeep, mais cela reste très « américain » : un gros V8, beaucoup de chevaux, un look.

Parlons du V8. Pas la peine d’aller chercher plus de 600 chevaux avec deux turbos comme Lamborghini (qui fut un temps la propriété de Chrysler, je vous le rappelle), ici, on reste fidèle à l’atmosphérique : un Hemi 6.4 litres fait largement l’affaire, et malgré le poids de la bête (2,4 tonnes), les 468 chevaux sont bel et bien présents ! Car oui, je rigolais en montant dans mon SRT rouge : « encore un truc qui fait du bruit mais qui n’avance pas ». Erreur fatal de ma part, puisque sans le savoir (ou sans vouloir l’admettre) je montais dans une authentique sportive.

Car après avoir fait « mumuse » en ligne droite avec des accélérations dignes de bien des coupés sportifs, l’heure approchait d’aller taquiner le virolos dans les petites routes de Vendée. Croyez-le ou non, non seulement le SRT vous colle au siège, mais il tourne, et plutôt bien. Mieux, il freine, le conducteur du vieux tracteur qui arrivait en face s’en souvient encore ! Je ne pensais pas pouvoir m’éclater autant avec un tel pachyderme. Je pensais n’avoir que le son et l’image, alors qu’en fait, ce SRT offre aussi les sensations qui vont avec ! Une GTI haute sur patte, habile, endurante et puissante.

Je relis le paragraphe précédent, et j’hallucine : est-ce bien moi qui parle ainsi d’un 4×4 (oui je dis 4×4 car pour moi, un Grand Cherokee, comme un Range, n’est pas un SUV) ? 0 à 100 en 5 secondes, boîte auto ZF 8 rapport, couple de camion, puissance de feu, bruit envoûtant (on se demande même pourquoi la bête est dotée d’un pur système audio Harman-Kardon et ses 19 HP puisqu’on a même pas pensé à l’allumer), j’étais à deux doigts de sortir mon chéquier. Ouf, je savais que ma banquière ne l’aurait pas entendu de cette oreille, l’honneur est sauf, je ne roulerai pas au dessus de mes congénères. Mais franchement !

Oui franchement, voilà la direction qu’aurait du prendre Lamborghini : pondre une bête de ce genre, taillée à la serpe, mais à la bonne serpe, sans (trop) de fioritures et d’effets de style. Le Grand Cherokee SRT est dans la même veine que le LM002 de l’époque (lire aussi : Lamborghini LM002), tandis que l’Urus singe les SUV d’outre Rhin. Alors quitte à choisir, et pour 120 000 euros de moins, moi, je prends le Grand Cherokee SRT : c’est moins luxe à l’intérieur, sans doute moins « technologique », mais quel pied ! Bon ne vous attendez pas à une consommation « politiquement correcte », car le V8 titille le pied droit, et il sera difficile de descendre en dessous des 15 litres, mais vu l’économie par rapport à la concurrence, on aurait presque envie de dire qu’on s’en fiche !

Images: Jeep et Paul Clément-Collin

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